Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהַבָּא עָלֶיהָ בְּאָשָׁם תָּלוּי קָאֵי! אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: כְּגוֹן שֶׁנִּיסֵּת לְאֶחָד מֵעֵדֶיהָ.et celui qui a une relation avec elle se trouve redevable d'un acham talouy (sacrifice de culpabilité pour une faute douteuse) ! Son second mari devrait donc se séparer d'elle. Rav Chéchèt a dit : il s'agit du cas où elle a épousé l'un de ses témoins, qui n'a lui-même aucun doute sur la mort du mari.
- הִיא גּוּפַהּ בְּאָשָׁם תָּלוּי קָיְימָא! בְּאוֹמֶרֶת ״בָּרִי לִי״. אִי הָכִי, מַאי לְמֵימְרָא? אֲפִילּוּ רַבִּי מְנַחֵם בְּרַבִּי יוֹסֵי לָא קָאָמַר אֶלָּא כְּשֶׁבָּאוּ עֵדִים וְאַחַר כָּךְ נִיסֵּת, אֲבָל נִיסֵּת וְאַחַר כָּךְ בָּאוּ עֵדִים — לָא אָמַר.Elle-même se trouve redevable d'un acham talouy, n'ayant pas de connaissance propre ! Il s'agit du cas où elle dit : « C'est certain pour moi. » S'il en est ainsi, qu'y a-t-il à dire ? Même Rabbi Mena'hem, fils de Rabbi Yossé, n'a parlé que du cas où des témoins sont venus et où ensuite elle s'est remariée ; mais si elle s'est remariée et qu'ensuite des témoins sont venus, il ne l'a pas dit.
- דְּתַנְיָא: שְׁנַיִם אוֹמְרִים ״מֵת״ וּשְׁנַיִם אוֹמְרִים ״לָא מֵת״, שְׁנַיִם אוֹמְרִים ״נִתְגָּרְשָׁה״ וּשְׁנַיִם אוֹמְרִים ״לֹא נִתְגָּרְשָׁה״ — הֲרֵי זוֹ לֹא תִּנָּשֵׂא, וְאִם נִיסֵּת — לֹא תֵּצֵא. רַבִּי מְנַחֵם בְּרַבִּי יוֹסֵי אָמַר: תֵּצֵא. אָמַר רַבִּי מְנַחֵם בְּרַבִּי יוֹסֵי: אֵימַת אֲנִי אוֹמֵר תֵּצֵא? בִּזְמַן שֶׁבָּאוּ עֵדִים וְאַחַר כָּךְ נִיסֵּת. אֲבָל נִיסֵּת וְאַחַר כָּךְ בָּאוּ עֵדִים — הֲרֵי זוֹ לֹא תֵּצֵא!Car il a été enseigné dans une baraïta : si deux disent : « Il est mort » et deux disent : « Il n'est pas mort » ; si deux disent : « Elle a divorcé » et deux disent : « Elle n'a pas divorcé », celle-ci ne se mariera pas ; et si elle s'est mariée, elle n'a pas à quitter son mari. Rabbi Mena'hem, fils de Rabbi Yossé, a dit : elle doit quitter. Rabbi Mena'hem, fils de Rabbi Yossé, a dit : quand dis-je qu'elle doit quitter ? Lorsque les témoins sont venus et qu'ensuite elle s'est mariée. Mais si elle s'est mariée et qu'ensuite les témoins sont venus, celle-ci n'a pas à quitter !
- כִּי קָאָמַר רַב נָמֵי, בִּזְמַן שֶׁבָּאוּ עֵדִים וְאַחַר כָּךְ נִיסֵּת. לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי מְנַחֵם בְּרַבִּי יוֹסֵי. וְאִיכָּא דְּאָמַר: טַעְמָא דְּנִיסֵּת וְאַחַר כָּךְ בָּאוּ עֵדִים, אֲבָל בָּאוּ עֵדִים וְאַחַר כָּךְ נִיסֵּת — תֵּצֵא. כְּמַאן — כְּרַבִּי מְנַחֵם בְּרַבִּי יוֹסֵי.Lorsque Rav a parlé, c'était aussi du cas où les témoins sont venus et où ensuite elle s'est remariée : elle n'a pas à quitter. Il vient exclure l'opinion de Rabbi Mena'hem, fils de Rabbi Yossé. Et il y en a qui disent : la raison est qu'elle s'est remariée et qu'ensuite les témoins sont venus ; mais si les témoins sont venus et qu'ensuite elle s'est remariée, elle doit quitter. Selon qui ? Selon Rabbi Mena'hem, fils de Rabbi Yossé.
