Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְשִׁחְרוּר — מַפְקִיעִין מִידֵי שִׁעְבּוּד.et l'affranchissement annulent le gage : si un bien gagé est consacré, si c'est du 'hamets (levain) à Pessa'h, ou si c'est un esclave affranchi, le créancier doit se faire payer sur d'autres biens. De même ici, le manteau placé sur le mort est devenu interdit, et le droit de la femme sur lui s'est annulé.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: הִכְנִיסָה לוֹ שְׁנֵי כֵלִים בְּאֶלֶף זוּז, וְשָׁבְחוּ וְעָמְדוּ עַל שְׁנֵי אֲלָפִים. אֶחָד נוֹטַלְתּוֹ בִּכְתוּבָּתָהּ, וְאֶחָד נוֹתֶנֶת דָּמִים וְנוֹטַלְתּוֹ, מִפְּנֵי שֶׁבַח בֵּית אָבִיהָ.Rav Yehouda a dit : Si elle lui a apporté deux objets estimés à mille zouz, et qu'ils ont pris de la valeur et sont arrivés à deux mille, elle prend l'un au titre de sa ketouba (contrat de mariage), car il vaut à présent mille, et pour l'autre, elle donne l'argent et le prend, à cause de la fierté de la maison de son père.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן — שֶׁבַח בֵּית אָבִיהָ דִּידַהּ הָוֵי? הָא אַמְרַהּ רַב יְהוּדָה חֲדָא זִימְנָא! מַהוּ דְּתֵימָא: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּמָטְיָא לְמִשְׁקַל בִּכְתוּבְּתַהּ, אֲבָל מִיתָּן דְּמֵי וּמִישְׁקָל — לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : Que nous apprend-il ? Que la fierté de la maison de son père est à elle ? Rav Yehouda l'a déjà dit une fois ! La Guemara répond : Tu aurais pu dire que cela vaut là où elle en vient à prendre les objets au titre de sa ketouba, mais que donner de l'argent et prendre, non. Il nous apprend que si.
- מַתְנִי׳ בַּת יִשְׂרָאֵל שֶׁנִּיסֵּת לְכֹהֵן וּמֵת, וְהִנִּיחָהּ מְעוּבֶּרֶת — לֹא יֹאכְלוּ עֲבָדֶיהָ בִּתְרוּמָה, מִפְּנֵי חֶלְקוֹ שֶׁל עוּבָּר, שֶׁהָעוּבָּר פּוֹסֵל. וְאֵינוֹ מַאֲכִיל, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי.Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Une fille d'Israël qui a épousé un Cohen, et il est mort et l'a laissée enceinte : ses esclaves ne mangeront pas de terouma (prélèvement donné au Cohen), à cause de la part du fœtus, héritier de son père, sur ces esclaves ; car le fœtus disqualifie — une fille de Cohen enceinte d'un Israélite décédé ne revient pas à la terouma — et il ne fait pas manger. Telles sont les paroles de Rabbi Yossé.
- אָמְרוּ לוֹ: מֵאַחַר שֶׁהֵעַדְתָּ לָנוּ עַל בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן — אַף בַּת כֹּהֵן לְכֹהֵן וּמֵת, וְהִנִּיחָה מְעוּבֶּרֶת — לֹא יֹאכְלוּ עֲבָדֶיהָ בִּתְרוּמָה, מִפְּנֵי חֶלְקוֹ שֶׁל עוּבָּר.Ils lui ont dit : Puisque tu as témoigné devant nous au sujet d'une fille d'Israël mariée à un Cohen, même une fille de Cohen mariée à un Cohen, et il est mort et l'a laissée enceinte : ses esclaves ne devraient pas manger de terouma, à cause de la part du fœtus.
- גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי מִשּׁוּם דְּקָסָבַר עוּבָּר בִּמְעֵי זָרָה — זָר הוּא, אוֹ דִלְמָא: יָלוּד — מַאֲכִיל, שֶׁאֵינוֹ יָלוּד — אֵינוֹ מַאֲכִיל?Guemara : Ils ont posé la question : La raison de Rabbi Yossé est-elle qu'il est d'avis qu'un fœtus dans le ventre d'une non-Cohen est non-Cohen, ou peut-être est-elle que celui qui est né fait manger, et celui qui n'est pas né ne fait pas manger ?
- לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ — לְעוּבָּר בִּמְעֵי כֹהֶנֶת, מַאי? אָמַר רַבָּה, הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי: דְּקָסָבַר עוּבָּר בִּמְעֵי זָרָה זָר הוּא. רַב יוֹסֵף אָמַר: יָלוּד — מַאֲכִיל, שֶׁאֵין יָלוּד — אֵינוֹ מַאֲכִיל.Quelle est la conséquence pratique ? Le cas d'un fœtus dans le ventre d'une fille de Cohen : qu'en est-il ? Selon la première raison, il n'est pas non-Cohen ; selon la seconde, il n'est toujours pas né. Rabba a dit : Voici la raison de Rabbi Yossé : il est d'avis qu'un fœtus dans le ventre d'une non-Cohen est non-Cohen. Rav Yossef a dit : Celui qui est né fait manger, celui qui n'est pas né ne fait pas manger.
- מֵיתִיבִי, אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי יוֹסֵי: מֵאַחַר שֶׁהֵעַדְתָּ לָנוּ עַל בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן, בַּת כֹּהֵן לְכֹהֵן מַהוּ? אָמַר לָהֶם: זוֹ שָׁמַעְתִּי וְזוֹ לֹא שָׁמַעְתִּי.On a objecté à Rav Yossef : Ils ont dit à Rabbi Yossé : Puisque tu as témoigné devant nous au sujet d'une fille d'Israël mariée à un Cohen, une fille de Cohen mariée à un Cohen, qu'en est-il ? Il leur a dit : Ceci, je l'ai entendu, et cela, je ne l'ai pas entendu.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא: עוּבָּר בִּמְעֵי זָרָה זָר הוּא — הַיְינוּ דְּקָאָמַר לְהוּ: זוֹ שָׁמַעְתִּי וְזוֹ לֹא שָׁמַעְתִּי. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ: יָלוּד — מַאֲכִיל, שֶׁאֵין יָלוּד — אֵין מַאֲכִיל, מַאי זוֹ שָׁמַעְתִּי וְזוֹ לֹא שָׁמַעְתִּי? אִיהִי הִיא קַשְׁיָא.Si tu dis : un fœtus dans le ventre d'une non-Cohen est non-Cohen, cela s'explique : c'est ce qu'il leur a dit : Ceci, je l'ai entendu, et cela, je ne l'ai pas entendu, les deux cas étant différents. Mais si tu dis : celui qui est né fait manger, celui qui n'est pas né ne fait pas manger, que veut dire : Ceci, je l'ai entendu, et cela, je ne l'ai pas entendu ? C'est le même cas ! La Guemara conclut : C'est une kouchya (difficulté).
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי. אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: יֵשׁ לוֹ בָּנִים — אוֹכְלִים מִשּׁוּם בָּנִים. אֵין לוֹ בָּנִים — אוֹכְלִים מִשּׁוּם אַחִים. אֵין לוֹ אַחִים — אוֹכְלִים מִשּׁוּם מִשְׁפָּחָה כּוּלָּהּ.Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : Ceci est la parole de Rabbi Yossé. Mais les Sages disent : S'il a des fils, ils mangent à cause des fils. S'il n'a pas de fils, ils mangent à cause des frères. S'il n'a pas de frères, ils mangent à cause de toute la famille : le fœtus n'a pas encore de part dans l'héritage.
- ״זוֹ״ וְלָא סְבִירָא לֵיהּ. הָא אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב חָנָא בַּגְדָּתָאָה: פּוֹק אַיְיתִי לִי בֵּי עַשְׂרָה, דְּאֵימָא לָךְ בְּאַנְפַּיְיהוּ: הַמְזַכֶּה לְעוּבָּר — קָנָה. אֶלָּא: ״זוֹ״ וּסְבִירָא לֵיהּ. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן — דִּפְלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי.La Guemara demande : « Ceci » est la parole de Rabbi Yossé, et il n'est pas de cet avis ? Or Chmouel a dit à Rav 'Hana de Bagdad : Va m'amener une assemblée de dix, pour que je te dise devant eux : Celui qui fait acquérir à un fœtus, celui-ci a acquis ! Un fœtus peut donc posséder. Mais plutôt : « Ceci », et il en est d'avis. Que nous apprend-il ? Que les Sages sont en désaccord avec Rabbi Yossé.
