Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְכִי תֵּימָא: קָסָבַר הַאי תַּנָּא נִישּׂוּאִין הָרִאשׁוֹנִים מַפִּילִין — הֲרֵי חָלָל שֶׁנָּשָׂא כְּשֵׁרָה, וְלָא אָמְרִינַן נִישּׂוּאִין הָרִאשׁוֹנִים מַפִּילִין!Et si tu dis : ce Tanna pense que le premier mariage fait tomber la femme devant le yavam (beau-frère tenu au lévirat), c'est-à-dire que son statut se fixe au moment du mariage, de sorte qu'une vierge aurait été permise à un Cohen Gadol ; or voici « un 'halal (fils de Cohen disqualifié) qui a épousé une femme apte », et là nous ne disons pas que le premier mariage fait tomber la femme !
- הָא וַדַּאי מִשּׁוּם סֵיפָא, מִשּׁוּם דְּקָבָעֵי לְמִיתְנָא סֵיפָא: כֹּהֵן גָּדוֹל שֶׁנָּשָׂא אֶת הָאַלְמָנָה, וְיֵשׁ לוֹ אָח כֹּהֵן גָּדוֹל אוֹ כֹּהֵן הֶדְיוֹט. דַּוְקָא אַלְמָנָה — אֲבָל בְּתוּלָה חַזְיָא לֵיהּ, מִשּׁוּם הָכִי קָתָנֵי אַלְמָנָה.Cela est certainement à cause de la fin, parce qu'il veut enseigner à la fin : « un Cohen Gadol qui a épousé une veuve et qui a un frère Cohen Gadol ou Cohen ordinaire » ; précisément une veuve, qu'il a disqualifiée par sa relation pour son frère ordinaire ; mais une vierge est apte pour lui, en lévirat. C'est pourquoi il enseigne « une veuve ».
- מַתְקֵיף לַהּ רַב פָּפָּא: אִם אִיתָא לְהָא דְּכִי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִצְרִי שֵׁנִי שֶׁנָּשָׂא מִצְרִית רִאשׁוֹנָה — בְּנָהּ שֵׁנִי הָוֵי, לִתְנֵי נָמֵי:Rav Pappa objecte : s'il en est ainsi de l'enseignement que, lorsque Rav Dimi est venu de la terre d'Israël, il a rapporté que Rabbi Yo'hanan a dit : un Égyptien de deuxième génération qui a épousé une Égyptienne de première génération, son fils à elle est de deuxième génération, le statut suivant la mère, qu'il enseigne aussi :
- מִצְרִי שֵׁנִי שֶׁנָּשָׂא שְׁתֵּי מִצְרִיּוֹת, אַחַת רִאשׁוֹנָה וְאַחַת שְׁנִיָּיה, וְהָיוּ לוֹ בָּנִים מֵרִאשׁוֹנָה וּשְׁנִיָּיה. אִי נְסוּב כִּי אוֹרְחַיְיהוּ — מוּתָּרוֹת לְבַעְלֵיהֶן וַאֲסוּרוֹת לְיִבְמֵיהֶן.un Égyptien de deuxième génération qui a épousé deux Égyptiennes, l'une de première et l'autre de deuxième génération, et qui a eu des fils de la première et de la deuxième. S'ils se sont mariés selon leur voie, le fils de troisième génération épousant une Israélite et celui de deuxième génération une Égyptienne de deuxième génération, elles sont permises à leurs maris et interdites à leurs yevamim.
- וְאִי אֵיפוּךְ וּנְסוּב — מוּתָּרוֹת לְיִבְמֵיהֶן וַאֲסוּרוֹת לְבַעְלֵיהֶן. מוּתָּרוֹת לָאֵלּוּ וְלָאֵלּוּ — גִּיּוֹרוֹת. אֲסוּרוֹת לָאֵלּוּ וְלָאֵלּוּ — אַיְלוֹנִיּוֹת!Et s'ils se sont mariés à l'inverse, elles sont permises à leurs yevamim et interdites à leurs maris. Permises à ceux-ci et à ceux-là : des converties. Interdites à ceux-ci et à ceux-là : des aylonit (femmes stériles de constitution) !