- מֵתִיב רָבָא: מִנַּיִן שֶׁאִם לֹא רָצָה — דׇּפְנוֹ, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְקִדַּשְׁתּוֹ״, בְּעַל כׇּרְחוֹ.Rava a objecté d'une baraïta : d'où savons-nous que si un Cohen ne veut pas se sanctifier, on le contraint par des coups ? Le verset enseigne : « Et tu le sanctifieras » (Lévitique 21, 8), malgré lui.
- הֵיכִי דָמֵי, אִילֵּימָא דְּלָא נִיסֵּת לְאֶחָד מֵעֵדֶיהָ וְלֹא קָאָמְרָה ״בָּרִי לִי״, צְרִיכָא לְמֵימַר דְּדׇפְנוֹ? אֶלָּא לָאו, דְּנִיסֵּת לְאֶחָד מֵעֵדֶיהָ, וְקָאָמְרָה ״בָּרִי לִי״, וְקָתָנֵי דׇּפְנוֹ. אַלְמָא, מַפְּקִינַן לַהּ מִינֵּיהּ!Comment se présente le cas ? Si l'on dit qu'elle n'a pas épousé l'un de ses témoins et qu'elle ne dit pas : « C'est certain pour moi », faut-il dire qu'on le contraint ? N'est-ce pas plutôt qu'elle a épousé l'un de ses témoins et qu'elle dit : « C'est certain pour moi », et il est enseigné qu'on le contraint. Il apparaît donc qu'on la lui retire !
- אִיסּוּר כְּהוּנָּה שָׁאנֵי. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מַאי דׇּפְנוֹ — דׇּפְנוֹ בְּעֵדִים. וְאִבָּעֵית אֵימָא: כְּשֶׁבָּאוּ עֵדִים וְאַחַר כָּךְ נִיסֵּת, וְרַבִּי מְנַחֵם בְּרַבִּי יוֹסֵי הִיא.L'interdit de la kehouna est différent, plus rigoureux. Et si tu veux, dis : que signifie « on le contraint » ? On le contraint par des témoins, le tribunal devant en rechercher pour empêcher le mariage. Et si tu veux, dis : il s'agit du cas où des témoins sont venus et où ensuite elle s'est remariée, et c'est l'opinion de Rabbi Mena'hem, fils de Rabbi Yossé.
- רַב אָשֵׁי אוֹמֵר: מַאי ״לֹא תֵּצֵא״ דְּקָאָמַר רַב — לֹא תֵּצֵא מֵהֶיתֵּירָהּ הָרִאשׁוֹן.Rav Achi dit : que signifie le « elle n'a pas à quitter » dit par Rav ? Elle n'a pas à quitter son premier état de permission à l'égard de son premier mari, ayant agi sous la contrainte.
- הָא אַמְרַהּ רַב חֲדָא זִימְנָא, דִּתְנַן: נִיסֵּת שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת — מוּתֶּרֶת לַחְזוֹר לוֹ. וְאָמַר רַב הוּנָא אֲמַר רַב: הָכִי הִלְכְתָא! חֲדָא מִכְּלָלָא דַּחֲבֶרְתַּהּ אִיתְּמַר.Mais Rav l'a déjà dit une fois, car nous avons appris : si elle s'est remariée sans autorisation, elle est autorisée à revenir à lui. Et Rav Houna a dit au nom de Rav : telle est la halakha ! L'une a été dite par déduction de l'autre.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא מַכְחַשְׁתּוֹ, אֲבָל מַכְחַשְׁתּוֹ — לֹא תֵּצֵא. בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּבֵי תְרֵי, כִּי מַכְחֲשָׁא לֵיהּ מַאי הָוֵי! אֶלָּא בְּחַד, טַעְמָא דְּמַכְחַשְׁתּוֹ, הָא שָׁתְקָה — תֵּצֵא.Chmouel a dit : on ne l'a enseigné que si elle ne le contredit pas, celui qui dit que c'est son mari ; mais si elle le contredit, elle n'a pas à quitter. De quoi parlons-nous ? Si l'on dit de deux témoins, quand bien même elle le contredirait, qu'en serait-il ? Plutôt d'un seul : la raison est qu'elle le contredit ; mais si elle se tait, elle doit quitter.
- וְהָאָמַר עוּלָּא: כׇּל מָקוֹם שֶׁהֶאֱמִינָה תּוֹרָה עֵד אֶחָד, הֲרֵי כָּאן שְׁנַיִם, וְאֵין דְּבָרָיו שֶׁל אֶחָד בִּמְקוֹם שְׁנַיִם! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — בִּפְסוּלֵי עֵדוּת, וְכִדְרַבִּי נְחֶמְיָה.Or Oulla a dit : partout où la Torah a cru un seul témoin, il y en a ici deux, et les paroles d'un seul n'ont pas de valeur face à deux ! De quoi parlons-nous ici ? De personnes inaptes à témoigner, et selon Rabbi Ne'hémia.
