Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָא אִיסּוּרָא אִיכָּא! הוּא הַדִּין דַּאֲפִילּוּ אִיסּוּרָא נָמֵי לֵיכָּא, וְאַיְּידֵי דְּבָעֵי לְמִיתְנֵי סֵיפָא ״אֲבָל חַיָּיבִין״, תַּנָּא נָמֵי רֵישָׁא ״אֵין חַיָּיבִין״.mais il y a un interdit d'ordre rabbinique, ce qui contredit l'opinion de Rav A'ha ! La Guemara (discussion des Amoraïm) répond : Il en va de même : il n'y a pas non plus d'interdit ; et comme la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) voulait enseigner dans la dernière partie « mais ils sont passibles », elle a aussi enseigné dans la première partie « ils ne sont pas passibles ».
- אָמַר רָבָא, הָא דַּאֲמוּר רַבָּנַן: אֵין אָב לְגוֹי, לָא תֵּימָא מִשּׁוּם דִּשְׁטִופִי בְּזִמָּה, דְּלָא יְדִיעַ, אֲבָל יְדִיעַ — חָיְישִׁינַן, אֶלָּא אֲפִילּוּ דִּידִיעַ — נָמֵי לָא חָיְישִׁינַן.Rava a dit : Ce qu'ont dit nos Maîtres : « Le non-Juif n'a pas de père », ne dis pas que c'est parce qu'ils sont adonnés à la débauche, de sorte que l'identité de leur père n'est pas connue, mais que, si elle est connue, nous nous en soucions ; mais même si elle est connue, nous ne nous en soucions pas non plus.
- דְּהָא שְׁנֵי אַחִין תְּאוֹמִים, דְּטִפָּה אַחַת הִיא וְנֶחְלְקָה לִשְׁתַּיִם, וְקָתָנֵי סֵיפָא: לֹא חוֹלְצִין וְלֹא מְיַיבְּמִין, שְׁמַע מִינַּהּ: אַפְקוֹרֵי אַפְקְרֵיהּ רַחֲמָנָא לְזַרְעֵיהּ, דִּכְתִיב: ״בְּשַׂר חֲמוֹרִים בְּשָׂרָם וְזִרְמַת סוּסִים זִרְמָתָם״.Car voici deux frères jumeaux, qui sont une seule goutte divisée en deux et ont donc certainement le même père, et la dernière partie enseigne : « Ils ne font pas la 'halitsa (cérémonie de déchaussement libérant la veuve d'un frère mort sans enfant) et ne font pas le yiboum » (mariage avec cette veuve). Déduis-en que le Miséricordieux a déclaré sa descendance sans maître, comme il est écrit : « Dont la chair est une chair d'ânes et dont la semence est une semence de chevaux » (Ézéchiel 23, 20).
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי יוֹסֵי: מַעֲשֶׂה בְּנִיפְטַיִים הַגֵּר שֶׁנָּשָׂא אֵשֶׁת אָחִיו מֵאִמּוֹ, וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי חֲכָמִים, וְאָמְרוּ: אֵין אִישׁוּת לַגֵּר. וְאֶלָּא גֵּר דְּקַדֵּישׁ הָכִי נָמֵי לָא תָּפְסִי בַּהּ קִידּוּשִׁין?! אֶלָּא אֵימָא: אֵין אִסּוּר אֵשֶׁת אָח לַגֵּר. מַאי לָאו דְּנַסְבַהּ אַח כְּשֶׁהוּא גֵּר!La Guemara revient à la divergence entre Rav A'ha bar Yaakov et Rav Chéchèt. Viens et entends (une preuve), car Rabbi Yossé a dit : Il y eut un cas avec Niftayim le converti, qui épousa la femme de son frère de par sa mère ; le cas vint devant les Sages, et ils dirent : « Il n'y a pas de mariage pour le converti. » La Guemara s'étonne : Mais alors, un converti qui consacre une femme, là aussi la consécration n'aurait pas de prise sur elle ?! Dis plutôt : « Il n'y a pas d'interdit de la femme d'un frère pour le converti. » N'est-ce pas que le frère l'a épousée alors qu'il était converti ?
