Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּימֵי רַבִּי בִּקְּשׁוּ לְהַתִּיר נְתִינִים. אָמַר לָהֶם רַבִּי: חֶלְקֵנוּ נַתִּיר, חֵלֶק מִזְבֵּחַ מִי יַתִּיר?Aux jours de Rabbi Yehouda HaNassi, les Sages ont cherché à permettre les Netinim (les Guibonites, descendants des peuples de Canaan, à qui le mariage avec les Bnei Israël est interdit) et à les admettre dans l'assemblée. Rabbi leur a dit : même si nous permettons notre part, en renonçant au droit du peuple sur ces serviteurs, la part de l'autel, qui la permettra ? Car ils ont aussi été voués au service du Temple et de l'autel.
- וּפְלִיגָא דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא. דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חֵלֶק עֵדָה — לְעוֹלָם אָסוּר, חֵלֶק מִזְבֵּחַ, בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים — אָסוּר, אֵין בֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים — שְׁרֵי.Et cette opinion de Rabbi diverge de celle de Rabbi 'Hiya bar Abba. Car Rabbi 'Hiya bar Abba a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : la part de l'assemblée d'Israël est interdite pour toujours ; la part de l'autel, tant que le Temple existe, est interdite ; mais quand le Temple n'existe plus, elle est permise.
- מַתְנִי׳ אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: שָׁמַעְתִּי שֶׁהַסָּרִיס חוֹלֵץ וְחוֹלְצִין לְאִשְׁתּוֹ, וְהַסָּרִיס לֹא חוֹלֵץ וְלֹא חוֹלְצִין לְאִשְׁתּוֹ, וְאֵין לִי לְפָרֵשׁ.Michna : Rabbi Yehochoua a dit : j'ai entendu de mes maîtres deux enseignements : que l'eunuque accomplit la 'halitsa (la cérémonie qui libère la veuve sans enfant de son beau-frère) et que l'on accomplit la 'halitsa pour sa femme, s'il meurt sans enfant ; et que l'eunuque n'accomplit pas la 'halitsa et que l'on n'accomplit pas la 'halitsa pour sa femme. Et je ne peux pas expliquer à quel eunuque s'applique chaque enseignement.
- אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא, אֲנִי אֲפָרֵשׁ: סְרִיס אָדָם — חוֹלֵץ וְחוֹלְצִין לְאִשְׁתּוֹ, מִפְּנֵי שֶׁהָיְתָה לוֹ שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר. סְרִיס חַמָּה — לֹא חוֹלֵץ וְלֹא חוֹלְצִין לְאִשְׁתּוֹ, מִפְּנֵי שֶׁלֹּא הָיְתָה לוֹ שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר.Rabbi Akiva a dit : moi, je vais expliquer. Le saris adam (l'eunuque « par l'homme », devenu tel après sa naissance) accomplit la 'halitsa et l'on accomplit la 'halitsa pour sa femme, parce qu'il a connu un temps d'aptitude, où il pouvait engendrer. Le saris 'hama (l'eunuque « par le soleil », tel depuis le ventre de sa mère) n'accomplit pas la 'halitsa et l'on n'accomplit pas la 'halitsa pour sa femme, parce qu'il n'a pas connu de temps d'aptitude.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: לֹא כִי, אֶלָּא: סְרִיס חַמָּה — חוֹלֵץ וְחוֹלְצִין לְאִשְׁתּוֹ, מִפְּנֵי שֶׁיֵּשׁ לוֹ רְפוּאָה. סְרִיס אָדָם — לֹא חוֹלֵץ וְלֹא חוֹלְצִין לְאִשְׁתּוֹ, מִפְּנֵי שֶׁאֵין לוֹ רְפוּאָה.Rabbi Eliézer dit : non, mais c'est l'inverse : le saris 'hama accomplit la 'halitsa et l'on accomplit la 'halitsa pour sa femme, parce qu'il a un remède. Le saris adam n'accomplit pas la 'halitsa et l'on n'accomplit pas la 'halitsa pour sa femme, parce qu'il n'a pas de remède.