- דְּתַנְיָא, רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: כׇּל מָקוֹם שֶׁהֶאֱמִינָה תּוֹרָה עֵד אֶחָד — הַלֵּךְ אַחַר רוֹב דֵּעוֹת. וְעָשׂוּ שְׁתֵּי נָשִׁים בְּאִישׁ אֶחָד כִּשְׁנֵי אֲנָשִׁים בְּאִישׁ אֶחָד.Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Ne'hémia dit : partout où la Torah a cru un seul témoin, suis la majorité des avis. Et on a considéré deux femmes face à un homme comme deux hommes face à un homme.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: כֹּל הֵיכָא דַּאֲתָא עֵד אֶחָד כָּשֵׁר מֵעִיקָּרָא, אֲפִילּוּ מֵאָה נָשִׁים — כְּעֵד אֶחָד דָּמְיָין. הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּגוֹן דְּאָתְיָא אִשָּׁה מֵעִיקָּרָא.Et si tu veux, dis : partout où est venu d'abord un témoin apte, même cent femmes sont considérées comme un seul témoin. De quoi parlons-nous ici ? Du cas où c'est une femme qui est venue d'abord.
- וְתָרְצַהּ לִדְרַבִּי נְחֶמְיָה הָכִי: רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: כׇּל מָקוֹם שֶׁהֶאֱמִינָה תּוֹרָה עֵד אֶחָד — הַלֵּךְ אַחַר רוֹב דֵּעוֹת, וְעָשׂוּ שְׁתֵּי נָשִׁים בְּאִשָּׁה אַחַת — כִּשְׁנֵי אֲנָשִׁים בְּאִישׁ אֶחָד אֲבָל שְׁתֵּי נָשִׁים בְּאִישׁ אֶחָד — כְּפַלְגָא וּפַלְגָא דָּמֵי.Et explique les propos de Rabbi Ne'hémia ainsi : Rabbi Ne'hémia dit : partout où la Torah a cru un seul témoin, suis la majorité des avis ; et on a considéré deux femmes face à une femme comme deux hommes face à un homme ; mais deux femmes face à un homme, c'est comme moitié contre moitié.
- צְרִיכָה גֵּט מִזֶּה וּמִזֶּה. בִּשְׁלָמָא מֵרִאשׁוֹן תִּבְעֵי גֵּט, אֶלָּא מִשֵּׁנִי אַמַּאי? זְנוּת בְּעָלְמָא הוּא!Il lui faut un get (acte de divorce) de celui-ci et de celui-là. D'accord pour le premier, qu'il lui faille un get ; mais du second, pourquoi ? Ce n'est qu'une simple débauche !
- אָמַר רַב הוּנָא: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאמְרוּ גֵּירַשׁ זֶה וְנָשָׂא זֶה, וְנִמְצֵאת אֵשֶׁת אִישׁ יוֹצְאָה בְּלָא גֵּט. אִי הָכִי, סֵיפָא דְּקָתָנֵי: אָמְרוּ לָהּ ״מֵת בַּעְלִךְ״ וְנִתְקַדְּשָׁה, וְאַחַר כָּךְ בָּא בַּעְלָהּ — מוּתֶּרֶת לַחְזוֹר לוֹ. הָתָם נָמֵי, נֵימָא: גֵּירַשׁ זֶה וְקִדֵּשׁ זֶה, וְנִמְצֵאת אֵשֶׁת אִישׁ יוֹצְאָה שֶׁלֹּא בַּגֵּט!Rav Houna a dit : c'est un décret, de crainte qu'on ne dise : celui-ci a divorcé et celui-là l'a épousée, et on trouverait une femme mariée quittant son mari sans get. S'il en est ainsi, la dernière partie (92a) enseigne : si on lui a dit : « Ton mari est mort », qu'elle s'est fiancée, et qu'ensuite son mari est revenu, elle est autorisée à revenir à lui. Là aussi, disons : celui-ci a divorcé et celui-là l'a fiancée, et on trouverait une femme mariée quittant son mari sans get !
- לְעוֹלָם בָּעֲיָא גֵּט. אִי הָכִי, נִמְצָא זֶה מַחֲזִיר גְּרוּשָׁתוֹ מִשֶּׁנִּתְאָרְסָה! כְּרַבִּי יוֹסֵי בֶּן כִּיפָּר, דְּאָמַר: מִן הַנִּשּׂוּאִין — אֲסוּרָה, מִן הָאֵירוּסִין — מוּתֶּרֶת.En réalité, il lui faut un get. S'il en est ainsi, on trouverait celui-ci reprenant sa divorcée après qu'elle a été fiancée ! Il s'agit de l'opinion de Rabbi Yossé ben Kipar, qui a dit : après le mariage, elle est interdite ; après les fiançailles, elle est permise.
- הָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: אַף עַל פִּיMais du fait que la dernière partie enseigne : bien que
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