Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲמַר לֵיהּ, בְּעַאי לְאוֹתוֹבָךְ: עָרֵל, הַזָּאָה.Rav 'Hisda lui a dit : je voulais t'objecter le cas de l'incirconcis : les Sages ont décrété que celui qui se convertit la veille de Pessa'h ne mange pas de l'agneau pascal, car selon Beit Hillel, celui qui se sépare du prépuce est comme celui qui se sépare de la tombe (Pessa'him 92a), bien que la Torah l'oblige à apporter ce sacrifice. Et aussi le cas de l'aspersion de l'eau de purification, interdite par les Sages lorsque la veille de Pessa'h tombe un Chabbat, bien qu'elle empêche ainsi de manger de l'agneau pascal.
- וְאִזְמֵל, סָדִין בְּצִיצִית.Et aussi le cas du couteau de circoncision, que les Sages ont interdit de transporter à Chabbat, malgré l'annulation d'une mitsva (commandement) de la Torah. Et aussi celui du drap de lin avec tsitsit (franges rituelles) de laine, que les Sages ont interdit à cause du vêtement de nuit, exempté de tsitsit, bien que cela empêche d'accomplir la mitsva.
- וְכִבְשֵׂי עֲצֶרֶת, וְשׁוֹפָר,Et aussi le cas des agneaux de Atsérèt (Chavouot) : lorsque la fête tombe un Chabbat, les Sages ont interdit d'asperger leur sang s'ils ont été abattus sans l'intention requise, bien que l'aspersion ne soit pas interdite selon la Torah. Et aussi celui du chofar, que les Sages ont interdit de sonner à Roch Hachana tombant un Chabbat, de peur qu'on ne le transporte sur quatre coudées dans le domaine public.
- וְלוּלָב. הַשְׁתָּא דְּשַׁנִּית לַן ״שֵׁב וְאַל תַּעֲשֶׂה״ לָא מִיעֲקַר הוּא, כּוּלְּהוּ נָמֵי ״שֵׁב וְאַל תַּעֲשֶׂה״ נִינְהוּ.Et enfin celui du loulav, interdit pour la même raison au premier jour de Souccot tombant un Chabbat. Mais maintenant que tu nous as répondu que « reste assis et ne fais rien » n'est pas un déracinement, tous ceux-là aussi sont des cas de « reste assis et ne fais rien ».
- תָּא שְׁמַע: ״אֵלָיו תִּשְׁמָעוּן״ — אֲפִילּוּ אוֹמֵר לְךָ: עֲבוֹר עַל אַחַת מִכׇּל מִצְוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה, כְּגוֹן אֵלִיָּהוּ בְּהַר הַכַּרְמֶל, הַכֹּל לְפִי שָׁעָה — שְׁמַע לוֹ.Viens et entends une autre preuve : à propos du vrai prophète, il est dit : « Vous l'écouterez » (Deutéronome 18, 15). Même s'il te dit : transgresse l'une de toutes les mitsvot de la Torah, comme Éliyahou au mont Carmel, qui a offert un sacrifice sur cette montagne à une époque où cela était interdit sous peine de karèt (retranchement), tout selon les besoins de l'heure, écoute-le. Un commandement de la Torah peut donc être déraciné par un acte.
- שָׁאנֵי הָתָם, דִּכְתִיב: ״אֵלָיו תִּשְׁמָעוּן״. וְלִיגְמַר מִינֵּיהּ! מִיגְדַּר מִילְּתָא שָׁאנֵי.La Guemara répond : là-bas, c'est différent, car il est écrit : « Vous l'écouterez ». La Guemara demande : qu'on en tire donc l'enseignement pour les Sages ! Elle répond : protéger la chose est différent. Éliyahou agissait pour détourner le peuple de l'idolâtrie, et il était permis pour un temps de passer outre à une mitsva.
