Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְגוּפֵיהּ! תְּרֵי ״וְכׇל זָר״ כְּתִיבִי.La Guemara objecte : celui-là est nécessaire pour lui-même, pour interdire la terouma (prélèvement donné au Cohen) à un non-Cohen. Elle répond : deux « et aucun étranger » sont écrits, l'un pour le non-Cohen, l'autre pour la fille de Cohen mariée à un Israélite.
- וְאַכַּתִּי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא, דְּאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: ״וְכׇל זָר״ — זָרוּת אָמַרְתִּי לְךָ, וְלֹא אֲנִינוּת! דְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא מִן ״זָר״ ״וְכׇל זָר״ נָפְקָא.Mais il est encore nécessaire pour l'enseignement de Rabbi Yossé fils de Rabbi 'Hanina, car Rabbi Yossé fils de Rabbi 'Hanina a dit : « et aucun étranger » : Je t'ai parlé de l'état d'étranger, et non de l'aninout (deuil du jour du décès) ! La Guemara répond : l'enseignement de Rabbi Yossé fils de Rabbi 'Hanina se déduit de la différence entre « étranger » et « et aucun étranger ».
- וְאַכַּתִּי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: כְּשֶׁהִיא חוֹזֶרֶת — חוֹזֶרֶת לִתְרוּמָה וְאֵינָהּ חוֹזֶרֶת לְחָזֶה וָשׁוֹק. וְאָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רָבִינָא בַּר רַב שֵׁילָא: מַאי קְרָא, דִּכְתִיב: ״וּבַת כֹּהֵן כִּי תִהְיֶה לְאִישׁ זָר הִיא בִּתְרוּמַת הַקֳּדָשִׁים לֹא תֹאכֵל״ — לֹא תֹּאכַל בַּמּוּרָם מִן הַקֳּדָשִׁים.Mais il est encore nécessaire pour ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : lorsqu'elle revient, elle revient à la terouma, et elle ne revient pas à la poitrine et à la cuisse des sacrifices. Et Rav 'Hisda a dit au nom de Ravina bar Rav Chéila : quel est le verset ? Comme il est écrit : « Et une fille de Cohen, si elle est à un homme étranger, elle ne mangera pas du prélèvement des choses saintes » (Lévitique 22, 12) : elle ne mangera pas de ce qui est prélevé des choses saintes.
- אִם כֵּן, לִכְתּוֹב קְרָא: ״הִיא בַּקֳּדָשִׁים לֹא תֹאכַל״. מַאי ״בִּתְרוּמַת הַקֳּדָשִׁים״? שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ תַּרְתֵּי.S'il en est ainsi, que le verset écrive : « elle ne mangera pas des choses saintes ». Pourquoi « du prélèvement des choses saintes » ? Déduis-en deux choses : la terouma et ce qui est prélevé des sacrifices.
- אַשְׁכְּחַן כֹּהֶנֶת — לְוִיָּה וְיִשְׂרְאֵלִית מְנָלַן? כִּדְאָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב — ״בַּת״ ״וּבַת״, הָכָא נָמֵי — ״בַּת״ ״וּבַת״.Nous avons trouvé une source pour la fille de Cohen ; pour la fille de Lévi et d'Israélite, d'où le savons-nous ? Comme l'a dit Rabbi Abba au nom de Rav : il faudrait écrire « fille », et il est écrit « et fille » ; ici aussi, « fille » et « et fille » : la lettre vav ajoute la fille de Lévi et d'Israélite.
- כְּמַאן — כְּרַבִּי עֲקִיבָא, דְּדָרֵישׁ וָוִין? אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, כּוּלֵּיהּ ״וּבַת״ קְרָא יַתִּירָא הוּא.Selon qui ? Selon Rabbi Akiva, qui interprète les vav ? Tu peux même dire selon les Sages : tout le mot « et fille » est un surplus du verset.
- אַשְׁכְּחַן לִתְרוּמָה, לִכְהוּנָּה מְנָלַן? אַטּוּ לְוִיָּה וְיִשְׂרְאֵלִית לָא לִכְהוּנָּה מְרַבֵּינַן לְהוּ? דְּאִי לִתְרוּמָה, בְּנוֹת מֵיכַל תְּרוּמָה נִינְהוּ?Nous avons trouvé une source pour la terouma ; pour la prêtrise, d'où le savons-nous ? La Guemara rétorque : est-ce que la fille de Lévi et d'Israélite, nous ne les incluons pas pour la prêtrise ? Car si c'est pour la terouma, sont-elles susceptibles de manger de la terouma ?
