Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי טַעְמָא קָא מְחַיְּיבִי רַבָּנַן? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דִּמְהֵימַן — וְהָא תְּרֵי בְּעָלְמָא, דְּאַף עַל גַּב דְּקָא מַכְחִישׁ לְהוּ אִינְהוּ — מְהֵימְנִי, וְקָא פָּטְרִי רַבָּנַן. אֶלָּא לָאו, מִשּׁוּם דְּאִישְׁתִּיק — וּשְׁתִיקָה כְּהוֹדָאָה דָמְיָא.Pour quelle raison nos Maîtres l'obligent-ils au sacrifice lorsqu'il se tait devant un seul témoin ? Si l'on dit que c'est parce que le témoin est cru, voici que deux témoins ordinaires, qui sont crus bien qu'il les contredise, nos Maîtres l'exemptent pourtant ! N'est-ce donc pas plutôt parce qu'il s'est tu, et le silence équivaut à un aveu ? Aucune preuve ne peut donc être tirée de là pour la crédibilité d'un seul témoin.
- אֶלָּא סְבָרָא הִיא, מִידֵּי דְּהָוֵה אַחֲתִיכָה סָפֵק שֶׁל חֵלֶב סָפֵק שֶׁל שׁוּמָּן, וַאֲתָא עֵד אֶחָד וְאָמַר: בָּרִי לִי, דְּשׁוּמָּן הוּא — דִּמְהֵימַן.C'est plutôt un raisonnement logique : il en est comme d'un morceau de viande dont on ignore s'il est de 'helev (graisse interdite) ou de chouman (graisse permise), et qu'un seul témoin vient dire : « Il est certain pour moi que c'est du chouman » : il est cru.
- מִי דָּמֵי? הָתָם לָא אִיתַּחְזַק אִיסּוּרָא, הָכָא אִיתַּחְזַק אִיסּוּרָא דְּאֵשֶׁת אִישׁ, וְאֵין דָּבָר שֶׁבְּעֶרְוָה פָּחוֹת מִשְּׁנַיִם!Est-ce comparable ? Là, l'interdit n'a pas été établi, alors qu'ici l'interdit de la femme mariée a été établi, et il n'est rien en matière d'unions interdites qui s'établisse par moins de deux témoins !
- הָא לָא דָּמְיָא אֶלָּא לַחֲתִיכָה דְּוַדַּאי חֵלֶב, וַאֲתָא עֵד אֶחָד וְאָמַר: בָּרִי לִי דְּשׁוּמָּן הֲוָה — דְּלָא מְהֵימַן! מִי דָּמֵי? הָתָם, אֲפִילּוּ אָתוּ בֵּי מְאָה לָא מְהֵימְנִי. הָכָא, כֵּיוָן דְּכִי אָתוּ בֵּי תְרֵי מְהֵימְנִי — חַד נָמֵי לְהֵימְנֵיהּ, מִידֵּי דְּהָוֵה אַטֶּבֶל, הֶקְדֵּשׁ, וְקֻוֽנָּמוֹת.Ceci n'est comparable qu'à un morceau qui est certainement du 'helev, et qu'un seul témoin vient dire : « Il est certain pour moi que c'était du chouman » : il n'est pas cru ! Est-ce comparable ? Là, même si cent témoins venaient, ils ne seraient pas crus. Ici, puisque si deux venaient, ils seraient crus, croyons-en aussi un seul, comme pour le tével (produit non prélevé), les biens consacrés et les konamot (objets interdits par un vœu).
- הַאי טֶבֶל, הֵיכִי דָמֵי? אִי דִּידֵיהּ — מִשּׁוּם דִּבְיָדוֹ לְתַקְּנוֹ. אֶלָּא דְּאַחֵר, מַאי קָסָבַר:Ce tével, comment se présente le cas ? S'il est le sien, il est cru qu'il a été prélevé parce qu'il est en son pouvoir de le rectifier en prélevant quand il veut. S'il s'agit plutôt de celui d'un autre, quelle est son opinion ?
- אִי קָא סָבַר: תּוֹרֵם מִשֶּׁלּוֹ עַל שֶׁל חֲבֵרוֹ אֵינוֹ צָרִיךְ דַּעַת בְּעָלִים — מִשּׁוּם דִּבְיָדוֹ לְתַקְּנוֹ, וְאִי קָסָבַר: צָרִיךְ דַּעַת בְּעָלִים, וְאָמַר: אֲנָא יָדַעְנָא בֵּיהּ דִּמְתַקַּן, הִיא גּוּפַהּ מְנָלַן?S'il pense que celui qui prélève du sien sur celui de son prochain n'a pas besoin de l'accord du propriétaire, c'est encore parce qu'il est en son pouvoir de le rectifier. Et s'il pense qu'il faut l'accord du propriétaire, et qu'il dit : « Je sais à son sujet qu'il a été rectifié », cela même, d'où le savons-nous ?
- הֶקְדֵּשׁ נָמֵי, אִי קְדוּשַּׁת דָּמִים — מִשּׁוּם דִּבְיָדוֹ לִפְדּוֹתוֹ. אִי קְדוּשַּׁת הַגּוּף, אִי דִּידֵיהּ — מִשּׁוּם דִּבְיָדוֹ לְאִיתְּשׁוֹלֵי עֲלֵיהּ. אֶלָּא דְּאַחֵר, וְאָמַר: יָדַעְנָא בֵּיהּ דְּאִיתְּשִׁיל מָרֵיהּ עֲלֵיהּ, הִיא גּוּפַהּ מְנָלַן?Les biens consacrés également : s'il s'agit d'une sainteté de valeur (bien consacré pour sa valeur au Temple), c'est parce qu'il est en son pouvoir de le racheter. S'il s'agit d'une sainteté intrinsèque (sacrifices de l'autel), si le bien est le sien, c'est parce qu'il est en son pouvoir de se faire délier de sa consécration par un Sage. S'il s'agit plutôt de celui d'un autre, et qu'il dit : « Je sais à son sujet que son maître s'en est fait délier », cela même, d'où le savons-nous ?