- לָא, דְּנַסְבַהּ כְּשֶׁהוּא גּוֹי. כְּשֶׁהוּא גּוֹי, מַאי לְמֵימְרָא? מַהוּ דְּתֵימָא: לִיגְזוֹר כְּשֶׁהוּא גּוֹי אַטּוּ כְּשֶׁהוּא גֵּר, קָא מַשְׁמַע לַן.Non : il l'a épousée alors qu'il était non-Juif. La Guemara demande : S'il l'a épousée alors qu'il était non-Juif, qu'y a-t-il à dire ? C'est évident ! Tu aurais pu dire : Décrétons l'interdit pour un mariage conclu alors qu'il était non-Juif à cause de celui conclu alors qu'il était converti. Elle nous apprend qu'il n'en est rien.
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר בֶּן יָאסְיָין: כְּשֶׁהָלַכְתִּי לִכְרַכֵּי הַיָּם מָצָאתִי גֵּר אֶחָד שֶׁנָּשָׂא אֵשֶׁת אָחִיו מֵאִמּוֹ. אָמַרְתִּי לוֹ: בְּנִי, מִי הִרְשְׁךָ? אָמַר לִי: הֲרֵי אִשָּׁה וְשִׁבְעָה בָּנֶיהָ, עַל סַפְסָל זֶה יָשַׁב רַבִּי עֲקִיבָא וְאָמַר שְׁנֵי דְבָרִים: גֵּר נוֹשֵׂא אֵשֶׁת אָחִיו מֵאִמּוֹ, וְאָמַר: ״וַיְהִי דְבַר ה׳ אֶל יוֹנָה שֵׁנִית לֵאמֹר״ — שֵׁנִית דִּבְּרָה עִמּוֹ שְׁכִינָה, שְׁלִישִׁית לֹא דִּבְּרָה עִמּוֹ שְׁכִינָה. קָתָנֵי מִיהַת גֵּר נוֹשֵׂא אֵשֶׁת אָחִיו מֵאִמּוֹ. מַאי לָאו, דְּנַסְבַהּ אָחִיו כְּשֶׁהוּא גֵּר?Viens et entends (une preuve), car Ben Yassiyan a dit : Quand je suis allé dans les villes d'outre-mer, j'ai trouvé un converti qui avait épousé la femme de son frère de par sa mère. Je lui ai dit : Mon fils, qui te l'a permis ? Il m'a dit : Voici une femme et ses sept fils à qui cela a été permis ; sur ce banc, Rabbi Akiva s'est assis et a dit deux choses : « Un converti peut épouser la femme de son frère de par sa mère », et il a dit : « Et la parole de Hachem fut adressée à Yona une seconde fois, en ces termes » (Yona 3, 1) : une seconde fois la Présence divine a parlé avec lui ; une troisième fois la Présence divine n'a pas parlé avec lui. Elle enseigne en tout cas : « Un converti peut épouser la femme de son frère de par sa mère. » N'est-ce pas que son frère l'a épousée alors qu'il était converti ?
- לָא, דְּנַסְבַהּ כְּשֶׁהוּא גּוֹי. מַאי לְמֵימְרָא? מַהוּ דְּתֵימָא: נִגְזוֹר כְּשֶׁהוּא גּוֹי אַטּוּ כְּשֶׁהוּא גֵּר, קָא מַשְׁמַע לַן.Non : il l'a épousée alors qu'il était non-Juif. La Guemara demande : Qu'y a-t-il à dire ? Tu aurais pu dire : Décrétons l'interdit pour le mariage conclu alors qu'il était non-Juif à cause de celui conclu alors qu'il était converti. Elle nous apprend qu'il n'en est rien.
- וּמִי מְהֵימַן, וְהָאָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: כׇּל תַּלְמִיד חָכָם שֶׁמּוֹרֶה הֲלָכָה וּבָא, אִם קוֹדֶם מַעֲשֶׂה אֲמָרָהּ — שׁוֹמְעִין לוֹ, וְאִם לָאו — אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ!Et est-il digne de foi, ce converti, alors que la décision le concerne personnellement ? Mais Rabbi Abba n'a-t-il pas dit au nom de Rav Houna, qui l'a dit au nom de Rav : Tout érudit qui enseigne une halakha (règle pratique) et qui vient à l'appliquer : s'il l'a dite avant le fait, on l'écoute ; sinon, on ne l'écoute pas !
