Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁיֹּאמְרוּ דְּבַר שְׁמוּעָה מִפִּי בָּעוֹלָם הַזֶּה. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: כׇּל תַּלְמִיד חָכָם שֶׁאוֹמְרִים דְּבַר שְׁמוּעָה מִפִּיו בָּעוֹלָם הַזֶּה, שִׂפְתוֹתָיו דּוֹבְבוֹת בַּקֶּבֶר. אָמַר רַבִּי יִצְחָק בֶּן זְעֵירָא, וְאִיתֵּימָא שִׁמְעוֹן נְזִירָא: מַאי קְרָאָה — ״וְחִכֵּךְ כְּיֵין הַטּוֹב הוֹלֵךְ לְדוֹדִי לְמֵישָׁרִים דּוֹבֵב שִׂפְתֵי יְשֵׁנִים״.qu'ils disent un enseignement en mon nom dans ce monde-ci, après que je l'aurai quitté. Car Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon ben Yo'haï : Tout érudit en Torah au nom duquel on dit un enseignement dans ce monde-ci, ses lèvres remuent dans la tombe. Rabbi Yits'hak ben Zeïra a dit, et certains disent que c'est Chimon le Nazir : Quel est le verset qui l'enseigne ? « Et ton palais est comme le bon vin, qui coule pour mon bien-aimé avec droiture, faisant remuer les lèvres de ceux qui dorment » (Cantique des Cantiques 7, 10).
- כְּכוֹמֶר שֶׁל עֲנָבִים: מָה כּוֹמֶר שֶׁל עֲנָבִים, כֵּיוָן שֶׁמַּנִּיחַ אָדָם אֶצְבָּעוֹ עָלָיו — מִיָּד דּוֹבֵב; אַף תַּלְמִידֵי חֲכָמִים, כֵּיוָן שֶׁאוֹמְרִים דְּבַר שְׁמוּעָה מִפִּיהֶם בָּעוֹלָם הַזֶּה — שִׂפְתוֹתֵיהֶם דּוֹבְבוֹת בַּקֶּבֶר.C'est comme un komer (tas) de raisins mis à chauffer avant le pressurage : de même que, pour un komer de raisins, dès qu'un homme y pose le doigt, aussitôt il remue, de même les érudits en Torah : dès qu'on dit un enseignement en leur nom dans ce monde-ci, leurs lèvres remuent dans la tombe.
- אֶחָד בֶּן תֵּשַׁע שָׁנִים וְכוּ׳. וּרְמִינְהוּ: בֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה שֶׁלֹּא הֵבִיא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת — יָבִיאוּ רְאָיָה שֶׁהוּא בֶּן עֶשְׂרִים, וְהוּא הַסָּרִיס — לֹא חוֹלֵץ וְלֹא מְיַיבֵּם.La Michna a enseigné : Aussi bien pour celui de neuf ans, etc. que pour celui de vingt ans qui n'a pas de signes de puberté. Et l'on oppose cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un homme de vingt ans qui n'a pas produit deux poils : qu'on apporte la preuve qu'il a vingt ans, et il est le saris (eunuque) : il ne fait pas la 'halitsa (cérémonie déliant du lévirat) et n'épouse pas en lévirat.
- בַּת עֶשְׂרִים שָׁנָה שֶׁלֹּא הֵבִיאָה שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת — יָבִיאוּ רְאָיָה שֶׁהִיא בַּת עֶשְׂרִים, וְהִיא הָאַיְלוֹנִית — לֹא חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת.Une femme de vingt ans qui n'a pas produit deux poils : qu'on apporte la preuve qu'elle a vingt ans, et elle est l'aïlonit (femme qui ne se développe pas et ne peut enfanter) : elle ne fait pas la 'halitsa et n'entre pas en lévirat. Il en ressort que celui de vingt ans n'a pas le même statut que le garçon de neuf ans.
- הָא אִתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר יִצְחָק אָמַר רַב: וְהוּא שֶׁנּוֹלְדוּ לוֹ סִימָנֵי סָרִיס. אָמַר רָבָא: דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: וְהוּא הַסָּרִיס. שְׁמַע מִינַּהּ.La Guemara répond : N'a-t-il pas été dit à ce sujet : Rav Chmouel bar Yits'hak a dit que Rav a dit : Cela ne vaut que s'il lui est apparu des signes de saris. Rava a dit : C'est aussi précis dans le texte, car il est enseigné : « et il est le saris ». Déduis-en que c'est bien cela.
- וְכִי לֹא נוֹלְדוּ לוֹ סִימָנֵי סָרִיס, עַד כַּמָּה? תָּנֵי דְּבֵי רַבִּי חִיָּיא: עַד רוֹב שְׁנוֹתָיו.Et s'il ne lui est pas apparu de signes de saris, jusqu'à quand est-il considéré comme mineur ? L'école de Rabbi 'Hiya a enseigné : Jusqu'à la majorité de ses années, c'est-à-dire trente-cinq ans, la moitié de soixante-dix.
