Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְנוֹהֲגִין בִּשְׁאָר שְׁנֵי שָׁבוּעַ, וְאֵין לָהֶם פִּדְיוֹן. מַה שֶּׁאֵין כֵּן בַּמַּעֲשֵׂר. שְׁמַע מִינַּהּ.et elles s'appliquent dans les autres années du cycle septennal, la terouma (prélèvement donné au Cohen) et les prémices (bikourim), et elles n'ont pas de rachat, ce qui n'est pas le cas pour la dîme, la seconde dîme (maasser chéni). Déduis-en que le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) n'a pas énuméré toutes les différences.
- תָּא שְׁמַע: נִשְׁתַּיְּירוּ בּוֹ צִיצִין הַמְעַכְּבִין אֶת הַמִּילָה — הֲרֵי זֶה אֵינוֹ אוֹכֵל לֹא בַּתְּרוּמָה, וְלֹא בַּפֶּסַח, וְלֹא בַּקֳּדָשִׁים, וְלֹא בַּמַּעֲשֵׂר. מַאי לָאו מַעְשַׂר דָּגָן, לָא — מַעְשַׂר בְּהֵמָה.La Guemara revient à la question de l'incirconcis et de la seconde dîme. Viens et entends une preuve : S'il lui reste des lambeaux de chair qui invalident la circoncision, celui-là ne mange ni de la terouma, ni du Pessa'h, ni des offrandes (kodachim), ni de la dîme. N'est-ce pas qu'il s'agit de la dîme des céréales, ce qui trancherait la question ? Non, il s'agit de la dîme du bétail.
- מַעְשַׂר בְּהֵמָה הַיְינוּ קָדָשִׁים? וְלִיטַעְמָיךְ, מִי לָא תְּנַן פֶּסַח וְקָתָנֵי קָדָשִׁים!Mais la dîme du bétail, c'est la même chose que les offrandes ! Pourquoi la mentionner à part ? La Guemara rétorque : Et selon ta raison, n'avons-nous pas appris le Pessa'h, et il enseigne aussi les offrandes !
- בִּשְׁלָמָא פֶּסַח וְקָדָשִׁים צְרִיכִי, דְּאִי תְּנָא פֶּסַח — מִשּׁוּם דַּעֲרֵלוּת בְּפֶסַח כְּתִיבָא, אֲבָל קָדָשִׁים — אֵימָא לָא. וְאִי תְּנָא קָדָשִׁים, הֲוָה אָמֵינָא: מַאי קָדָשִׁים — פֶּסַח. אֶלָּא מַעְשַׂר בְּהֵמָה לְמָה לִי?Certes, le Pessa'h et les offrandes sont tous deux nécessaires. Car s'il avait enseigné seulement le Pessa'h, on aurait dit que l'interdit vaut pour lui parce que l'incirconcision est écrite à propos du Pessa'h ; mais pour les offrandes, dis que non. Et s'il avait enseigné seulement les offrandes, j'aurais dit : que sont ces offrandes ? Le Pessa'h. Mais la dîme du bétail, pourquoi en ai-je besoin ? Il s'agit donc bien de la seconde dîme.
- אֶלָּא מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן, וְרַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן אָסוּר לְזָרִים.Plutôt, c'est la première dîme, et c'est l'opinion de Rabbi Méïr, qui a dit : la première dîme est interdite aux étrangers (zarim, ceux qui ne sont pas Léviim). Elle peut donc être interdite aussi à l'incirconcis, sans preuve pour la seconde dîme, permise à tout Israël.
- תָּא שְׁמַע, מִדְּתָנֵי רַבִּי חִיָּיא בַּר רַב מִדִּפְתִּי: עָרֵל אָסוּר בִּשְׁתֵּי מַעַשְׂרוֹת. מַאי לָאו: אֶחָד מַעְשַׂר דָּגָן וְאֶחָד מַעְשַׂר בְּהֵמָה! הָכָא נָמֵי, מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן וְרַבִּי מֵאִיר.Viens et entends une preuve de ce qu'a enseigné Rabbi 'Hiya bar Rav de Difti : l'incirconcis est interdit de deux dîmes. N'est-ce pas : l'une la dîme des céréales et l'autre la dîme du bétail ? La Guemara répond : Ici aussi, c'est la première dîme, et c'est l'opinion de Rabbi Méïr.
