Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵין חוֹשְׁשִׁין לְמִיעוּטָא. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לְעוֹלָם קָסָבַר חוֹשְׁשִׁין לְמִיעוּטָא, דְּעָבְדִינַן לֵיהּ תַּקַּנְתָּא כְּרַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל.que l'on ne se préoccupe pas de la minorité des cas : seule une minorité de fœtus sont des héritiers mâles viables, et l'on suit la majorité. Et si tu veux, dis : en réalité il pense que l'on se préoccupe de la minorité, mais nous leur faisons un arrangement pour les esclaves, conformément à ce qu'a dit Rav Na'hman au nom de Chmouel.
- דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: יְתוֹמִים שֶׁבָּאוּ לַחֲלוֹק בְּנִכְסֵי אֲבִיהֶם, בֵּית דִּין מַעֲמִידִין לָהֶם אַפּוֹטְרוֹפּוֹס, וּבוֹרֵר לָהֶם חֵלֶק יָפֶה. הִגְדִּילוּ — יְכוֹלִין לְמַחוֹת. וְרַב נַחְמָן דִּידֵיהּ אָמַר: הִגְדִּילוּ — אֵין יְכוֹלִין לְמַחוֹת, דְּאִם כֵּן מָה כֹּחַ בֵּית דִּין יָפֶה.Car Rav Na'hman a dit au nom de Chmouel : à propos d'orphelins mineurs qui sont venus partager les biens de leur père, le tribunal leur désigne un tuteur (apotropos) pour chacun, et il leur choisit une belle part. S'ils ont grandi, ils peuvent protester contre le partage. Et Rav Na'hman lui-même a dit : s'ils ont grandi, ils ne peuvent pas protester, car s'il en était ainsi, quelle serait la force du tribunal ? De même ici, on choisit pour le fœtus une part qui ne comprend pas les esclaves, si bien que ceux-ci peuvent manger de la terouma (prélèvement donné au Cohen). Mais si tous les enfants sont des filles, cet arrangement est impossible, car si le fœtus est un fils, tout lui revient.
- לֵימָא דְּרַב נַחְמָן תַּנָּאֵי הִיא? לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַב נַחְמָן. וְהָכָא בְּחוֹשְׁשִׁין לְמִיעוּטָא קָמִיפַּלְגִי.Dirons-nous que l'enseignement de Rav Na'hman fait l'objet d'une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Non : tout le monde admet l'enseignement de Rav Na'hman, et ici ils divergent seulement sur le point de savoir si l'on se préoccupe de la minorité, dans le cas où l'arrangement n'a pas été fait.
- רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר מִשּׁוּם אָבִיו: הַבַּת מַאֲכֶלֶת, הַבֵּן אֵינוֹ מַאֲכִיל. מַאי שְׁנָא בֵּן דְּלֹא מַאֲכִיל — מִשּׁוּם חֶלְקוֹ שֶׁל עוּבָּר? בַּת נָמֵי לֹא תַּאֲכִיל — מִפְּנֵי חֶלְקוֹ שֶׁל עוּבָּר!Il a été enseigné dans la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Ichmaël fils de Rabbi Yossé dit au nom de son père : la fille fait manger les esclaves de la terouma, mais le fils ne fait pas manger. La Guemara demande : en quoi le fils est-il différent, pour qu'il ne fasse pas manger ? À cause de la part du fœtus ? La fille non plus ne devrait pas faire manger, à cause de la part du fœtus !
- אָמַר אַבָּיֵי: הָכָא בִּנְכָסִים מוּעָטִים עָסְקִינַן. וּכְגוֹן דְּאִיכָּא בֵּן בַּהֲדֵי בַּת,Abayé a dit : ici, nous traitons de biens peu nombreux, qui suffisent à peine à l'entretien des filles : les Sages ont institué que les filles sont entretenues, tandis que les fils n'ont rien. Et il s'agit d'un cas où il y a un fils avec la fille.
- מָה נַפְשָׁךְ: אִי הַאי דִּמְעַבְּרָא בֵּן הוּא — לָא עֲדִיף מֵהַאי דְּקָאֵי. אִי בַּת הִיא, אַמַּאי אָכְלָה — בְּתַקַּנְתָּא דְרַבָּנַן, כַּמָּה דְּלָא נְפַק לַאֲוִיר הָעוֹלָם לָא תַּקִּינוּ רַבָּנַן.Quoi qu'il en soit, le fœtus n'a aucune part : si celui dont elle est enceinte est un fils, il ne vaut pas mieux que celui qui est là, lequel n'hérite pas de ces biens peu nombreux. Si c'est une fille, pourquoi la fille mange-t-elle des biens ? C'est par une institution des Sages. Or tant que le fœtus n'est pas sorti à l'air du monde, les Sages n'ont rien institué pour lui. Les esclaves appartiennent donc à la fille déjà née seule, et ils mangent par elle.
- בְּמַאי אוֹקֵימְתַּאּ — בִּנְכָסִים מוּעָטִים, אֵימָא סֵיפָא: שֶׁמָּא יִמָּצֵא הָעוּבָּר זָכַר, וְאֵין לַבָּנוֹת בִּמְקוֹם בֵּן כְּלוּם. אַדְּרַבָּה, נְכָסִים מוּעָטִים דְּבָנוֹת נִינְהוּ! סֵיפָא אֲתָאן לִנְכָסִים מְרוּבִּין.La Guemara demande : comment as-tu établi la baraïta ? Pour des biens peu nombreux. Dis alors la fin de celle-ci : de peur que le fœtus ne se révèle mâle, et les filles n'ont rien là où il y a un fils. Au contraire, les biens peu nombreux sont aux filles ! La Guemara répond : dans la fin, nous en sommes venus à des biens nombreux.
