Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כֹּל קָלָא דְּבָתַר נִשּׂוּאִין לָא חָיְישִׁינַן! מַהוּ דְּתֵימָא: הוֹאִיל וַאֲתַאי לְבֵי דִינָא וּשְׁרֵינַן, כְּקָלָא דְּקַמֵּי נִשּׂוּאִין דָּמֵי וְתִיתְּסַר, קָא מַשְׁמַע לַן.Nous ne nous soucions d'aucune rumeur postérieure au mariage ! La Guemara répond : c'est une nouveauté. Tu aurais pu dire : puisqu'elle est venue au tribunal et que nous l'avons permise, le fait même qu'on ait dû examiner son cas montre que son statut n'était pas établi, et ce serait comme une rumeur antérieure au mariage, et elle serait interdite. Il nous enseigne donc que même dans ce cas, une fois mariée, on ne tient pas compte d'une rumeur non confirmée.
- נִיסֵּת עַל פִּי בֵּית דִּין תֵּצֵא וְכוּ׳. אָמַר זְעֵירִי: לֵיתַהּ לְמַתְנִיתִין, מִדִּתְנַן בֵּי מִדְרְשָׁא. דְּתָנֵי בֵּי מִדְרְשָׁא: הוֹרוּ בֵּית דִּין שֶׁשָּׁקְעָה חַמָּה, וּלְבַסּוֹף זָרְחָה — אֵין זוֹ הוֹרָאָה, אֶלָּא טָעוּת.Si elle s'est remariée sur décision du tribunal, elle doit quitter son mari, etc., mais elle est dispensée de sacrifice. Zéiri a dit : cette Michna n'est pas retenue, d'après ce qui a été enseigné à la maison d'étude. Car on a enseigné à la maison d'étude : si le tribunal a décidé que le soleil s'est couché à la sortie de Chabbat, permettant le travail, et qu'à la fin il a brillé, ce n'est pas une décision, mais une erreur. Le tribunal n'apporte donc pas de sacrifice pour la faute collective, et chacun apporte le sien. De même ici, le tribunal n'a pas tranché à tort un point de halakha mais s'est trompé sur les faits : elle a fauté par inadvertance et est astreinte au sacrifice.
- וְרַב נַחְמָן אָמַר: הוֹרָאָה הִיא.Et Rav Na'hman a dit : c'est une décision du tribunal, qui le rend astreint au sacrifice pour une faute collective.
- אָמַר רַב נַחְמָן: תֵּדַע דְּהוֹרָאָה הִיא, דִּבְכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ עֵד אֶחָד לָא מְהֵימַן וְהָכָא מְהֵימַן, מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דְּהוֹרָאָה הִיא. אָמַר רָבָא: תֵּדַע דְּטָעוּת הוּא, דְּאִילּוּ הוֹרוּ בֵּית דִּין בְּחֵלֶב וּבְדָם לְהֶיתֵּירָא, וַהֲדַר חֲזוֹ טַעְמָא לְאִיסּוּרָא, כִּי הָדְרִי וְאָמְרִי לְהֶיתֵּירָא — לָא מַשְׁגְּחִינַן בְּהוּ.Rav Na'hman a dit : sache que c'est une décision, car dans toute la Torah un seul témoin n'est pas cru, et ici il est cru. Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce que c'est une décision, et qu'elle s'appuie non sur le témoin mais sur le tribunal ? Rava a dit : sache que c'est une erreur, car si le tribunal avait décidé à propos de la graisse interdite ou du sang qu'ils sont permis, puis avait vu une raison de les interdire, s'il revenait et disait qu'ils sont permis, nous ne tiendrions pas compte de lui, faute de preuve décisive.
