Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עִיבְּרָה — לֹא תֹּאכַל בִּתְרוּמָה. נֶחְתַּךְ הָעוּבָּר בְּמֵעֶיהָ — תֹּאכַל. הָיָה כֹּהֵן שֶׁבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל — לֹא תֹּאכַל בִּתְרוּמָה, עִיבְּרָה — לֹא תֹּאכַל. יָלְדָה — תֹּאכַל. נִמְצָא כֹּחוֹ שֶׁל בֵּן גָּדוֹל מִשֶּׁל אָב.Si il l'a fécondée, elle ne mangera pas de terouma (prélèvement donné au Cohen), car elle porte un fœtus israélite. Si le fœtus a été coupé dans son ventre, c'est-à-dire si elle a fait une fausse couche, elle mangera de la terouma. S'il s'agissait d'un Cohen qui a eu une relation avec une fille d'Israël, elle ne mangera pas de terouma. S'il l'a fécondée, elle ne mangera pas non plus, car le fœtus ne donne pas ce droit à sa mère. Si elle a enfanté, elle mangera grâce à son enfant, qui est Cohen. Il se trouve ainsi que le pouvoir du fils est plus grand que celui du père : le père de cet enfant ne lui permet pas de manger de la terouma, mais le fils le lui permet.
- הָעֶבֶד פּוֹסֵל מִשּׁוּם בִּיאָה, וְאֵינוֹ פּוֹסֵל מִשּׁוּם זֶרַע. כֵּיצַד? בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן, בַּת כֹּהֵן לְיִשְׂרָאֵל, וְיָלְדָה הֵימֶנּוּ בֵּן, וְהָלַךְ הַבֵּן וְנִכְבַּשׁ עַל הַשִּׁפְחָה, וְיָלְדָה הֵימֶנּוּ בֵּן — הֲרֵי זֶה עֶבֶד. הָיְתָה אֵם אָבִיו בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן — לֹא תֹּאכַל בִּתְרוּמָה. בַּת כֹּהֵן לְיִשְׂרָאֵל — תֹּאכַל בִּתְרוּמָה.L'esclave disqualifie une femme de la terouma en raison de la relation qu'il a eue avec elle, mais il ne disqualifie pas en raison de la descendance, c'est-à-dire parce qu'il serait son descendant. Comment cela ? Si une fille d'Israël a épousé un Cohen, ou si une fille de Cohen a épousé un Israélite, et qu'elle lui a enfanté un fils, et que le fils est allé se presser sur une servante (expression pudique, en raison de la honte attachée à une telle relation), et qu'elle lui a enfanté un fils, celui-ci est un esclave. Si la mère de son père était une fille d'Israël mariée à un Cohen, et que son mari est mort, elle ne mangera pas de terouma grâce à ce petit-fils, car il n'est pas Cohen mais esclave. Si elle était une fille de Cohen mariée à un Israélite, et que celui-ci est mort, ne laissant que ce petit-fils, elle mangera de la terouma, car le petit-fils n'est pas considéré comme la descendance de son père.
- מַמְזֵר פּוֹסֵל וּמַאֲכִיל. כֵּיצַד? בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן, וּבַת כֹּהֵן לְיִשְׂרָאֵל, וְיָלְדָה הֵימֶנּוּ בַּת, וְהָלְכָה הַבַּת וְנִישֵּׂאת לְעֶבֶד אוֹ לְגוֹי וְיָלְדָה הֵימֶנּוּ בֵּן — הֲרֵי זֶה מַמְזֵר. הָיְתָה אֵם אִמּוֹ בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן — תֹּאכַל בִּתְרוּמָה. בַּת כֹּהֵן לְיִשְׂרָאֵל — לֹא תֹּאכַל בִּתְרוּמָה.Le mamzer (enfant né d'une union interdite) disqualifie une femme de la terouma et lui permet d'en manger. Comment cela ? Si une fille d'Israël a épousé un Cohen, ou une fille de Cohen a épousé un Israélite, et qu'elle lui a enfanté une fille, et que la fille est allée épouser un esclave ou un non-Juif et lui a enfanté un fils, celui-ci est un mamzer. Si la mère de sa mère était une fille d'Israël mariée à un Cohen, même après la mort de son mari, elle mangera de la terouma, car elle a une descendance issue d'un Cohen. Si elle était une fille de Cohen mariée à un Israélite, elle ne mangera pas de terouma, même après la mort de son mari, car elle a une descendance issue de lui.
