Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קָנְסוּ אוֹתוֹ כְּתוּבָּה. וּמִפְּנֵי מָה אָמְרוּ שְׁנִיּוֹת מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים אֵין לָהֶן כְּתוּבָּה — מִפְּנֵי שֶׁהוּא כָּשֵׁר וְהִיא כְּשֵׁרָה. וְכׇל מָקוֹם שֶׁהוּא כָּשֵׁר וְהִיא כְּשֵׁרָה — קָנְסוּ אוֹתָהּ כְּתוּבָּה.ils l'ont pénalisé, lui, par la ketouba (contrat de mariage) : les Sages ne l'ont pas dispensé de la payer. Comme il est disqualifié de la prêtrise tant qu'il ne la répudie pas, cette union ne durera pas, et l'on n'a pas fait perdre sa ketouba à la femme. Et pour quelle raison ont-ils dit que les femmes interdites comme parentes secondaires, de par les paroles des Scribes (interdit rabbinique), n'ont pas de ketouba ? Parce que lui est apte à la prêtrise et qu'elle est apte, de sorte que rien ne pousse le couple à se séparer. Et partout où lui est apte et elle est apte, ils l'ont pénalisée, elle, par la ketouba, en dispensant le mari de la payer, afin de hâter le divorce.
- רַבִּי אוֹמֵר: הַלָּלוּ דִּבְרֵי תוֹרָה — וְדִבְרֵי תוֹרָה אֵין צְרִיכִין חִיזּוּק. וְהַלָּלוּ דִּבְרֵי סוֹפְרִים — וְדִבְרֵי סוֹפְרִים צְרִיכִין חִיזּוּק. דָּבָר אַחֵר: זֶה — הוּא מַרְגִּילָהּ, וְזוֹ — הִיא מַרְגִּילָתוֹ.Rabbi Yehouda HaNassi dit une autre raison : celles-là, la veuve mariée au Grand Prêtre et la divorcée mariée à un simple Cohen (prêtre), sont interdites par des paroles de la Torah, et les paroles de la Torah n'ont pas besoin de renforcement par des mesures supplémentaires. Et celles-ci, les parentes secondaires, sont interdites par des paroles des Scribes, et les paroles des Scribes ont besoin de renforcement. Autre explication : celui-ci, dans le cas où tous deux sont disqualifiés, c'est lui qui l'y entraîne à vivre avec lui, malgré le tort que cela cause à elle et à sa descendance ; on l'a donc pénalisé en lui imposant la ketouba. Et celle-là, dans le cas où tous deux restent aptes à la prêtrise, c'est elle qui l'y entraîne, et c'est donc elle qu'on a pénalisée.
- דָּבָר אַחֵר מַאן קָתָנֵי לַהּ? אִיכָּא דְּאָמַר: רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר קָתָנֵי לַהּ, וּמָה טַעַם קָאָמַר. מָה טַעַם אָמְרוּ הוּא פָּסוּל וְהִיא פְּסוּלָה קָנְסוּ אוֹתוֹ כְּתוּבָּה — מִפְּנֵי שֶׁהוּא מַרְגִּילָהּ. וּמָה טַעַם הוּא כָּשֵׁר וְהִיא כְּשֵׁרָה קָנְסוּ אוֹתָהּ כְּתוּבָּה — מִפְּנֵי שֶׁהִיא מַרְגִּילָתוֹ.La Guemara demande : l'« autre explication », qui l'enseigne ? Il y a celui qui dit : Rabbi Chimon ben Élazar l'enseigne, et il dit : « Quelle est la raison ? », c'est-à-dire que cette fin de la baraïta (enseignement tannaïtique) donne le motif de ce qui précède. Quelle est la raison pour laquelle ils ont dit que si lui est disqualifié et elle est disqualifiée, ils l'ont pénalisé par la ketouba ? Parce que c'est lui qui l'y entraîne, puisque la disqualification la touche surtout, elle. Et quelle est la raison pour laquelle, si lui est apte et elle est apte, ils l'ont pénalisée par la ketouba ? Parce que c'est elle qui l'y entraîne, puisqu'elle n'est pas disqualifiée et se soucie donc moins de la faute.
- אִיכָּא דְּאָמַר: רַבִּי קָתָנֵי לַהּ, וַחֲלוּצָה קָא קַשְׁיָא לֵיהּ: וְהָא חֲלוּצָה דְּרַבָּנַן, וְאִית לַהּ כְּתוּבָּה! הֲדַר אָמַר: כֵּיוָן דְּפָסֵיל לָהּ מִדְּרַבָּנַן, זֶה — הוּא מַרְגִּילָהּ, וְזוֹ — הִיא מַרְגִּילָתוֹ.Il y a celui qui dit : Rabbi Yehouda HaNassi l'enseigne, et le cas de la 'haloutsa (veuve libérée du lévirat par la 'halitsa) lui fait difficulté, car elle semble contredire son principe selon lequel l'interdit rabbinique a besoin de renforcement : mais la 'haloutsa n'est interdite au Cohen que d'ordre rabbinique, et elle a une ketouba ! Il a alors repris et dit : puisqu'il la disqualifie d'ordre rabbinique, celui-ci, c'est lui qui l'y entraîne ; et celle-là, dans le cas des parentes secondaires où aucun des deux n'est disqualifié, c'est elle qui l'y entraîne.