- וְאִילּוּ, הֵיכָא דַּאֲתָא עֵד אֶחָד — שְׁרֵינָא. אֲתוֹ תְּרֵי — אֲסַרְנָא. כִּי הֲדַר אֲתָא עֵד אַחֲרִינָא — שָׁרֵינַן לַהּ. מַאי טַעְמָא, לָאו מִשּׁוּם דְּטָעוּת הוּא?!Tandis qu'ici, quand un témoin est venu, nous l'avons permise ; quand deux témoins sont venus dire que le mari vit, nous l'avons interdite ; quand un autre témoin revient dire qu'il est mort, nous la permettons. Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce que c'est une erreur de fait, le tribunal ne s'étant pas fondé sur son propre raisonnement mais sur les témoins ?
- וְאַף רַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר דְּטָעוּת הוּא, דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יִקּוֹב הַדִּין אֶת הָהָר, וְתָבִיא חַטַּאת שְׁמֵינָה. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא דְּטָעוּת הוּא — מִשּׁוּם הָכִי מַתְיָא קׇרְבָּן, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ דְּהוֹרָאָה הִיא, אַמַּאי מַתְיָא קׇרְבָּן?Et Rabbi Eliézer lui aussi pense que c'est une erreur, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Eliézer dit : si une femme s'est remariée sur décision du tribunal et que son mari s'avère vivant, que la loi perce la montagne, c'est-à-dire qu'on aille au fond des choses, et qu'elle apporte un sacrifice expiatoire gras. Si tu dis que c'est une erreur, on comprend que pour cette raison elle apporte un sacrifice ; mais si tu dis que c'est une décision, pourquoi apporte-t-elle un sacrifice ?
- וְדִלְמָא קָסָבַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר יָחִיד שֶׁעָשָׂה בְּהוֹרָאַת בֵּית דִּין חַיָּיב?! אִם כֵּן, מָה ״יִקּוֹב הַדִּין אֶת הָהָר״.Mais peut-être Rabbi Eliézer pense-t-il qu'un particulier qui a agi sur décision du tribunal est astreint au sacrifice, et c'est pour cela qu'il la rend astreinte ? Si c'est ainsi, que signifie « que la loi perce la montagne » ? Il aurait simplement dit qu'elle est astreinte au sacrifice. C'est donc qu'en général le particulier est dispensé, et qu'ici elle est astreinte parce que c'est une erreur de fait.
- הוֹרוּהָ בֵּית דִּין לְהִנָּשֵׂא כּוּ׳. מַאי ״קִלְקְלָה״? רַבִּי אֶלְיעָזָר אוֹמֵר: זִינְּתָה. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט.Si le tribunal lui a enjoint de se remarier, etc., et qu'elle s'est dévoyée, elle est astreinte au sacrifice. Que signifie « s'est dévoyée » ? Rabbi Eliézer dit : elle a eu des relations débauchées, hors mariage. Rabbi Yo'hanan a dit : il s'agit d'un mariage interdit, comme une veuve à un grand Cohen, une divorcée ou une 'haloutsa (femme libérée du lévirat par la 'halitsa) à un simple Cohen.
- מַאן דְּאָמַר זִינְּתָה — כׇּל שֶׁכֵּן אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל. מַאן דְּאָמַר אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, אֲבָל זִינְּתָה — לָא. מַאי טַעְמָא — [דְּאָמְרָה] אַתּוּן הוּא דְּשַׁוִּיתוּן פְּנוּיָה.Selon celui qui dit : elle a eu des relations débauchées, à plus forte raison est-elle astreinte pour une veuve à un grand Cohen, interdit de la Torah. Selon celui qui dit : une veuve à un grand Cohen, mais si elle a eu des relations débauchées, non. Pour quelle raison ? Car elle peut dire : c'est vous qui m'avez rendue célibataire, et même si ma conduite est blâmable, je peux vivre avec qui je veux.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: הוֹרוּהָ בֵּית דִּין לְהִנָּשֵׂא וְהָלְכָה וְקִלְקְלָה, כְּגוֹן: אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט — חַיֶּיבֶת בְּקׇרְבָּן עַל כׇּל בִּיאָה וּבִיאָה, דִּבְרֵי רַבִּי אֶלְעָזָר,Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rabbi Yo'hanan : si le tribunal lui a enjoint de se remarier et qu'elle est allée se dévoyer, par exemple une veuve à un grand Cohen, une divorcée ou une 'haloutsa à un simple Cohen, elle est astreinte à un sacrifice pour chaque union, chacune étant une faute distincte ; telles sont les paroles de Rabbi Elazar.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: קׇרְבָּן אֶחָד עַל הַכֹּל. וּמוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי אֶלְעָזָר שֶׁאִם נִשֵּׂאת לַחֲמִשָּׁה בְּנֵי אָדָם — שֶׁחַיֶּיבֶת בְּקׇרְבָּן עַל כׇּל אֶחָד וְאֶחָד, הוֹאִיל וְגוּפִין מוּחְלָקִין.Et les Sages disent : un seul sacrifice pour le tout, puisqu'elle a tout commis en une seule inadvertance. Et les Sages admettent avec Rabbi Elazar que si elle s'est mariée à cinq hommes, elle est astreinte à un sacrifice pour chacun d'eux, puisque ce sont des corps distincts.