- כֹּהֵן גָּדוֹל, פְּעָמִים שֶׁהוּא פּוֹסֵל. כֵּיצַד? בַּת כֹּהֵן לְיִשְׂרָאֵל וְיָלְדָה הֵימֶנּוּ בַּת, וְהָלְכָה הַבַּת וְנִיסֵּת לַכֹּהֵן, וְיָלְדָה הֵימֶנּוּ בֵּן — הֲרֵי זֶה רָאוּי לִהְיוֹת כֹּהֵן גָּדוֹל עוֹמֵד וּמְשַׁמֵּשׁ עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ. מַאֲכִיל אֶת אִמּוֹ, וּפוֹסֵל אֵם אִמּוֹ. זֹאת אוֹמֶרֶת: לֹא כִּבְנִי כֹּהֵן גָּדוֹל, שֶׁהוּא פּוֹסְלֵנִי מִן הַתְּרוּמָה.Même le Cohen Gadol (grand prêtre), parfois, disqualifie sa grand-mère de la terouma. Comment cela ? Si une fille de Cohen a épousé un Israélite et lui a enfanté une fille, et que la fille est allée se marier à un Cohen et lui a enfanté un fils, celui-ci est apte à être Cohen Gadol, se tenant et officiant sur l'autel. Ce fils permet à sa mère de manger de la terouma, puisqu'il est Cohen, et pourtant il disqualifie la mère de sa mère, car il est sa descendance issue de son mari israélite. Celle-ci dit avec dépit : « Qu'il n'y en ait pas beaucoup comme mon petit-fils le Cohen Gadol, qui me disqualifie de la terouma ! »
- גְּמָ׳ תְּנֵינָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: שׁוֹטֶה וְקָטָן שֶׁנָּשְׂאוּ נָשִׁים, וּמֵתוּ נְשׁוֹתֵיהֶן — פְּטוּרוֹת מִן הַחֲלִיצָה וּמִן הַיִּיבּוּם.GUEMARA : Nous avons déjà enseigné que le mariage d'un simple d'esprit est sans valeur, ce que nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un simple d'esprit et un enfant mineur qui ont épousé des femmes, et qui sont morts, leurs femmes sont exemptées de la 'halitsa (cérémonie libérant la veuve de son beau-frère) et du lévirat.
- כֵּיצַד? הָיָה יִשְׂרָאֵל שֶׁבָּא עַל בַּת כֹּהֵן — תֹּאכַל בִּתְרוּמָה, עִיבְּרָה — לֹא תֹּאכַל. כֵּיוָן דְּעִיבְּרָה לֹא תֹּאכַל? לֵיחוּשׁ שֶׁמָּא עִיבְּרָה! מִי לָא תְּנַן: מַפְרִישִׁין אוֹתָן שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים, שֶׁמָּא מְעוּבָּרוֹת הֵן?Il est dit dans la Michna : Comment cela ? S'il s'agissait d'un Israélite qui a eu une relation avec une fille de Cohen, elle mangera de la terouma ; s'il l'a fécondée, elle ne mangera pas. La Guemara demande : Puisque s'il l'a fécondée elle ne mangera pas, craignons dans tous les cas qu'il l'ait fécondée ! N'avons-nous pas appris dans la Michna, à propos de deux hommes qui ont échangé leurs épouses par erreur : on les sépare de leurs maris pendant trois mois, de peur qu'elles ne soient enceintes, bien qu'il n'y ait eu qu'une seule relation (ci-dessus, 33b) ?
- אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: לְיוּחֲסִין חָשְׁשׁוּ, לִתְרוּמָה לֹא חָשְׁשׁוּ. וְלִתְרוּמָה לֹא חָשְׁשׁוּ? וְהָתַנְיָא: ״הֲרֵי זֶה גִּיטֵּיךְ שָׁעָה אַחַת קוֹדֶם לְמִיתָתִי״ — אֲסוּרָה לֶאֱכוֹל בִּתְרוּמָה מִיָּד!Rabba bar Rav Houna a dit : Pour la lignée, ils ont craint, c'est pourquoi ils ont imposé trois mois de séparation ; pour la terouma, ils n'ont pas craint. La Guemara demande : Et pour la terouma n'ont-ils pas craint ? Or il a été enseigné dans une baraïta : si un Cohen dit à sa femme, fille d'Israël : « Voici ton get (acte de divorce), valable une heure avant ma mort », il lui est interdit de manger de la terouma immédiatement, de peur qu'il ne meure dans l'heure !
- אֶלָּא אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: בְּנִישּׂוּאִין חָשְׁשׁוּ, בִּזְנוּת לֹא חָשְׁשׁוּ.Plutôt, Rabba bar Rav Houna a dit : Dans le mariage, ils ont craint une grossesse ; dans la débauche, ils n'ont pas craint, car une femme qui se livre à une relation illicite prend ses précautions pour ne pas concevoir.
- וּבְנִישּׂוּאִין מִי חָשְׁשׁוּ? וְהָתַנְיָא: בַּת כֹּהֵן שֶׁנִּישֵּׂאת לְיִשְׂרָאֵל, וָמֵת — טוֹבֶלֶת, וְאוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה לְעָרֵב!La Guemara demande : Et dans le mariage ont-ils craint ? Or il a été enseigné dans une baraïta : une fille de Cohen qui a épousé un Israélite, et celui-ci est mort le jour même, elle s'immerge pour se purifier de la relation, et elle mange de la terouma le soir même ! On n'a donc pas craint qu'elle soit devenue enceinte, même d'une relation de mariage.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: טוֹבֶלֶת וְאוֹכֶלֶת עַד אַרְבָּעִים, דְּאִי לָא מִיעַבְּרָא — הָא לָא מִיעַבְּרָא, וְאִי מִיעַבְּרָא — עַד אַרְבָּעִים מַיָּא בְּעָלְמָא הִיא.Rav 'Hisda a dit : Elle s'immerge et mange de la terouma seulement jusqu'à quarante jours, car si elle n'est pas enceinte, elle n'est pas enceinte, et si elle est enceinte, jusqu'à quarante jours le fœtus n'est que de l'eau : il n'est pas encore considéré comme un être formé et ne la disqualifie pas.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: הוּכַּר עוּבָּרָהּ בְּמֵעֶיהָ — תְּהֵא מְקוּלְקֶלֶת לְמַפְרֵעַ. מַאי מְקוּלְקֶלֶת — עַד אַרְבָּעִים.Abayé lui a dit : S'il en est ainsi, dis la fin de la baraïta : si son fœtus est reconnaissable dans son ventre, elle sera déchue rétroactivement ; ce qu'elle a mangé de la terouma se révèle interdit. Or d'après toi, les quarante premiers jours ne posent pas de problème ! Rav 'Hisda répond : Que signifie « déchue » ? Rétroactivement seulement jusqu'à quarante jours de grossesse, mais pas pendant les quarante premiers jours.
- אִיתְּמַר: הַבָּא עַל אֲרוּסָתוֹ בְּבֵית חָמִיו — רַב אָמַר: הַוָּלָד מַמְזֵר, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: הַוָּלָד שְׁתוּקִי. אָמַר רָבָא: מִסְתַּבְּרָא מִילְּתֵיהּ דְּרַב דְּדָיְימָא מֵעָלְמָא, אֲבָל לָא דָּיְימָא מֵעָלְמָא — בָּתְרֵיהּ דִּידֵיהּ שָׁדֵינַן לֵיהּ.Il a été dit par les Amoraïm : celui qui a une relation avec sa fiancée dans la maison de son beau-père, c'est-à-dire avant le mariage : Rav a dit : l'enfant est mamzer. Et Chmouel a dit : l'enfant est chetouki (de père inconnu). Rava a dit : Les paroles de Rav sont logiques dans le cas où elle est soupçonnée d'avoir eu des relations avec d'autres ; mais si elle n'est pas soupçonnée d'en avoir eu avec d'autres, nous attribuons l'enfant à lui, le fiancé.
