Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְכֹהֵן. לְכֹהֵן וְלֹא לְלֵוִי? אֵימָא אַף לְכֹהֵן. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי עֲקִיבָא — דִּכְתִיב: ״וְאֶל הַלְוִיִּם תְּדַבֵּר וְאָמַרְתָּ אֲלֵיהֶם״, בִּלְוִיִּם קָא מִשְׁתַּעֵי קְרָא. וְאִידַּךְ כִּדְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: בְּעֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה מְקוֹמוֹת נִקְרְאוּ כֹּהֲנִים לְוִיִּם, וְזֶה אֶחָד מֵהֶם: ״וְהַכֹּהֲנִים הַלְוִיִּם בְּנֵי צָדוֹק״.au Cohen (prêtre). La Guemara s'étonne : au Cohen et non au Lévi (lévite) ? Or la Torah attribue expressément la première dîme aux Léviim ! Dis plutôt : aussi au Cohen. Quelle est la raison de Rabbi Akiva ? Car il est écrit : « Et aux Léviim tu parleras et tu leur diras » (Nombres 18, 26) : le verset parle des Léviim. Et l'autre, Rabbi Élazar ben Azarya, pense comme Rabbi Yehochoua ben Lévi, car Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : en vingt-quatre endroits, les Cohanim sont appelés Léviim, et en voici un : « Et les Cohanim, les Léviim, fils de Tsadok » (Ézéchiel 44, 15).
- וְרַבִּי עֲקִיבָא, הָכָא לָא מָצֵית אָמְרַתְּ, דִּכְתִיב: ״וַאֲכַלְתֶּם אוֹתוֹ בְּכׇל מָקוֹם״, מִי שֶׁיָּכוֹל לְאוֹכְלוֹ בְּכׇל מָקוֹם. יָצָא כֹּהֵן, שֶׁאֵין יָכוֹל לְאוֹכְלוֹ בְּבֵית הַקְּבָרוֹת. וְאִידַּךְ? כֹּל הֵיכָא דְּבָעֵי — דְּלָא בָּעֵי חוֹמָה, וְאִי אָכֵיל לֵיהּ בְּטוּמְאַת הַגּוּף — לָא לָקֵי.Et Rabbi Akiva répond : ici, tu ne peux pas dire cela, car il est écrit : « Et vous la mangerez en tout lieu » (Nombres 18, 31) : il s'agit de celui qui peut la manger en tout lieu. Cela exclut le Cohen, qui ne peut pas la manger dans un cimetière. Et l'autre, que répond-il ? « En tout lieu » signifie : partout où il veut, car elle n'a pas besoin de muraille, à la différence de la seconde dîme, qui se mange dans Jérusalem. Et s'il la mange en état d'impureté corporelle, il n'est pas flagellé.
- הָהִיא גִּינְּתָא דַּהֲוָה שָׁקֵיל רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן מִינַּהּ. אֲזַל רַבִּי עֲקִיבָא אַהְדְּרֵיהּ לְפִתְחָא לְבֵי קִבְרֵי. אֲמַר: עֲקִיבָא בְּתַרְמִילוֹ, וַאֲנָא חָיֵי?Il y avait un certain jardin dont Rabbi Élazar ben Azarya, qui était Cohen, prenait la première dîme. Rabbi Akiva alla et en tourna l'entrée vers le cimetière, afin que Rabbi Élazar ben Azarya ne puisse plus y entrer. Il dit avec une plaisante exagération : « Akiva avec sa besace, et moi, je vivrais ? » Rabbi Akiva, ancien berger, vient avec sa besace, et moi, de quoi vivrai-je ? Rabbi Élazar était en réalité très riche, mais il voulait dire que Rabbi Akiva le privait de ce qu'il estimait lui revenir.
- אִיתְּמַר, מִפְּנֵי מָה קָנְסוּ לְוִיִּם בְּמַעֲשֵׂר? פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יוֹנָתָן וְסָבַיָּא. חַד אָמַר: שֶׁלֹּא עָלוּ בִּימֵי עֶזְרָא. וְחַד אָמַר: כְּדֵי שֶׁיִּסְמְכוּ כֹּהֲנִים עָלָיו בִּימֵי טוּמְאָתָן.Il a été dit par les Amoraïm (Sages de la Guemara) : pour quelle raison a-t-on pénalisé les Léviim au sujet de la dîme ? Ezra leur en a retiré l'exclusivité. Rabbi Yonatan et les Anciens qui l'entouraient sont en désaccord là-dessus. L'un a dit : parce qu'ils ne sont pas montés en terre d'Israël aux jours d'Ezra. Et l'un a dit : afin que les Cohanim puissent s'appuyer sur elle aux jours de leur impureté, puisque la terouma (prélèvement donné au Cohen) leur est alors interdite, tandis que la dîme peut être mangée en état d'impureté.
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר שֶׁלֹּא עָלוּ — מִשּׁוּם הָכִי קַנְסִינְהוּ. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר כְּדֵי שֶׁיִּסְמְכוּ עָלָיו כֹּהֲנִים בִּימֵי טוּמְאָתָן — מִשּׁוּם כֹּהֲנִים קַנְסִינְהוּ לַלְוִיִּם?! אֶלָּא כּוּלֵּי עָלְמָא קְנָסָא שֶׁלֹּא עָלוּ בִּימֵי עֶזְרָא. וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי: מָר סָבַר: קְנָסָא לַעֲנִיִּים, וּמָר סָבַר: כֹּהֲנִים בִּימֵי טוּמְאָתָן — עֲנִיִּים נִינְהוּ.Certes, selon celui qui dit : « parce qu'ils ne sont pas montés », c'est pour cela qu'on les a pénalisés. Mais selon celui qui dit : « afin que les Cohanim puissent s'appuyer sur elle aux jours de leur impureté », pénaliserait-on les Léviim à cause des Cohanim ?! Mais tous s'accordent à dire que c'est une pénalité, parce qu'ils ne sont pas montés aux jours d'Ezra. Et ici, voici sur quoi ils sont en désaccord : l'un pense que la pénalité attribue la dîme aux pauvres, et l'autre pense que les Cohanim, aux jours de leur impureté, sont comptés parmi les pauvres.
