Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי יְהוּדָה לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: מִין בְּמִינוֹ לֹא בָּטֵיל.La Guemara répond : Rabbi Yehouda est conforme à sa propre raison, lui qui a dit : une espèce mêlée à sa propre espèce n'est pas annulée.
- אֲבָל לֹא נִימּוֹחָה מַאי — לֹא תַּעֲלֶה, אַדְּתָנֵי: אֲבָל חֲתִיכָה שֶׁל חַטָּאת טְהוֹרָה שֶׁנִּתְעָרְבָה בְּמֵאָה חֲתִיכוֹת שֶׁל חוּלִּין טְהוֹרוֹת לֹא תַּעֲלֶה, נִיפְלוֹג וְנִיתְנֵי בְּדִידַהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים, בְּשֶׁנִּימּוֹחָה, אֲבָל לֹא נִימּוֹחָה — לֹא תַּעֲלֶה!La Guemara poursuit : Mais si la pièce n'a pas été écrasée, quoi donc ? Elle n'est pas annulée. Dans ce cas, au lieu d'enseigner : « Mais une pièce de 'hatat (sacrifice expiatoire) pure qui s'est mélangée à cent pièces de viande profane pures n'est pas annulée », que le Tanna distingue et enseigne dans ce cas même : « En quel cas ces paroles ont-elles été dites ? Lorsqu'elle a été écrasée ; mais si elle n'a pas été écrasée, elle n'est pas annulée » !
- טְהוֹרוֹת בִּטְהוֹרוֹת עֲדִיף לֵיהּ.La Guemara répond : Des pures dans des pures, il le préfère, car il enseigne ainsi une nouveauté.
- וּלְרֵישׁ לָקִישׁ, מַאי שְׁנָא רֵישָׁא וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא? אָמַר רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: רֵישָׁא, בְּטוּמְאַת מַשְׁקִין דְּרַבָּנַן. סֵיפָא, דְּאוֹרָיְיתָא.La Guemara demande : Et selon Rech Lakich, qui établit la baraïta pour une pièce écrasée, en quoi la première partie diffère-t-elle et en quoi la dernière partie diffère-t-elle ? Pourquoi l'annulation est-elle possible pour les pièces impures et non pour les pièces pures ? Rav Chicha, fils de Rav Idi, a dit : la première partie traite d'une pièce atteinte par l'impureté des liquides, qui est d'ordre rabbinique ; la dernière partie traite de viande sainte, interdite aux non-Cohanim de par la Torah.
- אֲבָל טוּמְאַת שֶׁרֶץ מַאי — לֹא תַּעֲלֶה,La Guemara demande : Mais si la pièce de la première partie avait contracté l'impureté d'un reptile, qui est de la Torah, quoi donc ? Elle n'est pas annulée.
- אַדְּתָנֵי סֵיפָא: אֲבָל חֲתִיכָה שֶׁל חַטָּאת טְהוֹרָה שֶׁנִּתְעָרְבָה בְּמֵאָה חֲתִיכוֹת שֶׁל חוּלִּין טְהוֹרוֹת לֹא תַּעֲלֶה, נִיפְלוֹג וְלִיתְנֵי בְּדִידַהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּטוּמְאַת מַשְׁקִין, אֲבָל בְּטוּמְאַת שֶׁרֶץ — לֹא! טְהוֹרָה בִּטְהוֹרוֹת עֲדִיף לֵיהּ.Dans ce cas, au lieu d'enseigner dans la dernière partie : « Mais une pièce de 'hatat pure qui s'est mélangée à cent pièces de viande profane pures n'est pas annulée », que le Tanna distingue et enseigne dans ce cas même : « En quel cas ces paroles ont-elles été dites ? Pour l'impureté des liquides, mais pour l'impureté d'un reptile, non » ! La Guemara répond : Une pure dans des pures, il le préfère.
- רַבָּה אָמַר: רֵישָׁא — אִיסּוּר לָאו, סֵיפָא — אִיסּוּר כָּרֵת.Rabba a dit une autre explication de la différence : la première partie, où il s'agit de viande sainte impure mêlée à de la viande sainte pure, concerne un interdit de lav (interdit simple), celui de manger de la viande sainte impure, si bien que la pièce est annulée ; la dernière partie, où il s'agit de viande sainte mêlée à du profane, concerne un interdit de karet (retranchement), si bien que la pièce n'est pas annulée.
