Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״אַח מֵאַב וְלֹא מֵאֵם, וְהוּא בַּעֲלַהּ דְּאֵם, וַאֲנָא בְּרַתַּהּ דְּאִנְתְּתֵיהּ״. אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: דְּלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה דְּמַתְנִיתִין.Voici une énigme sur une parenté insolite, rendue possible par l'opinion selon laquelle un homme peut épouser la femme que son père a violée ou séduite. Une femme dit : « Un frère de mon père et non de ma mère, et lui est le mari de ma mère, et moi je suis la fille de sa femme. » Rami bar 'Hama a dit : Cette situation n'est pas légitime selon Rabbi Yehouda de la Michna (enseignement des Tannaïm), qui interdit d'épouser la femme avec laquelle son père a eu une relation, même hors mariage ; mais selon les Sages, une femme dont le père n'a pas épousé la mère peut avoir un demi-frère paternel marié à sa mère.
- ״אָח הוּא, וּבְרִי הוּא, אֲחָתֵיהּ אֲנָא דְּהַאי דְּדָרֵינָא אַכַּתְפַּאי״ — מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּגוֹי הַבָּא עַל בִּתּוֹ.Autre énigme. Une femme dit : « Il est mon frère et il est mon fils ; je suis la sœur de celui-ci que je porte sur mes épaules. » Tu trouves la solution dans le cas d'un non-Juif qui a eu une relation avec sa fille : elle lui a donné un fils, qui est donc à la fois son frère et son fils. La Guemara (discussion des Amoraïm) parle d'un non-Juif, car elle ne veut pas envisager qu'un Juif agisse ainsi.
- ״שְׁלָמָא לָךְ בְּרִי, בַּת אֲחָתִיךְ אֲנָא״ — מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּגוֹי הַבָּא עַל בַּת בִּתּוֹ.Autre énigme : « Paix à toi, mon fils ; je suis la fille de ta sœur. » Tu trouves la solution dans le cas d'un non-Juif qui a eu une relation avec la fille de sa fille et en a eu un fils : la mère de ce fils est aussi la fille de sa demi-sœur, du côté de sa propre mère.
- ״דַּלָּאֵי דְּדָלוּ דַּוְולָא, לִיפּוֹל בְּכוּ סְתַר פְּתַר: דְּהַאי דְּדָרֵינָא הוּא בַּר, וַאֲנָא בְּרַת אֲחוּהּ״ — מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּגוֹי הַבָּא עַל בַּת בְּנוֹ.Autre énigme : « Puiseurs qui puisez avec le seau pour arroser les champs, que tombe parmi vous cette énigme cachée à résoudre : celui que je porte est mon fils, et moi je suis la fille de son frère. » Tu trouves la solution dans le cas d'un non-Juif qui a eu une relation avec la fille de son fils : leur fils est aussi l'oncle de cette femme.
- ״בִּיָּיא בִּיָּיא מֵאַח, וְהוּא אַב, וְהוּא בְּעֵל, וְהוּא בַּר בְּעֵל, וְהוּא בַּעְלַהּ דְּאֵם, וַאֲנָא בְּרַתַּהּ דְּאִיתְּתֵיהּ, וְלָא יָהֵיב פִּיתָּא לַאֲחוּהּ יַתְמֵי בְּנֵי בְרַתֵּיה״ — מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּגוֹי הַבָּא עַל אִמּוֹ וְהוֹלִיד מִמֶּנָּה בַּת, וְחָזַר וּבָא עַל אוֹתָהּ בַּת, וְחָזַר זָקֵן וּבָא עָלֶיהָ וְהוֹלִיד מִמֶּנָּה בָּנִים.Autre énigme : « Hélas, hélas pour mon frère, et il est mon père, et il est mon mari, et il est le fils de mon mari, et il est le mari de ma mère, et moi je suis la fille de sa femme ; et il ne donne pas de pain à ses frères orphelins, les fils de sa fille. » Tu trouves la solution dans le cas d'un non-Juif qui a eu une relation avec sa mère et en a engendré une fille, qui est donc à la fois sa sœur et sa fille, puis il a eu de nouveau une relation avec cette fille, puis le vieillard, son père, a eu à son tour une relation avec elle et en a engendré des fils. Cette femme est donc l'épouse de son frère-père, qui est aussi le fils de son mari, le vieillard ; et les frères de ce père, les fils qu'elle a eus du vieillard, sont les fils de sa fille.
