Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָאו דִּמְחַמֵּר, וַאֲפִילּוּ הָכִי לָא דָּחֵי.Il s'agit de l'interdit de mener une bête chargée le Chabbat, qui n'entraîne pas le karèt (retranchement) : et même ainsi, le commandement d'honorer ses parents ne le repousse pas ?
- אֶלָּא דְּקַיְימָא לַן דְּאָתֵי עֲשֵׂה וְדָחֵי לֹא תַעֲשֶׂה, לִיגְמַר מֵהָכָא דְּלָא לִידְחֵי!Mais alors, au lieu de ce que nous tenons pour établi, qu'un commandement positif vient et repousse un interdit, apprenons d'ici qu'il ne le repousse pas, même lorsqu'il s'agit d'un simple interdit !
- וְכִי תֵּימָא, שָׁאנֵי לָאוֵי דְּשַׁבָּת דַּחֲמִירִי — וְהָא תַּנָּא בְּעָלְמָא קָאֵי, וְלָא קָפָרֵיךְ!Et si tu dis : les interdits du Chabbat sont différents, car ils sont plus graves, si bien qu'on ne peut rien en déduire pour les autres interdits, mais voici que le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) traite du cas général des autres interdits à partir de ce même verset, et il ne soulève pas cette réfutation !
- דְּתַנְיָא, יָכוֹל אָמַר לוֹ אָבִיו: הִיטַּמֵּא, אוֹ שֶׁאָמַר לוֹ: אַל תַּחְזִיר, יָכוֹל יִשְׁמַע לוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִישׁ אִמּוֹ וְאָבִיו תִּירָאוּ וְאֶת שַׁבְּתוֹתַי תִּשְׁמוֹרוּ״, כּוּלְּכֶם חַיָּיבִין בִּכְבוֹדִי.Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : on pourrait croire que si son père lui a dit, à lui qui est Cohen (prêtre) : « Rends-toi impur » au contact d'un mort, ou s'il lui a dit : « Ne rapporte pas » cet objet perdu, on pourrait croire qu'il doit lui obéir. C'est pourquoi le verset enseigne : « Chacun, sa mère et son père vous craindrez, et Mes Chabbats vous garderez » (Lévitique 19, 3) : vous êtes tous tenus à Mon honneur.
- אֶלָּא, מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ:Plutôt, on ne peut pas déduire d'ici qu'un commandement positif ne repousse aucun interdit, parce qu'on peut réfuter cette déduction :
- מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן הֶכְשֵׁר מִצְוָה.quant à ceux-là, ils sont différents, car il ne s'agit que d'une préparation à la mitsva (commandement) : celui qui mène la bête n'accomplit pas au même moment l'acte même d'honorer son père.
- אֶלָּא, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: תֵּיתֵי מִבִּנְיַן בֵּית הַמִּקְדָּשׁ. דְּתַנְיָא: יָכוֹל יְהֵא בִּנְיַן בֵּית הַמִּקְדָּשׁ דּוֹחֶה שַׁבָּת — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֶת שַׁבְּתוֹתַי תִּשְׁמוֹרוּ וּמִקְדָּשִׁי תִּירָאוּ״ — כּוּלְּכֶם חַיָּיבִין בִּכְבוֹדִי.Plutôt, il aurait pu te venir à l'esprit de dire : que le principe selon lequel un commandement positif repousse même un interdit passible de karèt soit déduit de la construction du Temple. Car il a été enseigné dans une baraïta : on pourrait croire que la construction du Temple repousse le Chabbat. C'est pourquoi le verset enseigne : « Mes Chabbats vous garderez et Mon Sanctuaire vous révérerez » (Lévitique 19, 30) : vous êtes tous tenus à Mon honneur.
- מַאי לָאו, בְּבוֹנֶה וְסוֹתֵר, וְטַעְמָא דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״אֶת שַׁבְּתוֹתַי תִּשְׁמוֹרוּ״, הָא לָאו הָכִי — דָּחֵי!N'est-ce pas qu'il s'agit de travaux passibles de karèt, comme construire et démolir ? Et la raison pour laquelle la construction du Temple ne repousse pas le Chabbat est que le Miséricordieux a écrit : « Mes Chabbats vous garderez », d'où il ressort que sinon, ce commandement positif l'aurait repoussé !
