Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּלָאו דִּנְבֵילָה קָא מִיפַּלְגִי:C'est sur l'interdit de la névéla (bête morte sans abattage rituel) qu'ils divergent, car après l'interdit de la manger, le verset ordonne : « À l'étranger qui est dans tes portes tu la donneras » (Deutéronome 14, 21). La question est de savoir si un tel interdit, suivi d'une mitsva positive, se transforme en commandement positif.
- רַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: לָאו מְעַלְּיָא הוּא. וְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי סָבַר: לָאו לָאו מְעַלְּיָא הוּא.Rabbi Akiva pense : c'est un interdit à part entière, passible des coups de fouet, car une fois la névéla mangée on ne peut plus la donner : le commandement positif ne répare pas la transgression. Et Rabbi Yossé HaGlili pense : ce n'est pas un interdit à part entière, puisqu'un commandement positif est écrit après lui.
- אַבָּיֵי אָמַר: דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָאו דִּנְבֵילָה — לָאו מְעַלְּיָא הָוֵי, וְהָכָא בְּ״תַעֲזוֹב״ קָא מִיפַּלְגִי,Abayé a dit : Selon tous, l'interdit de la névéla est un interdit à part entière, et ici, c'est sur « tu laisseras » (Lévitique 19, 10), écrit après les interdits du léket (glanes), de la chikh'ha (gerbes oubliées) et de la péa (coin du champ), qu'ils divergent.
- דְּרַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: ״תַּעֲזוֹב״ מֵעִיקָּרָא מַשְׁמַע, וְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי סָבַר: הַשְׁתָּא מַשְׁמַע.Car Rabbi Akiva pense : « Tu laisseras » s'entend dès le début, avant la moisson : il ne répare donc pas la transgression et on est passible des coups de fouet. Et Rabbi Yossé HaGlili pense : Cela s'entend à présent, après la transgression : même après avoir moissonné, on doit laisser le produit au pauvre, et c'est un interdit transformé en commandement positif.
- תָּנוּ רַבָּנַן: כֵּיצַד מִתְוַדֶּה? ״עָוִיתִי פָּשַׁעְתִּי וְחָטָאתִי״, וְכֵן בְּשָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ הוּא אוֹמֵר: ״וְהִתְוַדָּה עָלָיו אֶת כׇּל עֲוֹנוֹת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְאֶת כׇּל פִּשְׁעֵיהֶם לְכׇל חַטֹּאתָם״, וְכֵן בְּמֹשֶׁה הוּא אוֹמֵר: ״נוֹשֵׂא עָוֹן וָפֶשַׁע וְחַטָּאָה״, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עֲוֹנוֹת אֵלּוּ הַזְּדוֹנוֹת, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״הִכָּרֵת תִּכָּרֵת הַנֶּפֶשׁ הָהִיא עֲוֹנָה בָּהּ״.Nos Maîtres ont enseigné : Comment se confesse-t-il ? Il dit : « J'ai commis des iniquités, j'ai transgressé et j'ai péché. » Et de même, pour le bouc émissaire, il est dit : « Il confessera sur lui toutes les iniquités des Bnei Israël et toutes leurs transgressions, parmi tous leurs péchés » (Lévitique 16, 21). Et de même, chez Moché, il est dit : « Il pardonne l'iniquité, la transgression et le péché » (Exode 34, 7) ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : Les « iniquités » sont les fautes volontaires, et ainsi il est dit : « Cette âme sera retranchée, son iniquité est en elle » (Nombres 15, 31).
- פְּשָׁעִים אֵלּוּ הַמְּרָדִים, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״מֶלֶךְ מוֹאָב פָּשַׁע בִּי״, וְאוֹמֵר: ״אָז תִּפְשַׁע לִבְנָה בָּעֵת הַהִיא״. ״לְכׇל חַטֹּאתָם״ אֵלּוּ הַשְּׁגָגוֹת, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״נֶפֶשׁ כִּי תֶחֱטָא בִשְׁגָגָה״. וּמֵאַחַר שֶׁהִתְוַדָּה עַל הַזְּדוֹנוֹת וְעַל הַמְּרָדִים חוֹזֵר וּמִתְוַדֶּה עַל הַשְּׁגָגוֹת?!Les « transgressions » sont les rébellions, commises par provocation, et ainsi il est dit : « Le roi de Moav s'est révolté contre moi » (II Rois 3, 7), et il est dit : « Alors Livna se révolta en ce temps-là » (II Rois 8, 22). « Parmi tous leurs péchés » : ce sont les fautes involontaires, et ainsi il est dit : « Lorsqu'une âme péchera par inadvertance » (Lévitique 4, 2). Or, après s'être confessé sur les fautes volontaires et sur les rébellions, reviendrait-il se confesser sur les fautes involontaires ?!