- ״אֲנָא וְאַתְּ — אַחֵי, אֲנָא וַאֲבוּךְ — אַחֵי, אֲנָא וְאִמָּךְ — אַחֵי״ — מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּגוֹי הַבָּא עַל אִמּוֹ וְהוֹלִיד מִמֶּנָּה שְׁתֵּי בָנוֹת, וְחָזַר וּבָא עַל אַחַת מֵהֶן, וְהוֹלִיד מִמֶּנָּה בֵּן, וְקָרְיָא לֵיהּ אֲחָתֵיהּ דְּאִימָּא וְקָאָמְרָה לֵיהּ הָכִי.Autre énigme : « Moi et toi sommes frère et sœur ; moi et ton père sommes frère et sœur ; moi et ta mère sommes sœurs. » Tu trouves la solution dans le cas d'un non-Juif qui a eu une relation avec sa mère et en a engendré deux filles, puis il a eu de nouveau une relation avec l'une d'elles et en a engendré un fils. Et la sœur de la mère de ce fils l'appelle et lui dit cela : elle est sa sœur du côté de son père, la sœur de son père du côté de leur mère, et la sœur de sa mère des deux côtés.
- ״אֲנָא וְאַתְּ — בְּנֵי אַחֵי, אֲנָא וַאֲבוּךְ — בְּנֵי אַחֵי, אֲנָא וְאִמָּךְ — בְּנֵי אַחֵי״. הָא בְּהֶיתֵּירָא נָמֵי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ — כְּגוֹן רְאוּבֵן שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁתֵּי בָנוֹת, וַאֲתָא שִׁמְעוֹן וּנְסַב חֲדָא מִינַּיְיהוּ, וַאֲתָא בַּר לֵוִי וּנְסַב חַד מִינַּיְיהוּ, וְקָאָמַר לֵיהּ בְּרֵיהּ דְּשִׁמְעוֹן לְבַר בְּרֵיהּ דְּלֵוִי.Autre énigme : « Moi et toi sommes cousins ; moi et ton père sommes cousins ; moi et ta mère sommes cousins. » Celle-ci, tu la trouves aussi de façon permise, par exemple Réouven, qui a deux filles, et Chimon, son frère, est venu et a épousé l'une d'elles, et le fils de Lévi, leur troisième frère, est venu et a épousé l'autre d'entre elles ; et le fils de Chimon dit cela au petit-fils de Lévi : ils sont cousins par leurs mères ; le fils de Chimon et le fils de Lévi sont cousins par leurs pères ; et le fils de Chimon et la mère du petit-fils de Lévi sont cousins par leurs pères.
- מַתְנִי׳ הַגִּיּוֹרֶת שֶׁנִּתְגַּיְּירוּ בָּנֶיהָ עִמָּהּ לֹא — חוֹלְצִין וְלֹא מְיַיבְּמִין, אֲפִלּוּ הוֹרָתוֹ שֶׁל רִאשׁוֹן שֶׁלֹּא בִּקְדוּשָּׁה וְלֵידָתוֹ בִּקְדוּשָּׁה, וְהַשֵּׁנִי הוֹרָתוֹ וְלֵידָתוֹ בִּקְדוּשָּׁה. וְכֵן שִׁפְחָה שֶׁנִּשְׁתַּחְרְרוּ בָּנֶיהָ עִמָּהּ.MICHNA : Une convertie dont les fils se sont convertis avec elle : ceux-ci ne font pas la 'halitsa (cérémonie de déchaussement libérant la veuve d'un frère mort sans enfant) et ne font pas le yiboum (mariage avec cette veuve) l'un pour la femme de l'autre, car ils ne sont pas considérés comme parents ; et cela même si la conception du premier fils a eu lieu hors de la sainteté d'Israël, avant la conversion de sa mère, et sa naissance dans la sainteté, et si le second a eu sa conception et sa naissance dans la sainteté. Et de même une servante dont les fils ont été affranchis avec elle.