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר קְנָסָא לַעֲנִיִּים — מִשּׁוּם הָכִי אַהְדְּרֵיהּ רַבִּי עֲקִיבָא לְפִתְחָא לְבֵי קִבְרֵי. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר לְכֹהֲנִים, אַמַּאי אַהְדְּרֵיהּ לְפִתְחָא לְבֵי קִבְרֵי? הָכִי קָאָמַר לֵיהּ: אִי דְּקָא אָתֵית בְּתוֹרַת קְנָסָא — אִית לָךְ, וְאִי קָא אָתֵית בְּתוֹרַת חֲלוּקָּה — לֵית לָךְ.Certes, selon celui qui dit que la pénalité attribue la dîme aux pauvres, c'est pour cela que Rabbi Akiva a tourné l'entrée vers le cimetière, car Rabbi Élazar ben Azarya était riche. Mais selon celui qui dit qu'elle revient aux Cohanim, pourquoi a-t-il tourné l'entrée vers le cimetière ? Voici ce qu'il lui a dit : si tu viens au titre de la pénalité, tu y as droit ; mais si tu viens au titre de la répartition de droit, en réclamant ta part avec les Léviim, tu n'y as pas droit.
- וּמְנָא לַן דְּלָא סְלִיקוּ בִּימֵי עֶזְרָא? דִּכְתִיב: ״וָאֶקְבְּצֵם אֶל הַנָּהָר הַבָּא עַל אַהֲוָא וַנַּחֲנֶה שָׁם יָמִים שְׁלֹשָׁה וָאָבִינָה בָעָם וּבַכֹּהֲנִים וּמִבְּנֵי לֵוִי לֹא מָצָאתִי שָׁם״. אָמַר רַב חִסְדָּא: בַּתְּחִלָּה לֹא הָיוּ מֵעֲמִידִים שׁוֹטְרִים אֶלָּא מִן הַלְוִיִּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשׁוֹטְרִים הַלְוִיִּם לִפְנֵיכֶם״, עַכְשָׁיו אֵין מַעֲמִידִין שׁוֹטְרִים אֶלָּא מִיִּשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשׁוֹטְרִים הָרַבִּים בְּרָאשֵׁיכֶם״.Et d'où savons-nous qu'ils ne sont pas montés aux jours d'Ezra ? Car il est écrit : « Je les rassemblai près du fleuve qui coule vers Ahava, et nous campâmes là trois jours ; j'examinai le peuple et les Cohanim, et des fils de Lévi je n'en trouvai point là » (Ezra 8, 15). Rav 'Hisda a dit : au début, on n'établissait des officiers que parmi les Léviim, comme il est dit : « Et les officiers, les Léviim, devant vous » (II Chroniques 19, 11). Maintenant, on n'établit des officiers que parmi les Israélites, comme il est dit : « Et les officiers, les nombreux, à votre tête ».
- מַתְנִי׳ בַּת יִשְׂרָאֵל שֶׁנִּיסֵּת לְכֹהֵן — תֹּאכַל בִּתְרוּמָה. מֵת וְלָהּ הֵימֶנּוּ בֵּן — תֹּאכַל בִּתְרוּמָה. נִיסֵּת לְלֵוִי — תֹּאכַל בְּמַעֲשֵׂר. מֵת וְלָהּ הֵימֶנּוּ בֵּן — תֹּאכַל בְּמַעֲשֵׂר. נִיסֵּת לְיִשְׂרָאֵל — לֹא תֹּאכַל לֹא בִּתְרוּמָה וְלֹא בְּמַעֲשֵׂר. מֵת וְלָהּ הֵימֶנּוּ בֵּן — לֹא תֹּאכַל לֹא בִּתְרוּמָה וְלֹא בְּמַעֲשֵׂר.MICHNA : Une fille d'Israélite qui s'est mariée à un Cohen mangera de la terouma. S'il est mort et qu'elle a de lui un fils, elle mangera de la terouma. Si elle s'est mariée à un Lévi, elle mangera de la dîme. S'il est mort et qu'elle a de lui un fils, elle mangera de la dîme. Si elle s'est mariée à un Israélite, elle ne mangera ni de la terouma ni de la dîme. S'il est mort et qu'elle a de lui un fils, elle ne mangera ni de la terouma ni de la dîme.
- מֵת בְּנָהּ מִיִּשְׂרָאֵל — תֹּאכַל בְּמַעֲשֵׂר. מֵת בְּנָהּ מִלֵּוִי — תֹּאכַל בִּתְרוּמָה. מֵת בְּנָהּ מִכֹּהֵן — לֹא תֹּאכַל לֹא בִּתְרוּמָה וְלֹא בְּמַעֲשֵׂר.Si son fils de l'Israélite est mort, elle mangera de la dîme, grâce à son fils du Lévi. Si son fils du Lévi est mort, elle mangera de la terouma, grâce à son fils du Cohen. Si son fils du Cohen est mort, elle ne mangera ni de la terouma ni de la dîme.
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