Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כׇּל הַשְּׁעָרִים שֶׁהָיוּ שָׁם לֹא הָיָה לָהֶם מְזוּזָה, חוּץ מִשַּׁעַר נִיקָנוֹר, שֶׁלִּפְנִים מִמֶּנּוּ לִשְׁכַּת פַּרְהֶדְרִין.Toutes les portes qui étaient là, du côté est de la cour du Temple, n'avaient pas de mezouza (parchemin fixé au montant de la porte), sauf la porte de Nicanor, car à l'intérieur de celle-ci se trouvait la chambre de Parhedrin (où loge le Cohen Gadol), qui est soumise à la mezouza.
- לֵימָא רַבָּנַן הִיא וְלָא רַבִּי יְהוּדָה? דְּאִי רַבִּי יְהוּדָה, הִיא גּוּפַהּ גְּזֵירָה, וַאֲנַן נֵיקוּם וְנִגְזוֹר גְּזֵירָה לִגְזֵירָה? אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יְהוּדָה, כּוּלַּהּ חֲדָא גְּזֵירָה הִיא.Disons donc que cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) suit l'avis des Sages et non celui de Rabbi Yehouda ? Car si elle suivait Rabbi Yehouda, la mezouza de la chambre elle-même relève d'un décret, et nous irions nous lever pour décréter un décret pour protéger un décret ? On répond : tu peux même dire qu'elle suit Rabbi Yehouda : le tout, chambre et porte, est un seul et même décret.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״בִּשְׁעָרֶיךָ״ — אֶחָד שַׁעֲרֵי בָתִּים וְאֶחָד שַׁעֲרֵי חֲצֵירוֹת וְאֶחָד שַׁעֲרֵי מְדִינוֹת וְאֶחָד שַׁעֲרֵי עֲיָירוֹת יֵשׁ בָּהֶן חוֹבַת מִצְוָה לַמָּקוֹם, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּכְתַבְתָּם עַל מְזוּזוֹת בֵּיתֶךָ וּבִשְׁעָרֶיךָ״.Nos Maîtres ont enseigné : « Sur tes portes » : aussi bien les portes des maisons, que les portes des cours, que les portes des provinces, que les portes des villes, sont soumises à l'obligation de la mitsva (commandement) à cet endroit, parce qu'il est dit : « Et tu les écriras sur les montants de ta maison et sur tes portes » (Deutéronome 6, 9).
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב סָפְרָא: הָנֵי אֲבוּלֵּי דְמָחוֹזָא מַאי טַעְמָא לָא עֲבַדוּ לְהוּ רַבָּנַן מְזוּזָה? אֲמַר לֵיהּ: הָנְהוּ חִזּוּק לְאַקְרָא דְכוּבֵי הוּא דַּעֲבִידִי. אָמַר לֵיהּ: וְאַקְרָא דְכוּבֵי גּוּפַהּ תִּבְעֵי מְזוּזָה, דְּהָא אִית בַּהּ דִּירָה לְשׁוֹמֵר בֵּית הָאֲסוּרִין, דְּהָא תַּנְיָא: בֵּית הַכְּנֶסֶת שֶׁיֵּשׁ בּוֹ בֵּית דִּירָה לְחַזַּן הַכְּנֶסֶת חַיֶּיבֶת בִּמְזוּזָה!Abayé a dit à Rav Safra : ces portes [aboulei] de Me'hoza, ville à majorité juive, pour quelle raison les Sages ne leur ont-ils pas fait de mezouza ? Il lui a dit : celles-là sont faites uniquement comme renfort pour la forteresse [akra] de Kouvei, l'ouvrage bâti au-dessus d'elles, et non comme portes de la ville. Il lui a dit : et la forteresse de Kouvei elle-même devrait requérir une mezouza, car il s'y trouve une demeure pour le gardien de la prison ; et voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : une synagogue dans laquelle se trouve une demeure pour le bedeau de la synagogue est obligée à la mezouza !