- גְּמָ׳ בְּנֵי יוּדָן אַמְתָּא אִשְׁתַּחְרוּר, שְׁרָא לְהוּ רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב לְמִינְסַב נְשֵׁי דַּהֲדָדֵי. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: וְהָא רַב שֵׁשֶׁת אָסַר! אֲמַר לֵיהּ: הוּא אָסַר וַאֲנָא שָׁרֵינָא.GUEMARA : Les fils de Youdan la servante furent affranchis. Rav A'ha bar Yaakov leur permit d'épouser les femmes l'un de l'autre. Rava lui a dit : Mais voici que Rav Chéchèt l'a interdit ! Il lui a dit : Lui l'interdit et moi je le permets.
- מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דִּשְׁרֵי. מִן הָאֵם וְלֹא מִן הָאָב — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דַּאֲסִיר.La Guemara explique : s'ils sont demi-frères du père et non de la mère, tous s'accordent pour dire que c'est permis, car un non-Juif, et à plus forte raison un converti, n'a pas de lien de parenté avec la famille de son père. S'ils sont demi-frères de la mère et non du père, tous s'accordent pour dire que c'est interdit.
- כִּי פְּלִיגִי, מִן הָאָב וּמִן הָאֵם. מַאן דְּשָׁרֵי: בָּתַר אַבָּא שָׁדֵינַן, דְּהָא ״בְּנֵי פְלָנְיָא״ קָרוּ לְהוּ. וְרַב שֵׁשֶׁת: קָרוּ לְהוּ נָמֵי ״בְּנֵי פְלוֹנִית״.Quand ils divergent, c'est lorsqu'ils sont frères du père et de la mère. Celui qui permet estime que nous les rattachons au père, car on les appelle « les fils d'Untel » ; il est donc connu qu'on les considère comme sans parenté, et il n'y a pas à craindre qu'on en déduise qu'on peut épouser sa belle-sœur. Et Rav Chéchèt estime qu'on les appelle aussi « les fils d'Unetelle », leur mère ; aussi cette crainte existe-t-elle.
- וְאִיכָּא דְּאָמַר: פְּלִיג רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב אֲפִילּוּ בְּאַחִין מִן הָאֵם, וּמַאי טַעְמָא? גֵּר שֶׁנִּתְגַּיֵּיר כְּקָטָן שֶׁנּוֹלַד דָּמֵי.Et certains disent une autre version : Rav A'ha bar Yaakov diverge même au sujet des frères de la mère. Et quelle est la raison ? Un converti qui s'est converti est semblable à un enfant qui vient de naître, et tous ses liens de parenté antérieurs sont annulés.
- תְּנַן: הַגִּיּוֹרֶת שֶׁנִּתְגַּיְּירוּ בָּנֶיהָ עִמָּהּ — לֹא חוֹלְצִין וְלֹא מְיַיבְּמִין. מַאי טַעְמָא, לָאו מִשּׁוּם דַּאֲסִירִי! לָא, דְּאֵינָהּ בְּתוֹרַת חֲלִיצָה וְיִיבּוּם, וְשַׁרְיָא לְעָלְמָא. וְאִינְהוּ נָמֵי שְׁרוּ.Nous avons appris (dans la Michna) : Une convertie dont les fils se sont convertis avec elle : ils ne font pas la 'halitsa et ne font pas le yiboum. Quelle est la raison ? N'est-ce pas parce qu'elles leur sont interdites, contrairement à l'opinion de Rav A'ha bar Yaakov ? Non : c'est qu'elle n'est pas soumise à la loi de la 'halitsa et du yiboum, et elle est permise à tout le monde, et à eux aussi elles sont permises.
- וְהָא קָתָנֵי ״אֲפִילּוּ״, אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא אֲסִירִי, הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״אֲפִילּוּ״ — דְּאַף עַל גַּב דְּרִאשׁוֹן הוֹרָתוֹ שֶׁלֹּא בִּקְדוּשָּׁה וְלֵידָתוֹ בִּקְדוּשָּׁה, וְהַשֵּׁנִי הוֹרָתוֹ וְלֵידָתוֹ בִּקְדוּשָּׁה, וְכִשְׁתֵּי אִמָּהוֹת דָּמוּ, אֲפִילּוּ הָכִי — אֲסִירִי. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ שָׁרוּ, מַאי ״אֲפִילּוּ״?Mais voici que la Michna enseigne « même » ! Il est compréhensible que, si tu dis qu'elles sont interdites, c'est ce qu'elle enseigne par « même » : bien que le premier ait eu sa conception hors de la sainteté et sa naissance dans la sainteté, et le second sa conception et sa naissance dans la sainteté, et qu'ils soient comme les fils de deux mères, même ainsi elles leur sont interdites. Mais si tu dis qu'elles sont permises, que signifie « même » ?