- כִּי אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אִי כָּחוּשׁ אֲמַר לְהוּ: זִילוּ אַבְרְיוּהּ. וְאִי בָּרִיא אֲמַר לְהוּ: זִילוּ אַכְחֲשׁוּהּ. דְּהָנֵי סִימָנִין, זִמְנִין דְּנָתְרִי מֵחֲמַת כְּחִישׁוּתָא, וְזִמְנִין דְּנָתְרִי מֵחֲמַת בְּרִיּוּתָא.Quand on venait devant Rava à ce sujet, s'il était maigre, il leur disait : Allez l'engraisser ; et s'il était gras, il leur disait : Allez le faire maigrir. Car ces signes tombent parfois à cause de la maigreur, et parfois à cause de l'embonpoint.
הֲדַרַן עֲלָךְ הָאִשָּׁה רַבָּה
Nous reviendrons à toi, HaIcha Rabba (fin du chapitre « La femme… »)- נוֹשְׂאִין עַל הָאֲנוּסָה וְעַל הַמְפוּתָּה, הָאוֹנֵס וְהַמְפַתֶּה עַל הַנְּשׂוּאָה — חַיָּיב. נוֹשֵׂא אָדָם אֲנוּסַת אָבִיו וּמְפוּתַּת אָבִיו, אֲנוּסַת בְּנוֹ וּמְפוּתַּת בְּנוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹסֵר בַּאֲנוּסַת אָבִיו וּמְפוּתַּת אָבִיו.MICHNA : On peut épouser la parente de la femme violée et de la femme séduite ; mais celui qui viole ou séduit la parente de celle qui lui est mariée est passible, selon le degré de parenté. Un homme peut épouser la femme violée par son père et la femme séduite par son père, la femme violée par son fils et la femme séduite par son fils. Rabbi Yehouda interdit la femme violée par son père et la femme séduite par son père.
- גְּמָ׳ תְּנֵינָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: אָנַס אִשָּׁה — מוּתָּר לִישָּׂא בִּתָּהּ, נָשָׂא אִשָּׁה — אָסוּר לִישָּׂא בִּתָּהּ. וּרְמִינְהוּ: הַנִּטְעָן מִן הָאִשָּׁה — אָסוּר בְּאִמָּהּ וּבְבִתָּהּ וּבַאֲחוֹתָהּ! מִדְּרַבָּנַן.GUEMARA : Nous avons appris dans la Michna ce qu'ont enseigné nos Maîtres dans une baraïta : Celui qui a violé une femme a le droit d'épouser sa fille ; celui qui a épousé une femme n'a pas le droit d'épouser sa fille. Et l'on oppose : Celui qui est soupçonné de relation avec une femme a l'interdiction d'épouser sa mère, sa fille et sa sœur ! La Guemara répond : Cet interdit est d'ordre rabbinique, de peur qu'il ne retourne vers elle après avoir épousé sa parente.
- וְכֹל הֵיכָא דְּאִיכָּא אִיסּוּרָא מִדְּרַבָּנַן תָּנֵי נוֹשְׂאִין לְכַתְּחִלָּה?! כִּי תְּנַן מַתְנִיתִין — לְאַחַר מִיתָה.La Guemara demande : Et partout où il y a un interdit d'ordre rabbinique, enseigne-t-on : « on peut épouser » a priori ?! La Guemara répond : Lorsque nous avons appris la Michna, c'est après la mort de la femme en question.
- מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: בְּכוּלָּן נֶאֱמַר שְׁכִיבָה, וְכָאן נֶאֱמַר קִיחָה, לוֹמַר לְךָ: דֶּרֶךְ לִיקּוּחִין אָסְרָה תּוֹרָה.D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné : Dans tous les cas, il est dit « coucher », et ici il est dit « prendre », pour te dire que la Torah a interdit ces parentes seulement par la voie du mariage.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, גַּבֵּי אֲחוֹתוֹ דִּכְתִיב: ״אִישׁ אֲשֶׁר יִקַּח אֶת אֲחוֹתוֹ בַּת אָבִיו אוֹ בַת אִמּוֹ״, הָכִי נָמֵי דֶּרֶךְ קִיחָה הוּא דַּאֲסִיר, דֶּרֶךְ שְׁכִיבָה שְׁרֵי?!Rav Pappa a dit à Abayé : S'il en est ainsi, pour sa sœur, dont il est écrit : « Un homme qui prendra sa sœur, fille de son père ou fille de sa mère » (Lévitique 20, 17), dira-t-on aussi que c'est seulement par la voie du « prendre » qu'elle est interdite, et que par la voie du « coucher » elle est permise ?!
- אֲמַר לֵיהּ: לִיקּוּחִין כְּתִיבִי בַּתּוֹרָה סְתָם. הָרָאוּי לְקִיחָה — קִיחָה, הָרָאוּי לִשְׁכִיבָה — שְׁכִיבָה.Il lui a dit : « Prendre » est écrit dans la Torah sans précision : celle qui peut être prise, c'est un « prendre » par mariage ; celle qui ne peut que faire l'objet d'un « coucher », c'est un « coucher ».
