Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רָבִינָא אָמַר, לְעִנְיַן קׇרְבָּן קָתָנֵי: עָשׂוּ בֵּית דִּין בְּהוֹרָאָתָן — כִּזְדוֹן אִישׁ בָּאִשָּׁה, וְלָא מַתְיָא קׇרְבָּן. עַל פִּי עֵדִים — כְּשִׁגְגַת אִישׁ בְּאִשָּׁה, וּמַתְיָא קׇרְבָּן.Ravina a dit : cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) est enseignée à propos du sacrifice, et il faut l'expliquer ainsi : si le tribunal a agi selon sa propre décision, c'est comme l'acte volontaire d'un homme avec une femme, et elle n'apporte pas de sacrifice, car un particulier qui agit sur décision du tribunal en est dispensé (voir Horayot 2a-b). Si elle s'est remariée sur la foi de témoins, c'est comme l'acte involontaire d'un homme avec une femme, et elle apporte un sacrifice.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הָא קַמַּיְיתָא — רַבָּנַן הִיא, וְתָרֵיץ הָכִי: חוּץ מֵאֵשֶׁת אִישׁ, וְשֶׁנִּיסֵּת עַל פִּי בֵּית דִּין.Et si tu veux, dis pour écarter la difficulté de Rav Chéchèt : cette première baraïta, qui dispense du get (acte de divorce) les femmes interdites, est de l'avis des Rabbanan, pour qui une telle femme est interdite à son mari même si elle s'est remariée sur la foi de témoins ; et résous ainsi la difficulté, en lisant : sauf la femme mariée qui s'est remariée sur la foi de témoins, et celle qui s'est remariée sur décision du tribunal, car toutes deux ont besoin d'un get.
- מֵתִיב עוּלָּא: מִי אָמְרִינַן מַאי הֲוָה לַהּ לְמִיעְבַּד? וְהָתְנַן: כָּתַב לְשֵׁם מַלְכוּת שֶׁאֵינָהּ הוֹגֶנֶת, לְשֵׁם מַלְכוּת מָדַי, לְשֵׁם מַלְכוּת יָוָן, לְבִנְיַן הַבַּיִת, לְחוּרְבַּן הַבַּיִת, הָיָה בַּמִּזְרָח וְכָתַב בַּמַּעֲרָב, בַּמַּעֲרָב וְכָתַב בַּמִּזְרָח —Oulla a objecté au raisonnement de Rav Chéchèt : disons-nous vraiment : « Qu'aurait-elle dû faire ? », c'est-à-dire considérons-nous comme contrainte une femme qui n'avait aucun moyen d'éviter la faute ? Or nous avons appris dans une Michna (Guittin 79b) : si un homme a écrit un get en le datant selon une royauté qui n'est pas convenable, c'est-à-dire qui ne règne pas sur le lieu où ils résident, selon la royauté de Médie, selon la royauté de Grèce, qui n'existent plus, selon la construction du Temple, selon la destruction du Temple ; ou encore s'il était à l'est et a écrit dans le get un lieu à l'ouest, à l'ouest et a écrit un lieu à l'est, ce get est invalide ;
- תֵּצֵא מִזֶּה וּמִזֶּה, וְכׇל הַדְּרָכִים הָאֵלּוּ בָּהּ. וְאַמַּאי? לֵימָא: מַאי הֲוָה לַהּ לְמִיעְבַּד! אִיבְּעִי לַהּ לְאַקְרוֹיֵי לְגִיטָּא.si elle s'est remariée, elle doit quitter celui-ci et celui-là, le mari qui a donné le get et le nouveau mari, et toutes ces conséquences énoncées dans notre Michna, les sanctions d'une femme mariée qui s'est remariée illégitimement, s'appliquent à elle. Mais pourquoi ? Disons : « Qu'aurait-elle dû faire ? », puisqu'elle ne s'est remariée qu'en croyant le get valide ! La Guemara répond : elle n'était pas contrainte, car elle aurait dû faire lire le get par un Sage, qui lui aurait dit qu'il était invalide.
