Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּסָנְיָא לֵיהּ. אֲמַר לְהוּ רַב שֵׁשֶׁת: תְּנֵיתוּהָ. אָמְרוּ לָהּ: ״מֵת בַּעְלִיךְ וְאַחַר כָּךְ מֵת בְּנֵךְ״ וְנִשֵּׂאת, וְאַחַר כָּךְ אָמְרוּ לָהּ: ״חִילּוּף הָיוּ הַדְּבָרִים״ — תֵּצֵא, וְהַוָּלָד רִאשׁוֹן וְאַחֲרוֹן מַמְזֵר.qu'elle a pour lui, le yavam (beau-frère lévir), et elle saisirait tout témoignage pour se débarrasser de lui. Rav Chéchèt leur dit : Vous l'avez appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm) : Si on lui a dit : « Ton mari est mort, et ensuite ton fils est mort », et qu'elle s'est remariée, et qu'ensuite on lui a dit : « C'était l'inverse », elle doit quitter ce mari, et l'enfant premier et le dernier sont mamzer (enfant né d'une union interdite).
- הֵיכִי דָּמֵי: אִילֵּימָא תְּרֵי וּתְרֵי — מַאי חָזֵית דְּסָמְכַתְּ אַהָנֵי, סְמוֹךְ אַהָנֵי? וְעוֹד, מַמְזֵר? סְפֵק מַמְזֵר הוּא. וְכִי תֵּימָא לָא דָּק — הָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: הָרִאשׁוֹן מַמְזֵר וְהָאַחֲרוֹן אֵינוֹ מַמְזֵר, שְׁמַע מִינַּהּ דְּדַוְקָא קָתָנֵי!Quel est le cas ? Si tu dis qu'il s'agit de deux témoins contre deux témoins, qu'as-tu vu pour t'appuyer sur ceux-ci ? Appuie-toi sur ceux-là ! Et de plus, pourquoi serait-il mamzer ? Il est seulement douteux mamzer ! Et si tu dis que le Tanna n'a pas été précis, voici que puisqu'il enseigne dans la fin de la Michna : Le premier est mamzer et le dernier n'est pas mamzer, déduis-en qu'il enseigne avec précision !
- אֶלָּא לָאו: חַד, וְטַעְמָא דַּאֲתוֹ בֵּי תְּרֵי אַכְחֲשׁוּהּ, הָא לָאו הָכִי — מְהֵימַן! לָעוֹלָם תְּרֵי וּתְרֵי, וְכִדְאָמַר רַב אַחָא בַּר מִנְיוֹמֵי, בְּעֵדֵי הֲזָמָה,N'est-ce donc pas plutôt qu'il n'y avait qu'un seul témoin, et la raison est que deux sont venus le contredire ; mais s'il n'en était pas ainsi, il serait cru ! La Guemara rejette cette preuve : En réalité, il s'agit de deux témoins contre deux témoins, et comme l'a dit Rav A'ha bar Minyomi à propos d'un autre sujet, il s'agit de témoins de hazama : les seconds n'ont pas donné une autre version des faits, mais ont dit aux premiers : vous étiez avec nous à ce moment-là, ce qui les disqualifie entièrement.
- הָכָא נָמֵי בְּעֵדֵי הֲזָמָה.Ici aussi, il s'agit de témoins de hazama. La question du témoin unique attestant la mort du yavam ne peut donc être résolue par cette Michna.
- אֲמַר לֵיהּ רַב מָרְדֳּכַי לְרַב אָשֵׁי, וְאָמְרִי לֵיהּ רַב אַחָא לְרַב אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע: אֵין הָאִשָּׁה נֶאֱמֶנֶת לוֹמַר מֵת יְבָמִי, שֶׁאֶנָּשֵׂא, וְלֹא מֵתָה אֲחוֹתִי, שֶׁאֶכָּנֵס לְבֵיתָהּ. הִיא נִיהִי דְּלָא מְהֵימְנָא, הָא עֵד אֶחָד — מְהֵימַן!Rav Mordekhaï dit à Rav Achi, et certains disent que Rav A'ha dit à Rav Achi : Viens et entends une preuve : La femme n'est pas crue pour dire : « Mon yavam est mort », afin que je me remarie, ni : « Ma sœur est morte », afin que j'entre dans sa maison, c'est-à-dire que j'épouse son mari. C'est elle qui n'est pas crue ; mais un seul témoin est cru !
- וְלִיטַעְמָיךְ, אֵימָא סֵיפָא: אֵין הָאִישׁ נֶאֱמָן לוֹמַר מֵת אָחִי, שֶׁאֲיַיבֵּם אֶת אִשְׁתּוֹ, וְלֹא מֵתָה אִשְׁתִּי, שֶׁאֶשָּׂא אֶת אֲחוֹתָהּ. הוּא נִיהוּ דְּלָא מְהֵימַן, הָא עֵד אֶחָד — מְהֵימַן, בִּשְׁלָמָא גַּבֵּי אִשָּׁה, מִשּׁוּם עִיגּוּנָא אַקִּילוּ בַּהּ רַבָּנַן, אֶלָּא גַּבֵּי אִישׁ מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?La Guemara réfute : Et selon ton raisonnement, cite la fin de ce même enseignement : L'homme n'est pas cru pour dire : « Mon frère est mort », afin que j'épouse sa femme par lévirat, ni : « Ma femme est morte », afin que j'épouse sa sœur. C'est lui qui n'est pas cru ; mais un seul témoin est cru ? Cela ne se peut : Certes, pour la femme, à cause de sa situation d'agouna (liée, ne pouvant se remarier), nos Maîtres ont été indulgents envers elle ; mais pour l'homme, qu'y a-t-il à dire ? Il ne risque pas de rester ainsi, et l'on ne peut l'autoriser sur un témoignage aussi fragile.