- רָבָא אָמַר: אָנַס אִשָּׁה — מוּתָּר לִישָּׂא בִּתָּהּ מֵהָכָא, כְּתִיב: ״עֶרְוַת בַּת בִּנְךָ אוֹ בַת בִּתְּךָ לֹא תְגַלֶּה״, הָא בַּת בְּנָהּ דִּידַהּ, וּבַת בִּתָּהּ דִּידַהּ — גַּלִּי,Rava a dit : Que celui qui a violé une femme ait le droit d'épouser sa fille, on l'apprend d'ici. Il est écrit : « La nudité de la fille de ton fils ou de la fille de ta fille, tu ne la découvriras pas » (Lévitique 18, 10) : d'où il ressort que la fille de son fils à elle et la fille de sa fille à elle, tu les découvres.
- וּכְתִיב: ״עֶרְוַת אִשָּׁה וּבִתָּהּ לֹא תְגַלֵּה אֶת בַּת בְּנָהּ וְאֶת בַּת בִּתָּהּ לֹא תִקַּח״, הָא כֵּיצַד? כָּאן בָּאוֹנָסִין, כָּאן בְּנִשּׂוּאִין.Et il est écrit : « La nudité d'une femme et de sa fille, tu ne la découvriras pas ; la fille de son fils et la fille de sa fille, tu ne les prendras pas » (Lévitique 18, 17). Comment cela ? Comment concilier les deux versets ? Ici il s'agit des cas de viol, là il s'agit du mariage.
- אֵיפוֹךְ אֲנָא? עֲרָיוֹת ״שְׁאֵר״ כְּתִיב בְּהוּ. בְּנִשּׂוּאִין אִיכָּא שְׁאֵר, בָּאוֹנָסִין לֵיכָּא שְׁאֵר.Pourquoi ne pas inverser, moi ? La Guemara répond : Pour les unions interdites, il est écrit « cheèr » (parenté, chair) ; dans le mariage il y a parenté, dans le viol il n'y a pas de parenté.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹסֵר בַּאֲנוּסַת אָבִיו וְכוּ׳. אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה, דִּכְתִיב: ״לֹא יִקַּח אִישׁ אֶת אֵשֶׁת אָבִיו וְלֹא יְגַלֶּה כְּנַף אָבִיו״, כָּנָף שֶׁרָאָה אָבִיו לֹא יְגַלֶּה.Rabbi Yehouda interdit la femme violée par son père, etc. Rav Guidel a dit que Rav a dit : Quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? Car il est écrit : « Un homme ne prendra pas la femme de son père, et il ne découvrira pas le pan de vêtement de son père » (Deutéronome 23, 1) : le pan qu'a vu son père, il ne le découvrira pas.
- וּמִמַּאי דְּבַאֲנוּסָה כְּתִיב — דִּכְתִיב מֵעִילָּוֵיהּ דִּקְרָא: ״וְנָתַן הָאִישׁ הַשּׁוֹכֵב עִמָּהּ לַאֲבִי הַנַּעֲרָה חֲמִשִּׁים כָּסֶף״.Et d'où sait-on que ce verset est écrit à propos de la femme violée ? Car il est écrit juste au-dessus dans le texte : « L'homme qui a couché avec elle donnera au père de la jeune fille cinquante sicles d'argent » (Deutéronome 22, 29).
- וְרַבָּנַן: אִי הֲוָה סְמִיךְ לֵיהּ — כִּדְקָאָמְרַתְּ. הַשְׁתָּא דְּלָא סְמִיךְ לֵיהּ, מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַב עָנָן. דְּאָמַר רַב עָנָן אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּשׁוֹמֶרֶת יָבָם שֶׁל אָבִיו הַכָּתוּב מְדַבֵּר. וּמַאי ״כְּנַף אָבִיו״ — כָּנָף הָרָאוּי לְאָבִיו לֹא יְגַלֶּה.Et les Rabbanan ? Comment répondent-ils à cette preuve ? S'il avait été juxtaposé à ce verset, ce serait comme tu le dis. Mais maintenant qu'il ne lui est pas juxtaposé, il est nécessaire pour l'enseignement de Rav Anan. Car Rav Anan a dit que Chmouel a dit : Le verset parle de la chomérèt yavam (veuve sans enfant en attente de son beau-frère lévirique) de son père. Et que signifie « le pan de son père » ? Le pan qui revient à son père, il ne le découvrira pas.
- וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם דּוֹדָתוֹ! לַעֲבוֹר עָלֶיהָ בִּשְׁנֵי לָאוִין.Déduis-le plutôt du fait qu'elle est sa tante ! Pourquoi un verset spécial ? La Guemara répond : Pour qu'il transgresse à son sujet deux interdits.
- וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם יְבָמָה לַשּׁוּק! לַעֲבוֹר עָלֶיהָ בִּשְׁלֹשָׁה לָאוִין. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לְאַחַר מִיתָה.Déduis-le plutôt du fait que c'est une yevama qui s'unit à un étranger ! La Guemara répond : Pour qu'il transgresse à son sujet trois interdits. Et si tu veux, dis : il s'agit de la période après la mort de son père.
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