- אָמַר רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע: הַכּוֹנֵס אֶת יְבִמְתּוֹ וְהָלְכָה צָרָתָהּ וְנִשֵּׂאת, וְנִמְצֵאת זוֹ אַיְלוֹנִית — תֵּצֵא מִזֶּה וּמִזֶּה, וְכׇל הַדְּרָכִים הָאֵלּוּ בָּהּ. וְאַמַּאי? נֵימָא: מַאי הֲוָה לַהּ לְמִיעְבַּד? אִיבְּעִי לַהּ לְאַמְתּוֹנֵי.Rav Chimi bar Achi a dit : viens et entends une autre preuve : celui qui épouse sa yevama (la veuve de son frère mort sans enfant, soumise au lévirat), et dont la coépouse est allée se marier avec un étranger, et il s'avère que celle-ci, la yevama, est une aylonit (une femme stérile de naissance, aux caractères sexuels non développés), de sorte qu'elle n'a jamais été soumise au lévirat et que son union n'a pas dispensé la coépouse : celle-ci doit quitter celui-ci et celui-là, et toutes ces conséquences s'appliquent à elle. Mais pourquoi ? Disons : « Qu'aurait-elle dû faire ? » La Guemara répond : elle aurait dû attendre qu'il soit établi que l'autre épouse n'était pas une aylonit.
- אָמַר אַבָּיֵי, תָּא שְׁמַע: כׇּל עֲרָיוֹת שֶׁאָמְרוּ פּוֹטְרוֹת צָרוֹתֵיהֶן, הָלְכוּ צָרוֹת וְנִישְּׂאוּ וְנִמְצְאוּ אֵלּוּ אַיְלוֹנִיּוֹת — תֵּצֵא מִזֶּה וּמִזֶּה, וְכׇל הַדְּרָכִים הָאֵלּוּ בָּהּ. וְאַמַּאי? נֵימָא: מַאי הֲוָה לַהּ לְמִיעְבַּד? אִיבְּעִי לַהּ לְאַמְתּוֹנֵי.Abayé a dit : viens et entends : à propos de toutes les femmes interdites dont on a dit qu'elles dispensent leurs coépouses du lévirat, si les coépouses sont allées se marier et qu'il s'avère que celles-ci, les femmes interdites, sont des aylonit, de sorte que le lévirat ne s'appliquait pas à elles et que c'étaient les coépouses qui y étaient soumises : elle doit quitter celui-ci et celui-là, et toutes ces conséquences s'appliquent à elle. Mais pourquoi ? Disons : « Qu'aurait-elle dû faire ? » La Guemara répond comme précédemment : elle aurait dû attendre.
- אָמַר רָבָא, תָּא שְׁמַע: כָּתַב סוֹפֵר גֵּט לָאִישׁ וְשׁוֹבָר לָאִשָּׁה, וְטָעָה וְנָתַן גֵּט לָאִשָּׁה וְשׁוֹבָר לָאִישׁ, וְנָתְנוּ זֶה לָזֶה וְזֶה לָזֶה,Rava a dit : viens et entends : un scribe a écrit un get pour l'homme et une quittance pour la femme, afin que le mari donne le get à sa femme et qu'elle lui remette la quittance lorsqu'il lui paie sa ketouba (contrat de mariage) ; et il s'est trompé et a donné le get à la femme et la quittance à l'homme, les laissant croire que lui tenait le get et elle la quittance, et ils se les sont donnés, celui-ci à celle-là et celle-là à celui-ci ;
- וּלְאַחַר זְמַן הֲרֵי הַגֵּט יוֹצֵא מִתַּחַת יְדֵי הָאִישׁ, וְשׁוֹבָר מִתַּחַת יְדֵי הָאִשָּׁה — תֵּצֵא מִזֶּה וּמִזֶּה, וְכׇל הַדְּרָכִים הָאֵלּוּ בָּהּ. וְאַמַּאי? נֵימָא: מַאי הֲוָה לַהּ לְמֶיעְבַּד! אִיבְּעִי לַהּ לְאַקְרוֹיֵי לְגִיטָּא.et après un certain temps, voici que le get sort de la main de l'homme et la quittance de la main de la femme, et aucun divorce n'a donc eu lieu. Si elle s'est remariée entre-temps, elle doit quitter celui-ci et celui-là, et toutes ces conséquences s'appliquent à elle. Mais pourquoi ? Disons : « Qu'aurait-elle dû faire ? » La Guemara répond : ici aussi, elle aurait dû faire lire le get par un expert.