- הֵעִיד רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן בְּתֵירָא עַל בֶּן מְגוּסַת שֶׁהָיָה בִּירוּשָׁלַיִם סְרִיס אָדָם, וְיִבְּמוּ אֶת אִשְׁתּוֹ, לְקַיֵּים דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.Rabbi Yehochoua ben Betéra a témoigné au sujet de ben Megoussat, qui était à Jérusalem un saris adam, et ses frères ont accompli le yiboum (le mariage léviratique) avec sa femme : il a témoigné ainsi pour confirmer les paroles de Rabbi Akiva.
- הַסָּרִיס — לֹא חוֹלֵץ וְלֹא מְיַיבֵּם, וְכֵן אַיְילוֹנִית — לֹא חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת.L'eunuque de naissance n'accomplit pas la 'halitsa et n'accomplit pas le yiboum, et de même l'aylonit (la femme dépourvue de caractères sexuels féminins, incapable d'enfanter) n'accomplit pas la 'halitsa et n'entre pas en yiboum.
- הַסָּרִיס שֶׁחָלַץ לִיבִמְתּוֹ — לֹא פְּסָלָהּ. בְּעָלָהּ — פְּסָלָהּ, מִפְּנֵי שֶׁהִיא בְּעִילַת זְנוּת. וְכֵן אַיְילוֹנִית שֶׁחָלְצוּ לָהּ אַחִין — לֹא פְּסָלוּהָ. בְּעָלוּהָ — פְּסָלוּהָ, מִפְּנֵי שֶׁבְּעִילָתָהּ בְּעִילַת זְנוּת.L'eunuque qui a accompli la 'halitsa avec sa yevama (la veuve de son frère) ne l'a pas rendue inapte à la kehouna (au mariage avec un Cohen), car sa 'halitsa n'en est pas une. S'il a eu des relations avec elle, il l'a rendue inapte, parce que c'est une union illicite, qui ne s'inscrit pas dans la mitsva. Et de même l'aylonit : si les frères ont accompli pour elle la 'halitsa, ils ne l'ont pas rendue inapte ; s'ils ont eu des relations avec elle, ils l'ont rendue inapte, parce que sa relation est une union illicite.
- גְּמָ׳ מִכְּדִי שָׁמְעִינַן לְרַבִּי עֲקִיבָא דְּאָמַר חַיָּיבֵי לָאוִין כְּחַיָּיבֵי כָּרֵיתוֹת דָּמוּ, וְחַיָּיבֵי כָּרֵיתוֹת לָאו בְּנֵי חֲלִיצָה וְיִיבּוּם נִינְהוּ!Guemara : Or nous avons entendu que Rabbi Akiva dit que ceux qui sont passibles d'une interdiction simple sont assimilés à ceux qui sont passibles de karet (retranchement) quant à la validité de leur union, et ceux qui sont passibles de karet ne sont pas concernés par la 'halitsa et le yiboum ! Le saris adam étant soumis à une interdiction de la Torah, comment peut-il donc accomplir la 'halitsa ?
- אָמַר רַבִּי אַמֵּי: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁנָּשָׂא אָחִיו גִּיּוֹרֶת, וְרַבִּי עֲקִיבָא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: קְהַל גֵּרִים — לָא אִקְּרִי קָהָל.Rabbi Ami a dit : de quoi nous occupons-nous ici ? D'un cas où son frère a épousé une convertie, et Rabbi Akiva partage l'avis de Rabbi Yossé, qui a dit : l'assemblée des convertis n'est pas appelée « assemblée » de Hachem ; il n'y a donc pas d'interdiction pour le saris adam de l'épouser.