- תָּא שְׁמַע: אוֹנֵן — אָסוּר בַּמַּעֲשֵׂר, וּמוּתָּר בַּתְּרוּמָה וּבַפָּרָה. טְבוּל יוֹם — אָסוּר בִּתְרוּמָה, וּמוּתָּר בַּפָּרָה וּבַמַּעֲשֵׂר. מְחוּסַּר כִּפּוּרִים — אָסוּר בַּפָּרָה, וּמוּתָּר בַּתְּרוּמָה וּבַמַּעֲשֵׂר. וְאִם אִיתָא — נִיתְנֵי: עָרֵל אָסוּר בַּתְּרוּמָה, וּמוּתָּר בַּפָּרָה וּבַמַּעֲשֵׂר!Viens et entends : L'onen (endeuillé dont le mort n'est pas encore enterré) est interdit de dîme, et permis pour la terouma et pour la vache rousse. Le tevoul yom (celui qui s'est immergé et attend le coucher du soleil) est interdit de terouma, et permis pour la vache rousse et pour la dîme. Le me'houssar kippourim (celui à qui il manque l'offrande d'expiation) est interdit pour la vache rousse, et permis pour la terouma et pour la dîme. Et s'il en était ainsi, que l'incirconcis peut manger de la seconde dîme, qu'on enseigne : l'incirconcis est interdit de terouma, et permis pour la vache rousse et pour la dîme !
- הַאי תַּנָּא — דְּבֵי רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, דִּמְרַבֵּי לֵיהּ לְעָרֵל כְּטָמֵא. דְּתַנְיָא, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״אִישׁ אִישׁ״ — לְרַבּוֹת אֶת הֶעָרֵל.Ce Tanna de la baraïta est de l'école de Rabbi Akiva, qui inclut l'incirconcis comme l'impur. Comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Akiva dit : « Tout homme » (Lévitique 22, 4 ; littéralement « homme, homme ») vient inclure l'incirconcis. Il est donc exclu aussi de la vache rousse, et la baraïta ne pouvait pas l'en permettre.
- וּמַאן תַּנָּא דִּפְלִיג עֲלֵיהּ דְּרַבִּי עֲקִיבָא תַּנָּא דְּ(רַבִּי) יוֹסֵף הַבַּבְלִי הִיא. דְּתַנְיָא: שְׂרֵפַת אוֹנֵן וּמְחוּסַּר כִּפּוּרִים — כְּשֵׁרָה. (רַבִּי) יוֹסֵף הַבַּבְלִי אוֹמֵר: אוֹנֵן — כְּשֵׁרָה, מְחוּסַּר כִּפּוּרִים — פְּסוּלָה.Et quel est le Tanna qui s'oppose à Rabbi Akiva ? C'est le Tanna de Yossef HaBavli, celui qui discute avec lui. Comme il a été enseigné dans une baraïta : Le brûlement de la vache rousse par un onen et un me'houssar kippourim est valable. Yossef HaBavli dit : par un onen, il est valable ; par un me'houssar kippourim, il est invalide.
