Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא לָאו, כִּי הַאי גַוְונָא. אֲמַר לֵיהּ: וְהָא אַקְרְיוּן בְּחֶלְמָא ״קָנֶה רָצוּץ״, מַאי לָאו, הָכִי קָאָמְרִי לִי: ״הִנֵּה בָטַחְתָּ לְּךָ עַל מִשְׁעֶנֶת הַקָּנֶה הָרָצוּץ הַזֶּה״?N'est-ce pas plutôt qu'il s'agit d'un cas comme celui-ci : celui qui prélève la dîme sur ce qui n'est pas encore venu au monde, en l'honneur de Chabbat ? Rabbi Yannaï lui dit à Rabbi 'Hiya : Mais voici qu'on m'a lu en songe ces mots : « roseau brisé ». N'est-ce pas qu'on m'a dit ainsi : « Voici que tu t'es fié à l'appui de ce roseau brisé » (II Rois 18, 21) ? Autrement dit, tu t'appuies sur une idée sans fondement.
- לָא, הָכִי קָאָמְרִי לָךְ: ״קָנֶה רָצוּץ לֹא יִשְׁבּוֹר וּפִשְׁתָּה כֵהָה לֹא יְכַבֶּנָּה״.Rabbi 'Hiya lui répondit : Non, c'est à un autre verset, traitant du Messie, que le songe se référait, car voici ce qu'on t'a dit : « Il ne brisera pas le roseau brisé, et il n'éteindra pas la mèche vacillante » (Isaïe 42, 3), et la suite du verset dit : « selon la vérité il fera paraître le droit » ; tu as donc bien agi. Il ressort de cet échange que tous deux admettent qu'on peut acquérir ce qui n'est pas encore venu au monde.
- רַבִּי — דְּתַנְיָא: ״לֹא תַסְגִּיר עֶבֶד אֶל אֲדוֹנָיו״, רַבִּי אוֹמֵר: בְּלוֹקֵחַ עֶבֶד עַל מְנָת לְשַׁחְרְרוֹ הַכָּתוּב מְדַבֵּר. הֵיכִי דָּמֵי? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: דִּכְתַב לֵיהּ לִכְשֶׁאֶקָּחֲךָ — הֲרֵי עַצְמְךָ קָנוּי לְךָ מֵעַכְשָׁיו.Rabbi Yehouda HaNassi est de cet avis, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Tu ne livreras pas un esclave à son maître » (Deutéronome 23, 16). Rabbi dit : Le verset parle de celui qui achète un esclave à condition de l'affranchir. Cet acheteur ne peut le garder comme esclave. La Guemara précise : Quel est le cas ? Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Il s'agit du cas où il lui a écrit : dans l'acte : Quand je t'aurai acheté, te voici acquis à toi-même dès maintenant. Il transfère ainsi une chose qui n'est pas encore venue au monde, puisque l'esclave ne lui appartient pas encore.
- רַבִּי מֵאִיר — דִּתְנַן, הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה: ״הֲרֵי אַתְּ מְקוּדֶּשֶׁת לִי לְאַחַר שֶׁאֶתְגַּיֵּיר״, ״לְאַחַר שֶׁתִּתְגַּיְּירִי״, ״לְאַחַר שֶׁאֶשְׁתַּחְרֵר״, ״לְאַחַר שֶׁתִּשְׁתַּחְרְרִי״, ״לְאַחַר שֶׁיָּמוּת בַּעְלִיךְ״, ״לְאַחַר שֶׁתָּמוּת אֲחוֹתִיךְ״, ״לְאַחַר שֶׁיַּחְלוֹץ לִיךְ יְבָמִיךְ״ — אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מְקוּדֶּשֶׁת.Rabbi Méïr est de cet avis, comme nous avons appris dans une Michna : Celui qui dit à une femme : « Te voici consacrée à moi après que je me serai converti », « après que tu te seras convertie », « après que j'aurai été affranchi », « après que tu auras été affranchie », « après que ton mari sera mort », « après que ta sœur sera morte », « après que ton yavam (beau-frère lévir) t'aura accordé la 'halitsa » (déchaussement libérant la veuve du lévirat), elle n'est pas consacrée. Rabbi Méïr dit : Elle est consacrée, car l'acquisition s'applique même à ce qui n'est pas encore venu au monde.