- אֶלָּא כָּךְ הָיָה מִתְוַדֶּה: חָטָאתִי וְעָוִיתִי וּפָשַׁעְתִּי לְפָנֶיךָ אֲנִי וּבֵיתִי וְכוּ׳. וְכֵן בְּדָוִד הוּא אוֹמֵר: ״חָטָאנוּ עִם אֲבוֹתֵינוּ הֶעֱוִינוּ הִרְשָׁעְנוּ״, וְכֵן בִּשְׁלֹמֹה הוּא אוֹמֵר: ״חָטָאנוּ (וְהִרְשַׁעְנוּ וּמָרָדְנוּ)״, וְכֵן בְּדָנִיֵּאל הוּא אוֹמֵר: ״חָטָאנוּ (וְהֶעֱוִינוּ) וְהִרְשַׁעְנוּ וּמָרָדְנוּ״. אֶלָּא מַהוּ שֶׁאָמַר מֹשֶׁה ״נוֹשֵׂא עָוֹן וָפֶשַׁע וְחַטָּאָה״? אָמַר מֹשֶׁה לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, בְּשָׁעָה שֶׁיִּשְׂרָאֵל חוֹטְאִין לְפָנֶיךָ וְעוֹשִׂין תְּשׁוּבָה עֲשֵׂה לָהֶם זְדוֹנוֹת כִּשְׁגָגוֹת.Mais voici comment il se confessait : « J'ai péché, j'ai commis des iniquités et j'ai transgressé devant Toi, moi et ma maison, etc. » Et de même, chez David, il est dit : « Nous avons péché avec nos pères, nous avons commis l'iniquité, nous avons fait le mal » (Psaumes 106, 6). Et de même, chez Chlomo, il est dit : « Nous avons péché (et nous avons fait le mal et nous nous sommes révoltés) » (I Rois 8, 47). Et de même, chez Daniel, il est dit : « Nous avons péché (et nous avons commis l'iniquité), nous avons fait le mal et nous nous sommes révoltés » (Daniel 9, 5). Mais que signifie ce qu'a dit Moché : « Il pardonne l'iniquité, la transgression et le péché » ? Pourquoi le péché y vient-il en dernier ? Moché a dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître du monde, lorsque Israël pèche devant Toi et se repent, fais de leurs fautes volontaires comme des fautes involontaires.
- אָמַר רַבָּה בַּר שְׁמוּאֵל אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי חֲכָמִים. פְּשִׁיטָא: יָחִיד וְרַבִּים הֲלָכָה כְּרַבִּים! מַהוּ דְּתֵימָא, מִסְתַּבֵּר טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר דְּקָמְסַיַּיע לֵיהּ קְרָא דְּמֹשֶׁה, קָא מַשְׁמַע לַן.Rabba bar Chmouel a dit au nom de Rav : La halakha (loi pratique) est conforme aux paroles des Sages. C'est évident : entre un seul et plusieurs, la halakha est conforme aux plusieurs ! Tu aurais pu dire que la raison de Rabbi Méïr est plausible, puisque le verset de Moché l'appuie ; il nous enseigne donc que la halakha reste conforme aux Sages.
- הַהוּא דִּנְחֵית קַמֵּיהּ דְּרַבָּה וַעֲבַד כְּרַבִּי מֵאִיר, אֲמַר לֵיהּ: שָׁבְקַתְּ רַבָּנַן וְעָבְדַתְּ כְּרַבִּי מֵאִיר?! אֲמַר לֵיהּ: כְּרַבִּי מֵאִיר סְבִירָא לִי, כְּדִכְתִיב בְּסֵפֶר אוֹרָיְיתָא דְּמֹשֶׁה.Un certain homme descendit diriger la prière devant Rabba et il fit la confession selon Rabbi Méïr. Il lui dit : Tu as délaissé les Sages et tu as fait selon Rabbi Méïr ?! Il lui répondit : Je pense comme Rabbi Méïr, comme il est écrit dans le livre de la Torah de Moché.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְכִפֶּר״, בְּכַפָּרַת דְּבָרִים הַכָּתוּב מְדַבֵּר. אַתָּה אוֹמֵר בְּכַפָּרַת דְּבָרִים, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא כַּפָּרַת דָּמִים.Nos Maîtres ont enseigné : À propos du taureau du Cohen Gadol (grand prêtre), il est dit : « Il fera expiation » (Lévitique 16, 6) : le verset parle d'une expiation par des paroles, celles de la confession. Tu dis qu'il s'agit d'une expiation par des paroles ; peut-être n'est-ce qu'une expiation par le sang aspergé ?
- הֲרֵי אֲנִי דָּן: נֶאֶמְרָה כָּאן ״כַּפָּרָה״, וְנֶאֶמְרָה לְהַלָּן ״כַּפָּרָה״. מָה ״כַּפָּרָה״ הָאֲמוּרָה בַּשָּׂעִיר — דְּבָרִים, אַף ״כַּפָּרָה״ הָאֲמוּרָה בַּפָּר — דְּבָרִים.Moi, je raisonne ainsi : Il est dit ici « expiation », et il est dit plus loin « expiation » à propos du bouc émissaire (Lévitique 16, 10). De même que l'« expiation » dite à propos du bouc est par des paroles, puisque son sang n'est pas aspergé, de même l'« expiation » dite à propos du taureau est par des paroles.
- וְאִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״וְהִקְרִיב אַהֲרֹן אֶת פַּר הַחַטָּאת אֲשֶׁר לוֹ וְכִפֶּר בַּעֲדוֹ וּבְעַד בֵּיתוֹ״, וַעֲדַיִין לֹא נִשְׁחַט הַפָּר.Et si tu tiens à dire une objection contre ce raisonnement, voici qu'il est dit : « Aharon offrira le taureau expiatoire qui est le sien, et il fera expiation pour lui et pour sa maison » (Lévitique 16, 11), alors que le taureau n'a pas encore été égorgé.
- מַאי ״וְאִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר״? וְכִי תֵּימָא נֵילַף מִשָּׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים, שֶׁכַּפָּרָתוֹ בְּדָמִים, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״וְכִפֶּר״, וַעֲדַיִין לֹא נִשְׁחַט הַפָּר.Que signifie « et si tu tiens à dire » ? Quelle objection aurait-on pu faire ? Si tu dis : déduisons plutôt du bouc offert à l'intérieur, dont l'expiation se fait par le sang, voici qu'il est dit : « Il fera expiation », alors que le taureau n'a pas encore été égorgé.
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