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: מִשּׁוּם סַכָּנָה. דְּתַנְיָא: מְזוּזַת יָחִיד נִבְדֶּקֶת פַּעֲמַיִם בַּשָּׁבוּעַ, וְשֶׁל רַבִּים פַּעֲמַיִם בַּיּוֹבֵל.Mais alors, Abayé a dit : on n'y a pas mis de mezouza à cause du danger, car les non-Juifs de la ville auraient pu soupçonner les Juifs de sorcellerie. Comme il a été enseigné dans une baraïta : la mezouza d'un particulier est examinée deux fois par septennat, et celle du public, deux fois par jubilé (période de cinquante ans).
- וְאָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה בְּאַרְטָבִין אֶחָד שֶׁהָיָה בּוֹדֵק מְזוּזוֹת בַּשּׁוּק הָעֶלְיוֹן שֶׁל צִפּוֹרִי, וּמְצָאוֹ קַסְדּוֹר אֶחָד וְנָטַל מִמֶּנּוּ אֶלֶף זוּז. וְהָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שְׁלוּחֵי מִצְוָה אֵין נִיזּוֹקִין? הֵיכָא דִּקְבִיעַ הֶיזֵּקָא, שָׁאנֵי. דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר שְׁמוּאֵל אֵיךְ אֵלֵךְ וְשָׁמַע שָׁאוּל וַהֲרָגָנִי וַיֹּאמֶר ה׳ עֶגְלַת בָּקָר תִּקַּח בְּיָדֶךָ וְאָמַרְתָּ לִזְבּוֹחַ לַה׳ בָּאתִי״.Et Rabbi Yehouda a dit : il est arrivé qu'un examinateur [artavin] examinait des mezouzot dans le marché supérieur de Tsippori, à une époque de décrets contre les Juifs ; un officier [kasdor] le trouva et lui prit mille zouz d'amende. La Guemara demande : mais Rabbi Elazar n'a-t-il pas dit : ceux qui sont en route pour une mitsva ne subissent pas de dommage ? On répond : là où le dommage est constant, c'est différent, et l'on ne se fie pas au miracle, comme il est écrit : « Et Chmouel dit : Comment irai-je ? Chaoul l'apprendra et me tuera. Et Hachem dit : Tu prendras en main une génisse et tu diras : Je suis venu sacrifier à Hachem » (I Samuel 16, 2).
- תָּנֵי רַב כָּהֲנָא קַמֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה: בֵּית הַתֶּבֶן וּבֵית הַבָּקָר וּבֵית הָעֵצִים וּבֵית הָאוֹצָרוֹת פְּטוּרִים מִן הַמְּזוּזָה, מִפְּנֵי שֶׁהַנָּשִׁים נְאוֹתוֹת בָּהֶן. וּמַאי ״נְאוֹתוֹת״? רוֹחֲצוֹת. אֲמַר לֵיהּ רַב יְהוּדָה: טַעְמָא דְּרוֹחֲצוֹת, הָא סְתָמָא — חַיָּיבִין? וְהָתַנְיָא: רֶפֶת בָּקָר פְּטוּרָה מִן הַמְּזוּזָה!Rav Kahana a enseigné devant Rav Yehouda : la grange à paille, l'étable, la remise à bois et le magasin sont exempts de mezouza, parce que les femmes y prennent leur aise. Et que signifie « prennent leur aise » ? Elles s'y lavent. Comme elles s'y tiennent dévêtues, il ne convient pas d'y mettre une mezouza. Rav Yehouda lui a dit : la raison serait donc qu'elles s'y lavent ; il s'ensuit que, dans le cas ordinaire, où elles ne s'y lavent pas, ils sont obligés ? Or voici qu'il a été enseigné : un enclos à bétail est exempt de mezouza !
