Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בֵּית שַׁעַר, אַכְסַדְרָה וּמִרְפֶּסֶת — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בַּיִת״, מָה בַּיִת מְיוּחָד לְדִירָה, יָצְאוּ אֵלּוּ שֶׁאֵין מְיוּחָדִין לְדִירָה.une loge de portier, un portique (akhsadra) et un balcon desservant plusieurs logements. C'est pourquoi le verset dit : « maison » ; de même qu'une maison est destinée à l'habitation et soumise à la mitsva (commandement) de la mezouza, ainsi en est-il de ce qui lui ressemble ; sont exclus ceux-ci, qui ne sont pas destinés à l'habitation.
- יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אַף בֵּית הַכִּסֵּא וּבֵית הַבּוּרְסְקִי וּבֵית הַמֶּרְחָץ וּבֵית הַטְּבִילָה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בַּיִת״, מָה בַּיִת הֶעָשׂוּי לְכָבוֹד — אַף כֹּל הֶעָשׂוּי לְכָבוֹד, יָצְאוּ אֵלּוּ שֶׁאֵין עֲשׂוּיִין לְכָבוֹד.On aurait pu croire que j'inclus aussi les toilettes, la tannerie, les bains et le bain rituel. C'est pourquoi le verset dit : « maison » ; de même qu'une maison est faite pour l'honneur de ceux qui y entrent, ainsi tout ce qui est fait pour l'honneur est soumis à la mezouza ; sont exclus ceux-ci, qui ne sont pas faits pour l'honneur.
- יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אַף הַר הַבַּיִת וְהַלְּשָׁכוֹת וְהָעֲזָרוֹת — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בַּיִת״, מָה בַּיִת שֶׁהוּא חוֹל — אַף כֹּל שֶׁהוּא חוֹל, יָצְאוּ אֵלּוּ שֶׁהֵן קוֹדֶשׁ. תְּיוּבְתָּא.On aurait pu croire que j'inclus aussi le mont du Temple, les chambres et les parvis. C'est pourquoi le verset dit : « maison » ; de même qu'une maison est profane, ainsi tout ce qui est profane est soumis à la mezouza ; sont exclus ceux-ci, qui sont saints. Cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) montre donc que certains Sages obligent granges et entrepôts d'usage ordinaire, contrairement à Rav Yehouda, pour qui tous s'accordent à les exempter : c'est une réfutation (teyouvta) définitive de son opinion.
- תָּנֵי רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה קַמֵּיהּ דְּרָבָא: שִׁשָּׁה שְׁעָרִים פְּטוּרִין מִן הַמְּזוּזָה: בֵּית הַתֶּבֶן, וּבֵית הַבָּקָר, וּבֵית הָעֵצִים, וּבֵית הָאוֹצָרוֹת, וְשַׁעַר הַמָּדִי, וְשַׁעַר שֶׁאֵינוֹ מְקוֹרֶה, וְשַׁעַר שֶׁאֵינוֹ גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה. אֲמַר לֵיהּ: פָּתְחַתְּ בְּשִׁשָּׁה, וְסָלְקַתְּ בְּשִׁבְעָה!Rav Chmouel bar Yehouda a enseigné devant Rava : Six portes sont exemptes de la mezouza : celle de la grange à paille, de l'étable, de la remise à bois, de l'entrepôt, la porte mède, en forme de coupole, la porte qui n'est pas couverte, et la porte qui n'est pas haute de dix téfa'him (largeurs de main). Rava lui dit : Tu as commencé par six et tu as terminé par sept !
- אֲמַר לֵיהּ: שַׁעַר הַמָּדִי תַּנָּאֵי הִיא. דְּתַנְיָא: כִּיפָּה, רַבִּי מֵאִיר מְחַיֵּיב בִּמְזוּזָה, וַחֲכָמִים פּוֹטְרִים. וְשָׁוִין שֶׁאִם יֵשׁ בְּרַגְלָהּ עֲשָׂרָה, שֶׁחַיֶּיבֶת בִּמְזוּזָה. אָמַר אַבָּיֵי: דְּכוּלֵּי עָלְמָא, גְּבוֹהָה עֲשָׂרָה וְאֵין בְּרַגְלָהּ שְׁלֹשָׁה — וְלָאו כְּלוּם הִיא. אִי נָמֵי, יֵשׁ בְּרַגְלָהּ שְׁלֹשָׁה וְאֵינָהּ גְּבוֹהָה עֲשָׂרָה — וְלָאו כְּלוּם הִיא.Rava lui dit : L'obligation pour la porte mède fait l'objet d'une discussion entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna), et il faut donc la retirer de la liste. Car il a été enseigné dans une baraïta : Pour une coupole, Rabbi Méïr oblige à la mezouza, et les Sages exemptent. Et ils s'accordent que si elle a à sa base dix téfa'him de hauteur avant que la courbure ne commence, elle est soumise à la mezouza. Abayé a dit : Tous s'accordent que si elle est haute de dix mais n'a pas à sa base trois téfa'him de montants droits, ce n'est rien, ce n'est pas une ouverture. Ou bien, si elle a à sa base trois mais n'est pas haute de dix, ce n'est rien.
- לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא בִּגְבוֹהָה עֲשָׂרָה וְיֵשׁ בְּרַגְלָהּ שְׁלֹשָׁה וְאֵין בְּרׇחְבָּהּ אַרְבָּעָה, וְיֵשׁ בָּהּ לָחוֹק לְהַשְׁלִימָהּ לְאַרְבָּעָה. רַבִּי מֵאִיר סָבַר: חוֹקְקִין לְהַשְׁלִים. וְרַבָּנַן סָבְרִי: אֵין חוֹקְקִין לְהַשְׁלִים.Ils ne sont en désaccord que pour celle qui est haute de dix, qui a à sa base trois, qui n'a pas en largeur quatre, à la hauteur de dix, mais où il y a de quoi creuser pour la compléter à quatre. Rabbi Méïr pense : On creuse pour compléter, c'est-à-dire qu'on la considère comme si la mesure manquante était creusée, et elle est donc soumise à la mezouza. Et les Sages pensent : On ne creuse pas pour compléter, et elle en est exempte.
- תָּנוּ רַבָּנַן: בֵּית הַכְּנֶסֶת וּבֵית הָאִשָּׁה וּבֵית הַשּׁוּתָּפִין חַיֶּיבֶת בִּמְזוּזָה. פְּשִׁיטָא? מַהוּ דְּתֵימָא: ״בֵּיתֶךָ״ — וְלֹא בֵּיתָהּ, ״בֵּיתֶךָ״ — וְלֹא בָּתֵּיהֶם, קָמַשְׁמַע לַן.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Une synagogue, la maison d'une femme et la maison d'associés sont soumises à la mezouza. La Guemara demande : N'est-ce pas évident ? Elle répond : Tu aurais pu dire : il est écrit « ta maison » (Deutéronome 6, 9), au masculin, et non la maison d'elle ; « ta maison », au singulier, et non leur maison. Il nous enseigne donc qu'elles y sont soumises.
- וְאֵימָא הָכִי נָמֵי? אָמַר קְרָא: ״לְמַעַן יִרְבּוּ יְמֵיכֶם וִימֵי בְנֵיכֶם״, הָנֵי בָּעוּ חַיֵּי וְהָנֵי לָא בָּעוּ חַיֵּי?!Et dis qu'il en est bien ainsi, qu'elles sont exemptes ! Le verset dit : à la suite de la mitsva de la mezouza, « Afin que vos jours se multiplient, ainsi que les jours de vos enfants » (Deutéronome 11, 21). Ceux-ci auraient-ils besoin de vie, et ceux-là n'auraient-ils pas besoin de vie ?!
- אֶלָּא, ״בֵּיתֶךָ״ לְמָה לִי? כִּדְרָבָא, דְּאָמַר רָבָא: דֶּרֶךְ בִּיאָתְךָ, וְכִי עָקַר אִינִישׁ — כַּרְעֵיהּ דְּיַמִּינָא עָקַר בְּרֵישָׁא.Mais alors, pourquoi ai-je besoin de « ta maison » ? Ce mot s'explique selon Rava, car Rava a dit : « ta maison » signifie : la mezouza se place selon ton chemin d'entrée ; or quand un homme se met en marche, il lève d'abord le pied droit. La mezouza se fixe donc du côté droit de l'entrée.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: בֵּית הַכְּנֶסֶת וּבֵית הַשּׁוּתָּפִין וּבֵית הָאִשָּׁה מִטַּמְּאִין בִּנְגָעִים. פְּשִׁיטָא? מַהוּ דְּתֵימָא: ״וּבָא אֲשֶׁר לוֹ הַבַּיִת״, ״לוֹ״ — וְלֹא לָהּ, ״לוֹ״ — וְלֹא לָהֶן, קָא מַשְׁמַע לַן.Il a été enseigné dans une autre baraïta : Une synagogue, la maison d'associés et la maison d'une femme deviennent impures par les plaies (néga'im, la lèpre des maisons). La Guemara demande : N'est-ce pas évident ? Elle répond : Tu aurais pu dire : il est écrit « Et viendra celui à qui appartient la maison » (Lévitique 14, 35) : « à lui » et non à elle ; « à lui » et non à eux. Il nous enseigne donc qu'elles y sont soumises.
