Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְמִישְׁרֵי צָרָה שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם מִצְוָה. מַאי טַעְמָא — אָמַר קָרָא ״עָלֶיהָ״: בִּמְקוֹם ״עָלֶיהָ״ הוּא דַּאֲסִירָא, שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם עָלֶיהָ — שַׁרְיָא.c'est pour permettre la coépouse là où il n'y a pas de mitsva (commandement) de lévirat. Quelle est la raison ? Le verset dit : « aleha » (« auprès d'elle ») : c'est là où s'applique « aleha », dans « son yavam (beau-frère) viendra auprès d'elle », qu'elle est interdite ; là où ne s'applique pas « aleha », elle est permise.
- אֲמַר לֵיהּ רָמֵי בַּר חָמָא לְרָבָא: אֵימָא עֶרְוָה גּוּפֵיהּ שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם מִצְוָה תִּישְׁתְּרֵי! וְלָאו קַל וָחוֹמֶר הוּא? בִּמְקוֹם מִצְוָה אֲסִירָא — שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם מִצְוָה שַׁרְיָא?!Rami bar 'Hama a dit à Rava : Dis que la erva (proche parente interdite) elle-même soit permise là où il n'y a pas de mitsva ! Rava a répondu : N'est-ce pas un kal va'homer (raisonnement a fortiori) ? Là où il y a mitsva elle est interdite ; là où il n'y a pas de mitsva elle serait permise ?!
- אֲמַר לֵיהּ: צָרָה תּוֹכִיחַ, דְּבִמְקוֹם מִצְוָה אֲסִירָא וְשֶׁלֹּא בִּמְקוֹם מִצְוָה שַׁרְיָא! אֲמַר לֵיהּ: עָלֶיךָ אָמַר קְרָא ״בְּחַיֶּיהָ״ — כֹּל שֶׁבְּחַיֶּיהָ.Rami bar 'Hama lui a dit : La coépouse le prouvera, car là où il y a mitsva elle est interdite, et là où il n'y a pas de mitsva elle est permise ! Rava lui a dit : Sur ta question, le verset dit : « de son vivant » (Lévitique 18, 18) : tant qu'elle est en vie, l'interdit s'applique, même sans mitsva.
- הַאי ״בְּחַיֶּיהָ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ לְמַעוֹטֵי לְאַחַר מִיתָה! הָהִיא מִ״וְאִשָּׁה אֶל אֲחוֹתָהּ״ נָפְקָא.On objecte : Ce « de son vivant » est nécessaire pour exclure l'après-décès ! Réponse : Cela provient de « une femme avec sa sœur » (Lévitique 18, 18) : une fois l'une morte, il n'y a plus deux sœurs.
- אִי מִ״וְאִשָּׁה אֶל אֲחוֹתָהּ״, הֲוָה אָמֵינָא: נִתְגָּרְשָׁה — שַׁרְיָא, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בְּחַיֶּיהָ״ — כֹּל שֶׁבְּחַיֶּיהָ, דְּאַף עַל גַּב דְּנִתְגָּרְשָׁה לֹא!On objecte : Si c'était seulement de « une femme avec sa sœur », j'aurais dit : si elle est divorcée, elle est permise. C'est pourquoi l'Écriture dit : « de son vivant » : tant qu'elle est en vie, de sorte que, même divorcée, non, sa sœur n'est pas permise !
- אֶלָּא אָמַר רַב הוּנָא בַּר תַּחְלִיפָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: תְּרֵי קְרָאֵי כְּתִיבִי. כְּתִיב: ״אִשָּׁה אֶל אֲחוֹתָהּ לֹא תִקָּח לִצְרוֹר״, וּכְתִיב: ״לְגַלּוֹת עֶרְוָתָהּ״, דַּחֲדָא מַשְׁמַע. הָא כֵּיצַד? בִּמְקוֹם מִצְוָה — שְׁתֵּיהֶן אֲסוּרוֹת, שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם מִצְוָה — הִיא אֲסוּרָה וְצָרָתָהּ מוּתֶּרֶת.Plutôt, Rav Houna bar Ta'hlifa a dit au nom de Rava : Deux versets sont écrits. Il est écrit : « Tu ne prendras pas une femme avec sa sœur pour en faire une rivale (litsror) », ce qui inclut la coépouse, et il est écrit : « pour découvrir sa nudité », au singulier, ce qui signifie une seule. Comment concilier ? Là où il y a mitsva, toutes deux sont interdites ; là où il n'y a pas de mitsva, elle est interdite et sa coépouse est permise.
- אֵיפוֹךְ אֲנָא: בִּמְקוֹם מִצְוָה — הִיא אֲסוּרָה וְצָרָתָהּ מוּתֶּרֶת, וְשֶׁלֹּא בִּמְקוֹם מִצְוָה — שְׁתֵּיהֶן אֲסוּרוֹת. אִם כֵּן, לֹא יֵאָמֵר ״עָלֶיהָ״.Je peux inverser : là où il y a mitsva, elle est interdite et sa coépouse permise ; et là où il n'y a pas de mitsva, toutes deux sont interdites ! Réponse : S'il en était ainsi, « aleha » n'aurait pas été dit.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְרַב כָּהֲנָא: מִמַּאי דְּהַאי ״עָלֶיהָ״ לְאִיסּוּרָא, דִּלְמָא לְהֶתֵּירָא, וְהָכִי קָאָמַר רַחֲמָנָא: ״אִשָּׁה אֶל אֲחוֹתָהּ לֹא תִקָּח לִצְרוֹר״, לֹא הִיא וְלֹא צָרָתָהּ — שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם ״עָלֶיהָ״, אֲבָל בִּמְקוֹם ״עָלֶיהָ״ — שְׁתֵּיהֶן מוּתָּרוֹת.Rav Achi a dit à Rav Kahana : D'où sait-on que ce « aleha » vient pour interdire ? Peut-être est-ce pour permettre, et voici ce que dit le Miséricordieux : « Tu ne prendras pas une femme avec sa sœur pour en faire une rivale » : ni elle ni sa coépouse, là où ne s'applique pas « aleha » ; mais là où s'applique « aleha », toutes deux sont permises !
