Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְלֹא בַּעֲבוֹדָה זָרָה, אֶלָּא עַל דָּבָר שֶׁחַיָּיבִין עַל זְדוֹנוֹ כָּרֵת וְשִׁגְגָתוֹ חַטָּאת. וּתְנַן נָמֵי: כׇּל מִצְוָה שֶׁבַּתּוֹרָה שֶׁחַיָּיבִין עַל זְדוֹנוֹ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתוֹ חַטָּאת, יָחִיד — מֵבִיא כִּשְׂבָּה אוֹ שְׂעִירָה, נָשִׂיא — מֵבִיא שָׂעִיר, מָשִׁיחַ וּבֵית דִּין — מְבִיאִין פַּר.Et pour l'idolâtrie, on n'est passible que pour une chose qui rend passible, pour sa transgression volontaire, du karèt (retranchement) et, pour sa transgression par erreur, d'un 'hatat (sacrifice expiatoire). Et nous avons aussi appris dans une Michna : Pour tout commandement de la Torah qui rend passible, pour sa transgression volontaire, du karèt et, pour sa transgression par erreur, d'un 'hatat, le particulier apporte une brebis ou une chèvre, le Nassi (prince) apporte un bouc, le Grand Prêtre oint et le tribunal apportent un taureau.
- וּבַעֲבוֹדָה זָרָה, יָחִיד נָשִׂיא וּמָשִׁיחַ — מְבִיאִין שְׂעִירָה, צִבּוּר — מְבִיאִים פַּר וְשָׂעִיר, פַּר לְעוֹלָה וְשָׂעִיר לְחַטָּאת. מְנָא הָנֵי מִילֵּי?Et pour l'idolâtrie, le particulier, le Nassi et le Grand Prêtre oint apportent une chèvre ; la communauté apporte un taureau et un bouc : le taureau en holocauste et le bouc en 'hatat. D'où savons-nous cela ?
- דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וְנוֹדְעָה הַחַטָּאת אֲשֶׁר חָטְאוּ עָלֶיהָ״, רַבִּי אוֹמֵר: נֶאֱמַר כָּאן ״עָלֶיהָ״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״עָלֶיהָ״. מָה לְהַלָּן דָּבָר שֶׁחַיָּיבִים עַל זְדוֹנוֹ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתוֹ חַטָּאת, אַף כָּאן דָּבָר שֶׁחַיָּיבִין עַל זְדוֹנוֹ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתוֹ חַטָּאת.Car nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : « Et le péché qu'ils ont commis à son sujet (aleha) sera connu » (Lévitique 4, 14). Rabbi (Yehouda HaNassi) dit : Il est dit ici « aleha », et il est dit plus loin, à propos de la sœur de l'épouse, « aleha ». Comme là-bas il s'agit d'une chose qui rend passible, pour sa transgression volontaire, du karèt et, pour sa transgression par erreur, d'un 'hatat, de même ici, d'une chose qui rend passible, pour sa transgression volontaire, du karèt et, pour sa transgression par erreur, d'un 'hatat.
- אַשְׁכְּחַן צִבּוּר, מָשִׁיחַ מְנָלַן? דִּכְתִיב בְּמָשִׁיחַ: ״לְאַשְׁמַת הָעָם״, הֲרֵי מָשִׁיחַ כְּצִבּוּר.Nous avons trouvé la source pour la communauté ; pour le Grand Prêtre oint, d'où le savons-nous ? Car il est écrit à propos de l'oint : « pour la culpabilité du peuple » (Lévitique 4, 3) : l'oint est donc comme la communauté.
- יָחִיד וְנָשִׂיא — אָתְיָא ״מִצְוֹת״ ״מִצְוֹת״.Le particulier et le Nassi : cela vient par guezéra chava (analogie textuelle) de « commandements » et « commandements » (Lévitique 4, 2.13.22).
- וְלֹא בַּעֲבוֹדָה זָרָה אֶלָּא עַל דָּבָר שֶׁחַיָּיבִין עַל זְדוֹנוֹ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתוֹ חַטָּאת. צִבּוּר בַּעֲבוֹדָה זָרָה יָלֵיף מֵ״עֵינֵי״ ״מֵעֵינֵי״.Et pour l'idolâtrie, on n'est passible que pour une chose qui rend passible, pour sa transgression volontaire, du karèt et, pour sa transgression par erreur, d'un 'hatat. La communauté, pour l'idolâtrie, le déduit de « aux yeux » (Nombres 15, 24) et « aux yeux » (Lévitique 4, 13).