- תָּא שְׁמַע: בִּטְּלוֹ — מְבוּטָּל, דִּבְרֵי רַבִּי. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אֵינוֹ יָכוֹל לֹא לְבַטְּלוֹ, וְלֹא לְהוֹסִיף עַל תְּנָאוֹ. אִם כֵּן — מָה כֹּחַ בֵּית דִּין יָפֶה.Viens et entends une autre preuve. Les Sages ont interdit à l'homme qui a envoyé un get (acte de divorce) à sa femme de l'annuler devant un tribunal à son insu, de peur qu'elle ne se remarie par erreur. S'il l'a annulé, il est annulé : ce sont les paroles de Rabbi (Yehouda HaNassi). Rabban Chimon ben Gamliel dit : il ne peut ni l'annuler, ni ajouter à sa condition. Sinon, en quoi réside la force du tribunal ?
- וְהָא הָכָא, דְּמִדְּאוֹרָיְיתָא בָּטֵל גֵּט, וּמִשּׁוּם ״מָה כֹּחַ בֵּית דִּין״ קָא שָׁרֵינַן אֵשֶׁת אִישׁ לְעָלְמָא! מַאן דִּמְקַדֵּשׁ — אַדַּעְתָּא דְּרַבָּנַן מְקַדֵּשׁ, וְאַפְקְעִינְהוּ רַבָּנַן לְקִידּוּשִׁין,Or voici un cas où, selon la Torah, le get est annulé, et à cause de « en quoi réside la force du tribunal », nous permettons une femme mariée à tout le monde ! La Guemara répond : celui qui consacre une femme la consacre en s'en remettant à l'avis des Sages, et les Sages ont annulé les kiddouchin (consécration matrimoniale).
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: הָתִינַח דְּקַדֵּישׁ בְּכַסְפָּא, קַדֵּישׁ בְּבִיאָה מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? שַׁוְּיוּהּ רַבָּנַן לִבְעִילָתוֹ בְּעִילַת זְנוּת.Ravina a dit à Rav Achi : cela se comprend s'il l'a consacrée par de l'argent, car les Sages ont pu déclarer cet argent sans maître. S'il l'a consacrée par la relation conjugale, que peut-on dire ? La Guemara répond : les Sages ont fait de sa relation une relation de débauche.
- תָּא שְׁמַע, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן יַעֲקֹב: שָׁמַעְתִּי שֶׁבֵּית דִּין מַכִּין וְעוֹנְשִׁין שֶׁלֹּא מִן הַתּוֹרָה, וְלֹא לַעֲבוֹר עַל דִּבְרֵי תוֹרָה, אֶלָּא לַעֲשׂוֹת סְיָיג לַתּוֹרָה. וּמַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁרָכַב עַל סוּס בַּשַּׁבָּת בִּימֵי יְוָנִים — וֶהֱבִיאוּהוּ לְבֵית דִּין וּסְקָלוּהוּ, לֹא מִפְּנֵי שֶׁרָאוּי לְכָךְ, אֶלָּא שֶׁהַשָּׁעָה צְרִיכָה לְכָךְ.Viens et entends une autre source : Rabbi Elazar ben Yaakov a dit : j'ai entendu que le tribunal fait frapper et punit sans que cela vienne de la Torah, non pour transgresser les paroles de la Torah, mais pour faire une barrière à la Torah. Et il y eut un fait concernant un homme qui monta à cheval à Chabbat à l'époque des Grecs, ce qui est interdit par les Sages : on l'amena au tribunal et on le lapida, non parce qu'il le méritait, mais parce que l'heure l'exigeait, les Juifs étant alors négligents pour le Chabbat.
- וְשׁוּב מַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁהֵטִיחַ בְּאִשְׁתּוֹ תַּחַת הַתְּאֵנָה, וֶהֱבִיאוּהוּ לְבֵית דִּין וְהִלְקוּהוּ. לֹא מִפְּנֵי שֶׁרָאוּי לְכָךְ, אֶלָּא שֶׁהַשָּׁעָה צְרִיכָה לְכָךְ! מִיגְדַּר מִילְּתָא שָׁאנֵי.Et encore, il y eut un fait concernant un homme qui eut des relations avec sa femme sous le figuier, à la vue de tous : on l'amena au tribunal et on le flagella, non parce qu'il le méritait, mais parce que l'heure l'exigeait ! Le tribunal peut donc déraciner un commandement de la Torah même par un acte. La Guemara répond : protéger la chose est différent.
