Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בַּת כֹּהֵן שֶׁנִּיסֵּת לְיִשְׂרָאֵל — לֹא תֹּאכַל בִּתְרוּמָה. מֵת וְלָהּ הֵימֶנּוּ בֵּן — לֹא תֹּאכַל בִּתְרוּמָה. נִיסֵּת לְלֵוִי — תֹּאכַל בְּמַעֲשֵׂר. מֵת וְלָהּ הֵימֶנּוּ בֵּן — תֹּאכַל בְּמַעֲשֵׂר. נִיסֵּת לְכֹהֵן — תֹּאכַל בִּתְרוּמָה. מֵת וְלָהּ הֵימֶנּוּ בֵּן — תֹּאכַל בִּתְרוּמָה.Une fille de Cohen (prêtre) qui s'est mariée à un Israélite ne mangera pas de terouma (prélèvement donné au Cohen). S'il est mort et qu'elle a de lui un fils, elle ne mangera pas de terouma, tant que ce fils est en vie. Si elle s'est mariée à un Lévi (lévite), elle mangera de la dîme. S'il est mort et qu'elle a de lui un fils, elle mangera de la dîme. Si elle s'est mariée à un Cohen, elle mangera de la terouma. S'il est mort et qu'elle a de lui un fils, elle mangera de la terouma.
- מֵת בְּנָהּ מִכֹּהֵן — לֹא תֹּאכַל בִּתְרוּמָה. מֵת בְּנָהּ מִלֵּוִי — לֹא תֹּאכַל בְּמַעֲשֵׂר. מֵת בְּנָהּ מִיִּשְׂרָאֵל — חוֹזֶרֶת לְבֵית אָבִיהָ, וְעַל זוֹ נֶאֱמַר: ״וְשָׁבָה אֶל בֵּית אָבִיהָ כִּנְעוּרֶיהָ מִלֶּחֶם אָבִיהָ תֹּאכֵל״.Si son fils du Cohen est mort, elle ne mangera pas de terouma, mais elle mangera de la dîme, grâce à son fils du Lévi. Si son fils du Lévi est mort, elle ne mangera pas de la dîme. Si son fils de l'Israélite est mort, elle retourne à la maison de son père et mange de nouveau de la terouma. Et c'est à son sujet qu'il est dit : « Et elle retournera à la maison de son père, comme en sa jeunesse ; du pain de son père elle mangera » (Lévitique 22, 13).
- גְּמָ׳ מֵת בְּנָהּ מִלֵּוִי — תֹּאכַל בִּתְרוּמָה. דְּהָדְרָא אָכְלָה מִשּׁוּם בְּנָהּ, מְנָלַן? אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב: ״בַּת״ ״וּבַת״.GUEMARA : Nous avons appris dans la Michna : si son fils du Lévi est mort, elle mangera de la terouma. Il s'agit d'une fille d'Israélite qui a eu un fils d'un Cohen, puis s'est mariée à un Lévi. Le fait qu'elle mange de nouveau à cause de son fils du Cohen, d'où le savons-nous ? Rabbi Abba a dit au nom de Rav : le verset pouvait dire « une fille » de Cohen, or il dit « et une fille » ; le vav (« et ») inclut ce cas.
- כְּמַאן, כְּרַבִּי עֲקִיבָא דְּדָרֵישׁ וָוֵי? אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, כּוּלֵּהּ ״וּבַת״ קְרָא יַתִּירָא הוּא.Selon qui ? Selon Rabbi Akiva, qui interprète les vav ? Tu peux même dire que c'est selon nos Maîtres, qui n'interprètent pas d'ordinaire un vav : ici, tout le membre de phrase « et une fille » de Cohen est un texte superflu, puisque le verset précédent parle déjà de la fille de Cohen.
- תָּנוּ רַבָּנַן: כְּשֶׁהִיא חוֹזֶרֶת — חוֹזֶרֶת לִתְרוּמָה, וְאֵינָהּ חוֹזֶרֶת לְחָזֶה וָשׁוֹק. אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רָבִינָא בַּר שֵׁילָא: מַאי קְרָא — ״הִיא בִּתְרוּמַת הַקֳּדָשִׁים לֹא תֹאכֵל״, בַּמּוּרָם מִן הַקֳּדָשִׁים לֹא תֹאכֵל. רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: ״מִלֶּחֶם״, וְלֹא כׇּל לֶחֶם, פְּרָט לְחָזֶה וָשׁוֹק.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique) : lorsqu'elle revient à la maison de son père après avoir été mariée à un non-Cohen, elle revient à la terouma, mais elle ne revient pas à la poitrine et à la cuisse des sacrifices de paix. Rav 'Hisda a dit au nom de Ravina bar Chéïla : quel est le verset ? « Elle, du prélèvement des choses saintes, ne mangera pas » (Lévitique 22, 12) : de ce qui est prélevé des choses saintes, elle ne mangera pas. Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : de « du pain » de son père (Lévitique 22, 13), on déduit : et non tout pain, à l'exclusion de la poitrine et de la cuisse.
