Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲחוֹת אִשָּׁה, דִּבְמֵזִיד לָא אֲסִירָא מִדְּאוֹרָיְיתָא, בְּשׁוֹגֵג לָא גְּזַרוּ בַּהּ רַבָּנַן. וּמְנָלַן דְּלָא אֲסִירָא, דְּתַנְיָא: ״אוֹתָהּ״, אוֹתָהּ — שְׁכִיבָתָהּ אוֹסַרְתָּהּ, וְאֵין שְׁכִיבַת אֲחוֹתָהּ אוֹסַרְתָּהּ.mais pour la sœur de la femme, qui, si l'acte a été commis sciemment, n'est pas interdite selon la Torah, si c'est par erreur nos Maîtres n'ont pas décrété à son sujet. Et d'où savons-nous qu'elle n'est pas interdite ? Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Avec elle » (Nombres 5, 13) : « elle » : c'est sa propre cohabitation qui l'interdit, et la cohabitation de sa sœur ne l'interdit pas.
- שֶׁיָּכוֹל, וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁבָּא עַל אִיסּוּר קַל — נֶאֱסָר הָאוֹסֵר, מְקוֹם שֶׁבָּא עַל אִיסּוּר חָמוּר — אֵינוֹ דִּין שֶׁנֶּאֱסָר הָאוֹסֵר.Car on aurait pu penser : N'est-ce pas un raisonnement logique ? Si là où il a transgressé un interdit léger, celui qui interdit est lui-même interdit, là où il a transgressé un interdit grave, n'est-il pas logique que celui qui interdit soit interdit ? La Guemara expliquera plus loin ce raisonnement.
- אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: לֹא נֶחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל בְּבָא עַל חֲמוֹתוֹ שֶׁפָּסַל אֶת אִשְׁתּוֹ, עַל מָה נֶחְלְקוּ — בְּבָא עַל אֲחוֹת אִשְׁתּוֹ, שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: פָּסַל, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: לֹא פָּסַל. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: לֹא נֶחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל בְּבָא עַל אֲחוֹת אִשְׁתּוֹ שֶׁלֹּא פָּסַל אֶת אִשְׁתּוֹ, עַל מָה נֶחְלְקוּ — בְּבָא עַל חֲמוֹתוֹ, שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: פָּסַל, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: לֹא פָּסַל.Rabbi Yehouda a dit : Beit Chammaï et Beit Hillel n'ont pas divergé sur celui qui a cohabité avec sa belle-mère : il a disqualifié sa femme. Sur quoi ont-ils divergé ? Sur celui qui a cohabité avec la sœur de sa femme : Beit Chammaï disent : Il l'a disqualifiée, et Beit Hillel disent : Il ne l'a pas disqualifiée. Rabbi Yossé a dit : Beit Chammaï et Beit Hillel n'ont pas divergé sur celui qui a cohabité avec la sœur de sa femme : il n'a pas disqualifié sa femme. Sur quoi ont-ils divergé ? Sur celui qui a cohabité avec sa belle-mère : Beit Chammaï disent : Il l'a disqualifiée, et Beit Hillel disent : Il ne l'a pas disqualifiée.
- לְפִי שֶׁבַּתְּחִלָּה, הוּא מוּתָּר בְּכׇל הַנָּשִׁים שֶׁבָּעוֹלָם, וְהִיא מוּתֶּרֶת בְּכׇל הָאֲנָשִׁים שֶׁבָּעוֹלָם. קִדְּשָׁהּ — הוּא אֲסָרָהּ, וְהִיא אֲסָרַתּוּ. מְרוּבֶּה אִיסּוּר שֶׁאֲסָרָהּ, מֵאִיסּוּר שֶׁאֲסָרַתְהוּ. שֶׁהוּא אֲסָרָהּ בְּכׇל אֲנָשִׁים שֶׁבָּעוֹלָם, וְהִיא לָא אֲסָרַתְהוּ אֶלָּא בִּקְרוֹבוֹתֶיהָ.Rabbi Yossé explique pourquoi il n'y a pas de divergence pour la sœur de la femme : Car au début, lui est permis à toutes les femmes du monde, et elle est permise à tous les hommes du monde. Il l'a consacrée : il l'a interdite à tous, et elle l'a interdit à ses parentes. L'interdit par lequel il l'a interdite est plus étendu que l'interdit par lequel elle l'a interdit, car il l'a interdite à tous les hommes du monde, et elle ne l'a interdit qu'à ses parentes.
- וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה הוּא, שֶׁאֲסָרָהּ בְּכׇל אֲנָשִׁים שֶׁבָּעוֹלָם, שָׁגְגָה בָּאָסוּר לָהּ — אֵינָהּ נֶאֱסֶרֶת בַּמּוּתָּר לָהּ, הִיא, שֶׁלֹּא אֲסָרַתְהוּ אֶלָּא בִּקְרוֹבוֹתֶיהָ, שָׁגַג בָּאָסוּר לוֹ — אֵינוֹ דִּין שֶׁלֹּא נֶאֱסַר (לוֹ) בַּמּוּתָּר לוֹ?!Or n'est-ce pas un raisonnement logique ? Si lui, qui l'a interdite à tous les hommes du monde, lorsqu'elle a fauté par erreur avec celui qui lui est interdit, elle n'est pas interdite à celui qui lui est permis, son mari ; alors elle, qui ne l'a interdit qu'à ses parentes, lorsqu'il a fauté par erreur avec celle qui lui est interdite, sa sœur, n'est-il pas logique qu'il ne soit pas interdit (à lui) à celle qui lui est permise, sa femme ?
- וְזֶה הַדִּין לְשׁוֹגֵג. לְמֵזִיד מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹתָהּ״, אוֹתָהּ — שְׁכִיבָתָהּ אוֹסַרְתָּהּ, וְאֵין שְׁכִיבַת אֲחוֹתָהּ אוֹסַרְתָּהּ.Et ce raisonnement vaut pour celui qui agit par erreur. Pour celui qui agit sciemment, d'où le savons-nous ? Le verset enseigne : « Avec elle » : « elle » : c'est sa propre cohabitation qui l'interdit, et la cohabitation de sa sœur ne l'interdit pas.
- אָמַר רַבִּי אַמֵּי אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה — דִּכְתִיב: ״בָּאֵשׁ יִשְׂרְפוּ אוֹתוֹ וְאֶתְהֶן״, וְכִי כׇּל הַבַּיִת כּוּלּוֹ בִּשְׂרֵפָה?! אִם אֵינוֹ עִנְיָן לִשְׂרֵפָה, תְּנֵהוּ עִנְיָן לְאִיסּוּרָא.Rabbi Ami a dit au nom de Rech Lakich : Quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? Car il est écrit : « On les brûlera par le feu, lui et elles » (Lévitique 20, 14). Toute la maison serait-elle donc passible du feu ? Si cela ne concerne pas le supplice du feu, applique-le à l'interdit : toutes deux lui sont interdites.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. הָהוּא דַּעֲבַד אִיסּוּרָא בַּחֲמָתֵיהּ. אַתְיֵיהּ רַב יְהוּדָה, נַגְּדֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: אִי לָאו דְּאָמַר שְׁמוּאֵל אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה — אַסְרִיתַהּ עֲלָךְ אִיסּוּרָא דְעָלַם.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : La halakha n'est pas conforme à Rabbi Yehouda. Un certain homme commit une transgression avec sa belle-mère. Rav Yehouda le fit amener et le fit flageller. Il lui dit : Si Chmouel n'avait pas dit que la halakha n'est pas conforme à Rabbi Yehouda, je te l'aurais interdite d'une interdiction perpétuelle, ta femme.
- מַאי ״אִיסּוּר קַל״? אָמַר רַב חִסְדָּא: מַחְזִיר גְּרוּשָׁתוֹ מִשֶּׁנִּשֵּׂאת.Quel est « l'interdit léger » mentionné dans la baraïta ? Rav 'Hisda a dit : Celui qui reprend sa femme divorcée après qu'elle s'est remariée.
- בָּא עָלֶיהָ הַאי — אַסְרַהּ עֲלֵיהּ דְּהַאי. בָּא עָלֶיהָ אִידַּךְ — אַסְרַהּ עֲלֵיהּ דְּהַאי.Celui-ci a cohabité avec elle, le second mari : il l'a interdite à celui-là, le premier. L'autre a cohabité avec elle, le premier, qui l'a reprise après qu'elle a été divorcée du second : il l'a interdite à celui-ci. Ainsi celui qui interdit est lui-même interdit.