- וּמִי פְּלִיגִי? מֵתִיב רַבִּי זַכַּאי: זוֹ עֵדוּת הֵעִיד רַבִּי יוֹסֵי מִפִּי שְׁמַעְיָה וְאַבְטַלְיוֹן, וְהוֹדוּ לוֹ! אָמַר רַב אָשֵׁי: מִי קָתָנֵי ״וְקִבְּלוּ״? ״וְהוֹדוּ לוֹ״ קָתָנֵי, דְּמִסְתַּבַּר טַעְמֵיהּ.Mais sont-ils en désaccord ? Rabbi Zakaï a objecté : Ceci est un témoignage que Rabbi Yossé a porté de la bouche de Chemaya et d'Avtalyon, et ils l'ont approuvé ! Rav Achi a dit : Est-il enseigné « et ils ont accepté » ? Il est enseigné « et ils l'ont approuvé », car son raisonnement est sensé ; mais ils n'ont pas retenu sa décision.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הִנִּיחַ בָּנִים — אֵלּוּ וָאֵלּוּ אוֹכְלִים. הִנִּיחָהּ מְעוּבֶּרֶת — אֵלּוּ וָאֵלּוּ אֵין אוֹכְלִים. הִנִּיחַ בָּנִים, וְהִנִּיחָהּ מְעוּבֶּרֶת — עַבְדֵי מְלוֹג אוֹכְלִים כְּדֶרֶךְ שֶׁהִיא אוֹכֶלֶת, עַבְדֵי צֹאן בַּרְזֶל — לֹא יֹאכְלוּ, מִפְּנֵי חֶלְקוֹ שֶׁל עוּבָּר. שֶׁהָעוּבָּר פּוֹסֵל וְאֵינוֹ מַאֲכִיל, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : S'il a laissé des fils, ceux-ci et ceux-là mangent : esclaves de mélog (biens dont l'épouse reste propriétaire) comme de tson barzel (biens estimés et garantis par le mari). S'il l'a laissée enceinte, ceux-ci et ceux-là ne mangent pas. S'il a laissé des fils et l'a laissée enceinte, les esclaves de mélog mangent de la même façon qu'elle mange, et les esclaves de tson barzel ne mangeront pas, à cause de la part du fœtus ; car le fœtus disqualifie et ne fait pas manger. Telles sont les paroles de Rabbi Yossé.
- רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר מִשּׁוּם אָבִיו: הַבַּת — מַאֲכֶלֶת, הַבֵּן — אֵינוֹ מַאֲכִיל. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי אוֹמֵר: זְכָרִים יֹאכְלוּ כּוּלָּן, נְקֵבוֹת לֹא יֹאכֵלוּ, שֶׁמָּא יִמָּצֵא עוּבָּר זָכָר, וְאֵין לַבָּנוֹת בִּמְקוֹם הַבֵּן כְּלוּם.Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yossé, dit au nom de son père : La fille fait manger, le fils ne fait pas manger. Rabbi Chimon ben Yo'haï dit : S'il y a des mâles, ils mangeront ; si toutes sont des filles, ils ne mangeront pas, de peur que le fœtus ne se révèle mâle, et les filles n'ont rien là où il y a un fils.
- מַאי אִירְיָא שֶׁמָּא יִמָּצֵא עוּבָּר זָכָר? תִּיפּוֹק לֵיהּ דִּנְקֵבָה נָמֵי פָּסְלָה! חֲדָא וְעוֹד קָאָמַר: חֲדָא, דִּנְקֵבָה נָמֵי פָּסְלָה. וְעוֹד, שֶׁמָּא יִמָּצֵא עוּבָּר זָכָר, וְאֵין לַבָּנוֹת בִּמְקוֹם הַבֵּן כְּלוּם.La Guemara demande : Pourquoi cela dépendrait-il de « de peur que le fœtus ne se révèle mâle » ? Qu'il le déduise du fait qu'une fille à naître disqualifie aussi ! La Guemara répond : Il dit une chose, et encore une autre. Une : qu'une fille disqualifie aussi. Et encore : de peur que le fœtus ne se révèle mâle, et les filles n'ont rien là où il y a un fils.
- זְכָרִים יֹאכֵלוּ: וְהָאִיכָּא עוּבָּר! קָסָבַר:La Guemara demande : Les mâles mangeront : mais il y a le fœtus ! Il pourrait être un mâle et hériter avec eux ! La Guemara répond : Il est d'avis :
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