- וְאֵימָא הָכִי נָמֵי! אָמַר קְרָא: ״בְּבֵית אֶרֶץ אֲחוּזַּתְכֶם״. אֶלָּא ״לוֹ״ לְמָה לִי? מִי שֶׁמְּיַיחֵד בֵּיתוֹ לוֹ, שֶׁאֵינוֹ רוֹצֶה לְהַשְׁאִיל כֵּלָיו וְאוֹמֵר שֶׁאֵין לוֹ, הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מְפַרְסְמוֹ כְּשֶׁמְּפַנֶּה אֶת בֵּיתוֹ. פְּרָט לְמַשְׁאִיל כֵּלָיו לַאֲחֵרִים.Et dis qu'il en est bien ainsi ! Le verset dit : « dans une maison du pays de votre possession » (Lévitique 14, 34), au pluriel, ce qui inclut toutes les maisons. Mais alors, pourquoi ai-je besoin de « à lui » ? Ce mot ne fixe pas une loi, mais révèle la cause de la plaie : celui qui réserve sa maison pour lui seul, qui ne veut pas prêter ses ustensiles et dit qu'il n'en a pas, le Saint, béni soit-Il, le dévoile quand il vide sa maison à cause de la plaie. Cela exclut celui qui prête ses ustensiles à autrui.
- וּבֵית הַכְּנֶסֶת מִי מִטַּמֵּא בִּנְגָעִים? וְהָתַנְיָא: יָכוֹל יִהְיוּ בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת מִטַּמְּאִין בִּנְגָעִים, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבָא אֲשֶׁר לוֹ הַבַּיִת״ — מִי שֶׁמְיוּחָד לוֹ, יָצְאוּ אֵלּוּ שֶׁאֵין מְיוּחָדִין לוֹ!Et une synagogue devient-elle impure par les plaies ? Or il a été enseigné dans une baraïta : On aurait pu croire que les synagogues et les maisons d'étude deviennent impures par les plaies. Le verset dit : « Et viendra celui à qui appartient la maison » : celle qui lui est réservée ; sont exclues celles-ci, qui ne lui sont pas réservées !
- לָא קַשְׁיָא: הָא — רַבִּי מֵאִיר, הָא — רַבָּנַן. דְּתַנְיָא: בֵּית הַכְּנֶסֶת שֶׁיֵּשׁ בָּהּ בֵּית דִּירָה לְחַזַּן הַכְּנֶסֶת — חַיָּיב בִּמְזוּזָה, וְשֶׁאֵין בָּהּ בֵּית דִּירָה — רַבִּי מֵאִיר מְחַיֵּיב, וַחֲכָמִים פּוֹטְרִין.Ce n'est pas difficile : celle-ci (la baraïta qui rend la synagogue impure) suit Rabbi Méïr, celle-là suit les Sages. Car il a été enseigné dans une baraïta : Une synagogue qui comporte un logement pour le bedeau est soumise à la mezouza ; et si elle n'en comporte pas, Rabbi Méïr oblige et les Sages exemptent. Rabbi Méïr assimile donc la synagogue à une habitation, pour la mezouza comme pour les plaies.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הָא וְהָא רַבָּנַן, וְלָא קַשְׁיָא: הָא — דְּאִית בַּהּ בֵּית דִּירָה, הָא — דְּלֵית בַּהּ בֵּית דִּירָה.Et si tu veux, dis : l'une et l'autre suivent les Sages, et ce n'est pas difficile : celle-ci traite d'une synagogue qui comporte un logement, celle-là d'une synagogue qui n'en comporte pas.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: הָא וְהָא דְּלֵית בָּהּ בֵּית דִּירָה,Et si tu veux, dis : l'une et l'autre traitent d'une synagogue qui ne comporte pas de logement,
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