Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל דָּיְימָא מִנֵּיהּ, אַף עַל גַּב דְּדָיְימָא מֵעָלְמָא — בָּתְרֵיהּ דִּידֵיהּ שָׁדֵינַן לֵיהּ.mais si elle est soupçonnée d'avoir eu des relations avec lui, même si elle est aussi soupçonnée d'en avoir eu avec d'autres, nous attribuons l'enfant à lui.
- אָמַר רָבָא: מְנָא אָמֵינָא לַהּ — דְּקָתָנֵי: יָלְדָה — תֹּאכַל. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּדָיְימָא מִנֵּיהּ וְלָא דָּיְימָא מֵעָלְמָא — צְרִיכָא לְמֵימַר דְּתֵיכוֹל?! אֶלָּא לָאו — דְּדָיְימָא נָמֵי מֵעָלְמָא,Rava a dit : D'où est-ce que je le déduis ? De ce qui est enseigné dans notre Michna (enseignement des Tannaïm) : si un Cohen a eu une relation hors mariage avec une fille d'Israël et qu'elle a enfanté, elle mangera de la terouma (prélèvement donné au Cohen) grâce à son enfant. De quel cas s'agit-il ? Si nous disons qu'elle est soupçonnée d'avoir eu des relations avec lui et qu'elle n'est pas soupçonnée d'en avoir eu avec d'autres, faut-il dire qu'elle mangera ?! C'est évident ! N'est-ce pas plutôt qu'elle est aussi soupçonnée d'en avoir eu avec d'autres ?
- וּמָה הָתָם, דִּלְהַאי אִיסּוּרָא וּלְהַאי אִיסּוּרָא — בָּתְרֵיהּ דִּידֵיהּ שָׁדֵינַן לֵיהּ, הָכָא, דִּלְהַאי אִיסּוּרָא וּלְהַאי הֶיתֵּירָא — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Et si là-bas, où la relation avec celui-ci est un interdit et avec celui-là un interdit, nous attribuons l'enfant à lui, le Cohen, alors ici, où la relation avec celui-là est un interdit et avec celui-ci, le fiancé, une chose permise par la Torah, à plus forte raison l'enfant doit-il lui être attribué !
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ כׇּל הֵיכָא דְּדָיְימָא מֵעָלְמָא, אַף עַל גַּב דְּדָיְימָא מִנֵּיהּ, אֲמַר רַב: הַוָּלָד מַמְזֵר. וּמַתְנִיתִין בִּדְלָא דָּיְימָא כְּלָל.Abayé lui a dit : En réalité, je te dirai que partout où elle est soupçonnée d'avoir eu des relations avec d'autres, même si elle est aussi soupçonnée d'en avoir eu avec lui, Rav a dit : l'enfant est mamzer (enfant né d'une union interdite). Et notre Michna traite du cas où elle n'est soupçonnée de rien du tout ; si donc tous deux s'accordent à dire qu'il est le père, l'enfant lui est attribué.
- הָעֶבֶד פּוֹסֵל מִשּׁוּם בִּיאָה כּוּ׳. מַאי טַעְמָא — אָמַר קְרָא: ״הָאִשָּׁה וִילָדֶיהָ תִּהְיֶה וְגוֹ׳״.Il est dit dans la Michna : L'esclave disqualifie en raison de la relation, etc., mais non en raison de la descendance. Quelle en est la raison ? Le verset dit : « La femme et ses enfants seront à son maître etc. » (Exode 21, 4) : les enfants de la servante sont considérés comme les siens et non comme la descendance de leur père.
- מַמְזֵר פּוֹסֵל וּמַאֲכִיל. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְזֶרַע אֵין לָהּ״, אֵין לִי אֶלָּא זַרְעָהּ, זֶרַע זַרְעָהּ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְזֶרַע אֵין לָהּ״ — מִכׇּל מָקוֹם.Il est dit dans la Michna : Le mamzer disqualifie et permet de manger. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et elle n'a pas de descendance » (Lévitique 22, 13). Je n'en sais que pour sa propre descendance ; pour la descendance de sa descendance, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « Et de descendance elle n'a pas » : de quelque manière que ce soit.