- מַאי אִיכָּא בֵּין רַבִּי לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר? אָמַר רַב חִסְדָּא: מַמְזֶרֶת וּנְתִינָה לְיִשְׂרָאֵל אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.La Guemara demande : quelle différence pratique y a-t-il entre Rabbi et Rabbi Chimon ben Élazar ? Rav 'Hisda a dit : la mamzèrèt (femme née d'une union interdite) et la netina (femme descendant des Guibonites), mariées à un Israélite, voilà ce qu'il y a entre eux.
- מַאן דְּאָמַר דְּאוֹרָיְיתָא — הָא נָמֵי דְּאוֹרָיְיתָא, מַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁהוּא מַרְגִּילָהּ — הָא הִיא מַרְגְּלָא לֵיהּ.Selon celui qui dit que le critère est l'interdit de la Torah, celle-ci aussi est interdite de par la Torah, et elle a donc sa ketouba. Selon celui qui dit : « parce que c'est lui qui l'y entraîne », ici, c'est elle qui l'y entraîne, car elle est de toute façon disqualifiée, et elle tient à épouser un Israélite parce qu'il existe un moyen de purifier sa descendance.
- וּלְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּאָמַר הֲרֵי זֶה עֶבֶד וּמַמְזֵר, הָא לָא מַרְגְּלָא לֵיהּ וְלָא מִידֵּי! אֶלָּא אָמַר רַב יוֹסֵף: מַחֲזִיר גְּרוּשָׁה מִשֶּׁנִּיסֵּת אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. מַאן דְּאָמַר דְּאוֹרָיְיתָא — הָא נָמֵי דְּאוֹרָיְיתָא, וּמַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁהוּא מַרְגִּילָהּ — הָא הִיא מַרְגְּלָא לֵיהּ.Mais selon Rabbi Eliézer, qui a dit que le fils né d'un mamzer et d'une servante est à la fois esclave et mamzer (Kiddouchin 69a), n'ayant aucun espoir de purifier sa descendance, elle ne l'y entraîne pas du tout ! Mais alors, Rav Yossef a dit : ce qui les sépare, c'est celui qui reprend sa divorcée après qu'elle s'est remariée à un autre homme, voilà ce qu'il y a entre eux. Selon celui qui dit que le critère est l'interdit de la Torah, celle-ci aussi est interdite de par la Torah. Et selon celui qui dit : « parce que c'est lui qui l'y entraîne », ici, c'est elle qui l'y entraîne, car ni elle ni ses enfants n'en subissent de préjudice.
- וּלְרַבִּי עֲקִיבָא דְּאָמַר יֵשׁ מַמְזֵר מֵחַיָּיבֵי לָאוִין, הָא לָא מַרְגְּלָא לֵיהּ וְלָא מִידֵּי! אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: בְּעוּלָה לְכֹהֵן גָּדוֹל אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. מַאן דְּאָמַר דְּאוֹרָיְיתָא — הָא נָמֵי דְּאוֹרָיְיתָא, וּמַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁהוּא מַרְגִּילָהּ — הָא הִיא מַרְגְּלָא לֵיהּ.Mais selon Rabbi Akiva, qui a dit qu'il y a mamzer issu des unions passibles d'un interdit simple, elle ne l'y entraîne pas du tout, car ses enfants pâtiraient de cette union ! Mais alors, Rav Pappa a dit : la femme non vierge mariée au Grand Prêtre, voilà ce qu'il y a entre eux. Selon celui qui dit que le critère est l'interdit de la Torah, celle-ci aussi est interdite de par la Torah. Et selon celui qui dit : « parce que c'est lui qui l'y entraîne », ici, c'est elle qui l'y entraîne, car l'union ne transgresse qu'une mitsva (commandement) positive, qui ne disqualifie pas ses enfants.
- וּלְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב דְּאָמַר יֵשׁ חָלָל מֵחַיָּיבֵי עֲשֵׂה, הָא לָא מַרְגְּלָא לֵיהּ וְלָא מִידֵּי! אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: מַחֲזִיר סָפֵק סוֹטָתוֹ אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Mais selon Rabbi Eliézer ben Yaakov, qui a dit qu'il y a 'halal (enfant de Cohen disqualifié de la prêtrise) issu des unions passibles d'une mitsva positive, elle ne l'y entraîne pas du tout ! Mais alors, Rav Achi a dit : celui qui reprend la femme qui est sa sota (femme soupçonnée d'adultère) douteuse, voilà ce qu'il y a entre eux. Il s'agit d'une femme qui s'est isolée avec un homme malgré la mise en garde de son mari ; si celui-ci, sans lui faire boire les eaux amères, continue de vivre avec elle, il agit contre la Torah, car elle lui est interdite.