- דְּאַף עַל גַּב דְּתַרְוַיְיהוּ לֵידָתָן בִּקְדוּשָּׁה, וְאָתֵי לְאִיחַלּוֹפֵי בְּיִשְׂרָאֵל, אֲפִילּוּ הָכִי — שְׁרֵי.La Guemara répond : Cela signifie que, bien que tous deux aient eu leur naissance dans la sainteté, et qu'on puisse en venir à les confondre avec des Israélites de naissance, à qui la femme d'un frère est interdite, même ainsi c'est permis.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא דִּשְׁרוּ, דְּקָתָנֵי ״אֲפִילּוּ״. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא שְׁרוּ — הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״אֲפִילּוּ״, דְּאַף עַל גַּב דְּתַרְוַיְיהוּ לֵידָתָן בִּקְדוּשָּׁה, דְּאָתֵי לְאִיחַלּוֹפֵי בְּיִשְׂרָאֵל — אֲפִילּוּ הָכִי שְׁרוּ. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ אֲסִירִי, מַאי ״אֲפִילּוּ״?Certains disent une autre version : Il est aussi raisonnable de dire qu'elles sont permises, puisque la Michna enseigne « même ». Il est compréhensible que, si tu dis qu'elles sont permises, c'est ce qu'elle enseigne par « même » : bien que tous deux aient eu leur naissance dans la sainteté, qu'on puisse en venir à les confondre avec des Israélites, même ainsi elles sont permises. Mais si tu dis qu'elles sont interdites, que signifie « même » ?
- דְּאַף עַל גַּב דְּרִאשׁוֹן הוֹרָתוֹ שֶׁלֹּא בִּקְדוּשָּׁה וְלֵידָתוֹ בִּקְדוּשָּׁה, וְהַשֵּׁנִי הוֹרָתוֹ וְלֵידָתוֹ בִּקְדוּשָּׁה, דְּכִשְׁתֵּי אִמָּהוֹת דָּמֵי — אֲפִילּוּ הָכִי אֲסִירִי.La Guemara répond : Cela signifie que, bien que le premier ait eu sa conception hors de la sainteté et sa naissance dans la sainteté, et le second sa conception et sa naissance dans la sainteté, de sorte qu'ils sont comme les fils de deux mères, même ainsi elles sont interdites.
- תָּא שְׁמַע: שְׁנֵי אַחִים תְּאוֹמִים גֵּרִים, וְכֵן מְשׁוּחְרָרִים — לֹא חוֹלְצִין וְלֹא מְיַיבְּמִין, וְאֵין חַיָּיבִין מִשּׁוּם אֵשֶׁת אָח. הָיְתָה הוֹרָתָן שֶׁלֹּא בִּקְדוּשָּׁה וְלֵידָתָן בִּקְדוּשָּׁה — לֹא חוֹלְצִין וְלֹא מְיַיבְּמִין, אֲבָל חַיָּיבִין מִשּׁוּם אֵשֶׁת אָח. הָיְתָה הוֹרָתָן וְלֵידָתָן בִּקְדוּשָּׁה — הֲרֵי הֵן כְּיִשְׂרְאֵלִים לְכׇל דִּבְרֵיהֶן. קָתָנֵי מִיהַת: אֵין חַיָּיבִין מִשּׁוּם אֵשֶׁת אָח, חִיּוּבָא לֵיכָּא —Viens et entends (une preuve), d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Deux frères jumeaux convertis, et de même affranchis, ne font pas la 'halitsa et ne font pas le yiboum, et ils ne sont pas passibles du karèt (retranchement) pour relation avec la femme d'un frère. Si leur conception a eu lieu hors de la sainteté et leur naissance dans la sainteté, ils ne font pas la 'halitsa et ne font pas le yiboum, mais ils sont passibles pour relation avec la femme d'un frère. Si leur conception et leur naissance ont eu lieu dans la sainteté, ils sont comme des Israélites pour toutes leurs affaires. Elle enseigne en tout cas : « Ils ne sont pas passibles pour la femme d'un frère » ; il n'y a pas de culpabilité de la Torah,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.