- אֵין לִי אֶלָּא זֶרַע כָּשֵׁר, זֶרַע פָּסוּל מִנַּיִן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְזֶרַע אֵין לָהּ״, עַיֵּין עָלֶיהָ.Je n'en sais que pour une descendance cachère ; pour une descendance disqualifiée, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « Et de descendance elle n'a pas » (eïn la), qu'on lit : « examine-la » (ayèn alèha), pour vérifier si elle a une descendance, quelle qu'elle soit.
- וְהָא אַפֵּיקְתֵּיהּ לְזֶרַע זַרְעָהּ! זֶרַע זַרְעָהּ לָא אִיצְטְרִיךְ קְרָא, בְּנֵי בָנִים הֲרֵי הֵן כְּבָנִים. כִּי אִיצְטְרִיךְ קְרָא, לְזֶרַע פָּסוּל.La Guemara demande : Mais tu l'as déjà employé pour la descendance de sa descendance ! Elle répond : Pour la descendance de sa descendance, aucun verset n'était nécessaire, car les enfants des enfants sont comme les enfants. Si le verset a été nécessaire, c'est pour la descendance disqualifiée.
- אֲמַר לֵיהּ רֵישׁ לָקִישׁ לְרַבִּי יוֹחָנָן: כְּמַאן — כְּרַבִּי עֲקִיבָא, דְּאָמַר: יֵשׁ מַמְזֵר מֵחַיָּיבֵי לָאוִין? אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, בְּגוֹי וְעֶבֶד מוֹדוּ, דְּכִי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי מִשּׁוּם רַבֵּינוּ: גּוֹי וְעֶבֶד הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל — הַוָּלָד מַמְזֵר.Rech Lakich a dit à Rabbi Yo'hanan : Selon qui la Michna considère-t-elle comme mamzer l'enfant d'une Juive et d'un esclave ou d'un non-Juif ? Est-ce seulement selon Rabbi Akiva, qui a dit : Il y a un mamzer issu des unions passibles d'une transgression d'interdit ? La Guemara répond : Tu peux même dire selon les Rabbanan, pour qui il faut une union passible de karet (retranchement) : pour un non-Juif et un esclave, ils l'admettent. Car lorsque Rav Dimi est venu d'Erets Israël, il a rapporté que Rabbi Yits'hak bar Avdimi a dit au nom de notre Maître, Rabbi Yehouda HaNassi : un non-Juif ou un esclave qui a une relation avec une fille d'Israël, l'enfant est mamzer.
- כֹּהֵן גָּדוֹל, פְּעָמִים שֶׁפּוֹסֵל. תָּנוּ רַבָּנַן: הֲרֵינִי כַּפָּרַת בֶּן בִּתִּי כּוּזָא — שֶׁמַּאֲכִילֵנִי בַּתְּרוּמָה, וְאֵינִי כַּפָּרַת בֶּן בִּתִּי כַּדָּא — שֶׁפּוֹסְלֵנִי מִן הַתְּרוּמָה.Il est dit dans la Michna : Le Cohen Gadol (grand prêtre), parfois, disqualifie. Nos Maîtres ont enseigné que la grand-mère dit avec dépit : « Je suis l'expiation du fils de ma fille, la petite cruche (kouza), le mamzer, qui me permet de manger de la terouma ; et je ne suis pas l'expiation du fils de ma fille, la grande jarre (kada), le Cohen Gadol, qui me disqualifie de la terouma ».
הֲדַרַן עֲלָךְ אַלְמָנָה
Nous reviendrons à toi, chapitre « Almana »- הֶעָרֵל וְכׇל הַטְּמֵאִים — לֹא יֹאכְלוּ בִּתְרוּמָה. נְשֵׁיהֶן וְעַבְדֵיהֶן יֹאכְלוּ בִּתְרוּמָה.MICHNA : L'incirconcis – un Cohen que la circoncision mettrait en danger – et tous les impurs ne mangeront pas de terouma. Leurs femmes et leurs esclaves mangeront de la terouma.