- מַאן דְּאָמַר דְּאוֹרָיְיתָא — הָא נָמֵי דְּאוֹרָיְיתָא, וּמַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁהוּא מַרְגִּילָהּ — הָא הִיא מַרְגְּלָא לֵיהּ. וּלְרַבִּי מַתְיָא בֶּן חָרָשׁ, דְּאָמַר: אֲפִילּוּ הָלַךְ בַּעְלָהּ לְהַשְׁקוֹתָהּ, וּבָא עָלֶיהָ בַּדֶּרֶךְ — עֲשָׂאָהּ זוֹנָה, הָא לָא מַרְגְּלָא לֵיהּ וְלָא מִידֵּי! אֶלָּא אָמַר מָר בַּר רַב אָשֵׁי: סוֹטָה וַדַּאי אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Selon celui qui dit que le critère est l'interdit de la Torah, celle-ci aussi est interdite de par la Torah. Et selon celui qui dit : « parce que c'est lui qui l'y entraîne », ici, c'est elle qui l'y entraîne, car ses enfants ne sont pas disqualifiés par cette union. Mais selon Rabbi Matya ben 'Harach, qui a dit : même si son mari est parti pour lui faire boire les eaux amères et qu'il a eu des rapports avec elle en chemin, il a fait d'elle une zona (femme disqualifiée de la prêtrise par une union interdite), elle ne l'y entraîne pas du tout ! Mais alors, Mar bar Rav Achi a dit : la sota certaine, voilà ce qu'il y a entre eux : de l'avis de tous, ses enfants ne sont pas mamzerim, malgré l'interdit, et c'est donc elle qui l'y entraîne.
- מַתְנִי׳ בַּת יִשְׂרָאֵל מְאוֹרֶסֶת לְכֹהֵן, מְעוּבֶּרֶת מִכֹּהֵן, שׁוֹמֶרֶת יָבָם לְכֹהֵן, וְכֵן בַּת כֹּהֵן לְיִשְׂרָאֵל — לֹא תֹּאכַל בִּתְרוּמָה. בַּת יִשְׂרָאֵל מְאוֹרֶסֶת לְלֵוִי, מְעוּבֶּרֶת מִלֵּוִי, שׁוֹמֶרֶת יָבָם לְלֵוִי, וְכֵן בַּת לֵוִי לְיִשְׂרָאֵל — לֹא תֹּאכַל בְּמַעֲשֵׂר.MICHNA : Une fille d'Israélite fiancée à un Cohen (prêtre), enceinte d'un Cohen qui est mort, en attente du lévirat d'un Cohen ; et de même une fille de Cohen dans ces mêmes situations à l'égard d'un Israélite : elle ne mangera pas de terouma (prélèvement donné au Cohen). Une fille d'Israélite fiancée à un Lévi (lévite), enceinte d'un Lévi, en attente du lévirat d'un Lévi ; et de même une fille de Lévi dans ces mêmes situations à l'égard d'un Israélite : elle ne mangera pas de la dîme.
- בַּת לֵוִי מְאוֹרֶסֶת לְכֹהֵן, מְעוּבֶּרֶת מִכֹּהֵן, שׁוֹמֶרֶת יָבָם לְכֹהֵן, וְכֵן בַּת כֹּהֵן לְלֵוִי — לֹא תֹאכַל לֹא בִּתְרוּמָה וְלֹא בְּמַעֲשֵׂר.Une fille de Lévi fiancée à un Cohen, enceinte d'un Cohen, en attente du lévirat d'un Cohen ; et de même une fille de Cohen dans ces mêmes situations à l'égard d'un Lévi : elle ne mangera ni de la terouma ni de la dîme. Car les fiançailles, la grossesse et l'attente du lévirat disqualifient la fille de Cohen de la terouma, mais ne permettent pas à une fille d'Israélite d'en manger.
- גְּמָ׳ וּתְהֵא זָרָה, זָרָה מִי לָא אָכְלָה בְּמַעֲשֵׂר?! אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: הָא מַנִּי — רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן אָסוּר לְזָרִים. דְּתַנְיָא:GUEMARA : La Michna enseigne qu'une fille d'Israélite fiancée à un Lévi ne mange pas de la dîme. La Guemara s'en étonne : Qu'elle soit même une étrangère à la tribu : une étrangère ne mange-t-elle donc pas de la dîme ?! Contrairement à la terouma, la dîme n'a aucune sainteté particulière. Rav Na'hman a dit au nom de Chmouel : de qui est celle-ci (cette Michna) ? C'est de Rabbi Méïr, qui a dit : la première dîme est interdite aux étrangers, c'est-à-dire aux non-Léviim. Car il a été enseigné dans une baraïta :
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