- אִיבָּעֵית אֵימָא: מוֹרֶה וּבָא הָיָה. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מִשּׁוּם דְּקָאָמַר הֲרֵי אִשָּׁה וְשִׁבְעָה בָּנֶיהָ. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: שָׁאנֵי הָכָא, דְּקָאָמַר מַעֲשֶׂה אַחֲרִינָא בַּהֲדֵהּ.Si tu veux, dis : Il enseignait et ensuite le cas est venu. Et si tu veux, dis : C'est parce qu'il a dit : « Voici une femme et ses sept fils », invoquant un cas réel. Et si tu veux, dis : C'est différent ici, car il a dit un autre fait avec lui, un enseignement sans rapport de Rabbi Akiva, ce qui rend l'ensemble digne de foi.
- אָמַר מָר: ״וַיְהִי דְבַר ה׳ אֶל יוֹנָה שֵׁנִית לֵאמֹר״, שֵׁנִית דִּבְּרָה עִמּוֹ שְׁכִינָה, שְׁלִישִׁית לֹא דִּבְּרָה עִמּוֹ. וְהָא כְּתִיב: ״הוּא הֵשִׁיב [אֶת] גְּבוּל יִשְׂרָאֵל מִלְּבוֹא חֲמָת עַד יָם הָעֲרָבָה כִּדְבַר ה׳ אֲשֶׁר דִּבֶּר בְּיַד עַבְדּוֹ יוֹנָה בֶן אֲמִתַּי הַנָּבִיא״!Le Maître a dit : « Et la parole de Hachem fut adressée à Yona une seconde fois, en ces termes » : une seconde fois la Présence divine a parlé avec lui, une troisième fois elle n'a pas parlé avec lui. Mais il est écrit : au sujet du roi Yarovam fils de Yoach : « C'est lui qui rétablit la frontière d'Israël depuis l'entrée de 'Hamat jusqu'à la mer de la Arava, selon la parole de Hachem qu'Il avait prononcée par l'intermédiaire de Son serviteur Yona fils d'Amitaï, le prophète » (II Rois 14, 25) !
- אָמַר רָבִינָא: עַל עִסְקֵי נִינְוֵה קָאָמַר. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר, הָכִי קָאָמַר: ״כִּדְבַר ה׳ אֲשֶׁר דִּבֶּר בְּיַד עַבְדּוֹ הַנָּבִיא״ — כְּשֵׁם שֶׁנֶּהְפַּךְ לְנִינְוֵה מֵרָעָה לְטוֹבָה, כָּךְ בִּימֵי יָרׇבְעָם בֶּן יוֹאָשׁ נֶהֱפַךְ לָהֶם לְיִשְׂרָאֵל מֵרָעָה לְטוֹבָה.Ravina a dit : Il parlait au sujet de Ninvé. Rav Na'hman bar Its'hak a dit : Voici ce qu'il veut dire : « Selon la parole de Hachem qu'Il avait prononcée par l'intermédiaire de Son serviteur le prophète » : de même que le sort de Ninvé s'est changé du mal en bien, de même, aux jours de Yarovam fils de Yoach, il s'est changé pour Israël du mal en bien.
- תָּא שְׁמַע: גֵּר שֶׁהָיָה לֵידָתוֹ בִּקְדוּשָּׁה וְהוֹרָתוֹ שֶׁלֹּא בִּקְדוּשָּׁה — יֵשׁ לוֹ שְׁאֵר הָאֵם, וְאֵין לוֹ שְׁאֵר הָאָב. כֵּיצַד? נָשָׂא אֲחוֹתוֹ מִן הָאֵם — יוֹצִיא. מִן הָאָב — יְקַיֵּים. אֲחוֹת הָאָב מִן הָאֵם — יוֹצִיא,La Guemara revient à la divergence entre Rav A'ha bar Yaakov et Rav Chéchèt. Viens et entends (une preuve) : Un converti dont la naissance a eu lieu dans la sainteté d'Israël et la conception hors de la sainteté a une parenté du côté de la mère et n'a pas de parenté du côté du père. Comment cela ? S'il a épousé sa sœur de par sa mère, il la renverra, par décret rabbinique ; de par son père, il la gardera. La sœur de son père de par la mère, il la renverra ;
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