Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- פְּשִׁיטָא! בַּת לֵוִי מִן הַמַּעֲשֵׂר אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ.C'est évident ! Elle est une zona (femme ayant eu une relation interdite). La Guemara répond : c'était nécessaire pour la fille de Lévi, disqualifiée de la dîme ; le Tanna a donc mentionné aussi la fille d'Israël.
- וּבַת לֵוִי מִן הַמַּעֲשֵׂר מִי מִיפַּסְלָא בִּזְנוּת? וְהָתַנְיָא: לְוִיָּה שֶׁנִּשְׁבֵּית, אוֹ שֶׁנִּבְעֲלָה בְּעִילַת זְנוּת — נוֹתְנִין לָהּ מַעֲשֵׂר וְאוֹכֶלֶת. אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: קְנָסָא.Et la fille de Lévi est-elle disqualifiée de la dîme par la débauche ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : une Léviya qui a été captive ou qui a eu une relation de débauche, on lui donne de la dîme et elle en mange. Rav Chéchèt a dit : c'est une pénalité imposée par les Sages à cette femme, qui n'a pas pris assez de précautions.
- בַּת כֹּהֵן מִן הַתְּרוּמָה. אֲפִילּוּ בִּתְרוּמָה דְּרַבָּנַן.La Michna a enseigné : la fille de Cohen est disqualifiée de la terouma (part donnée au Cohen). La Guemara explique : même de la terouma d'ordre rabbinique.
- וְאֵין יוֹרְשָׁיו שֶׁל זֶה וְיוֹרְשָׁיו שֶׁל זֶה יוֹרְשִׁין כְּתוּבָּתָהּ וְכוּ׳. כְּתוּבָּה מַאי עֲבִידְתַּהּ! אָמַר רַב פָּפָּא: כְּתוּבַּת בְּנִין דִּיכְרִין.La Michna a enseigné : et ni les héritiers de l'un ni les héritiers de l'autre n'héritent de sa ketouba (contrat de mariage), etc. Qu'a à faire ici la ketouba ? Il a déjà été dit qu'elle n'a pas de ketouba ! Rav Pappa a dit : il s'agit de la ketouba des fils mâles, clause par laquelle ses fils reçoivent le montant de sa ketouba, en plus de leur part d'héritage avec leurs frères.
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: לְדִידַהּ דַּעֲבַדָא אִיסּוּרָא — קַנְסוּהָ רַבָּנַן, לְזַרְעַהּ לָא קְנַסוּ רַבָּנַן — קָא מַשְׁמַע לַן.C'est évident ! Puisqu'elle n'a pas de ketouba, elle n'en a pas non plus les clauses. La Guemara répond : c'était nécessaire. Car tu aurais pu dire : elle-même, qui a commis un interdit, les Sages l'ont pénalisée ; sa descendance, les Sages ne l'ont pas pénalisée. Il nous apprend donc que toute la ketouba est annulée, avec ses clauses.
- אָחִיו שֶׁל זֶה וְאָחִיו שֶׁל זֶה חוֹלְצִין וְלֹא מְיַיבְּמִין. אָחִיו שֶׁל רִאשׁוֹן חוֹלֵץ — מִדְּאוֹרָיְיתָא, וְלָא מְיַיבֵּם — מִדְּרַבָּנַן. אָחִיו שֶׁל שֵׁנִי חוֹלֵץ — מִדְּרַבָּנַן, וְלָא מְיַיבֵּם — לָא מִדְּאוֹרָיְיתָא וְלָא מִדְּרַבָּנַן.La Michna a enseigné : le frère de l'un et le frère de l'autre font la 'halitsa (cérémonie déliant du lévirat) et n'accomplissent pas le lévirat. Le frère du premier fait la 'halitsa selon la Torah, et n'accomplit pas le lévirat selon les Sages. Le frère du second fait la 'halitsa selon les Sages, et n'accomplit pas le lévirat, ni selon la Torah ni selon les Sages.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כְּתוּבָּתָהּ עַל נִכְסֵי בַּעְלָהּ וְכוּ׳. אָמַר רַב הוּנָא: בָּתְרָאֵי מוֹדוּ לְקַמָּאֵי, קַמָּאֵי לָא מוֹדוּ לְבָתְרָאֵי.La Michna a enseigné : Rabbi Yossé dit : sa ketouba est à la charge des biens de son mari, etc. Rav Houna a dit : les derniers Sages admettent l'opinion des premiers, les premiers n'admettent pas celle des derniers.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן מוֹדֵי לֵיהּ לְרַבִּי אֶלְעָזָר: דְּמָה בִּיאָה דְּעִיקַּר אִיסּוּרָא — לָא קָנֵיס, וְכׇל שֶׁכֵּן מְצִיאָתָהּ וּמַעֲשֵׂה יָדֶיהָ — דְּמָמוֹנָא הוּא. וְרַבִּי אֶלְעָזָר לָא מוֹדֵי לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן: מְצִיאָתָהּ וּמַעֲשֵׂה יָדֶיהָ דְּמָמוֹנָא הוּא — לָא קָנֵיס, אֲבָל בִּיאָה דְּאִיסּוּרָא הוּא — קָנֵיס.Rabbi Chimon admet l'opinion de Rabbi Elazar : si pour la relation, qui est l'essentiel de l'interdit, il ne pénalise pas, à plus forte raison pour sa trouvaille et le produit de son travail, qui ne sont que de l'argent. Et Rabbi Elazar n'admet pas l'opinion de Rabbi Chimon : pour sa trouvaille et le produit de son travail, qui sont de l'argent, il ne pénalise pas ; mais pour la relation, qui est un interdit, il pénalise.