- יָחִיד, נָשִׂיא וּמָשִׁיחַ מִ״וְּאִם נֶפֶשׁ אַחַת״ — אֶחָד יָחִיד וְאֶחָד נָשִׂיא וְאֶחָד מָשִׁיחַ בַּמַּשְׁמָע. וָיו מוֹסִיף עַל עִנְיָן רִאשׁוֹן,Le particulier, le Nassi et l'oint : cela vient de « Et si une seule personne » (Nombres 15, 27) : particulier, Nassi et oint sont tous compris dans le sens. Et le vav (« et ») ajoute au sujet précédent,
- וְיִלְמַד תַּחְתּוֹן מִן הָעֶלְיוֹן.et que le bas soit appris du haut : le particulier, de la communauté.
- וְרַבָּנַן, הַאי סְבָרָא מְנָא לְהוּ? נָפְקָא לְהוּ, מִדְּמַקְרֵי לֵיהּ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ לִבְרֵיהּ: ״תּוֹרָה אַחַת יִהְיֶה לָכֶם לָעוֹשֶׂה בִּשְׁגָגָה״, ״וְהַנֶּפֶשׁ אֲשֶׁר תַּעֲשֶׂה בְּיָד רָמָה״ —On demande : Et nos Maîtres, qui interprètent « aleha » pour les coépouses, cette idée, d'où la tirent-ils ? Réponse : Ils la tirent de ce que Rabbi Yehochoua ben Lévi faisait lire à son fils : « Une seule loi (Torah) sera pour vous, pour celui qui agit par erreur », puis « Et la personne qui agira à main levée » (Nombres 15, 29-30) :
- הוּקְּשָׁה כָּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ לַעֲבוֹדָה זָרָה: מָה עֲבוֹדָה זָרָה — דָּבָר שֶׁחַיָּיבִין עַל זְדוֹנוֹ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתוֹ חַטָּאת, אַף כׇּל דָּבָר שֶׁחַיָּיבִין עַל זְדוֹנוֹ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתוֹ חַטָּאת.toute la Torah entière a été rapprochée de l'idolâtrie : comme l'idolâtrie est une chose qui rend passible, pour sa transgression volontaire, du karèt et, pour sa transgression par erreur, d'un 'hatat, de même toute chose qui rend passible, pour sa transgression volontaire, du karèt et, pour sa transgression par erreur, d'un 'hatat.
- אַשְׁכְּחַן יָחִיד וְנָשִׂיא וּמָשִׁיחַ, בֵּין בַּעֲבוֹדָה זָרָה וּבֵין בִּשְׁאָר מִצְוֹת. צִבּוּר בַּעֲבוֹדָה זָרָה מִנַּיִן? אָמַר קְרָא: ״וְאִם נֶפֶשׁ״, וְיִלְמַד עֶלְיוֹן מִתַּחְתּוֹן.Nous avons trouvé la source pour le particulier, le Nassi et l'oint, que ce soit pour l'idolâtrie ou pour les autres commandements. La communauté, pour l'idolâtrie, d'où le sait-on ? Le verset dit : « Et si une personne » : et que le haut soit appris du bas.
- אֶלָּא, צִבּוּר בִּשְׁאָר מִצְוֹת מְנָלַן? יָלֵיף ״מֵעֵינֵי״ ״מֵעֵינֵי״. וְרַבִּי, הַאי ״תּוֹרָה אַחַת״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: לְפִי שֶׁמָּצִינוּ שֶׁחִלֵּק הַכָּתוּב בֵּין יְחִידִים לִמְרוּבִּים,Mais la communauté, pour les autres commandements, d'où le savons-nous ? Il le déduit de « aux yeux » et « aux yeux ». On demande : Et Rabbi, cette « une seule loi », qu'en fait-il ? Il en a besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : Puisque nous avons trouvé que l'Écriture a distingué entre les particuliers et le grand nombre pour l'idolâtrie,
- יְחִידִים בִּסְקִילָה — לְפִיכָךְ מָמוֹנָן פָּלֵט, מְרוּבִּין בְּסַיִיף — לְפִיכָךְ מָמוֹנָן אָבֵד.les particuliers sont punis par la lapidation, c'est pourquoi leurs biens sont épargnés ; le grand nombre (les habitants d'une ville idolâtre) par l'épée, c'est pourquoi leurs biens sont perdus.
- יָכוֹל נַחְלוֹק בְּקׇרְבְּנוֹתֵיהֶן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תּוֹרָה אַחַת יִהְיֶה לָכֶם״.On pourrait penser que nous distinguerions pour leurs sacrifices ; c'est pourquoi l'Écriture dit : « Une seule loi sera pour vous ».