- וְאַף רַבִּי יִצְחָק סָבַר עָרֵל אָסוּר בְּמַעֲשֵׂר, דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: מִנַּיִן לֶעָרֵל שֶׁאָסוּר בַּמַּעֲשֵׂר — נֶאֱמַר ״מִמֶּנּוּ״ בַּמַּעֲשֵׂר, וְנֶאֱמַר ״מִמֶּנּוּ״ בַּפֶּסַח. מָה ״מִמֶּנּוּ״ הָאָמוּר בַּפֶּסַח — עָרֵל אָסוּר בּוֹ, אַף ״מִמֶּנּוּ״ הָאָמוּר בַּמַּעֲשֵׂר — עָרֵל אָסוּר בּוֹ.Et Rabbi Yits'hak aussi pense que l'incirconcis est interdit de dîme, car Rabbi Yits'hak a dit : d'où sait-on que l'incirconcis est interdit de dîme ? Il est dit « d'elle » à propos de la dîme (Deutéronome 26, 14), et il est dit « de lui » à propos du Pessa'h (Exode 12, 9). De même que pour le « de lui » dit à propos du Pessa'h, l'incirconcis en est interdit, de même pour le « d'elle » dit à propos de la dîme, l'incirconcis en est interdit (guezéra chava, analogie textuelle).
- מוּפְנֵי. דְּאִי לָא מוּפְנֵי, אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְפֶסַח, שֶׁכֵּן חַיָּיבִין עָלָיו מִשּׁוּם פִּיגּוּל וְנוֹתָר וְטָמֵא. לָאיֵי אַפְנוֹיֵי מוּפְנֵי.Ces termes doivent être libres (superflus à leur place, donc disponibles pour l'analogie). Car s'ils n'étaient pas libres, on pourrait réfuter : qu'en est-il du Pessa'h, pour lequel on est passible de karèt (retranchement) à cause de piggoul (intention invalidante), de notar (reste au-delà du temps permis) et d'impureté ? Conclusion : Il est impossible de réfuter : ils sont bien libres.
- מַאי מוּפְנֵי? אָמַר רָבָא אָמַר רַבִּי יִצְחָק: תְּלָתָא ״מִמֶּנּוּ״ כְּתִיבִי בְּפֶסַח: חַד לְגוּפֵיהּ, וְחַד לִגְזֵירָה שָׁוָה, וְחַד —Lequel est libre ? Rava a dit au nom de Rabbi Yits'hak : trois « de lui » sont écrits à propos du Pessa'h (Exode 12, 9-10) : l'un pour lui-même, l'un pour la guezéra chava, et le dernier –
- לְמַאן דְּאָמַר: בָּא הַכָּתוּב לִיתֵּן לְךָ עֲשֵׂה אַחַר לֹא תַעֲשֶׂה — אַיְּידֵי דִּכְתִיב ״נוֹתָר״, כְּתִיב נָמֵי ״מִמֶּנּוּ״. וּלְמַאן דְּאָמַר לִיתֵּן לוֹ בֹּקֶר שֵׁנִי לִשְׂרֵיפָתוֹ — אַיְּידֵי דִּכְתִיב ״עַד בֹּקֶר״, כְּתִיב נָמֵי ״מִמֶּנּוּ״.selon celui qui dit : le verset vient te donner un commandement positif après un interdit (pour dispenser du fouet), comme il est écrit « ce qui restera », il est écrit aussi « de lui ». Et selon celui qui dit : il vient lui donner un second matin pour le brûler, comme il est écrit « jusqu'au matin », il est écrit aussi « de lui ».
- תְּלָתָא ״מִמֶּנּוּ״ כְּתִיבִי בְּמַעֲשֵׂר: חַד לְגוּפֵיהּ, וְחַד לִדְרַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, וְחַד לִדְרֵישׁ לָקִישׁ.De même, trois « d'elle » sont écrits à propos de la dîme (Deutéronome 26, 14) : l'un pour lui-même, l'un pour l'enseignement de Rabbi Abahou au nom de Rabbi Yo'hanan, qui permet de brûler l'huile de terouma impure, et l'un pour celui de Rech Lakich.
- דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר רַבִּי סִימַאי: מִנַּיִן לְמַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁנִּטְמָא שֶׁמּוּתָּר לְסוּכוֹ — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא נָתַתִּי מִמֶּנּוּ לְמֵת״. לְמֵת הוּא דְּלֹא נָתַתִּי, הָא לְחַי דֻּומְיָא דְמֵת — נָתַתִּי. אֵיזֶהוּ דָּבָר שֶׁשָּׁוֶה בַּחַיִּים וּבַמֵּתִים? הֱוֵי אוֹמֵר זוֹ סִיכָה.Car Rech Lakich a dit au nom de Rabbi Simaï : d'où sait-on que la seconde dîme devenue impure, il est permis de s'en oindre ? Car il est dit : « Et je n'en ai pas donné pour un mort » (Deutéronome 26, 14). C'est pour un mort que je n'en ai pas donné, mais pour un vivant, d'une manière semblable au mort, j'en ai donné. Quelle est la chose identique pour les vivants et pour les morts ? Dis que c'est l'onction.
- מַתְקֵיף לַהּ מָר זוּטְרָא: וְאֵימָא לִיקַּח לוֹ אָרוֹן וְתַכְרִיכִים? אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: ״מִמֶּנּוּ״ — מִגּוּפוֹ. רַב אָשֵׁי אָמַר: ״לָא נָתַתִּי״ דֻּומְיָא דְּ״לֹא אָכַלְתִּי״: מָה לְהַלָּן מִגּוּפוֹ — אַף כָּאן מִגּוּפוֹ.Mar Zoutra objecte : mais dis plutôt : pour lui acheter un cercueil et des linceuls ! Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : « d'elle » : de sa substance même. Rav Achi a dit : « je n'ai pas donné » est semblable à « je n'ai pas mangé » : de même que là il s'agit de sa substance même, de même ici il s'agit de sa substance même.
- וְאַכַּתִּי מוּפְנֶה מִצַּד אֶחָד הוּא. הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר לְמֵדִין וְאֵין מְשִׁיבִין. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר לְמֵדִין וּמְשִׁיבִין, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Et pourtant, elle n'est libre que d'un seul côté, celui du Pessa'h. Cela va bien selon celui qui dit : on en apprend et on ne réfute pas. Mais selon celui qui dit : on en apprend et on réfute, que peut-on dire ?
- הָךְ דְּרַבִּי אֲבָהוּ — מִדְּרַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ נָפְקָא. דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: מַאי דִּכְתִיב: ״וַאֲנִי הִנֵּה נָתַתִּי לְךָ אֶת מִשְׁמֶרֶת תְּרוּמֹתָי״ — בִּשְׁתֵּי תְרוּמוֹת הַכָּתוּב מְדַבֵּר: אַחַת תְּרוּמָה טְהוֹרָה, וְאַחַת תְּרוּמָה טְמֵאָה. וְאָמַר רַחֲמָנָא: ״לְךָ״ — שֶׁלְּךָ תְּהֵא, לְהַסָּקָה תַּחַת תַּבְשִׁילְךָ.Celle de Rabbi Abahou se déduit de ce qu'a dit Rav Na'hman au nom de Rabba bar Avouh. Car Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : que signifie ce qui est écrit : « Et Moi, voici que Je t'ai donné la garde de Mes prélèvements » (Nombres 18, 8) ? Le verset parle de deux teroumot : l'une, la terouma pure, et l'autre, la terouma impure. Et le Miséricordieux a dit : « à toi » : qu'elle soit tienne, pour l'allumer sous ton plat cuisiné. Le « d'elle » de la dîme est ainsi libre lui aussi, et l'analogie l'est des deux côtés.
- וְכׇל הַטְּמֵאִים כּוּ׳. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, אָמַר קְרָא: ״אִישׁ אִישׁ מִזֶּרַע אַהֲרֹן וְהוּא צָרוּעַ אוֹ זָב וְגוֹ׳״. אֵי זֶהוּ דָּבָר שֶׁשָּׁוֶהEt tous les impurs, etc. ne mangent pas de terouma. D'où savons-nous cela ? Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Ichmaël : le verset dit : « Tout homme de la descendance d'Aharon qui est lépreux ou zav (atteint d'écoulement), etc. » (Lévitique 22, 4). Quelle est la chose identique
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