- וְהָא רַבָּה הוּא דְּאָמַר: כֹּל בִּדְאוֹרָיְיתָא, לָא שְׁנָא אִיסּוּר לָאו, וְלָא שְׁנָא אִיסּוּר כָּרֵת! קַשְׁיָא.La Guemara objecte : Mais n'est-ce pas Rabba lui-même qui a dit : pour tout interdit de la Torah, il n'y a pas de différence entre un interdit de lav et un interdit de karet ? C'est une difficulté pour Rabba.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: סֵיפָא — מִשּׁוּם דְּהָוֵי לֵיהּ דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַתִּירִין, וְכׇל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַתִּירִין — אֲפִילּוּ בְּאֶלֶף לֹא בָּטֵיל.Rav Achi a dit une autre explication : dans la dernière partie, la viande sainte n'est pas annulée parce qu'elle est une chose susceptible de devenir permise, étant permise à un Cohen ; or toute chose susceptible de devenir permise n'est pas annulée, même dans mille.
- וְהָא דְּרַב אָשֵׁי בְּדוּתָא הִיא. לְמַאן? אִי לְכֹהֵן — מִישְׁרָא שְׁרֵי. אִי לְיִשְׂרָאֵל — לְעוֹלָם אָסוּר! אֶלָּא הָא דְּרַב אָשֵׁי בְּדוּתָא הִיא.La Guemara commente : Cet enseignement attribué à Rav Achi est une erreur. Permise à qui ? Si c'est à un Cohen, elle est déjà permise dès maintenant. Si c'est à un Israélite, elle est à jamais interdite ! Par conséquent, cet enseignement attribué à Rav Achi est une erreur.
- וְסָבַר רַבִּי יוֹחָנָן תְּרוּמָה בִּזְמַן הַזֶּה דְּאוֹרָיְיתָא? וְהָתַנְיָא: שְׁתֵּי קוּפּוֹת, אַחַת שֶׁל חוּלִּין וְאַחַת שֶׁל תְּרוּמָה, וְלִפְנֵיהֶם שְׁתֵּי סְאִין, אַחַת שֶׁל חוּלִּין וְאַחַת שֶׁל תְּרוּמָה, וְנָפְלוּ אֵלּוּ בְּתוֹךְ אֵלּוּ — הֲרֵי אֵלּוּ מוּתָּרִים, שֶׁאֲנִי אוֹמֵר: תְּרוּמָה לְתוֹךְ תְּרוּמָה נָפְלָה, וְחוּלִּין בְּתוֹךְ חוּלִּין נָפְלוּ.La Guemara soulève une question sur l'opinion de Rabbi Yo'hanan : Et Rabbi Yo'hanan estime-t-il que la terouma (prélèvement donné au Cohen) à notre époque est de la Torah ? Il a pourtant été enseigné dans une baraïta : Deux paniers, l'un de produits profanes et l'autre de terouma, et devant eux deux séa (mesures de capacité), l'une de produits profanes et l'autre de terouma ; celles-ci sont tombées dans ceux-là, sans qu'on sache laquelle est tombée dans quel panier. Ils sont permis, car je dis : la terouma est tombée dans la terouma, et le profane est tombé dans le profane.
- וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: וְהוּא שֶׁרַבּוּ חוּלִּין עַל הַתְּרוּמָה, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא רַבּוּ חוּלִּין עַל הַתְּרוּמָה.Et Rech Lakich a dit : cela ne vaut que si le profane du panier est plus abondant que la terouma de la séa. Et Rabbi Yo'hanan a dit : même si le profane n'est pas plus abondant que la terouma.
- בִּשְׁלָמָא לְרֵישׁ לָקִישׁ, קָסָבַר בִּדְרַבָּנַן נָמֵי רִבּוּיָא הוּא דְּבָעֵינַן. אֶלָּא לְרַבִּי יוֹחָנָן קַשְׁיָא?On comprend bien selon Rech Lakich : il estime que même pour ce qui est d'ordre rabbinique, nous exigeons une majorité. Mais selon Rabbi Yo'hanan, c'est une difficulté ! S'il tient que la terouma est aujourd'hui de la Torah, comment se fonder sur cette seule présomption pour permettre le mélange ?
- הָא מַנִּי — רַבָּנַן הִיא,La Guemara répond : Selon qui est cette baraïta ? Elle est selon les Sages, pour qui la terouma n'est aujourd'hui que d'ordre rabbinique,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.