Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: אֵשֶׁת אִישׁ. וְכֵן כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵשֶׁת אִישׁ. וּמַאי קָרֵי לַהּ ״אִיסּוּר קַל״ — שֶׁאֵין הָאוֹסְרָהּ אוֹסְרָהּ כׇּל יָמָיו. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אַבָּא חָנָן אָמַר מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר: אֵשֶׁת אִישׁ.Mais alors, Rava a dit : l'« interdit léger » dont parle la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) est celui de la femme mariée. Et de même, quand Ravin est venu d'Erets Israël, il a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : il s'agit de la femme mariée. Et pourquoi l'appelle-t-il « interdit léger » ? Parce qu'il est plus léger que d'autres interdits, en ceci que celui qui la rend interdite, son mari, ne la rend pas interdite pour tous ses jours, puisqu'il peut lever l'interdit en lui donnant un get (acte de divorce). Il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta : Abba 'Hanan a dit au nom de Rabbi Elazar : il s'agit de la femme mariée.
- וּמָה בִּמְקוֹם הַבָּא עַל אִיסּוּר קַל, שֶׁאֵין הָאוֹסְרָהּ אוֹסְרָהּ כׇּל יָמָיו — נֶאֱסָר הָאוֹסֵר, הַבָּא עַל אִיסּוּר חָמוּר, שֶׁהָאוֹסְרָהּ אוֹסְרָהּ כׇּל יָמָיו — אֵינוֹ דִּין שֶׁנֶּאֱסָר הָאוֹסְרָהּ?La Guemara explique le kal va'homer (raisonnement a fortiori) selon cette opinion : Si, dans le cas où un homme a une relation avec une femme mariée, qui est un interdit léger, puisque celui qui la rend interdite ne la rend pas interdite pour tous ses jours, celui qui rend interdit (le mari) devient interdit à sa femme adultère, alors celui qui a une relation relevant d'un interdit grave, comme la sœur de sa femme, où celui qui la rend interdite, c'est-à-dire qui rend sa propre femme interdite, la rend interdite pour tous ses jours, puisque tant que sa femme vit, sa sœur lui reste interdite, n'est-il pas logique que celui qui la rend interdite devienne interdit à sa femme ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹתָהּ״, אוֹתָהּ — שְׁכִיבָתָהּ אוֹסַרְתָּהּ, וְאֵין שְׁכִיבַת אֲחוֹתָהּ אוֹסַרְתָּהּ.C'est pourquoi le verset dit : « elle » (Nombres 5, 13), d'où l'on déduit : « elle », c'est-à-dire que c'est sa propre relation qui la rend interdite, et que la relation de sa sœur ne la rend pas interdite.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כֹּל שֶׁפּוֹסֵל וְכוּ׳. מַאי קָאָמַר רַבִּי יוֹסֵי? אִילֵּימָא דְּקָאָמַר תַּנָּא קַמָּא, דְּאָזֵיל אִשְׁתּוֹ וְגִיסוֹ לִמְדִינַת הַיָּם — אֵשֶׁת גִּיסוֹ אֲסִירָא, וְאִשְׁתּוֹ שַׁרְיָא,La Michna a enseigné : Rabbi Yossé dit : Quiconque disqualifie autrui se disqualifie lui-même, etc. Que veut dire Rabbi Yossé ? Si l'on dit qu'il se réfère à ce qu'a dit le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna), à savoir que, si sa femme et son beau-frère (le mari de la sœur de sa femme) sont partis outre-mer et qu'il a eu par erreur une relation avec la sœur de sa femme, la femme de son beau-frère est interdite à son mari et sa propre femme est permise à lui,
- וְקָאָמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹסֵי: כִּי הֵיכִי דְּאִשְׁתּוֹ שַׁרְיָא — אֵשֶׁת גִּיסוֹ נָמֵי שַׁרְיָא. אִי הָכִי, כׇּל שֶׁאֵין פּוֹסֵל עַל יְדֵי אֲחֵרִים — אֵין פּוֹסֵל עַל יְדֵי עַצְמוֹ, כֹּל שֶׁאֵין פּוֹסֵל עַל יְדֵי עַצְמוֹ — אֵינוֹ פּוֹסֵל עַל יְדֵי אֲחֵרִים, מִיבַּעְיָא לֵיהּ!et que Rabbi Yossé lui dit : De même que sa femme est permise à lui, la femme de son beau-frère est aussi permise à son mari, s'il en est ainsi, sa formulation est imprécise : au lieu de dire : « Quiconque ne disqualifie pas par autrui ne disqualifie pas par lui-même », il aurait dû dire : « Quiconque ne disqualifie pas par lui-même, c'est-à-dire que sa relation ne lui interdit pas sa propre femme, ne disqualifie pas par autrui », puisque c'est de cela que dépend sa preuve !