- מַתְקֵיף לַהּ רָמֵי בַּר חָמָא: אֵימָא: פְּרָט לַהֲפָרַת נְדָרִים! אָמַר רָבָא: כְּבָר פַּסְקַהּ תַּנָּא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְנֵדֶר אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה יָקוּם עָלֶיהָ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? וַהֲלֹא מוּצָאָה מִכְּלַל אָב, וּמוּצָאָה מִכְּלַל בַּעַל!Rami bar 'Hama a objecté : dis plutôt : à l'exclusion de l'annulation des vœux ! Elle ne reviendrait pas à l'état de sa jeunesse sur ce point, et son père ne pourrait pas annuler ses vœux. Rava a dit : l'école de Rabbi Ichmaël l'a déjà tranché, car l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : « Et le vœu d'une veuve ou d'une divorcée… sera maintenu contre elle » (Nombres 30, 10). Pourquoi le verset l'enseigne-t-il ? N'est-elle pas sortie de la catégorie du père en se mariant, et sortie de la catégorie du mari, n'étant plus mariée ?
- אֶלָּא, הֲרֵי שֶׁמָּסַר הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל, אוֹ שֶׁמָּסְרוּ שְׁלוּחֵי הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל, וְנִתְאַרְמְלָה אוֹ נִתְגָּרְשָׁה בַּדֶּרֶךְ, הֵיאַךְ אֲנִי קוֹרֵא בָּהּ בֵּית אָבִיהָ שֶׁל זוֹ, אוֹ בֵּית בַּעְלָהּ שֶׁל זוֹ, אֶלָּא לוֹמַר לְךָ: כֵּיוָן שֶׁיָּצְאָה שָׁעָה אַחַת מֵרְשׁוּת הָאָב — שׁוּב אֵינוֹ יָכוֹל לְהָפֵר.Mais c'est le cas où le père a remis sa fille aux envoyés du mari, ou bien où les envoyés du père l'ont remise aux envoyés du mari, et où elle est devenue veuve ou divorcée en chemin : comment la considérer ? Comme étant dans la maison de son père, celui-ci, ou dans la maison de son mari, celui-là ? Mais le verset vient te dire : dès lors qu'elle est sortie un seul instant du domaine du père, il ne peut plus annuler ses vœux. Il n'est donc pas besoin d'un autre verset pour l'enseigner.
- רַב סָפְרָא אָמַר: ״מִלֶּחֶם אָבִיהָ תֹּאכֵל״, לֶחֶם וְלֹא בָּשָׂר. רַב פָּפָּא אָמַר: ״מִלֶּחֶם אָבִיהָ תֹּאכֵל״, לֶחֶם הַקָּנוּי לְאָבִיהָ, פְּרָט לְחָזֶה וָשׁוֹק — דְּמִשֻּׁלְחַן גָּבוֹהַּ קָא זָכוּ.Rav Safra a dit : « Du pain de son père elle mangera » : du pain et non de la viande. Rav Pappa a dit : « Du pain de son père elle mangera » : le pain acquis à son père, comme la terouma, à l'exclusion de la poitrine et de la cuisse, que les Cohanim reçoivent de la table du Très-Haut sans en être propriétaires.
- וְרָבָא אָמַר: ״וְאֵת חֲזֵה הַתְּנוּפָה וְאֵת שׁוֹק הַתְּרוּמָה תֹּאכְלוּ אַתָּה וּבָנֶיךָ וּבְנוֹתֶיךָ אִתָּךְ״ — בִּזְמַן שֶׁאִתְּךָ.Et Rava a dit : il est écrit : « Et la poitrine du balancement et la cuisse du prélèvement, vous les mangerez, toi, et tes fils et tes filles avec toi » (Lévitique 10, 14) : au moment où elles sont avec toi ; une fois sorties de son domaine, elles n'en mangent plus, même si elles y reviennent.
- אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה, תָּנָא: כְּשֶׁהִיא חוֹזֶרֶת לְבֵית אָבִיהָ — חוֹזֶרֶת לִתְרוּמָה, וְאֵינָהּ חוֹזֶרֶת לְחָזֶה וָשׁוֹק. בִּשְׁבִיל בְּנָהּ — חוֹזֶרֶת אַף לְחָזֶה וָשׁוֹק.Rav Adda bar Ahava a dit : il a été enseigné : lorsqu'elle revient à la maison de son père, la fille de Cohen revient à la terouma, mais elle ne revient pas à la poitrine et à la cuisse. Si c'est à cause de son fils, c'est-à-dire pour une fille d'Israélite qui mange grâce à son fils d'un Cohen, elle revient même à la poitrine et à la cuisse.