- מַתְקֵיף לַהּ רַב חִלְקִיָּה מֵהַגְרוֹנְיָא: טַעְמָא דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״תּוֹרָה אַחַת יִהְיֶה לָכֶם״, הָא לָאו הָכִי, הֲוָה אָמֵינָא נַחְלֹק. מַאי לַיְיתוֹ? לַיְיתוֹ פַּר — צִבּוּר בִּשְׁאָר מִצְוֹת הוּא דְּמַיְיתוּ.Rav 'Hilkiya de Hagronya a objecté : La raison est que le Miséricordieux a écrit : « Une seule loi sera pour vous » ; sans cela, j'aurais dit que nous distinguerions. Qu'apporteraient-ils ? S'ils apportaient un taureau, c'est la communauté qui l'apporte pour les autres commandements.
- כִּשְׂבָּה — יָחִיד בִּשְׁאָר מִצְוֹת הוּא דְּמַיְיתֵי, שְׂעִיר — נָשִׂיא בִּשְׁאָר מִצְוֹת הוּא דְּמַיְיתֵי. פַּר לְעוֹלָה וְשָׂעִיר לְחַטָּאת — צִבּוּר בָּעֲבוֹדָה זָרָה הוּא דְּמַיְיתוּ, וְאֶלָּא מַאי, שְׂעִירָה — יָחִיד נָמֵי הַיְינוּ קׇרְבָּנוֹ!Une brebis, c'est le particulier qui l'apporte pour les autres commandements ; un bouc, c'est le Nassi qui l'apporte pour les autres commandements ; un taureau en holocauste et un bouc en 'hatat, c'est la communauté qui les apporte pour l'idolâtrie. Que serait-ce alors ? Une chèvre ? C'est aussi le sacrifice du particulier ! Le verset paraît donc inutile.
- אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְצִבּוּר בְּהוֹרָאָה מַיְיתוּ פַּר לְעוֹלָה וְשָׂעִיר לְחַטָּאת, אִינְהוּ נָמֵי נַיְתוֹ אִיפְּכָא.Réponse : Cela a été nécessaire, car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : Puisque la communauté, sur enseignement erroné du tribunal, apporte un taureau en holocauste et un bouc en 'hatat, eux aussi apporteraient l'inverse : un taureau en 'hatat et un bouc en holocauste.
- אִי נָמֵי, צָרִיךְ וְאֵין לוֹ תַּקָּנָה קָא מַשְׁמַע לַן.Ou bien : on aurait pu penser qu'il lui faut une expiation distincte et qu'il n'a pas de remède ; il nous enseigne donc qu'il en a un.
- אֲמַר לֵיהּ לֵוִי לְרַבִּי: מַאי אִירְיָא דְּתָנֵי חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה? לִיתְנֵי שֵׁשׁ עֶשְׂרֵה! אֲמַר לֵיהּ: כִּמְדוּמֶּה לִי שֶׁאֵין לוֹ מוֹחַ בְּקׇדְקֳדוֹ.Lévi a dit à Rabbi : Pourquoi le Tanna (Sage de la Michna) enseigne-t-il quinze femmes ? Qu'il enseigne seize ! Rabbi lui a dit : Il me semble qu'il n'a pas de cervelle dans la tête !
- מַאי דַּעְתָּךְ, אִמּוֹ אֲנוּסַת אָבִיו?Rabbi explique : Quelle est ton idée ? Sa mère, violée par son père ?
- אִמּוֹ אֲנוּסַת אָבִיו — פְּלוּגְתָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבָּנַן הִיא, וּבִפְלוּגְתָּא לָא קָא מַיְירֵי.Or sa mère, violée par son père, fait l'objet d'une machlokèt (divergence) entre Rabbi Yehouda et nos Maîtres, et notre Tanna ne traite pas d'une machlokèt.
- וְלָא? וַהֲרֵי אִיסּוּר מִצְוָה וְאִיסּוּר קְדוּשָּׁה,On demande : Et non ? Voici pourtant l'interdit de mitsva (commandement, ici des Sages) et l'interdit de sainteté,
- דִּפְלִיגִי רַבִּי עֲקִיבָא וְרַבָּנַן — וְקָתָנֵי!sur lesquels Rabbi Akiva et nos Maîtres divergent, et il les enseigne !
- בְּפִרְקִין קָא אָמְרִינַן. וְהָא בֵּית שַׁמַּאי מַתִּירִין אֶת הַצָּרוֹת לָאַחִין, וּבֵית הִלֵּל אוֹסְרִין!Réponse : C'est de notre chapitre que nous parlons. On objecte : Mais Beit Chammaï permettent les coépouses aux frères, et Beit Hillel les interdisent !
- בֵּית שַׁמַּאי בִּמְקוֹם בֵּית הִלֵּל אֵינָהּ מִשְׁנָה. וַהֲרֵי אֵשֶׁת אָחִיו שֶׁלֹּא הָיָה בְּעוֹלָמוֹ,Réponse : Beit Chammaï, en face de Beit Hillel, n'est pas une Michna : leur avis est écarté. On objecte : Mais voici la femme de son frère qui n'était pas en vie de son temps,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.