- לָא, לָאו דִּמְחַמֵּר, וַאֲפִילּוּ הָכִי לָא דָּחֵי. וְאֶלָּא דְּקַיְימָא לַן דְּאָתֵי עֲשֵׂה וְדָחֵי לֹא תַעֲשֶׂה, לִיגְמַר מֵהָכָא דְּלָא דָּחֵי!Non : il s'agit ici aussi de l'interdit de mener une bête chargée, et même ainsi le commandement positif de construire le Temple ne le repousse pas. Mais alors, au lieu de ce que nous tenons pour établi, qu'un commandement positif vient et repousse un interdit, apprenons d'ici qu'il ne le repousse pas !
- וְכִי תֵּימָא, שָׁאנֵי לָאוֵי דְּשַׁבָּת דַּחֲמִירִי — וְהָא תַּנָּא בְּעָלְמָא קָאֵי, וְלָא קָא פָרֵיךְ! דְּתַנְיָא, יָכוֹל אָמַר לוֹ אָבִיו: הִיטַּמֵּא, אוֹ שֶׁאָמַר לוֹ: אַל תַּחְזִיר, יָכוֹל יִשְׁמַע לוֹ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִישׁ אִמּוֹ וְאָבִיו תִּירָאוּ וְגוֹ׳״ — כּוּלְּכֶם חַיָּיבִים בִּכְבוֹדִי.Et si tu dis : les interdits du Chabbat sont différents, car ils sont plus graves, mais voici que le Tanna traite du cas général, et il ne soulève pas cette réfutation ! Car il a été enseigné : on pourrait croire que si son père lui a dit : « Rends-toi impur », ou s'il lui a dit : « Ne rapporte pas », on pourrait croire qu'il doit lui obéir. C'est pourquoi le verset enseigne : « Chacun, sa mère et son père vous craindrez, etc. » (Lévitique 19, 3) : vous êtes tous tenus à Mon honneur.
- אֶלָּא, מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן הֶכְשֵׁר מִצְוָה. הֶכְשֵׁר מִצְוָה תִּיפּוֹק לִי מֵהָתָם?Plutôt, on ne peut rien en déduire parce qu'on peut réfuter : quant à ceux-là, ils sont différents, car il ne s'agit que d'une préparation à la mitsva de construire le Temple. Mais la règle sur la préparation à la mitsva, tirons-la pour moi de là-bas, du cas de l'honneur dû aux parents ! Pourquoi la répéter à propos du Temple ?
- אִין הָכִי נָמֵי. וְ״אֶת שַׁבְּתוֹתַי תִּשְׁמוֹרוּ וּמִקְדָּשִׁי תִּירָאוּ״ לְמָה לִי? מִיבְּעֵי לֵיהּ, לְכִדְתַנְיָא: יָכוֹל יִתְיָירֵא אָדָם מִמִּקְדָּשׁ, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֶת שַׁבְּתוֹתַי תִּשְׁמוֹרוּ וְאֶת מִקְדָּשִׁי תִּירָאוּ״. נֶאֶמְרָה שְׁמִירָה בַּשַּׁבָּת, וְנֶאֶמְרָה מוֹרָא בַּמִּקְדָּשׁ. מָה שְׁמִירָה הָאֲמוּרָה בַּשַּׁבָּת —Oui, c'est bien ainsi. Et le verset « Mes Chabbats vous garderez et Mon Sanctuaire vous révérerez », pourquoi m'est-il nécessaire ? Puisque la règle est déjà connue par l'honneur dû aux parents, il est requis pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : on pourrait croire qu'un homme doit craindre le Temple lui-même. C'est pourquoi le verset enseigne : « Mes Chabbats vous garderez et Mon Sanctuaire vous révérerez. » La garde est mentionnée pour le Chabbat, et la crainte est mentionnée pour le Temple. De même que la garde mentionnée pour le Chabbat…
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