- אַלְּמָה לָא, מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ דְּקָאָכְלָה בִּשְׁבִיל בְּנָהּ.La Guemara répond : pourquoi pas ? Tu trouves le cas où elle en mange grâce à son fils, si elle a un fils d'un Cohen.
- בִּשְׁבִיל בְּנָהּ קַל וָחוֹמֶר: וּמָה כֹּהֶנֶת, דְּבִקְדוּשָּׁה דְנַפְשַׁהּ אָכְלָה — פָּסֵיל לָהּ, לְוִיָּה וְיִשְׂרְאֵלִית, דְּלָא אָכְלָה אֶלָּא בִּשְׁבִיל בְּנָהּ — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?La Guemara répond : grâce à son fils, cela découle d'un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si la fille de Cohen, qui mange par sa propre sainteté, est disqualifiée, la fille de Lévi et d'Israélite, qui ne mange que grâce à son fils, à plus forte raison !
- וְהִיא הַנּוֹתֶנֶת: כֹּהֶנֶת דְּקַדִּישׁ גּוּפַהּ — פָּסֵיל לַהּ, הָא, דְּלָא קַדִּישׁ גּוּפַהּ — לָא פָּסֵיל לַהּ. אֶלָּא לִכְהוּנָּה, קַל וָחוֹמֶר מִגְּרוּשָׁה: וּמָה גְּרוּשָׁה שֶׁמּוּתֶּרֶת בִּתְרוּמָה — אֲסוּרָה לַכְּהוּנָּה, זוֹ שֶׁאֲסוּרָה בִּתְרוּמָה — אֵינוֹ דִּין שֶׁפְּסוּלָה לַכְּהוּנָּה?!Mais c'est cela même qui donne le contraire : la fille de Cohen, dont le corps est saint, il la disqualifie ; celle-ci, dont le corps n'est pas saint, il ne la disqualifie pas. Mais plutôt, pour la prêtrise, c'est un kal va'homer tiré de la divorcée : si la divorcée, qui est permise à la terouma, est interdite à la prêtrise, celle-ci, qui est interdite à la terouma, n'est-il pas logique qu'elle soit inapte à la prêtrise ?!
- וְכִי מַזְהִירִין מִן הַדִּין? גִּלּוּי מִילְּתָא בְּעָלְמָא הוּא.La Guemara objecte : avertit-on à partir d'un raisonnement ? Elle répond : ce n'est qu'une simple révélation de la chose : l'interdit de la prêtrise est compris dans celui de la terouma.
- וְאֵימָא נִבְעֲלָה לְפָסוּל לָהּ — חַיָּיבֵי כָּרֵיתוֹת, ״כִּי תִהְיֶה״ אָמַר רַחֲמָנָא: הָנָךְ דְּאִית בְּהוּ הֲוָיָה. חַיָּיבֵי כָּרֵיתוֹת לָאו בְּנֵי הֲוָיָה.Et dis que celle qui a eu des rapports avec un homme qui lui est inapte ne concerne que ceux qui sont passibles de karèt (retranchement). La Guemara répond : le Miséricordieux a dit « si elle est » : il s'agit de ceux pour qui existe un mariage. Ceux qui sont passibles de karèt ne sont pas capables de mariage.
- אִי הָכִי, גּוֹי וְעֶבֶד לָא לִיפְסְלוּ! הָנָךְ פָּסְלִי מִדְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: מִנַּיִן לְגוֹי וְעֶבֶד שֶׁבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל וְעַל כֹּהֶנֶת וּלְוִיָּה, שֶׁפְּסָלוּהָ — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבַת כֹּהֵן כִּי תִהְיֶה אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה וְגוֹ׳״ —S'il en est ainsi, le non-Juif et l'esclave ne devraient pas disqualifier ! Ceux-ci disqualifient d'après l'enseignement de Rabbi Ichmaël, car Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Ichmaël : d'où savons-nous qu'un non-Juif et un esclave qui ont eu des rapports avec une fille d'Israélite, une fille de Cohen ou de Lévi, l'ont disqualifiée ? Car il est dit : « Et une fille de Cohen, si elle est veuve ou divorcée, etc. » (Lévitique 22, 13) :
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