- וּנְכָסִים מוּעָטִים דְּבָנוֹת נִינְהוּ? וְהָאָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: יְתוֹמִין שֶׁקָּדְמוּ וּמָכְרוּ בִּנְכָסִים מוּעָטִים — מַה שֶּׁמָּכְרוּ מָכְרוּ?!Autre objection : les biens peu nombreux sont-ils donc aux filles ? Mais Rabbi Assi n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Yo'hanan : des orphelins mâles qui ont pris les devants et ont vendu des biens peu nombreux, ce qu'ils ont vendu est vendu ?! Les biens restent donc en leur possession, et comment les esclaves pourraient-ils manger ?
- וְאֶלָּא, מַאי ״בַּת״ דְּקָתָנֵי — אֵם. אִי הָכִי, הַיְינוּ רַבִּי יוֹסֵי? כּוּלָּהּ רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי קָתָנֵי לַהּ.Mais alors, qu'est-ce que la « fille » dont il enseigne ? C'est la mère du fœtus : elle fait manger ses esclaves de biens dotaux dont elle garde la propriété (melog), tandis que le fils ne fait pas manger les esclaves de la dot garantie (tson barzel), à cause de la part du fœtus. S'il en est ainsi, c'est l'opinion de Rabbi Yossé dans le premier membre ! Il s'agit en fait de toute la baraïta : c'est Rabbi Ichmaël fils de Rabbi Yossé qui l'enseigne intégralement.
- מַתְנִי׳ הָעוּבָּר, וְהַיָּבָם, וְהָאֵירוּסִין, וְהַחֵרֵשׁ, וּבֶן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד — פּוֹסְלִין, וְלֹא מַאֲכִילִין.Michna : Le fœtus d'une femme veuve ou divorcée, le yavam (frère du défunt sans enfant, tenu au lévirat), les fiançailles, le sourd-muet et le garçon de neuf ans et un jour qui a eu des rapports : s'ils sont Israélites et que la femme est fille de Cohen, ils la disqualifient de la terouma ; et s'ils sont Cohanim et qu'elle est Israélite, ils ne la font pas manger.
- סָפֵק שֶׁהוּא בֶּן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד סָפֵק שֶׁאֵינוֹ, סָפֵק הֵבִיא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת וְסָפֵק שֶׁלֹּא הֵבִיא,De même, s'il y a doute s'il a neuf ans et un jour, doute s'il ne les a pas, ou, pour un garçon qui a consacré une femme, doute s'il a produit deux poils et doute s'il n'en a pas produit, il disqualifie et ne fait pas manger.
- נָפַל הַבַּיִת עָלָיו וְעַל בַּת אָחִיו, וְאֵין יָדוּעַ אֵי זֶה מֵת רִאשׁוֹן — צָרָתָהּ חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת.Si la maison est tombée sur lui et sur la fille de son frère, qui était son épouse, et que l'on ne sait pas lequel est mort le premier, sa coépouse fait la 'halitsa (cérémonie de déchaussement qui libère du lévirat) et n'épouse pas par lévirat. En effet, si l'épouse est morte après son mari, la survivante serait la coépouse d'une proche interdite au yavam, qui est le père de l'épouse défunte ; mais si elle est morte avant, le lien de lévirat existe.
- גְּמָ׳ הָעוּבָּר. אִי בַּת כֹּהֵן לְיִשְׂרָאֵל הִיא — פָּסֵיל לָהּ. ״כִּנְעוּרֶיהָ״ — פְּרָט לִמְעוּבֶּרֶת. אִי בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן הִיא — לֹא מַאֲכִיל לָהּ, יָלוּד — מַאֲכִיל, שֶׁאֵינוֹ יָלוּד — אֵינוֹ מַאֲכִיל.Guemara : Le fœtus. Si c'est une fille de Cohen mariée à un Israélite, le fœtus la disqualifie, car il est dit : « comme dans sa jeunesse » (Lévitique 22, 13), à l'exclusion d'une femme enceinte. Si c'est une fille d'Israélite mariée à un Cohen, le fœtus ne la fait pas manger : celui qui est né fait manger, celui qui n'est pas né ne fait pas manger.
- הַיָּבָם. אִי בַּת כֹּהֵן לְיִשְׂרָאֵל הִיא — פָּסֵיל לָהּ. ״וְשָׁבָה אֶל בֵּית אָבִיהָ״ — פְּרָט לְשׁוֹמֶרֶת יָבָם. אִי בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן הִיא — לָא מַאֲכֵיל לָהּ, ״קִנְיַן כַּסְפּוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהָא קִנְיָן דְּאָחִיו הוּא.Le yavam. Si c'est une fille de Cohen liée à un Israélite, il la disqualifie : « et elle retourne à la maison de son père » (Lévitique 22, 13), à l'exclusion de celle qui attend son yavam. Si c'est une fille d'Israélite liée à un Cohen, il ne la fait pas manger : le Miséricordieux a dit : « l'acquisition de son argent » (Lévitique 22, 11), et celle-ci est l'acquisition de son frère.
- וְהָאֵירוּסִין. אִי בַּת כֹּהֵן לְיִשְׂרָאֵל הִיא — פָּסֵיל לָהּ,Et les fiançailles. Si c'est une fille de Cohen fiancée à un Israélite, il la disqualifie,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.