Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַאֲנָא דְּאָמְרִי כְּרַבִּי יוֹסֵי.Mais moi, Rabbi Yo'hanan, ce que j'ai dit l'a été selon Rabbi Yossé, pour qui un Cohen androginos (hermaphrodite) fait manger de la terouma à sa femme, et qui tient que la terouma est de la Torah même à notre époque.
- דְּתַנְיָא בְּסֵדֶר עוֹלָם: ״אֲשֶׁר יָרְשׁוּ אֲבוֹתֶיךָ וִירִשְׁתָּהּ״, יְרוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה וּשְׁנִיָּה — יֵשׁ לָהֶן, וּשְׁלִישִׁית — אֵין לָהֶן.Comme il a été enseigné dans le Séder Olam : « Et Hachem ton D.ieu te ramènera au pays “qu'ont hérité tes pères, et tu en hériteras” » (Deutéronome 30, 5) : ils ont un premier et un deuxième héritage, celui de l'époque de Yehochoua et celui du retour de l'exil de Babylone, mais ils n'ont pas de troisième : il ne sera jamais nécessaire de sanctifier le pays une troisième fois, car la deuxième sanctification est permanente.
- וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַאן תְּנָא סֵדֶר עוֹלָם — רַבִּי יוֹסֵי.Et Rabbi Yo'hanan a dit : qui est le Tanna du Séder Olam ? Rabbi Yossé.
- וְסָבַר רַבִּי יוֹחָנָן בִּדְרַבָּנַן לָא בָּעֵינַן רִבּוּיָא? וְהָא תְּנַן: מִקְוֶה שֶׁיֵּשׁ בּוֹ אַרְבָּעִים סְאָה מְכֻוּוֹנוֹת, נָתַן סְאָה וְנָטַל סְאָה — כָּשֵׁר. וְאָמַר רַבִּי יְהוּדָה בַּר שֵׁילָא אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עַד רוּבּוֹ.La Guemara soulève une autre objection : Et Rabbi Yo'hanan estime-t-il que pour ce qui est d'ordre rabbinique, nous n'exigeons pas de majorité ? N'avons-nous pas appris (Mikvaot 7, 2) : un mikvé (bain rituel) qui contient exactement quarante séa d'eau, le minimum requis ; si on y a versé une séa d'un autre liquide et qu'on en a retiré une séa du mélange, il est valable. Et Rabbi Yehouda bar Cheila a dit que Rabbi Assi a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : cela vaut jusqu'à sa majeure partie.
- מַאי לָאו, דְּנִשְׁתַּיֵּיר רוּבּוֹ! לָא, דְּלָא נִשְׁקוֹל רוּבּוֹ.N'est-ce pas que cela signifie qu'il doit en rester la majeure partie d'eau valable ? Il en ressort que même pour un interdit rabbinique, on exige une majorité. La Guemara réfute : Non, cela signifie qu'on n'en retire pas la majeure partie ; mais à parts égales, le mikvé reste valable.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: שָׁאנֵי הָכָא, דְּאִיכָּא לְמֵימַר ״שֶׁאֲנִי אוֹמֵר״.Et si tu veux, dis une autre explication : c'est différent ici, pour les deux paniers de terouma, car on peut y dire : « je dis » que la terouma est tombée dans la terouma et le profane dans le profane ; aussi n'exige-t-on pas de majorité.
- תְּנַן: אַנְדְּרוֹגִינוֹס נוֹשֵׂא! תְּנִי ״אִם נָשָׂא״.Nous avons appris dans la Michna : un androginos épouse une femme ! Cette formulation indique qu'il le fait de plein droit, étant un homme à part entière, ce qui contredit Rech Lakich. La Guemara répond : Enseigne : « S'il a épousé » : son mariage est valable après coup, par doute, sans qu'il fasse pour autant manger de terouma.
- וְהָא ״נוֹשֵׂא״ קָתָנֵי! וְלִיטַעְמָיךְ: מַאי ״אֲבָל לֹא נִישָּׂא״? אֶלָּא מַאי ״נִישָּׂא״ — דִּיעֲבַד, ״נוֹשֵׂא״ נָמֵי — דִּיעֲבַד!La Guemara objecte : Mais il est enseigné : « épouse » ! On réplique : Et selon ton raisonnement, que signifie : « mais il n'est pas épousé » par un homme ? Mais alors, de même que « il n'est pas épousé » s'entend après coup, « épouse » aussi s'entend après coup !
- אָמְרִי, לָא: ״נוֹשֵׂא״ — לְכַתְּחִלָּה מַשְׁמַע, ״אֲבָל לֹא נִישָּׂא״ — דִּיעֲבַד נָמֵי לָא.On répond : non. « Épouse » s'entend de plein droit, tandis que « mais il n'est pas épousé » signifie : même après coup, non. La difficulté contre Rech Lakich demeure donc.
- וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אַנְדְּרוֹגִינוֹס חַיָּיבִין עָלָיו סְקִילָה כַּזָּכָר, מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לֵיהּ!Mais du fait qu'il est enseigné dans la dernière partie : Rabbi Eliézer dit : pour un androginos, on est passible de lapidation comme pour un homme, il ressort que le premier Tanna est dans le doute sur son statut, ce qui est difficile pour Rabbi Yo'hanan !
- בֵּין לְמָר בֵּין לְמָר מִפְשָׁט פְּשִׁיטָא לֵיהּ, אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ סְקִילָה מִשְּׁנֵי מְקוֹמוֹת. דְּמָר סָבַר: חַיָּיבִין עָלָיו סְקִילָה מִשְּׁנֵי מְקוֹמוֹת, וּמָר סָבַר: כְּזָכָר.La Guemara répond : Pour l'un comme pour l'autre Maître, il est évident que c'est un homme à part entière. Ce qui les sépare, c'est la lapidation pour les deux endroits : car l'un, le premier Tanna, estime qu'on est passible de lapidation pour lui pour les deux endroits de son corps, et l'autre, Rabbi Eliézer, estime : seulement comme pour un homme, c'est-à-dire pour l'endroit masculin.
- אָמַר רַב:Rav a dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.