Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּהָא קַנְיַהּ בַּהֲוָיָה. וְאִי בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן הִיא — לֹא מַאֲכִיל לָהּ מִשּׁוּם דְּעוּלָּא.car il l'a acquise par le mariage (les fiançailles). Et si c'est une fille d'Israélite fiancée à un Cohen, il ne la fait pas manger de terouma (prélèvement donné au Cohen), à cause de la raison d'Oulla : bien que, de la Torah, une fiancée de Cohen en mange, les Sages l'ont interdit, de peur qu'elle n'en fasse boire à sa famille.
- וְהַחֵרֵשׁ. אִי בַּת כֹּהֵן לְיִשְׂרָאֵל הִיא — פָּסֵיל לַהּ, דְּהָא קַנְיַהּ בְּתַקַּנְתָּא דְרַבָּנַן. וְאִי בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן הִיא — לָא מַאֲכֵיל, ״קִנְיַן כַּסְפּוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהַאי לָאו בַּר קִנְיָן הוּא.Et le sourd-muet. Si c'est une fille de Cohen mariée à un Israélite sourd-muet, il la disqualifie, car il l'a acquise par une institution des Sages. Et si c'est une fille d'Israélite mariée à un Cohen sourd-muet, il ne la fait pas manger : le Miséricordieux a dit « l'acquisition de son argent » (Lévitique 22, 11), et celui-ci n'est pas capable d'acquérir selon la Torah.
- וּבֶן תֵּשַׁע שָׁנִים וְכוּ׳. קָא סָלְקָא דַּעְתִּין, בְּשׁוֹמֶרֶת יָבָם לְבֶן תֵּשַׁע וְיוֹם אֶחָד. לְמַאי? אִי לְמִיפְסַל — קָטָן נָמֵי מִיפְסָל פָּסֵיל, אִי לְאוֹכוֹלֵי — גָּדוֹל נָמֵי לֹא מַאֲכִיל!Et le garçon de neuf ans, etc. Il nous venait à l'esprit qu'il s'agit d'une femme qui attend un yavam (frère du défunt, tenu au lévirat) âgé de neuf ans et un jour. Pour quoi donc ? Si c'est pour disqualifier, un plus petit disqualifie aussi ; si c'est pour faire manger, un adulte non plus ne fait pas manger !
- אָמַר אַבָּיֵי: הָכָא בְּיָבָם בֶּן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד הַבָּא עַל יְבִמְתּוֹ עָסְקִינַן. דְּמִדְּאוֹרָיְיתָא קַנְיָא לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּמִדְּאוֹרָיְיתָא קַנְיָא לֵיהּ וּבִיאָתוֹ בִּיאָה, אֵימָא לוֹכֵיל, קָא מַשְׁמַע לַן עָשׂוּ בִּיאַת בֶּן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד כְּמַאֲמָר בְּגָדוֹל.Abayé a dit : ici, nous traitons d'un yavam de neuf ans et un jour qui a eu des rapports avec sa yevama (veuve soumise au lévirat), car de la Torah elle lui est acquise. Il te serait venu à l'esprit de dire : puisque de la Torah elle lui est acquise et que son rapport est un rapport, dis qu'il la fasse manger. Il nous enseigne donc que les Sages ont rendu le rapport d'un garçon de neuf ans et un jour comme le maamar (fiançailles de lévirat par argent ou acte) chez un adulte, qui ne suffit pas à faire manger de la terouma.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אִי הָכִי, סֵיפָא דְּקָתָנֵי: סָפֵק בֶּן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד סָפֵק שֶׁאֵינוֹ — הַשְׁתָּא וַדַּאי בֶּן תֵּשַׁע לֹא מַאֲכִיל, סָפֵק מִיבַּעְיָא?!Rava lui a dit : s'il en est ainsi, la fin de la Michna enseigne : doute s'il a neuf ans et un jour, doute s'il ne les a pas. Or, maintenant que celui qui a certainement neuf ans ne fait pas manger, faut-il enseigner le cas du doute ?!
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: בְּבֶן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד דְּהָנָךְ פְּסוּלִים קָתָנֵי, דְּפָסְלִי בְּבִיאָתָן. וְכִדְתַנְיָא: בֶּן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד, גֵּר עַמּוֹנִי וּמוֹאָבִי, מִצְרִי וַאֲדוֹמִי, כּוּתִי, נָתִין, חָלָל וּמַמְזֵר שֶׁבָּאוּ עַל כֹּהֶנֶת לְוִיָּה וְיִשְׂרְאֵלִית — פְּסָלוּהָ.Mais Rava a dit : la Michna enseigne à propos d'un garçon de neuf ans et un jour qui fait partie de ces inaptes qui disqualifient par leur rapport. Et comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un garçon de neuf ans et un jour, converti ammonite ou moabite, égyptien ou édomite, un kouti (Samaritain), un natin (descendant des Guibéonites), un 'halal (fils disqualifié de la prêtrise) ou un mamzer (enfant né d'une union interdite), qui ont eu des rapports avec une fille de Cohen, de Lévi ou d'Israélite, l'ont disqualifiée de la prêtrise, et la fille de Cohen aussi de la terouma.
- וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: אִם אֵינָן רְאוּיִן לָבֹא בְּיִשְׂרָאֵל — הֲרֵי אֵלּוּ פּוֹסְלִים, מִכְּלָל דְּרֵישָׁא לָאו בִּפְסוּלִים עָסְקִינַן! רֵישָׁא פְּסוּלֵי קָהָל, סֵיפָא פְּסוּלֵי כְהוּנָּה.Mais du fait que la fin (la Michna suivante, 69a) enseigne : s'ils ne sont pas aptes à entrer en Israël, ceux-ci disqualifient, on en déduit que dans le début, nous ne traitons pas d'inaptes ! La Guemara répond : le début traite des inaptes à l'assemblée d'Israël, la fin des inaptes à la prêtrise.
- גּוּפָא: בֶּן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד, גֵּר עַמּוֹנִי וּמוֹאָבִי, מִצְרִי וַאֲדוֹמִי, כּוּתִי, נָתִין, חָלָל וּמַמְזֵר שֶׁבָּאוּ עַל כֹּהֶנֶת לְוִיָּה וְיִשְׂרְאֵלִית — פְּסָלוּהָ.Le texte lui-même : un garçon de neuf ans et un jour, converti ammonite ou moabite, égyptien ou édomite, un kouti, un natin, un 'halal ou un mamzer, qui ont eu des rapports avec une fille de Cohen, de Lévi ou d'Israélite, l'ont disqualifiée.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כֹּל שֶׁזַּרְעוֹ פָּסוּל — פּוֹסֵל, כֹּל שֶׁאֵין זַרְעוֹ פָּסוּל — אֵינוֹ פּוֹסֵל. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כֹּל שֶׁאַתָּה נוֹשֵׂא בִּתּוֹ — אַתָּה נוֹשֵׂא אַלְמְנָתוֹ, וְכֹל שֶׁאֵין אַתָּה נוֹשֵׂא בִּתּוֹ — אִי אַתָּה נוֹשֵׂא אַלְמְנָתוֹ.Rabbi Yossé dit : tout homme dont la descendance est inapte disqualifie ; tout homme dont la descendance n'est pas inapte ne disqualifie pas. Rabban Chimon ben Gamliel dit : tout homme dont tu peux épouser la fille, tu peux épouser sa veuve ; et tout homme dont tu ne peux pas épouser la fille, tu ne peux pas épouser sa veuve.
- מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, אָמַר קְרָא: ״וּבַת כֹּהֵן כִּי תִהְיֶה לְאִישׁ זָר״, כֵּיוָן שֶׁנִּבְעֲלָה לְפָסוּל לָהּ — פְּסָלָהּ.D'où savons-nous cela ? Rav Yehouda a dit au nom de Rav : le verset dit : « Et une fille de Cohen, si elle est à un homme étranger » (Lévitique 22, 12) : dès qu'elle a eu des rapports avec un homme qui lui est inapte, il l'a disqualifiée.
- הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ דְּקָאָמַר רַחֲמָנָא בַּת כֹּהֵן דְּמִינַּסְבָא לְזָר — לָא תֵּיכוּל!La Guemara objecte : ce verset est nécessaire pour dire ce que le Miséricordieux dit : une fille de Cohen qui épouse un non-Cohen ne mange pas de terouma !
- הָהִיא, מִ״וְּשָׁבָה אֶל בֵּית אָבִיהָ כִּנְעוּרֶיהָ מִלֶּחֶם אָבִיהָ תֹּאכֵל״ נָפְקָא. מִדְּקָאָמַר רַחֲמָנָא: ״וְשָׁבָה אֶל בֵּית אָבִיהָ ... תֹּאכֵל״, מִכְּלָל דְּמֵעִיקָּרָא לָא אָכְלָה.Cela se déduit de : « et elle retourne à la maison de son père comme dans sa jeunesse, elle mangera du pain de son père » (Lévitique 22, 13). Du fait que le Miséricordieux dit : « et elle retourne à la maison de son père… elle mangera », on en déduit qu'au départ elle ne mange pas.
- אִי מֵהַהִיא, הֲוָה אָמֵינָא: לָאו הַבָּא מִכְּלַל עֲשֵׂה — עֲשֵׂה, כְּתַב רַחֲמָנָא הַאי לְלָאו. [לָאו] מִ״וְכָל זָר לֹא יֹאכַל קֹדֶשׁ״ נָפְקָא.Si c'était de là, j'aurais dit : un interdit qui découle d'un commandement positif est un commandement positif ; le Miséricordieux a donc écrit ce verset-ci pour un interdit (lav). La Guemara rétorque : [le lav] se déduit de : « et aucun étranger ne mangera de chose sainte » (Lévitique 22, 10).
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.