- אִי הָכִי, יַבּוֹמֵי נָמֵי מְיַיבֵּם! אִין הָכִי נָמֵי, וְאַיְּידֵי דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ חוֹלֵץ, אָמַר אִיהוּ נָמֵי חוֹלֵץ.La Guemara objecte : S'il en est ainsi, il devrait aussi pouvoir accomplir le yiboum ! Elle répond : Oui, effectivement ; mais puisque Rabbi Yehochoua a dit « il accomplit la 'halitsa », lui aussi a dit « il accomplit la 'halitsa ».
- דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: הֵעִיד רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן בְּתֵירָא עַל בֶּן מְגוּסַת שֶׁהָיָה בִּירוּשָׁלַיִם סְרִיס אָדָם, וְיִבְּמוּ אֶת אִשְׁתּוֹ לְקַיֵּים דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. שְׁמַע מִינַּהּ.C'est aussi ce qui se déduit de la Michna, car elle enseigne : Rabbi Yehochoua ben Betéra a témoigné au sujet de ben Megoussat, qui était à Jérusalem un saris adam, et ses frères ont accompli le yiboum avec sa femme, pour confirmer les paroles de Rabbi Akiva. Déduis-en que le yiboum aussi est valable selon lui.
- מֵתִיב רַבָּה: פְּצוּעַ דַּכָּא וּכְרוּת שׇׁפְכָה, סְרִיס אָדָם וְהַזָּקֵן — אוֹ חוֹלְצִין אוֹ מְיַיבְּמִין. כֵּיצַד: מֵתוּ וְלָהֶם נָשִׁים, וְלָהֶם אַחִין, וְעָמְדוּ אַחִין וְעָשׂוּ מַאֲמָר בִּנְשׁוֹתֵיהֶן, וְנָתְנוּ גֵּט, אוֹ שֶׁחָלְצוּ — מַה שֶּׁעָשׂוּ עָשׂוּ, וְאִם בָּעֲלוּ — קָנוּ.Rabba a objecté à partir d'une baraïta : Celui qui a les testicules écrasés, celui dont le membre est tranché, le saris adam et le vieillard peuvent soit accomplir la 'halitsa, soit accomplir le yiboum. Comment cela ? S'ils sont morts en laissant des femmes et des frères, et que les frères se sont levés et ont fait le maamar (les fiançailles léviratiques) avec leurs femmes, ont donné un get ou ont accompli la 'halitsa, ce qu'ils ont fait est fait ; et s'ils ont eu des relations, ils les ont acquises.
- מֵתוּ אַחִין, וְעָמְדוּ הֵן וְעָשׂוּ מַאֲמָר בִּנְשׁוֹתֵיהֶן, וְנָתְנוּ גֵּט אוֹ חָלְצוּ — מַה שֶּׁעָשׂוּ עָשׂוּ. וְאִם בָּעֲלוּ — קָנוּ, וְאָסוּר לְקַיְּימָן, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא יָבֹא פְצוּעַ דַּכָּא וּכְרוּת שׇׁפְכָה בִּקְהַל ה׳״, אַלְמָא בְּקָהָל עָסְקִינַן!Si ce sont les frères qui sont morts, et qu'eux-mêmes, ces hommes atteints, se sont levés et ont fait le maamar avec les femmes de leurs frères, ont donné un get ou ont accompli la 'halitsa, ce qu'ils ont fait est fait ; et s'ils ont eu des relations, ils les ont acquises, mais il est interdit de les garder, parce qu'il est dit : « Celui qui a les testicules écrasés ou le membre tranché n'entrera pas dans l'assemblée de Hachem » (Deutéronome 23, 2). Il en ressort que nous nous occupons de femmes qui font partie de l'assemblée, et non de converties !