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב — דְּתַנְיָא: יָתֵר עַל כֵּן אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: אֲפִילּוּ אִם אָמַר ״פֵּירוֹת עֲרוּגָה זוֹ תְּלוּשִׁים יְהוּ תְּרוּמָה עַל פֵּירוֹת עֲרוּגָה מְחוּבָּרִים״, אוֹ ״פֵּירוֹת עֲרוּגָה מְחוּבָּרִים עַל פֵּירוֹת זוֹ תְּלוּשִׁין, לִכְשֶׁיָּבִיאוּ שְׁלִישׁ וְיִתָּלְשׁוּ״, וְהֵבִיאוּ שְׁלִישׁ וְנִתְלְשׁוּ — דְּבָרָיו קַיָּימִין.Rabbi Eliézer ben Yaakov est de cet avis, comme il a été enseigné dans une baraïta : Plus encore, Rabbi Eliézer ben Yaakov a dit : Même s'il a dit : « Que les fruits détachés de cette plate-bande soient terouma (prélèvement donné au Cohen) pour les fruits attachés de la plate-bande », une fois ces derniers détachés, ou : « Que les fruits attachés de la plate-bande soient terouma pour ces fruits-ci, détachés, lorsqu'ils auront atteint le tiers de leur croissance et auront été détachés », si ils ont atteint le tiers et ont été détachés, ses paroles sont valables, bien qu'au moment de sa déclaration ils ne fussent pas encore soumis à la terouma. On voit donc qu'on peut agir sur ce qui n'est pas encore venu au monde.
- רַבִּי עֲקִיבָא — דִּתְנַן: ״קֻוֽנָּם שֶׁאֲנִי עוֹשָׂה לְפִיךָ״ — אֵינוֹ צָרִיךְ לְהָפֵר. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: יָפֵר, שֶׁמָּא תַּעֲדִיף עָלָיו יֶתֶר מִן הָרָאוּי לוֹ.Rabbi Akiva est de cet avis, comme nous avons appris dans une Michna : Si une femme dit : « Konam (formule de vœu) que ce que je fabrique ne vienne pas à ta bouche », le mari n'a pas besoin d'annuler le vœu. Rabbi Akiva dit : Il doit l'annuler, de crainte qu'elle ne produise pour lui plus que ce qui lui revient, car selon lui le vœu s'applique même à ce qui n'est pas encore venu au monde.
- בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב שֵׁשֶׁת: עֵד אֶחָד בִּיבָמָה, מַהוּ? טַעְמָא דְּעֵד אֶחָד — מִשּׁוּם דְּמִילְּתָא דַּעֲבִידָא לְאִיגַּלּוֹיֵי לָא מְשַׁקַּר, וְהָכָא נָמֵי לָא מְשַׁקַּר. אוֹ דִלְמָא: טַעְמָא דְּעֵד אֶחָד מִשּׁוּם — דְּאִיהִי דָּיְיקָא וּמִינַּסְבָא. וְהָכָא, כֵּיוָן דְּזִימְנִין דְּרָחֲמָא לֵיהּ — לָא דָּיְיקָא וּמִינַּסְבָא.Ils demandèrent à Rav Chéchèt : Si un seul témoin atteste que le mari est mort, pour une yevama (veuve soumise au lévirat), qu'en est-il ? Le tribunal peut-il s'appuyer sur lui ? La raison pour laquelle on croit un seul témoin est-elle que pour une chose destinée à être découverte, on ne ment pas, et ici aussi il ne ment pas ? Ou peut-être la raison pour laquelle on croit un seul témoin est-elle qu'elle-même vérifie avec soin avant de se remarier ; et ici, comme il arrive qu'elle l'aime, le yavam, elle ne vérifie pas avec soin avant de se remarier.