- אֲזַל רַב מָרְדֳּכַי, אַמְרַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב אָשֵׁי. אֲמַר: מֵהֵיכָא קָא מִתְרַבְּיָא — מִ״וּבַת״, מִי עֲדִיפָא לַהּ מִינַּהּ? הָתָם כְּתִיבִי מִיעוּטֵי, הָכָא לָא כְּתִיבִי מִיעוּטֵי.Rav Mordekhaï alla et dit cet enseignement devant Rav Achi. Il dit : d'où l'inclut-on ? De « et une fille » ! Lui serait-elle donc supérieure, à la fille de Cohen elle-même ? La Guemara répond : là, des exclusions sont écrites ; ici, aucune exclusion n'est écrite.
- בַּת כֹּהֵן שֶׁנִּיסֵּת לְיִשְׂרָאֵל וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְשָׁבָה אֶל בֵּית אָבִיהָ״ — פְּרָט לְשׁוֹמֶרֶת יָבָם. ״כִּנְעוּרֶיהָ״ — פְּרָט לִמְעוּבֶּרֶת.Une fille de Cohen qui s'est mariée à un Israélite, etc. Nos Maîtres ont enseigné : « Et elle retournera à la maison de son père » : à l'exclusion de la femme en attente de lévirat, qui ne peut retourner chez son père tant qu'elle reste liée au lévir. « Comme en sa jeunesse » : à l'exclusion de la femme enceinte.
- וַהֲלֹא דִין הוּא: וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁלֹּא עָשָׂה וָלָד מִן הָרִאשׁוֹן כְּוָלָד מִן הַשֵּׁנִי לְפוֹטְרָהּ מִן הַיִּיבּוּם — עָשָׂה עוּבָּר כְּיָלוּד,Mais n'est-ce pas un raisonnement a fortiori ? Si là où la Torah n'a pas rendu l'enfant du premier mari semblable à l'enfant du second pour l'exempter du lévirat (la femme qui a un fils d'un premier mari, puis dont le second mari meurt sans enfant, reste soumise au lévirat), elle a pourtant rendu le fœtus semblable à l'enfant né, puisque la femme enceinte n'est pas soumise au lévirat,
- מָקוֹם שֶׁעָשָׂה וָלָד מִן הָרִאשׁוֹן כְּוָלָד מִן הַשֵּׁנִי לְפוֹסְלָהּ מִן הַתְּרוּמָה — אֵינוֹ דִּין שֶׁנַּעֲשֶׂה עוּבָּר כְּיָלוּד?!là où elle a rendu l'enfant du premier semblable à l'enfant du second pour la disqualifier de la terouma (la fille de Cohen qui a un fils d'un premier mari israélite reste disqualifiée, même si le second est mort sans enfant), n'est-il pas logique que nous rendions le fœtus semblable à l'enfant né ?!
- לָא, מָה לִי עָשָׂה עוּבָּר כְּיָלוּד לְעִנְיַן יִיבּוּם, שֶׁהֲרֵי עָשָׂה מֵתִים כְּחַיִּים — נַעֲשֶׂה עוּבָּר כְּיָלוּד לְעִנְיַן תְּרוּמָה, שֶׁלֹּא עָשָׂה מֵתִים כְּחַיִּים?! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּנְעוּרֶיהָ״ — פְּרָט לִמְעוּבֶּרֶת.Non : qu'est-ce que cela me fait qu'elle ait rendu le fœtus semblable à l'enfant né quant au lévirat, puisqu'elle y a rendu les morts semblables aux vivants (si le fils existait à la mort du mari, la femme reste exemptée même s'il meurt ensuite). Rendrons-nous le fœtus semblable à l'enfant né quant à la terouma, où elle n'a pas rendu les morts semblables aux vivants ?! Car si le fils meurt, elle recommence à manger de la terouma. Le verset enseigne donc : « comme en sa jeunesse » : à l'exclusion de la femme enceinte.
- וְאִיצְטְרִיךְ לְמִכְתַּב מְעוּבֶּרֶת, וְאִיצְטְרִיךְ לְמִכְתַּב ״וְזֶרַע אֵין לָהּ״. דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״וְזֶרַע אֵין לָהּ״, מֵעִיקָּרָא חַד גּוּפָא וְהַשְׁתָּא תְּרֵי גוּפֵי, אֲבָל מְעוּבֶּרֶת, דְּמֵעִיקָּרָא חַד גּוּפָא וְהַשְׁתָּא חַד גּוּפָא — אֵימָא תֵּיכוֹל, צְרִיכָא. וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא מְעוּבֶּרֶת, דְּמֵעִיקָּרָא גּוּפָאEt il a fallu écrire la femme enceinte, et il a fallu écrire « et elle n'a pas de descendance » (Lévitique 22, 13). Car si le Miséricordieux avait écrit seulement « et elle n'a pas de descendance », j'aurais dit : c'est parce qu'à l'origine il y avait un seul corps et maintenant deux corps ; mais la femme enceinte, pour qui il y avait à l'origine un seul corps et maintenant un seul corps, dis qu'elle mange de la terouma ! Il le fallait donc. Et si le Miséricordieux avait écrit seulement la femme enceinte, j'aurais dit : c'est parce qu'à l'origine son corps
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