- פְּצוּעַ דַּכָּא וּכְרוּת שׇׁפְכָה — הֵן וְעַבְדֵיהֶן יֹאכֵלוּ, וּנְשֵׁיהֶן לֹא יֹאכֵלוּ. וְאִם לֹא יָדְעָה מִשֶּׁנַּעֲשָׂה פְּצוּעַ דַּכָּא וּכְרוּת שׇׁפְכָה — הֲרֵי אֵלּוּ יֹאכֵלוּ.Le petsoua daka (homme aux testicules écrasés) et le kerout chofkha (homme au membre sectionné), à qui il est interdit d'épouser une femme née juive : s'ils sont Cohanim, eux et leurs esclaves mangeront de la terouma, mais leurs femmes ne mangeront pas, car ils les rendent 'halala (disqualifiée de la prêtrise) par leur relation interdite. Mais s'il ne l'a pas connue, c'est-à-dire s'il n'a pas eu de relation avec elle, depuis qu'il est devenu petsoua daka ou kerout chofkha, elles mangeront.
- וְאֵי זֶהוּ פְּצוּעַ דַּכָּא — כׇּל שֶׁנִּפְצְעוּ הַבֵּיצִים שֶׁלּוֹ, וַאֲפִילּוּ אַחַת מֵהֶן. וּכְרוּת שׇׁפְכָה — כׇּל שֶׁנִּכְרַת הַגִּיד, וְאִם נִשְׁתַּיֵּיר מֵעֲטָרָה אֲפִילּוּ כְּחוּט הַשַּׂעֲרָה — כָּשֵׁר.Et qui est le petsoua daka ? Tout homme dont les testicules ont été blessés, même un seul d'entre eux. Et le kerout chofkha : tout homme dont le membre a été sectionné ; mais s'il reste de la couronne ne serait-ce que l'épaisseur d'un cheveu, il est cachère.
- גְּמָ׳ תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִנַּיִן לֶעָרֵל שֶׁאֵין אוֹכֵל בִּתְרוּמָה? נֶאֱמַר ״תּוֹשָׁב וְשָׂכִיר״ בַּפֶּסַח, וְנֶאֱמַר ״תּוֹשָׁב וְשָׂכִיר״ בַּתְּרוּמָה. מָה ״תּוֹשָׁב וְשָׂכִיר״ הָאָמוּר בַּפֶּסַח — עָרֵל אָסוּר בּוֹ, אַף ״תּוֹשָׁב וְשָׂכִיר״ הָאָמוּר בַּתְּרוּמָה — עָרֵל אָסוּר בּוֹ.GUEMARA : Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Éléazar a dit : D'où sait-on que l'incirconcis ne mange pas de terouma ? Il est dit « résident et salarié » à propos du Pessa'h (Exode 12, 45), et il est dit « résident et salarié » à propos de la terouma (Lévitique 22, 10). De même que pour « résident et salarié » dit à propos du Pessa'h, l'incirconcis y est interdit, de même pour « résident et salarié » dit à propos de la terouma, l'incirconcis y est interdit.
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״אִישׁ אִישׁ״ — לְרַבּוֹת הֶעָרֵל.Rabbi Akiva dit : Cette preuve n'est pas nécessaire, car il est dit : « Tout homme, tout homme (ich ich) de la descendance d'Aharon, atteint de lèpre ou d'écoulement, ne mangera pas des choses saintes » (Lévitique 22, 4) : la répétition vient inclure l'incirconcis.
- אָמַר מָר, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: נֶאֱמַר ״תּוֹשָׁב וְשָׂכִיר״ בַּפֶּסַח, וְנֶאֱמַר ״תּוֹשָׁב וְשָׂכִיר״ בַּתְּרוּמָה. מָה ״תּוֹשָׁב וְשָׂכִיר״ הָאָמוּר בַּפֶּסַח — עָרֵל אָסוּר בּוֹ, אַף ״תּוֹשָׁב וְשָׂכִיר״ הָאָמוּר בַּתְּרוּמָה — עָרֵל אָסוּר בּוֹ.La Guemara analyse la baraïta. Le Maître a dit : Rabbi Eliézer dit : Il est dit « résident et salarié » à propos du Pessa'h, et il est dit « résident et salarié » à propos de la terouma. De même que pour « résident et salarié » dit à propos du Pessa'h, l'incirconcis y est interdit, de même pour « résident et salarié » dit à propos de la terouma, l'incirconcis y est interdit.