- אֶלָּא: מַאי ״נְאוֹתוֹת״ — מִתְקַשְּׁטוֹת. וְהָכִי קָתָנֵי: אַף עַל פִּי שֶׁהַנָּשִׁים מִתְקַשְּׁטוֹת בָּהֶן, פְּטוּרִין. אֲמַר לֵיהּ רַב כָּהֲנָא: וְשֶׁהַנָּשִׁים מִתְקַשְּׁטוֹת בָּהֶן פְּטוּרִין, וְהָתַנְיָא: רֶפֶת בָּקָר פְּטוּרָה מִן הַמְּזוּזָה, וְשֶׁהַנָּשִׁים מִתְקַשְּׁטוֹת בָּהּ חַיֶּיבֶת בִּמְזוּזָה!Mais alors, que signifie « prennent leur aise » ? Elles s'y parent. Et voici ce qui est enseigné : bien que les femmes s'y parent, ils sont exempts, car ce ne sont pas des lieux d'habitation. Rav Kahana lui a dit : diras-tu que ceux où les femmes se parent sont exempts ? Or voici qu'il a été enseigné : un enclos à bétail est exempt de mezouza, et celui où les femmes se parent est obligé à la mezouza !
- אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר, מִתְקַשְּׁטוֹת תַּנָּאֵי הִיא? לְדִידִי נָמֵי סְתָמָא תַּנָּאֵי הִיא. דְּתַנְיָא: ״בֵּיתֶךָ״ — בֵּיתְךָ הַמְיוּחָד לָךְ, פְּרָט לְבֵית הַתֶּבֶן וּלְבֵית הַבָּקָר וּלְבֵית הָעֵצִים וּלְבֵית הָאוֹצָרוֹת, שֶׁפְּטוּרִין מִן הַמְּזוּזָה, וְיֵשׁ מְחַיְּיבִין.Rav Yehouda lui répond : Mais alors, qu'as-tu à dire ? Que le cas où elles se parent est une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Pour moi aussi, le cas ordinaire est une divergence entre Tannaïm. Car il a été enseigné : « Ta maison » : ta maison qui t'est réservée, pour habiter, à l'exclusion de la grange à paille, de l'étable, de la remise à bois et du magasin, qui sont exempts de mezouza ; et certains les obligent.
- בֶּאֱמֶת אָמְרוּ, בֵּית הַכִּסֵּא וּבֵית הַבּוּרְסְקִי וּבֵית הַמֶּרְחָץ וּבֵית הַטְּבִילָה, וְשֶׁהַנָּשִׁים נְאוֹתוֹת בָּהֶן פְּטוּרִים מִן הַמְּזוּזָה. רַב כָּהֲנָא מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ וְרַב יְהוּדָה מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ.En vérité, ils ont dit : les lieux d'aisances, la tannerie [bourseki], les bains et le lieu d'immersion, ainsi que ceux où les femmes prennent leur aise, sont exempts de mezouza. Cet enseignement n'est conforme ni à l'un ni à l'autre, aussi Rav Kahana l'interprète selon son raisonnement, et Rav Yehouda l'interprète selon son raisonnement.
- רַב כָּהֲנָא מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ: ״בֵּיתֶךָ״ — בֵּיתְךָ הַמְיוּחָד לָךְ, פְּרָט לְבֵית הַתֶּבֶן וּלְבֵית הַבָּקָר וּלְבֵית הָעֵצִים וּלְבֵית הָאוֹצָרוֹת, שֶׁפְּטוּרִים מִן הַמְּזוּזָה בִּסְתָם. וְיֵשׁ שֶׁמְּחַיְּיבִים בִּסְתָם. בֶּאֱמֶת אָמְרוּ: בֵּית הַכִּסֵּא וּבֵית הַבּוּרְסְקִי וּבֵית הַמֶּרְחָץ וּבֵית הַטְּבִילָה וְשֶׁהַנָּשִׁים נְאוֹתוֹת בָּהֶן, וּמַאי ״נְאוֹתוֹת״ — רוֹחֲצוֹת, פְּטוּרִין מִן הַמְּזוּזָה.Rav Kahana l'interprète selon son raisonnement : « Ta maison » : ta maison qui t'est réservée, à l'exclusion de la grange à paille, de l'étable, de la remise à bois et du magasin, qui sont exempts de mezouza dans le cas ordinaire ; et certains les obligent dans le cas ordinaire. En vérité, ils ont dit : les lieux d'aisances, la tannerie, les bains et le lieu d'immersion, ainsi que ceux où les femmes prennent leur aise – et que signifie « prennent leur aise » ? Elles s'y lavent – sont exempts de mezouza.