- וְלֹא זֶה וָזֶה מְטַמְּאִין לָהּ. מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״כִּי אִם לִשְׁאֵרוֹ הַקָּרוֹב אֵלָיו״, וְאָמַר מָר: ״שְׁאֵרוֹ״ — זוֹ אִשְׁתּוֹ,La Michna a enseigné : et ni l'un ni l'autre ne se rendent impurs pour elle, s'ils sont Cohanim. D'où le savons-nous ? Car il est écrit : « Sinon pour son proche parent qui lui est proche » (Lévitique 21, 2), et le Maître a dit : « son proche parent », c'est sa femme.
- וּכְתִיב: ״לֹא יִטַּמָּא בַּעַל בְּעַמָּיו לְהֵחַלּוֹ״, יֵשׁ בַּעַל שֶׁמִּיטַּמֵּא, וְיֵשׁ בַּעַל שֶׁאֵין מִיטַּמֵּא. הָא כֵּיצַד? מִיטַּמֵּא הוּא לְאִשְׁתּוֹ כְּשֵׁרָה, וְאֵינוֹ מִיטַּמֵּא לְאִשְׁתּוֹ פְּסוּלָה.Et il est écrit : « Il ne se rendra pas impur, en tant que mari parmi son peuple, pour se profaner » (Lévitique 21, 4). Il y a un mari qui se rend impur et il y a un mari qui ne se rend pas impur. Comment cela ? Il se rend impur pour sa femme apte, et il ne se rend pas impur pour sa femme disqualifiée.
- וְלֹא זֶה וָזֶה זַכָּאִין בִּמְצִיאָתָהּ וְכוּ׳. טַעְמָא מַאי אֲמוּר רַבָּנַן מְצִיאַת אִשָּׁה לְבַעְלָהּ — כִּי הֵיכִי דְּלָא תִּיהְוֵי לֵיהּ אֵיבָה. הָכָא תִּיהְוֵי לֵיהּ אֵיבָה וְאֵיבָה.La Michna a enseigné : et ni l'un ni l'autre n'ont droit à ses trouvailles, etc. Pour quelle raison les Sages ont-ils dit que la trouvaille de la femme est à son mari ? Afin qu'il n'ait pas d'animosité envers elle. Ici, qu'il ait de l'animosité, et encore de l'animosité ! Car les Sages veulent qu'il la renvoie.
- וּבְמַעֲשֵׂה יָדֶיהָ. טַעְמָא מַאי אָמְרִי רַבָּנַן מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ לְבַעְלָהּ — מִשּׁוּם דְּקָאָכְלָה מְזוֹנֵי, הָכָא כֵּיוָן דִּמְזוֹנֵי לֵית לַהּ — מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ לָאו דִּידֵיהּ.Et ils n'ont pas droit au produit de son travail. Pour quelle raison les Sages ont-ils dit que le produit du travail de la femme est à son mari ? Parce qu'elle mange ses aliments. Ici, puisqu'elle n'a pas droit aux aliments, le produit de son travail n'est pas à lui.
- וְלֹא מֵיפֵר נְדָרֶיהָ. טַעְמָא מַאי אָמַר רַחֲמָנָא בַּעַל מֵיפֵר — כְּדֵי שֶׁלֹּא תִּתְגַּנֶּה, הָכָא תִּתְגַּנֶּה וְתִתְגַּנֶּה.Et il n'annule pas ses vœux. Pour quelle raison le Miséricordieux a-t-il dit que le mari les annule ? Afin qu'elle ne devienne pas repoussante pour lui. Ici, qu'elle devienne repoussante, et encore repoussante !
- הָיְתָה בַּת יִשְׂרָאֵל נִפְסְלָה מִן הַכְּהוּנָּה וְכוּ׳.La Michna a enseigné : si elle était une fille d'Israël, elle est disqualifiée pour la Kehouna (prêtrise), etc.
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