- קֻוֽנָּמוֹת נָמֵי, אִי קָסָבַר: יֵשׁ מְעִילָה בְּקֻוֽנָּמוֹת, וּקְדוּשַּׁת דָּמִים נָחֲתָא לְהוּ — מִשּׁוּם דִּבְיָדוֹ לִפְדּוֹתוֹ, וְאִי קָסָבַר: אֵין מְעִילָה בְּקֻוֽנָּמוֹת, וְאִיסּוּר בְּעָלְמָא הוּא דְּרָכֵיב לְהוּ אַכַּתְפֵּיהּ, אִי דִּידֵיהּ — מִשּׁוּם דִּבְיָדוֹ לְאִיתְּשׁוֹלֵי עֲלֵיהּ,Les konamot également : s'il pense qu'il y a meïla (usage sacrilège des choses saintes) pour les konamot et qu'une sainteté de valeur s'y applique, c'est parce qu'il est en son pouvoir de le racheter. Et s'il pense qu'il n'y a pas de meïla pour les konamot, et que c'est un simple interdit qu'il leur a fait porter sur leurs épaules, si le bien est le sien, c'est parce qu'il est en son pouvoir de se faire délier.
- אֶלָּא דְּאַחֵר, וְאָמַר: אֲנָא יָדַעְנָא דְּאִיתְּשִׁיל מָרֵיהּ עֲלֵיהּ — הִיא גּוּפַהּ מְנָלַן?S'il s'agit plutôt de celui d'un autre, et qu'il dit : « Je sais que son maître s'en est fait délier », cela même, d'où le savons-nous ? La question demeure donc.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא: מִתּוֹךְ חוֹמֶר שֶׁהֶחְמַרְתָּ עָלֶיהָ בְּסוֹפָהּ — הֵקַלְתָּ עָלֶיהָ בַּתְּחִלָּה. לָא לַיחְמַיר וְלָא לַיקֵּיל!Rabbi Zeira a dit : à cause de la rigueur dont tu as usé envers elle à la fin, si le mari reparaît, tu as été indulgent envers elle au début. Qu'on ne soit donc ni rigoureux ni indulgent !
- מִשּׁוּם עִיגּוּנָא אַקִּילוּ בַּהּ רַבָּנַן.À cause de l'igoun (situation de la femme liée ne pouvant se remarier), nos Maîtres ont été indulgents envers elle.
- תֵּצֵא מִזֶּה וּמִזֶּה וְכוּ׳. אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁנִּיסֵּת בְּעֵד אֶחָד, אֲבָל נִיסֵּת עַל פִּי שְׁנֵי עֵדִים — לֹא תֵּצֵא. מַחֲכוּ עֲלֵיהּ בְּמַעְרְבָא: אֲתָא גַּבְרָא וְקָאֵי, וְאַתְּ אָמְרַתְּ לֹא תֵּצֵא? לָא צְרִיכָא, דְּלָא יָדְעִינַן לֵיהּ.Elle doit quitter celui-ci et celui-là, etc. Rav a dit : on ne l'a enseigné que si elle s'est remariée sur la foi d'un seul témoin ; mais si elle s'est remariée sur la foi de deux témoins, elle n'a pas à quitter son second mari. On s'est moqué de lui en Occident, en Terre d'Israël : l'homme est venu et se tient là, et toi tu dis qu'elle n'a pas à quitter ?! Ce n'est nécessaire que lorsque nous ne le reconnaissons pas.
- אִי דְּלָא יָדְעִינַן לֵיהּ, בְּעֵד אֶחָד אַמַּאי תֵּצֵא? לָא צְרִיכָא, דַּאֲתוֹ בֵּי תְרֵי וְאָמְרִי: אֲנַן הֲוֵינַן בַּהֲדֵיהּ מִכִּי נְפַק וְעַד הַשְׁתָּא, וְאַתּוּן הוּא דְּלָא יָדְעִיתוּ לֵיהּ, דִּכְתִיב: ״וַיַּכֵּר יוֹסֵף אֶת אֶחָיו וְהֵם לֹא הִכִּירוּהוּ״, וְאָמַר רַב חִסְדָּא: מְלַמֵּד שֶׁיָּצָא בְּלֹא חֲתִימַת זָקָן, וּבָא בַּחֲתִימַת זָקָן.Si nous ne le reconnaissons pas, avec un seul témoin, pourquoi devrait-elle quitter ? Ce n'est nécessaire que lorsque deux personnes sont venues dire : « Nous étions avec lui depuis son départ jusqu'à maintenant, et c'est vous qui ne le reconnaissez pas », ses traits ayant changé, comme il est écrit : « Yossef reconnut ses frères et eux ne le reconnurent pas » (Genèse 42, 8), et Rav 'Hisda a dit : cela enseigne qu'il était parti sans barbe pleine et qu'il est revenu avec une barbe pleine.
- סוֹף סוֹף תְּרֵי וּתְרֵי נִינְהוּ,En fin de compte, ce sont deux témoins contre deux,
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