- מַתְנִי׳ הָאִשָּׁה שֶׁהָלַךְ בַּעְלָהּ וּבְנָהּ לִמְדִינַת הַיָּם, וּבָאוּ וְאָמְרוּ לָהּ: מֵת בַּעְלִיךְ וְאַחַר כָּךְ מֵת בְּנֵךְ, וְנִשֵּׂאת, וְאַחַר כָּךְ אָמְרוּ לָהּ: חִילּוּף הָיוּ הַדְּבָרִים — תֵּצֵא, וְהַוָּלָד רִאשׁוֹן וְאַחֲרוֹן מַמְזֵר.MICHNA : Une femme dont le mari et le fils sont partis outre-mer, et on est venu lui dire : ton mari est mort, et ensuite ton fils est mort, elle n'est donc pas soumise au lévirat, puisqu'elle avait un enfant à la mort de son mari ; et elle s'est remariée, et ensuite on lui a dit : les choses étaient inversées, le fils est mort avant le mari, et elle était donc une yevama (veuve soumise au lévirat) mariée à un étranger sans 'halitsa : elle doit quitter son second mari, et l'enfant, le premier comme le dernier, est mamzer (enfant né d'une union interdite).
- אָמְרוּ לָהּ: מֵת בְּנֵךְ וְאַחַר כָּךְ מֵת בַּעְלִיךְ, וְנִתְיַיבְּמָה, וְאַחַר כָּךְ אָמְרוּ לָהּ: חִילּוּף הָיוּ הַדְּבָרִים — תֵּצֵא, וְהַוָּלָד רִאשׁוֹן וְאַחֲרוֹן מַמְזֵר. אָמְרוּ לָהּ: מֵת בַּעְלִיךְ וְנִיסֵּת, וְאַחַר כָּךְ אָמְרוּ לָהּ: קַיָּים הָיָה וָמֵת — תֵּצֵא, וְהַוָּלָד רִאשׁוֹן — מַמְזֵר, וְהָאַחֲרוֹן — אֵינוֹ מַמְזֵר.Si on lui a dit : ton fils est mort, et ensuite ton mari est mort, et qu'elle a accompli le lévirat, et ensuite on lui a dit : les choses étaient inversées, elle a donc épousé le frère de son mari sans obligation de lévirat : elle doit quitter son mari, et l'enfant, le premier comme le dernier, est mamzer. Si on lui a dit : ton mari est mort, et qu'elle s'est remariée, et ensuite on lui a dit : il était vivant, lors de son mariage, et il est mort depuis : elle doit quitter son second mari, et l'enfant, le premier, né du vivant du premier mari, est mamzer, et le dernier, né après sa mort, n'est pas mamzer.