- אֶלָּא אָמַר רַבָּה: כְּגוֹן שֶׁנָּפְלָה לוֹ, וּלְבַסּוֹף נִפְצַע.Mais Rabba a dit : la Michna traite d'un cas où la veuve de son frère lui est échue pour le yiboum, et ce n'est qu'ensuite qu'il a été blessé.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְלַיְתֵי אִיסּוּר פָּצוּעַ וְנִידְחֵי עֲשֵׂה דְּיִיבּוּם! מִי לָא תְּנַן, רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אִם מֵיאֲנָה — מֵיאֲנָה,Abayé lui a dit : Que vienne l'interdiction du blessé et qu'elle repousse la mitsva positive du yiboum ! N'avons-nous pas appris dans une Michna (Yevamot 109a), à propos de deux frères mariés à deux sœurs dont l'une est mineure, le mari de la majeure étant mort : Rabban Gamliel dit : si elle a fait le miun (si la mineure a refusé son mari), elle a fait le miun, et son mari peut accomplir le yiboum avec la veuve,
- וְאִם לָאו — תַּמְתִּין עַד שֶׁתַּגְדִּיל, וְתֵצֵא הַלֵּזוּ מִשּׁוּם אֲחוֹת אִשָּׁה. אַלְמָא: אָתֵי אִיסּוּר אֲחוֹת אִשָּׁה וְדָחֵי. הָכָא נָמֵי: נֵיתֵי אִיסּוּר פָּצוּעַ וְנִידְחֵי!et sinon, qu'elle attende d'être majeure, et celle-ci sortira sans 'halitsa ni yiboum, en tant que sœur de sa femme. Il en ressort que l'interdiction de la sœur de la femme vient et repousse la mitsva du yiboum qui s'appliquait d'abord. Ici aussi, que vienne l'interdiction du blessé et qu'elle repousse le yiboum !
- אֶלָּא אָמַר רַב יוֹסֵף: הַאי תַּנָּא — הָךְ תַּנָּא דְּבֵי רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, דְּאָמַר: מֵחַיָּיבֵי לָאוִין דִּשְׁאֵר הָוֵי מַמְזֵר, מֵחַיָּיבֵי לָאוִין גְּרִידִי לָא הָוֵי מַמְזֵר.Mais Rav Yossef a dit : ce Tanna-ci de notre Michna est ce Tanna de l'école de Rabbi Akiva, qui a dit : de ceux qui sont passibles d'une interdiction simple portant sur la proche parenté naît un mamzer ; de ceux qui sont passibles d'une interdiction simple ordinaire ne naît pas de mamzer. Le mariage de l'eunuque est donc valide.
- אִיקְּרִי כָּאן ״לְהָקִים לְאָחִיו שֵׁם״, וְהָא לָאו בַּר הָכִי הוּא?La Guemara demande : Lis ici le verset du yiboum : « pour maintenir le nom de son frère » (Deutéronome 25, 7) ; or celui-ci n'en est pas capable !
- אָמַר רָבָא: אִם כֵּן, אֵין לְךָ אִשָּׁה שֶׁכְּשֵׁרָה לְיַבֵּם, שֶׁלֹּא נַעֲשָׂה בַּעְלָהּ סְרִיס חַמָּה שָׁעָה אַחַת קוֹדֶם לְמִיתָתוֹ!Rava a dit : S'il en était ainsi, si seule comptait la capacité présente, il n'y aurait aucune femme apte au yiboum, car il n'est personne dont le mari ne soit devenu un saris 'hama une heure avant sa mort !
- לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, פֵּירוּקָא דְרָבָא פִּירְכָא הִיא!La Guemara remarque : Pour Rabbi Eliézer, la réponse de Rava est une réfutation ! Car il tient que l'aptitude passée ne suffit pas, et pourtant le mourant, lui aussi, n'a pas de remède.
- הָתָם כְּחִישׁוּתָא דְּאַתְחִילָה בֵּיהּ.Elle répond : Là, c'est une faiblesse qui a commencé en lui, à l'approche de la mort, et non un véritable état d'eunuque.
- הֵיכִי דָּמֵי סְרִיס חַמָּה? אָמַר רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כֹּלComment se présente le saris 'hama ? Rav Its'hak bar Yossef a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : tout homme
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