- אָמַר רַב אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע: שִׁינָּה שְׁמוֹ וּשְׁמָהּ, שֵׁם עִירוֹ וְשֵׁם עִירָהּ — תֵּצֵא מִזֶּה וּמִזֶּה, וְכׇל הַדְּרָכִים הָאֵלּוּ בָּהּ. וְאַמַּאי? נֵימָא: מַאי הֲוָה לַהּ לְמִיעְבַּד! אִיבְּעִי לַהּ לְאַקְרוֹיֵי לְגִיטָּא.Rav Achi a dit : viens et entends : si un homme a changé son nom ou le nom de sa femme, le nom de sa ville ou le nom de la ville de sa femme, et qu'elle s'est remariée, elle doit quitter celui-ci et celui-là, et toutes ces conséquences s'appliquent à elle. Mais pourquoi ? Disons : « Qu'aurait-elle dû faire ? » La Guemara répond : elle aurait dû faire lire le get par un Sage.
- אָמַר רָבִינָא, תָּא שְׁמַע: כְּנָסָהּ בְּגֵט קֵרֵחַ תֵּצֵא מִזֶּה וּמִזֶּה כּוּ׳ — אִיבְּעִי לַהּ לְאַקְרוֹיֵי לְגִיטָּא.Ravina a dit : viens et entends : un homme l'a épousée sur la foi d'un get chauve, c'est-à-dire d'un get plié et cousu auquel il manque des témoins, car il en faut autant que de plis : elle doit quitter celui-ci et celui-là, etc. Ici encore on demanderait : qu'aurait-elle dû faire ? La Guemara répond : elle aurait dû faire lire le get par quelqu'un qui lui aurait dit qu'il était invalide.
- רַב פָּפָּא סָבַר לְמִיעְבַּד עוֹבָדָא בְּמַאי הֲוָה לַהּ לְמִיעְבַּד. אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ לְרַב פָּפָּא: וְהָתַנְיָא כׇּל הָנֵי מַתְנְיָיתָא!Rav Pappa pensait agir concrètement et permettre à une femme de revenir à son mari, sur la base de : « Qu'aurait-elle dû faire ? », dans un cas où elle n'avait aucun moyen de vérifier. Rav Houna fils de Rav Yehochoua a dit à Rav Pappa : mais toutes ces Michnayot n'ont-elles pas été enseignées à l'encontre de cet argument ?
- אֲמַר לֵיהּ: וְלָאו שַׁנִּינְהוּ! אֲמַר לֵיהּ: וְאַשִּׁינּוּיֵי לֵיקוּ וְלִיסְמוֹךְ! (וּפְסַק).Rav Pappa lui a dit : et ne les avons-nous pas résolues, en expliquant que dans ces cas-là elle pouvait vérifier ? Il lui a dit : et allons-nous nous lever et nous appuyer sur des résolutions ? On a certes trouvé une issue à chaque difficulté, mais leur accumulation montre que l'argument « Qu'aurait-elle dû faire ? » n'est pas retenu. (Et il s'est arrêté) : Rav Pappa a renoncé à son intention.
- אָמַר רַב אָשֵׁי, וּלְקָלָא לָא חָיְישִׁינַן. הֵי קָלָא? אִילֵּימָא קָלָא דְּבָתַר נִשּׂוּאִין — הָא אַמְרַהּ רַב אָשֵׁי חֲדָא זִימְנָא, דְּאָמַר רַב אָשֵׁי:Rav Achi a dit : et nous ne nous soucions pas d'une rumeur, c'est-à-dire d'un bruit non confirmé selon lequel le mari serait vivant. Quelle rumeur ? Si l'on dit : une rumeur postérieure au mariage de cette femme avec un autre, Rav Achi l'a déjà dit une fois, car Rav Achi a dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.