- וְתַרְוַיְיהוּ מוֹדוּ לֵיהּ לְרַבִּי יוֹסֵי: הָנֵי דְּיָתְבָא תּוּתֵיהּ לָא קָנֵיס, וְכׇל שֶׁכֵּן כְּתוּבָּה דִּלְמִשְׁקַל וּמִיפַּק קָאֵי. וְרַבִּי יוֹסֵי לָא מוֹדֵי לְהוּ, כְּתוּבָּה דִּלְמִשְׁקַל וּמִיפַּק — הוּא דְּלָא קָנֵיס, אֲבָל הָנֵי דְּיָתְבָא תּוּתֵיהּ — קָנֵיס.Et tous deux admettent l'opinion de Rabbi Yossé : ces droits, lorsqu'elle demeure sous son autorité, il ne les pénalise pas ; à plus forte raison la ketouba, qui est destinée à ce qu'elle la prenne et s'en aille. Et Rabbi Yossé ne les admet pas : c'est la ketouba, destinée à ce qu'elle la prenne et s'en aille, qu'il ne pénalise pas ; mais ces droits, lorsqu'elle demeure sous son autorité, il les pénalise.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: קַמָּאֵי מוֹדוּ לְבָתְרָאֵי, בָּתְרָאֵי לָא מוֹדוּ לְקַמָּאֵי. רַבִּי יוֹסֵי מוֹדֵי לֵיהּ לְרַבִּי אֶלְעָזָר: כְּתוּבָּה, דְּמִדִּידֵיהּ לְדִידַהּ — לָא קָנֵיס, וְכׇל שֶׁכֵּן מְצִיאָתָהּ וּמַעֲשֵׂה יָדֶיהָ, דְּמִדִּידַהּ לְדִידֵיהּ.Rabbi Yo'hanan a dit : les premiers admettent l'opinion des derniers, les derniers n'admettent pas celle des premiers. Rabbi Yossé admet l'opinion de Rabbi Elazar : si pour la ketouba, qui va de lui à elle, il ne pénalise pas, à plus forte raison pour sa trouvaille et le produit de son travail, qui vont d'elle à lui.
- וְרַבִּי אֶלְעָזָר לָא מוֹדֵי לֵיהּ: מְצִיאָתָהּ וּמַעֲשֵׂה יָדֶיהָ הוּא דְּמִדִּידַהּ לְדִידֵיהּ — לָא קָנֵיס, אֲבָל כְּתוּבָה דְּמִדִּידֵיהּ לְדִידַהּ — קָנֵיס.Et Rabbi Elazar ne l'admet pas : ce sont sa trouvaille et le produit de son travail, qui vont d'elle à lui, qu'il ne pénalise pas ; mais la ketouba, qui va de lui à elle, il la pénalise.
- וְתַרְוַיְיהוּ מוֹדוּ לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן: וּמָה הָנֵי, דְּמֵחַיִּים — לָא קָנְסִי, בִּיאָה דִּלְאַחַר מִיתָה — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן לָא מוֹדֵי לְהוּ: בִּיאָה הוּא דִּלְאַחַר מִיתָה לָא קָנֵיס, אֲבָל הָנֵי דְּמֵחַיִּים — קָנֵיס.Et tous deux admettent l'opinion de Rabbi Chimon : si ces choses, qui ont lieu de son vivant, ils ne les pénalisent pas, la relation qui a lieu après sa mort, à plus forte raison ! Et Rabbi Chimon ne les admet pas : c'est la relation qui a lieu après sa mort qu'il ne pénalise pas ; mais ces choses, qui ont lieu de son vivant, il les pénalise.
- נִשֵּׂאת שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת וְכוּ׳. אָמַר רַב הוּנָא אֲמַר רַב: הָכִי הִלְכְתָא. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: גַּנָּבָא גַּנּוֹבֵי לְמָה לָךְ? אִי סְבִירָא לָךְ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, אֵימָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דִּשְׁמַעְתָּיךְ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן קָאָזְלָה.La Michna a enseigné : si elle s'est mariée sans autorisation, etc. Rav Houna a dit au nom de Rav : telle est la halakha. Rav Na'hman lui a dit : pourquoi te faufiler en cachette ? Si tu penses comme Rabbi Chimon, dis : la halakha est conforme à Rabbi Chimon, car ton enseignement suit Rabbi Chimon.