- תְּנָא וְשַׁיַּיר. מַאי שַׁיַּיר דְּהַאי שַׁיַּיר? שַׁיַּיר פְּצוּעַ דַּכָּא.Il a enseigné et omis : la Michna n'énumère pas tous les cas. Qu'a-t-il omis d'autre pour omettre cela ? On n'omet pas un seul cas. Il a omis le petsoua daka (l'homme aux testicules écrasés).
- אִי מִשּׁוּם פְּצוּעַ דַּכָּא — לָאו שִׁיּוּרָא, דְּהָא תְּנָא לֵיהּ חַיָּיבֵי לָאוִין!Si c'est à cause du petsoua daka, ce n'est pas une omission, car il a enseigné la catégorie générale de ceux qui sont passibles d'un interdit !
- אַטּוּ חַיָּיבֵי לָאוִין מִי לָא קָתָנֵי וַהֲדַר תָּנֵי? וְהָא קָתָנֵי כֹּהֵן הֶדְיוֹט שֶׁנָּשָׂא אַלְמָנָה, וְחָלָל שֶׁנָּשָׂא כְּשֵׁרָה!Est-ce à dire que, pour ceux qui sont passibles d'un interdit, il n'enseigne pas la catégorie puis enseigne à nouveau le détail ? Or voici qu'il enseigne : « un Cohen ordinaire qui a épousé une veuve » et « un 'halal qui a épousé une femme apte » !
- הָהוּא, אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ לְאַשְׁמוֹעִינַן כִּדְרַב יְהוּדָה אָמַר רַב. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לֹא הוּזְהֲרוּ כְּשֵׁרוֹת לְהִנָּשֵׂא לִפְסוּלִין.Celui-là, il lui fallait nous l'enseigner, à cause de ce qu'a dit Rav Yehouda au nom de Rav. Car Rav Yehouda a dit que Rav a dit : les femmes aptes n'ont pas reçu d'avertissement de ne pas épouser des hommes disqualifiés.
- וְהָא קָתָנֵי: חָלָל שֶׁנָּשָׂא כְּשֵׁרָה, וְיִשְׂרָאֵל שֶׁנָּשָׂא בַּת יִשְׂרָאֵל וְיֵשׁ לוֹ אָח מַמְזֵר! הָא נָמֵי, לָא מִהְדָּר מִיתְנָא הִיא, דְּאִשְׁמוּעִינַן לָאו שֶׁאֵין שָׁוֶה בַּכֹּל, וְקָמַשְׁמַע לַן לָאו הַשָּׁוֶה בַּכֹּל.Or voici qu'il enseigne : « un 'halal qui a épousé une femme apte » et « un Israélite qui a épousé une fille d'Israël et qui a un frère mamzer » ! Cela non plus n'est pas une répétition, car il nous a enseigné un interdit qui n'est pas égal pour tous, et il nous enseigne un interdit égal pour tous.
- הָא קָתָנֵי: יִשְׂרָאֵל שֶׁנָּשָׂא מַמְזֶרֶת וְיֵשׁ לוֹ אָח יִשְׂרָאֵל (וּמַמְזֵר שֶׁנָּשָׂא מַמְזֶרֶת וְיֵשׁ לוֹ אָח יִשְׂרָאֵל), אֶלָּא לָאו, שְׁמַע מִינַּהּ תְּנָא וְשַׁיַּיר. שְׁמַע מִינַּהּ.Or voici qu'il enseigne : « un Israélite qui a épousé une mamzérèt et qui a un frère israélite » (et « un mamzer qui a épousé une mamzérèt et qui a un frère israélite »). Mais n'est-ce pas qu'on doit en déduire : il a enseigné et omis ? Déduis-en effectivement.