- אֶלָּא, כִּי אִיצְטְרִיךְ — לְרַבִּי עֲקִיבָא אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאָמַר רַבִּי עֲקִיבָא יֵשׁ מַמְזֵר מֵחַיָּיבֵי לָאוִין, אֵימָא חָיְישָׁא אַקִּלְקוּלָא דְזַרְעַאּ וְדָיְיקָא, קָא מַשְׁמַע לַן (דְּאַקִּלְקוּלָא דִידַהּ חָיְישָׁא, אַקִּלְקוּלָא דְזַרְעַאּ לָא חָיְישָׁא).Plutôt, on ne peut rien déduire de cette Michna : là où cela a été nécessaire, c'est-à-dire d'enseigner que la femme n'est pas crue pour la mort de son yavam, c'est selon Rabbi Akiva que cela a été nécessaire. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : Puisque Rabbi Akiva a dit qu'il y a mamzer issu des unions interdites par une simple interdiction (lav), dis qu'elle se soucie de la ruine de sa descendance et qu'elle vérifie avec soin. Le Tanna nous enseigne donc (qu'elle se soucie de sa propre ruine, mais qu'elle ne se soucie pas de la ruine de sa descendance).
- רָבָא אָמַר: עֵד אֶחָד נֶאֱמָן בִּיבָמָה מִקַּל וָחוֹמֶר. לְאִיסּוּר כָּרֵת הִתַּרְתָּ, לְאִיסּוּר לָאו לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?! אֲמַר לֵיהּ הָהוּא מֵרַבָּנַן לְרָבָא: הִיא עַצְמָהּ תּוֹכִיחַ, דִּלְאִיסּוּר כָּרֵת הִתַּרְתָּ — לְאִיסּוּר לָאו לֹא הִתַּרְתָּ!Rava a dit : Un seul témoin est cru pour une yevama (veuve soumise au lévirat) par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : Pour un interdit de karèt (retranchement), celui de la femme mariée, tu as permis sur la foi d'un seul témoin ; pour un interdit de lav (simple interdiction), celui de la yevama envers un autre homme, à plus forte raison ! L'un des Sages dit à Rava : Elle-même le réfutera : car pour un interdit de karèt tu as permis, si elle déclare que son mari est mort, et pour un interdit de lav tu n'as pas permis, si elle déclare que son yavam est mort !
- וְאֶלָּא אִיהִי מַאי טַעְמָא לָא מְהֵימְנָא, דְּכֵיוָן דְּזִימְנִין דְּסָנְיָא לֵיהּ, לָא דָּיְיקָא וּמִינַּסְבָא, עֵד אֶחָד נָמֵי: דְּכֵיוָן דְּזִמְנִין דְּסָנְיָא לֵיהּ, לָא דָּיְיקָא וּמִינַּסְבָא.Mais alors, elle, quelle est la raison pour laquelle elle n'est pas crue ? C'est que, comme il arrive qu'elle le déteste, elle ne vérifie pas avec soin avant de se remarier. Pour un seul témoin aussi : comme il arrive qu'elle le déteste, elle ne vérifie pas avec soin avant de se remarier. Le kal va'homer tombe donc, et la question reste entière.
- זֶה מִדְרָשׁ דָּרַשׁ רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן מַתְיָא וְכוּ׳. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הֲוָה לֵיהּ לְרַבִּי אֶלְעָזָר לְמִדְרַשׁ בֵּיהּ מַרְגָּנִיתָא וּדְרַשׁ בֵּיהּ חַסְפָּא.C'est une interprétation qu'a enseignée Rabbi Elazar ben Matya, etc. : D'après le verset, seul le get (acte de divorce) reçu de son mari disqualifie une femme pour la kehouna (prêtrise). Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Rabbi Elazar aurait dû en tirer par interprétation une perle, et il en a tiré un tesson.
- מַאי מַרְגָּנִיתָא — דְּתַנְיָא: ״וְאִשָּׁה גְּרוּשָׁה מֵאִישָׁהּ״, אֲפִילּוּ לֹא נִתְגָּרְשָׁה אֶלָּא מֵאִישָׁהּ — פְּסוּלָה לַכְּהוּנָּה, וְהַיְינוּ רֵיחַ הַגֵּט דְּפוֹסֵל בִּכְהוּנָּה.Quelle est la perle ? Comme il a été enseigné dans une baraïta : « Et une femme divorcée de son mari » (Lévitique 21, 7) : même si elle n'a été divorcée que de son mari, sans être permise à d'autres hommes, elle est disqualifiée pour la kehouna. Et c'est là le parfum du get, qui disqualifie pour la kehouna.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁהָלְכָה אִשְׁתּוֹ לִמְדִינַת הַיָּם, בָּאוּ וְאָמְרוּ לוֹ ״מֵתָה אִשְׁתְּךָ״, וְנָשָׂא אֶת אֲחוֹתָהּ, וְאַחַר כָּךְ בָּאת אִשְׁתּוֹ — מוּתֶּרֶת לַחְזוֹרMichna : Celui dont la femme est partie outre-mer, et on est venu lui dire : « Ta femme est morte », et il a épousé sa sœur, et ensuite sa femme est revenue, elle a le droit de revenir
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