- וְאֶלָּא כִּי הֵיכִי דְּאֵשֶׁת גִּיסוֹ אֲסִירָא — אִשְׁתּוֹ נָמֵי אֲסִירָא. הָתִינַח ״כֹּל שֶׁפּוֹסֵל״, — ״כֹּל שֶׁאֵינוֹ פּוֹסֵל״ מַאי עֲבִידְתֵּיהּ?Mais alors, on expliquera en sens inverse : Rabbi Yossé dit que, de même que la femme de son beau-frère est interdite à son mari, sa propre femme est aussi interdite à lui. Cela convient pour la clause « Quiconque disqualifie », mais « Quiconque ne disqualifie pas », quel est son rôle ? Cette clause n'a aucun lien avec le propos de Rabbi Yossé.
- אָמַר רַבִּי אַמֵּי אַרֵישָׁא: נִיסֵּת עַל פִּי בֵּית דִּין — תֵּצֵא, וּפְטוּרָה מִן הַקׇּרְבָּן. עַל פִּי עֵדִים — תֵּצֵא, וְחַיֶּיבֶת בְּקׇרְבָּן. יִפָּה כֹּחוֹ שֶׁל בֵּית דִּין, שֶׁפֹּטְרָהּ מִן הַקׇּרְבָּן.Rabbi Ami a dit : Rabbi Yossé se réfère à la première partie du chapitre, à savoir la première Michna, où il est enseigné qu'une femme à qui l'on a annoncé la mort de son mari et qui s'est remariée sur décision du tribunal doit quitter son second mari et est exempte du sacrifice ; si elle s'est remariée sur la foi de témoins, sans décision du tribunal, elle doit quitter son second mari et est obligée d'apporter un sacrifice. Ainsi, la puissance du tribunal est plus grande, puisqu'il l'exempte du sacrifice.
- וְקָאָמַר תַּנָּא קַמָּא: לָא שְׁנָא עַל פִּי עֵדִים, דְּאֵשֶׁת גִּיסוֹ שַׁרְיָא. וְלָא שְׁנָא עַל פִּי בֵּית דִּין, דְּאֵשֶׁת גִּיסוֹ אֲסִירָא.Et le premier Tanna dit donc, dans le cas de sa femme et de son beau-frère partis outre-mer : il n'y a pas de différence entre le cas où la femme du beau-frère l'a épousé sur la foi de témoins, où la femme de son beau-frère est permise à son mari, et il n'y a pas de différence avec le cas où elle l'a épousé sur décision du tribunal, où la femme de son beau-frère est interdite à son mari : dans les deux cas, sa propre femme lui reste permise.
- וְקָאָמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹסֵי: עַל פִּי בֵּית דִּין, דְּפוֹסֵל עַל יְדֵי אֲחֵרִים — פּוֹסֵל עַל יְדֵי עַצְמוֹ. עַל פִּי עֵדִים, דְּאֵינוֹ פּוֹסֵל עַל יְדֵי אֲחֵרִים — אֵינוֹ פּוֹסֵל עַל יְדֵי עַצְמוֹ.Et Rabbi Yossé lui dit : celui qui l'a épousée sur décision du tribunal, qui disqualifie par autrui, disqualifie aussi par lui-même sa propre femme ; mais celui qui l'a épousée sur la foi de témoins, qui ne disqualifie pas par autrui, ne disqualifie pas non plus par lui-même.
- רַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא אָמַר: לְעוֹלָם אַסֵּיפָא (הָא — דִּנְסֵיב אֵשֶׁת גִּיסוֹ, וְהָא — דִּנְסֵיב אֲרוּסַת גִּיסוֹ). הָא — דְּאָזְלִי אֲרוּסָתוֹ וְגִיסוֹ, הָא — דְּאָזְלִי אִשְׁתּוֹ וְגִיסוֹ, וְקָאָמַר תַּנָּא קַמָּא: לָא שְׁנָא אִשְׁתּוֹ וְגִיסוֹ, וְלָא שְׁנָא אֲרוּסָתוֹ וְגִיסוֹ — אֵשֶׁת גִּיסוֹ אֲסִירָא, וְאִשְׁתּוֹ שַׁרְיָא,Rabbi Yits'hak Nap'ha a dit : En réalité, Rabbi Yossé se réfère à la dernière partie de la Michna, et l'explication est la suivante (l'un des cas est celui de l'homme qui a épousé la femme de son beau-frère, et l'autre celui de l'homme qui a épousé la fiancée de son beau-frère). L'un est le cas où sa fiancée et son beau-frère sont partis outre-mer, l'autre le cas où sa femme et son beau-frère sont partis. Et le premier Tanna dit : Il n'y a pas de différence entre sa femme et son beau-frère, et il n'y a pas de différence avec sa fiancée et son beau-frère : la femme de son beau-frère est interdite à son mari et sa propre femme ou fiancée lui est permise.
- וְקָאָמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹסֵי: אִשְׁתּוֹ וְגִיסוֹ, דְּלֵיכָּא לְמֵימַר תְּנָאָה הֲוָה לֵיהּ בְּנִשּׂוּאִין, דְּאֵינוֹ פּוֹסֵל עַל יְדֵי אַחֵר — אֵינוֹ פּוֹסֵל עַל יְדֵי עַצְמוֹ. אֲרוּסָתוֹ וְגִיסוֹ, דְּאִיכָּא לְמֵימַר תְּנָאָה הֲוָה לֵיהּ בְּקִידּוּשִׁין, וּפוֹסֵל עַל יְדֵי אֲחֵרִים — אַף פּוֹסֵל עַל יְדֵי עַצְמוֹ.Et Rabbi Yossé lui dit : pour sa femme et son beau-frère, où l'on ne peut pas dire qu'il avait posé une condition lors du mariage, tout le monde comprend que l'union avec la sœur était une erreur ; comme il ne disqualifie pas par autrui, il ne disqualifie pas non plus par lui-même. Mais pour sa fiancée et son beau-frère, où l'on peut dire qu'il avait posé une condition lors des kiddouchin (les fiançailles) et que celle-ci ne s'est pas réalisée, et où il disqualifie par autrui, il disqualifie aussi par lui-même : sa fiancée lui devient interdite.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי. מַתְקֵיף לַהּ רַב יוֹסֵף: וּמִי אָמַר שְׁמוּאֵל הָכִי? וְהָאִתְּמַר: יְבָמָה, רַב אָמַר: הֲרֵי הִיא כְּאֵשֶׁת אִישׁ, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: אֵינָהּ כְּאֵשֶׁת אִישׁ. וְאָמַר רַב הוּנָא: כְּגוֹן שֶׁקִּדֵּשׁ אָחִיו אֶת הָאִשָּׁה, וְהָלַךְ לוֹ לִמְדִינַת הַיָּם, וְשָׁמַע שֶׁמֵּת אָחִיו, וְעָמַד וְנָשָׂא אֶת אִשְׁתּוֹ.Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : La halakha (règle pratique) est conforme à Rabbi Yossé. Rav Yossef a soulevé une difficulté : Chmouel a-t-il vraiment dit cela ? Or il a été dit par les Amoraïm, au sujet de la yevama (veuve sans enfant liée au frère de son mari) : Rav a dit : Elle est comme une femme mariée, et Chmouel a dit : Elle n'est pas comme une femme mariée. Et Rav Houna a dit que leur machlokèt (divergence d'opinions) porte sur le cas où son frère a fiancé une femme, puis est parti outre-mer, et où l'autre a entendu que son frère était mort, et s'est levé et a épousé sa femme en lévirat, après quoi le frère disparu est revenu.
- דְּרַב אָמַר: הֲרֵי הִיא כְּאֵשֶׁת אִישׁ — וַאֲסוּרָה לַיָּבָם, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: אֵינָהּ כְּאֵשֶׁת אִישׁ, וְשַׁרְיָא לֵיהּ!Car Rav a dit : Elle est comme une femme mariée qui s'est remariée sur la foi d'un témoignage de décès, et elle est interdite au yavam, c'est-à-dire à son premier mari, devenu son yavam (beau-frère lévirique) du fait que son frère l'a épousée ; et Chmouel a dit : Elle n'est pas comme une femme mariée, et elle lui est permise ! Cela contredit la décision de Chmouel selon Rabbi Yossé, puisque là aussi les gens pourraient croire qu'il y avait une condition dans les fiançailles.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וּמִמַּאי דְּכִי אָמַר שְׁמוּאֵל הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי — אַדְּרַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא קָאָמַר? דִּלְמָא אַדְּרַבִּי אַמֵּי קָאָמַר! וְאִי נָמֵי אַדְּרַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא, מִמַּאי דְּאַ״פּוֹסֵל״,Abayé lui a dit : Et d'où sais-tu que, lorsque Chmouel a dit : La halakha est conforme à Rabbi Yossé, il parlait selon l'explication de Rabbi Yits'hak Nap'ha ? Peut-être parlait-il selon l'explication de Rabbi Ami ! Selon celle-ci, Rabbi Yossé distingue entre le tribunal et les témoins. Et même s'il parlait selon l'explication de Rabbi Yits'hak Nap'ha, d'où sais-tu qu'il se référait à la clause « Quiconque disqualifie » ?
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