- גּוּפָא. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לֹא הוּזְהֲרוּ כְּשֵׁרוֹת לְהִנָּשֵׂא לִפְסוּלִין. לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: חָלָל שֶׁנָּשָׂא כְּשֵׁרָה, מַאי לָאו כֹּהֶנֶת [הָרְאוּיָה לוֹ], וּמַאי ״כְּשֵׁרָה״ — כְּשֵׁרָה לִכְהוּנָּה?Revenons au sujet même. Rav Yehouda a dit que Rav a dit : les femmes aptes n'ont pas reçu d'avertissement de ne pas épouser des hommes disqualifiés. Dirons-nous que cela le soutient : « un 'halal qui a épousé une femme apte » ; n'est-ce pas une Cohénèt (fille de Cohen) [qui lui convient], et que signifie « apte » ? Apte au sacerdoce ?
- לָא, יִשְׂרְאֵלִית. וּמַאי ״כְּשֵׁרָה״ — כְּשֵׁרָה לַקָּהָל.Non, une Israélite. Et que signifie « apte » ? Apte à entrer dans l'assemblée d'Israël.
- אִי הָכִי: ״יֵשׁ לוֹ אָח כָּשֵׁר״, נָמֵי כָּשֵׁר לַקָּהָל, מִכְּלָל דְּהוּא פָּסוּל לַקָּהָל! אֶלָּא לָאו — כֹּהֵן, וּמִדְּהוּא כֹּהֵן, הִיא כֹּהֶנֶת! מִידֵּי אִירְיָא — הָא כִּדְאִיתָא וְהָא כִּדְאִיתָא.S'il en est ainsi, « il a un frère apte » : également apte à l'assemblée ? Il en résulte que lui, le 'halal, est inapte à l'assemblée ! Or il n'est disqualifié que du sacerdoce. Mais n'est-ce pas un Cohen, et puisque lui est Cohen, elle est Cohénèt ! Les cas sont-ils comparables ? Celui-ci est selon ce qu'il est, et celui-là selon ce qu'il est : lui est apte au sacerdoce, elle à l'assemblée.
- מֵתִיב רָבִין בַּר נַחְמָן: ״לֹא יִקָּחוּ ... לֹא יִקָּחוּ״, מְלַמֵּד שֶׁהָאִשָּׁה מוּזְהֶרֶת עַל יְדֵי הָאִישׁ!Ravin bar Na'hman a objecté : « ils ne prendront pas… ils ne prendront pas » (Lévitique 21, 7) enseigne que la femme reçoit un avertissement par l'intermédiaire de l'homme !
- אָמַר רָבָא: כֹּל הֵיכָא דְּהוּא מוּזְהָר — הִיא מוּזְהֶרֶת, וְכׇל הֵיכָא דְּהוּא לֹא מוּזְהָר — הִיא לֹא מוּזְהֶרֶת.Rava a dit : partout où lui a reçu un avertissement, elle a reçu un avertissement ; et partout où lui n'a pas reçu d'avertissement, elle n'a pas reçu d'avertissement.
- וְהָא מֵהָכָא נָפְקָא? מִדְּרַב יְהוּדָה אָמַר רַב נָפְקָא! דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, וְכֵן תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״אִישׁ אוֹ אִשָּׁה כִּי יַעֲשׂוּ מִכׇּל חַטֹּאת הָאָדָם״ — הִשְׁוָה הַכָּתוּב אִשָּׁה לְאִישׁ לְכׇל עוֹנָשִׁין שֶׁבַּתּוֹרָה!Et cela découle-t-il d'ici ? Cela découle de ce qu'a dit Rav Yehouda au nom de Rav ! Car Rav Yehouda a dit que Rav a dit, et de même l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : « Un homme ou une femme, lorsqu'ils commettront l'un des péchés de l'homme » (Nombres 5, 6) : le verset a assimilé la femme à l'homme pour toutes les peines de la Torah !
- אִי מֵהַהִיא, הֲוָה אָמֵינָא: לָאו הַשָּׁוֶה בַּכֹּל. אֲבָל לָאו שֶׁאֵינוֹ שָׁוֶה בַּכֹּל, לָא.Si c'était de là, j'aurais dit : pour un interdit égal pour tous ; mais pour un interdit qui n'est pas égal pour tous, non.
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