- אִי הָכִי, הַיְינוּ מֶרְחָץ! אַשְׁמְעִינַן מֶרְחָץ דְּרַבִּים וְאַשְׁמְעִינַן מֶרְחָץ דְּיָחִיד. דְּסָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: מֶרְחָץ דְּרַבִּים דִּנְפִישׁ זוּהֲמֵיהּ, אֲבָל מֶרְחָץ דְּיָחִיד דְּלָא נְפִישׁ זוּהֲמֵיהּ — אֵימָא לִיחַיַּיב בִּמְזוּזָה, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara objecte : s'il en est ainsi, cela revient aux bains ! Pourquoi mentionner à la fois les bains et le lieu où les femmes se lavent ? On répond : il nous enseigne le cas des bains publics et il nous enseigne celui des bains d'un particulier. Car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : ce sont les bains publics, dont la saleté est abondante, qui sont exempts, mais les bains d'un particulier, dont la saleté n'est pas abondante, dirais-je qu'ils sont obligés à la mezouza : il nous enseigne qu'il n'en est rien.
- וְרַב יְהוּדָה מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ, הָכִי קָתָנֵי: ״בֵּיתֶךָ״ — בֵּיתְךָ הַמְיוּחָד לָךְ, פְּרָט לְבֵית הַתֶּבֶן וּבֵית הַבָּקָר וּבֵית הָעֵצִים וּבֵית הָאוֹצָרוֹת שֶׁפְּטוּרִין מִן הַמְּזוּזָה, אֲפִילּוּ מִתְקַשְּׁטוֹת, וְיֵשׁ מְחַיְּיבִין בְּמִתְקַשְּׁטוֹת, אֲבָל סְתָם דִּבְרֵי הַכֹּל פָּטוּר. בֶּאֱמֶת אָמְרוּ: בֵּית הַכִּסֵּא וּבֵית הַבּוּרְסְקִי וּבֵית הַמֶּרְחָץ וּבֵית הַטְּבִילָה, אַף עַל פִּי שֶׁהַנָּשִׁים מִתְקַשְּׁטוֹת בָּהֶן פְּטוּרִין מִן הַמְּזוּזָה, מִשּׁוּם דִּנְפִישׁ זוּהֲמֵיהּ.Et Rav Yehouda l'interprète selon son raisonnement ; voici ce qui est enseigné : « Ta maison » : ta maison qui t'est réservée, à l'exclusion de la grange à paille, de l'étable, de la remise à bois et du magasin, qui sont exempts de mezouza, même si elles s'y parent ; et certains les obligent quand elles s'y parent, mais dans le cas ordinaire, de l'avis de tous, c'est exempt. En vérité, ils ont dit : les lieux d'aisances, la tannerie, les bains et le lieu d'immersion, bien que les femmes s'y parent, sont exempts de mezouza, parce que leur saleté est abondante.
- וּלְרַב יְהוּדָה סְתָמָא דִּבְרֵי הַכֹּל פָּטוּר, וְהָתַנְיָא: ״בִּשְׁעָרֶיךָ״ — אֶחָד שַׁעֲרֵי בָתִּים וְאֶחָד שַׁעֲרֵי חֲצֵירוֹת וְאֶחָד שַׁעֲרֵי מְדִינוֹת וְאֶחָד שַׁעֲרֵי עֲיָירוֹת, וְרֶפֶת וְלוּלִין וּמַתְבֵּן וְאוֹצְרוֹת יַיִן וְאוֹצְרוֹת שֶׁמֶן חַיָּיבִין בִּמְזוּזָה. יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אַףLa Guemara demande : et selon Rav Yehouda, dans le cas ordinaire, de l'avis de tous, c'est exempt ? Or voici qu'il a été enseigné : « Sur tes portes » : aussi bien les portes des maisons, que les portes des cours, que les portes des provinces, que les portes des villes, ainsi que l'enclos, les poulaillers, le fenil, les réserves de vin et les réserves d'huile sont obligés à la mezouza. On pourrait croire que j'inclus même
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.