- מוּפְנֶה. דְּאִי לָאו מוּפְנֶה אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְפֶסַח, שֶׁכֵּן חַיָּיבִין עָלָיו מִשּׁוּם פִּיגּוּל וְנוֹתָר וְטָמֵא. לָאיֵי, אַפְנוֹיֵי מוּפְנֶה.Cette guezéra chava (analogie textuelle) doit reposer sur des mots libres (moufné), c'est-à-dire superflus à leur place ; car s'ils n'étaient pas libres, on pourrait réfuter : Que dire du Pessa'h, pour lequel on est passible de karet (retranchement) pour piggoul (offrande invalidée par une intention illicite), pour notar (reste d'offrande non consommé à temps) et pour impureté ? La sainteté plus grave du Pessa'h expliquerait que l'incirconcis en soit exclu, sans que cela s'applique à la terouma. Non, ce n'est pas réfutable : les mots sont bien libres.
- הֵי מוּפְנֶה? אִי דִּתְרוּמָה — מִצְרָךְ צְרִיכִי, דְּתַנְיָא: ״תּוֹשָׁב״ זֶה קָנוּי קִנְיַן עוֹלָם, ״שָׂכִיר״ — זֶה קָנוּי קִנְיַן שָׁנִים.La Guemara demande : Lesquels sont libres ? Si ce sont ceux de la terouma, ils sont nécessaires, car il a été enseigné dans une baraïta : « Résident » : c'est celui qui est acquis d'une acquisition perpétuelle, l'esclave hébreu à l'oreille percée, jusqu'au Jubilé ; « salarié » : c'est celui qui est acquis d'une acquisition pour des années, six ans.
- וְיֵאָמֵר ״תּוֹשָׁב״ וְאַל יֵאָמֵר ״שָׂכִיר״, וַאֲנִי אוֹמֵר: קָנוּי קִנְיַן עוֹלָם אֵינוֹ אוֹכֵל — קָנוּי קִנְיַן שָׁנִים לֹא כׇּל שֶׁכֵּן!La baraïta demande : Qu'il soit dit « résident » et qu'il ne soit pas dit « salarié », et je dirais : si celui qui est acquis d'une acquisition perpétuelle ne mange pas, celui qui est acquis d'une acquisition pour des années, à plus forte raison !
- אִילּוּ כֵּן, הָיִיתִי אוֹמֵר ״תּוֹשָׁב״ — זֶה קָנוּי קִנְיַן שָׁנִים, אֲבָל קָנוּי קִנְיַן עוֹלָם — אוֹכֵל, בָּא שָׂכִיר וְלִימֵּד עַל תּוֹשָׁב, שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁקָּנוּי קִנְיַן עוֹלָם — אֵין אוֹכֵל.Elle répond : S'il en était ainsi, j'aurais dit : « résident », c'est celui qui est acquis d'une acquisition pour des années ; mais celui qui est acquis d'une acquisition perpétuelle mange. « Salarié » est venu enseigner, à propos de « résident », que bien qu'il soit acquis d'une acquisition perpétuelle, il ne mange pas.
- אֶלָּא דְּפֶסַח מוּפְנֵי. הַאי ״תּוֹשָׁב וְשָׂכִיר״ דִּכְתַב רַחֲמָנָא בְּפֶסַח מַאי נִיהוּ? אִי נֵימָא תּוֹשָׁב וְשָׂכִיר מַמָּשׁ, מִשּׁוּם דְּהָוֵה לֵיהּ תּוֹשָׁב וְשָׂכִיר אִיפְּטַר לֵיהּ מִפֶּסַח?! וְהָא קַיְימָא לַן גַּבֵּי תְּרוּמָה דְּלָא אָכֵיל!La Guemara propose : Plutôt, ce sont ceux du Pessa'h qui sont libres. Ce « résident et salarié » que le Miséricordieux a écrit à propos du Pessa'h, de quoi s'agit-il ? Si nous disons : un résident et un salarié au sens propre, c'est-à-dire un esclave hébreu, serait-ce parce qu'il est résident ou salarié qu'il est dispensé du Pessa'h ?! Or nous tenons à propos de la terouma qu'il n'en mange pas, car son maître Cohen ne l'acquiert pas :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.