- מָה לְמַחְזִיר גְּרוּשָׁתוֹ מִשֶּׁנִּשֵּׂאת, שֶׁכֵּן נִטְמָא הַגּוּף, וְאִיסּוּרָהּ בְּרוֹב, וְאִיסּוּרָהּ אִיסּוּר עוֹלָם.La Guemara rejette : Que dire de celui qui reprend sa femme divorcée après qu'elle s'est remariée ? Car là le corps a été souillé, son interdit s'applique à la majorité des gens, et son interdit est un interdit perpétuel.
- אֶלָּא אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: יְבָמָה. יְבָמָה לְמַאן? אִילֵּימָא לְאַחֵר, וְכִדְרַב הַמְנוּנָא, דְּאָמַר רַב הַמְנוּנָא: שׁוֹמֶרֶת יָבָם שֶׁזִּינְּתָה אֲסוּרָה לִיבָמָהּ —Plutôt, Rech Lakich a dit : Il s'agit de la yevama (veuve soumise au lévirat). La yevama avec qui ? Si tu dis : avec un autre homme que le yavam (beau-frère lévir), et conformément à Rav Hamnouna ; car Rav Hamnouna a dit : La yevama en attente qui s'est livrée à la débauche est interdite à son yavam —
- מָה לִיבָמָה שֶׁכֵּן נִטְמָא הַגּוּף, וְאִיסּוּרָהּ בְּרוֹב.Que dire de la yevama ? Car là le corps a été souillé, et son interdit s'applique à la majorité des gens.
- אֶלָּא יְבָמָה לָאַחִין. עֲבַד בַּהּ מַאֲמָר הַאי — אַסְרַהּ עֲלֵיהּ דְּהַאי. בָּא עָלֶיהָ אִידַּךְ — אַסְרַהּ עֲלֵיהּ דְּהַאי. מַאי אִירְיָא שֶׁבָּא עָלֶיהָ שֵׁנִי? אֲפִילּוּ עֲבַד בָּהּ נָמֵי מַאֲמָר!Plutôt, la yevama avec les frères. Celui-ci a effectué sur elle un maamar (consécration de lévirat) : il l'a interdite à celui-là. L'autre a cohabité avec elle : il l'a interdite à celui-ci. Pourquoi parler spécifiquement du cas où le second a cohabité avec elle ? Même s'il a effectué sur elle un maamar aussi !
- הָא לָא קַשְׁיָא, כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל, דְּאָמַר: אֵין מַאֲמָר אַחַר מַאֲמָר. אֶלָּא, אֲפִילּוּ נָתַן לָהּ גֵּט, וַאֲפִילּוּ חָלַץ לָהּ!Cela n'est pas difficile : c'est selon Rabban Gamliel, qui a dit : Il n'y a pas de maamar après un maamar. Plutôt, voici l'objection : même s'il lui a donné un get (acte de divorce), et même s'il lui a accordé la 'halitsa (déchaussement libérant du lévirat), elle est interdite au premier !
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: סוֹטָה. סוֹטָה לְמַאן? אִילֵימָא לַבַּעַל: בָּא עָלֶיהָ בַּעַל — אַסְרַהּ עֲלֵיהּ דְּבוֹעֵל. מַאי אִירְיָא בָּא עָלֶיהָ? אֲפִילּוּ נָתַן לָהּ גֵּט — וַאֲפִילּוּ אָמַר ״אֵין אֲנִי מַשְׁקֶה״!Plutôt, Rabbi Yo'hanan a dit : Il s'agit de la sota (femme soupçonnée d'adultère). La sota envers qui ? Si tu dis : envers le mari : le mari a cohabité avec elle, il l'a interdite à l'amant. Pourquoi parler spécifiquement du cas où il a cohabité avec elle ? Même s'il lui a donné un get, et même s'il a dit : « Je ne la ferai pas boire », elle est interdite à l'amant !
- אֶלָּא סוֹטָה לַבּוֹעֵל. הַאי אִיסּוּר קַל הוּא? אִיסּוּר חָמוּר הוּא, דְּהַיְינוּ אֵשֶׁת אִישׁ!Plutôt, la sota envers l'amant. Est-ce là un interdit léger ? C'est un interdit grave, car c'est celui de la femme mariée !
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