- אָמְרוּ לָהּ: מֵת בַּעְלִיךְ, וְנִתְקַדְּשָׁה, וְאַחַר כָּךְ בָּא בַּעְלָהּ — מוּתֶּרֶת לַחְזוֹר לוֹ. אַף עַל פִּי שֶׁנָּתַן לָהּ אַחֲרוֹן גֵּט — לֹא פְּסָלָהּ מִן הַכְּהוּנָּה. אֶת זוֹ דָּרַשׁ רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן מַתְיָא: ״וְאִשָּׁה גְּרוּשָׁה מֵאִישָׁהּ״ — וְלֹא מֵאִישׁ שֶׁאֵינוֹ אִישָׁהּ.Si on lui a dit : ton mari est mort, et qu'elle s'est fiancée à un autre, et qu'ensuite son mari est arrivé, elle est permise à revenir à lui, car de simples fiançailles ne l'interdisent pas à lui. Et même si le dernier lui a donné un get, il ne l'a pas disqualifiée de la prêtrise, car elle n'a jamais été sa femme. C'est ainsi que Rabbi Elazar ben Matya a interprété : « ni une femme répudiée par son mari » (Lévitique 21, 7) : et non par un homme qui n'est pas son mari.
- גְּמָ׳ מַאי רִאשׁוֹן וּמַאי אַחֲרוֹן? אִילֵּימָא רִאשׁוֹן — לִפְנֵי שְׁמוּעָה, וְאַחֲרוֹן — לְאַחַר שְׁמוּעָה, לִיתְנֵי: הַוָּלָד מַמְזֵר!GUEMARA : Qu'est-ce que le premier et qu'est-ce que le dernier ? Si l'on dit : le premier, avant la nouvelle, de l'erreur, et le dernier, après la nouvelle, qu'il enseigne simplement : l'enfant est mamzer !
- מִשּׁוּם דְּקָבָעֵי לְמִיתְנֵי סֵיפָא: אָמְרוּ לָהּ מֵת בַּעְלִיךְ וְנִשֵּׂאת, וְאַחַר כָּךְ אָמְרוּ לָהּ קַיָּים הָיָה וּמֵת, הָרִאשׁוֹן מַמְזֵר וְהָאַחֲרוֹן אֵינוֹ מַמְזֵר — תְּנָא נָמֵי רֵישָׁא רִאשׁוֹן וְאַחֲרוֹן מַמְזֵר.C'est parce qu'il voulait enseigner dans la fin : si on lui a dit : ton mari est mort, et qu'elle s'est remariée, et ensuite on lui a dit : il était vivant et il est mort, le premier est mamzer et le dernier n'est pas mamzer, que le Tanna a enseigné aussi dans le début : le premier et le dernier sont mamzer.
- תָּנוּ רַבָּנַן: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא, שֶׁהָיָה אוֹמֵר: אֵין קִדּוּשִׁין תּוֹפְסִין בְּחַיָּיבֵי לָאוִין. אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין מַמְזֵר מִיְּבָמָה. וְלֵימָא: אֵין מַמְזֵר מֵחַיָּיבֵי לָאוִין!Nos Maîtres ont enseigné : ce sont là les paroles de Rabbi Akiva, qui disait : les fiançailles ne prennent pas effet chez les personnes passibles d'un simple interdit. L'enfant d'une yevama mariée à un autre est donc mamzer. Mais les Sages disent : il n'y a pas de mamzer issu d'une yevama. La Guemara demande : qu'ils disent donc : il n'y a pas de mamzer issu des personnes passibles d'un simple interdit !
- הַאי תַּנָּא — הָךְ תַּנָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא הוּא, דְּאָמַר: מֵחַיָּיבֵי לָאוִין דִּשְׁאֵר הָוֵי מַמְזֵר, מֵחַיָּיבֵי לָאוִין גְּרִידִי — לָא הָוֵי מַמְזֵר. אָמַר רַב יְהוּדָהCe Tanna désigné comme « les Sages » est ce Tanna qui rapporte l'avis de Rabbi Akiva, disant : des personnes passibles d'un interdit de parenté naît un mamzer, des personnes passibles d'un simple interdit ne naît pas de mamzer, comme celui de la yevama avec un étranger. Rav Yehouda a dit
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