- וְכִי תֵּימָא: אִי אָמֵינָא הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן — מַשְׁמַע אֲפִילּוּ בְּקַמַּיְיתָא, אֵימָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בָּאַחֲרוֹנָה! קַשְׁיָא.Et si tu dis : si je disais « la halakha est conforme à Rabbi Chimon », cela signifierait même pour le premier cas, dis alors : la halakha est conforme à Rabbi Chimon pour le dernier cas ! C'est une kouchya (difficulté).
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אָמֵינָא, כִּי נָיֵים וְשָׁכֵיב רַב אַמְרַהּ לְהָא שְׁמַעְתְּתָא. הֲלָכָה מִכְּלָל דִּפְלִיגִי, מַאי הֲוָה לַהּ לְמִיעְבַּד — מֵיאנָס אֲנִיסָה?Rav Chéchèt a dit : je dis que c'est lorsqu'il sommeillait, allongé, que Rav a dit cet enseignement. « Halakha » implique qu'ils sont en désaccord ; or qu'aurait-elle dû faire ? Elle a été contrainte !
- וְעוֹד תַּנְיָא: כׇּל עֲרָיוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה אֵין צְרִיכוֹת הֵימֶנּוּ גֵּט, חוּץ מֵאֵשֶׁת אִישׁ שֶׁנִּיסֵּת עַל פִּי בֵּית דִּין. עַל פִּי בֵּית דִּין הוּא דְּבָעֲיָא גִּיטָּא, עַל פִּי עֵדִים לָא בָּעֲיָא גִּיטָּא.Et de plus il a été enseigné dans une baraïta : toutes les relations interdites de la Torah n'ont pas besoin de get (acte de divorce) de sa part, sauf la femme mariée qui s'est remariée sur décision du tribunal. C'est sur décision du tribunal qu'elle a besoin d'un get ; sur témoins, elle n'a pas besoin d'un get.
- מַנִּי? אִילֵימָא רַבִּי שִׁמְעוֹן, עַל פִּי בֵּית דִּין מִי בָּעֲיָא גֵּט? וְהָתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: עָשׂוּ בֵּית דִּין בְּהוֹרָאָתָן — כִּזְדוֹן אִישׁ בְּאִשָּׁה. עַל פִּי עֵדִים — כְּשִׁגְגַת אִישׁ בְּאִשָּׁה. אִידֵּי וְאִידִי לָא בָּעֲיָא גֵּט.De qui est-ce ? Si tu dis de Rabbi Chimon, sur décision du tribunal a-t-elle besoin d'un get ? N'a-t-il pas été enseigné : Rabbi Chimon dit : si le tribunal a agi par son enseignement, c'est comme la faute délibérée d'un homme avec une femme ; sur témoins, c'est comme la faute par inadvertance d'un homme avec une femme. Dans un cas comme dans l'autre, elle n'a pas besoin de get !
- אֶלָּא לָאו רַבָּנַן הִיא.N'est-ce donc pas plutôt des Sages ? Ainsi, de l'avis de tous, elle est permise lorsqu'elle s'est remariée sur témoins.
- לְעוֹלָם רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, וְתָרֵיץ הָכִי: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: עָשׂוּ בֵּית דִּין בְּהוֹרָאָתָן — כְּכַוּוֹנַת אִישׁ בְּאִשָּׁה [וּבָעֲיָא גֵּט], עַל פִּי עֵדִים — כְּשֶׁלֹּא בְּכַוּוֹנַת אִישׁ בְּאִשָּׁה [וְלֹא בָּעֲיָא גֵּט].En réalité, c'est de Rabbi Chimon, et réponds ainsi : Rabbi Chimon dit : si le tribunal a agi par son enseignement, c'est comme l'intention d'un homme avec une femme [et elle a besoin d'un get] ; sur témoins, c'est comme sans intention d'un homme avec une femme [et elle n'a pas besoin d'un get].
- רַב אָשֵׁי אָמַר, לְעִנְיַן אִיסּוּרָא קָתָנֵי, וְהָכִי קָאָמַר: עָשׂוּ בֵּית דִּין בְּהוֹרָאָתָן — כִּזְדוֹן אִישׁ בְּאִשָּׁה, וּמִיתַּסְרָא עַל בַּעְלַהּ. עַל פִּי עֵדִים — כְּשִׁגְגַת אִישׁ בְּאִשָּׁה, וְלָא מִיתַּסְרָא עַל בַּעְלַהּ.Rav Achi a dit : il enseigne au sujet de l'interdit, et voici ce qu'il veut dire : si le tribunal a agi par son enseignement, c'est comme la faute délibérée d'un homme avec une femme, et elle est interdite à son mari ; sur témoins, c'est comme la faute par inadvertance d'un homme avec une femme, et elle n'est pas interdite à son mari.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.