- אִם כֵּן, ״לְגַלּוֹת עֶרְוָה״ דַּחֲדָא הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? אִי בִּמְקוֹם מִצְוָה — שְׁתֵּיהֶן מוּתָּרוֹת, אִי שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם מִצְוָה — שְׁתֵּיהֶן אֲסוּרוֹת?!Rav Kahana a répondu : S'il en était ainsi, « pour découvrir la nudité » d'une seule, comment le trouverais-tu ? Si c'est là où il y a mitsva, toutes deux seraient permises ; si c'est là où il n'y a pas de mitsva, toutes deux seraient interdites !
- גּוּפָא. רַבִּי אוֹמֵר: ״וְלָקַח״ ״וּלְקָחָהּ״, ״וְיִבֵּם״ ״וְיִבְּמָהּ״, לֶאֱסוֹר צָרוֹת וַעֲרָיוֹת. מִידֵי ״צָרוֹת״ כְּתִיבָא הָכָא? וְעוֹד: צָרוֹת מִ״לִּצְרוֹר״ נָפְקָא!Revenons à l'enseignement lui-même. Rabbi (Yehouda HaNassi) dit : il n'est pas écrit « il prendra » mais « il la prendra », ni « il épousera en lévirat » mais « il l'épousera en lévirat » : c'est pour interdire les coépouses et les arayot (unions interdites). On demande : Les coépouses sont-elles écrites ici ? Et de plus, les coépouses proviennent de « litsror » !
- ״לִצְרוֹר״ מַפֵּיק לֵיהּ רַבִּי לְכִדְרַבִּי שִׁמְעוֹן.Réponse : « Litsror », Rabbi le tire pour l'enseignement de Rabbi Chimon, selon lequel deux sœurs liées par le lévirat sont comme des coépouses.
- צָרָה הָכָא כְּתִיב? הָכִי קָאָמַר: אִם כֵּן, לֵימָא קְרָא ״וְלָקַח״, מַאי ״וּלְקָחָהּ״ — כֹּל הֵיכָא דְּאִיכָּא תְּרֵי לִקּוּחִין, דְּאִי בָּעֵי נָסֵיב הַאי וְאִי בָּעֵי נָסֵיב הַאי — שַׁרְיָא. וְאִי לָא — תַּרְוַיְיהוּ אֲסִירִין.On reprend : La coépouse est-elle écrite ici ? Réponse : Voici ce qu'il veut dire : S'il en était autrement, le verset n'aurait qu'à dire « il prendra » ; pourquoi « il la prendra » ? Partout où il y a deux prises possibles, de sorte que s'il veut il épouse celle-ci et s'il veut il épouse celle-là, elle est permise ; sinon, toutes deux sont interdites.
- ״וְיִבְּמָהּ״ — בִּמְקוֹם יִיבּוּם הוּא דַּאֲסִירָא צָרָה, שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם יִיבּוּם — שַׁרְיָא צָרָה. וְרַבָּנַן, הַאי ״וּלְקָחָהּ״ — מַאי עָבְדִי לֵיהּ?« Il l'épousera en lévirat » : c'est là où il y a lévirat que la coépouse est interdite ; là où il n'y a pas de lévirat, la coépouse est permise. On demande : Et nos Maîtres, ce « il la prendra », qu'en font-ils ?
- מִיבְּעֵי לְהוּ לְכִדְרַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא. דְּאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: ״וּלְקָחָהּ״ — מְלַמֵּד שֶׁמְּגָרְשָׁה בְּגֵט וּמַחְזִירָהּ. ״וְיִבְּמָהּ״ — עַל כׇּרְחָהּ.Ils en ont besoin pour l'enseignement de Rabbi Yossé bar 'Hanina. Car Rabbi Yossé bar 'Hanina a dit : « Il la prendra » enseigne qu'il la divorce par un get (acte de divorce) et la reprend. « Il l'épousera en lévirat » : contre son gré.
- וְרַבִּי? דְּרַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא — מִ״לְּאִשָּׁה״ נָפְקָא, עַל כׇּרְחָהּ — מִ״יְּבָמָה יָבֹא עָלֶיהָ״ נָפְקָא.Et Rabbi, d'où tire-t-il cela ? Celui de Rabbi Yossé bar 'Hanina provient de « pour épouse » ; « contre son gré » provient de « son yavam viendra auprès d'elle ».
- וְרַבִּי, הַאי ״עָלֶיהָ״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: אֵין חַיָּיבִין בֵּית דִּין אֶלָּא עַל דָּבָר שֶׁזְּדוֹנוֹ כָּרֵת וְשִׁגְגָתוֹ חַטָּאת. וְכֵן הַמָּשִׁיחַ.Et Rabbi, ce « aleha », qu'en fait-il ? Il en a besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : Le tribunal n'est passible d'un sacrifice que pour une chose dont la transgression volontaire entraîne le karèt (retranchement) et dont la transgression par erreur entraîne un sacrifice 'hatat (expiatoire). Et de même le Grand Prêtre oint.
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