- אָמַר רָבָא: מְנָא אָמֵינָא לַהּ — דְּקָתָנֵי: יָלְדָה — תֹּאכַל. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּדָיְימָא מֵעָלְמָא, יָלְדָה אַמַּאי תֹּאכַל? אֶלָּא לָאו: מִינֵיהּ דָּיְימָא, וְלָא דָּיְימָא מֵעָלְמָא.Rava a dit : D'où est-ce que je le déduis ? De ce qui est enseigné dans notre Michna : si un Cohen a eu une relation hors mariage avec une fille d'Israël et qu'elle a enfanté, elle mangera de la terouma grâce à son enfant. De quel cas s'agit-il ? Si nous disons qu'elle est soupçonnée d'avoir eu des relations avec d'autres, même si elle a enfanté, pourquoi mangerait-elle ? On devrait craindre que le père ne soit pas ce Cohen ! N'est-ce pas plutôt qu'elle est soupçonnée d'en avoir eu avec lui, et qu'elle n'est pas soupçonnée d'en avoir eu avec d'autres ?
- וּמָה הָתָם, דִּלְהַאי אִיסּוּרָא וּלְהַאי אִיסּוּרָא — בָּתְרָא דִּידֵיהּ שָׁדֵינַן לֵיהּ, הָכָא, דִּלְהַאי אִיסּוּרָא וּלְהַאי הֶיתֵּירָא — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Et si là-bas, dans le cas de la Michna, où la relation avec celui-ci est un interdit et avec celui-là un interdit, nous attribuons l'enfant à lui, le Cohen, alors ici, où la relation avec celui-là est un interdit et avec celui-ci, son fiancé, une chose permise par la Torah, à plus forte raison l'enfant doit-il être attribué au fiancé !
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ כׇּל הֵיכָא דְּדָיְימָא מִינֵּיהּ אַף עַל גַּב דְּלָא דָּיְימָא מֵעָלְמָא אָמַר רַב הַוָּלָד מַמְזֵר. מַאי טַעְמָא — דְּאָמְרִינַן: מִדְּאַפְקַרָא נַפְשָׁהּ לְגַבֵּי אָרוּס — אַפְקַרָא נַפְשָׁהּ לְעָלְמָא, וּמַתְנִיתִין שֶׁהָיוּ שְׁנֵיהֶם חֲבוּשִׁים בְּבֵית הָאֲסוּרִין.Abayé lui a dit : En réalité, je te dirai que partout où elle est soupçonnée d'avoir eu des relations avec lui, même si elle n'est pas soupçonnée d'en avoir eu avec d'autres, Rav a dit : l'enfant est mamzer. Quelle en est la raison ? Car nous disons : puisqu'elle s'est abandonnée au fiancé avant le mariage, elle s'est abandonnée aux autres aussi. Et notre Michna traite du cas où ils étaient tous deux enfermés en prison, seuls ensemble ; il n'y a donc pas lieu de craindre un autre homme.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: בְּבָא עָלֶיהָ — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּבָתְרֵיהּ דִּידֵיהּ שָׁדֵינַן לֵיהּ. וְהָכִי אִיתְּמַר: אֲרוּסָה שֶׁעִיבְּרָה, רַב אָמַר: הַוָּלָד מַמְזֵר. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: הַוָּלָד שְׁתוּקִי. אָמַר רָבָא: מִסְתַּבְּרָא מִילְּתֵיהּ דְּרַב דְּלָא דָּיְימָא מִינֵּיהּ וְדָיְימָא מֵעָלְמָא,Certains disent : Lorsqu'il reconnaît avoir eu une relation avec elle, tout le monde s'accorde à dire que nous attribuons l'enfant à lui. Et c'est ainsi qu'il a été dit : une fiancée qui est tombée enceinte, le fiancé niant en être l'auteur : Rav a dit : l'enfant est mamzer. Et Chmouel a dit : l'enfant est chetouki. Rava a dit : Les paroles de Rav sont logiques dans le cas où elle n'est pas soupçonnée d'avoir eu des relations avec lui et où elle est soupçonnée d'en avoir eu avec d'autres ;
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