- אֲמַר לְהוּ רַב שֵׁשֶׁת: תְּנֵיתוּהָ, אָמְרוּ לָהּ: מֵת בְּנֵךְ וְאַחַר כָּךְ מֵת בַּעְלִיךְ וְנִתְיַיבְּמָה, וְאַחַר כָּךְ אָמְרוּ לָהּ חִילּוּף הַדְּבָרִים — תֵּצֵא, וְהַוָּלָד רִאשׁוֹן וְאַחֲרוֹן מַמְזֵר. הֵיכִי דָמֵי: אִילֵּימָא תְּרֵי וּתְרֵי — מַאי חָזֵית דְּסָמְכַתְּ אַהָנֵי, סְמוֹךְ אַהָנֵי!Rav Chéchèt leur dit : Vous l'avez appris dans la Michna : Si on lui a dit : « Ton fils est mort, et ensuite ton mari est mort », et qu'elle a été épousée par lévirat, et qu'ensuite on lui a dit : « C'est l'inverse », elle doit quitter son mari, et l'enfant premier et le dernier sont mamzer (enfant né d'une union interdite). Quel est le cas ? Si tu dis qu'il s'agit de deux témoins contre deux témoins, qu'as-tu vu pour t'appuyer sur ceux-ci ? Appuie-toi sur ceux-là !
- וְעוֹד, מַמְזֵר? סְפֵק מַמְזֵר הוּא. וְכִי תֵּימָא לָא דָּק, וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: הָרִאשׁוֹן מַמְזֵר וְהָאַחֲרוֹן אֵינוֹ מַמְזֵר, שְׁמַע מִינַּהּ דַּוְקָא קָתָנֵי.Et de plus, pourquoi serait-il mamzer ? Il est seulement douteux mamzer ! Et si tu dis que le Tanna n'a pas été précis, voici que puisqu'il enseigne dans la fin de la Michna : Le premier est mamzer et le dernier n'est pas mamzer, déduis-en qu'il enseigne avec précision.
- אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ: חַד. וְטַעְמָא דַּאֲתוֹ בֵּי תְרֵי אַכְחֲשׁוּהּ, הָא לָאו הָכִי — מְהֵימַן.N'est-ce donc pas plutôt, déduis-en : il n'y avait d'abord qu'un seul témoin, et la raison de la halakha est que deux sont venus le contredire ; mais s'il n'en était pas ainsi, il serait cru. Un seul témoin est donc cru pour permettre le lévirat.
- וְאִיכָּא דְּאָמַר: הָא לָא תִּיבְּעֵי לָךְ דַּאֲפִילּוּ אִיהִי נָמֵי מְהֵימְנָא, דִּתְנַן: הָאִשָּׁה שֶׁאָמְרָה מֵת בַּעְלִי — תִּנָּשֵׂא. מֵת בַּעְלִי — תִּתְיַיבֵּם. כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ לְמִישְׁרֵי יְבָמָה לְעָלְמָא:Et il y en a qui disent : Cela ne te pose pas de question, car même elle aussi est crue, comme nous avons appris dans une Michna : La femme qui a dit : « Mon mari est mort », qu'elle se remarie. Et si elle a dit : « Mon mari est mort », qu'elle soit épousée par lévirat. À plus forte raison un témoin sera-t-il cru. Là où la question se pose pour toi, c'est pour permettre une yevama au monde, c'est-à-dire à tout homme, lorsqu'un témoin atteste que le yavam est mort.
- מַאי טַעְמָא דְּעֵד אֶחָד — מִשּׁוּם דְּמִילְּתָא דַּעֲבִידָא לְאִיגַּלּוֹיֵי לָא מְשַׁקַּר, הָכָא נָמֵי לָא מְשַׁקַּר. אוֹ דִלְמָא: טַעְמָא דְּעֵד אֶחָד, מִשּׁוּם דְּאִיהִי דָּיְיקָא וּמִינַּסְבָא, וְהָא לָא דָּיְיקָא וּמִינַּסְבָא — דְּמִיסְנָא הוּאQuelle est la raison pour laquelle on croit un seul témoin ? Est-ce que pour une chose destinée à être découverte on ne ment pas, et ici aussi il ne ment pas ? Ou peut-être la raison pour laquelle on croit un seul témoin est-elle qu'elle vérifie avec soin avant de se remarier, et celle-ci ne vérifie pas avec soin avant de se remarier, car elle a de l'aversion
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