Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מְלַמֵּד שֶׁאֵין הַשְּׁכִינָה שׁוֹרָה עַל פָּחוֹת מִשְּׁנֵי אֲלָפִים וּשְׁנֵי רְבָבוֹת מִיִּשְׂרָאֵל. הֲרֵי שֶׁהָיוּ יִשְׂרָאֵל שְׁנֵי אֲלָפִים וּשְׁנֵי רְבָבוֹת חָסֵר אֶחָד, וְזֶה לֹא עָסַק בִּפְרִיָּה וּרְבִיָּה — לֹא נִמְצָא זֶה גּוֹרֵם לַשְּׁכִינָה שֶׁתִּסְתַּלֵּק מִיִּשְׂרָאֵל?!Cela enseigne que la Présence divine (Chekhina) ne réside pas sur moins de deux milliers et deux myriades d'Israël, puisque « milliers » et « myriades » sont au pluriel. Si donc les Bnei Israël étaient deux milliers et deux myriades moins un, et que celui-ci ne s'est pas adonné à la mitsva (commandement) de croître et multiplier, ne se trouve-t-il pas être cause que la Présence divine se retire d'Israël ?
- אַבָּא חָנָן אָמַר מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: חַיָּיב מִיתָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבָנִים לֹא הָיוּ לָהֶם״, הָא הָיוּ לָהֶם בָּנִים — לֹא מֵתוּ. אֲחֵרִים אוֹמְרִים: גּוֹרֵם לַשְּׁכִינָה שֶׁתִּסְתַּלֵּק מִיִּשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לִהְיוֹת לְךָ לֵאלֹהִים וּלְזַרְעֲךָ אַחֲרֶיךָ״, בִּזְמַן שֶׁזַּרְעֲךָ אַחֲרֶיךָ — שְׁכִינָה שׁוֹרָה, אֵין ״זַרְעֲךָ אַחֲרֶיךָ״ — עַל מִי שׁוֹרָה? עַל הָעֵצִים וְעַל הָאֲבָנִים?!Aba 'Hanan a dit au nom de Rabbi Eliézer : Celui qui ne procrée pas est 'hayav (passible) de mort, comme il est dit à propos de Nadav et Avihou : « Et ils n'avaient pas de fils » (Nombres 3, 4) ; donc s'ils avaient eu des fils, ils ne seraient pas morts. D'autres disent : Il est cause que la Présence divine se retire d'Israël, comme il est dit : « Pour être pour toi D.ieu, et pour ta descendance après toi » (Genèse 17, 7) : lorsque ta descendance est après toi, la Présence divine réside ; quand il n'y a pas « ta descendance après toi », sur qui résiderait-elle ? Sur les arbres et sur les pierres ?!
- מַתְנִי׳ נָשָׂא אִשָּׁה וְשָׁהָה עִמָּהּ עֶשֶׂר שָׁנִים וְלֹא יָלְדָה — אֵינוֹ רַשַּׁאי לְבַטֵּל. גֵּירְשָׁהּ — מוּתֶּרֶת לִינָּשֵׂא לְאַחֵר. וְרַשַּׁאי הַשֵּׁנִי לִשְׁהוֹת עִמָּהּ עֶשֶׂר שָׁנִים. וְאִם הִפִּילָה — מוֹנֶה מִשָּׁעָה שֶׁהִפִּילָה.MICHNA : Si un homme a épousé une femme, est resté avec elle dix ans et qu'elle n'a pas enfanté, il n'a pas le droit de négliger plus longtemps la mitsva de procréer. S'il l'a divorcée, elle est autorisée à se marier avec un autre, et le second a le droit de rester avec elle dix ans. Et si elle a fait une fausse couche, il compte à partir du moment où elle a fait la fausse couche.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: נָשָׂא אִשָּׁה וְשָׁהָה עִמָּהּ עֶשֶׂר שָׁנִים וְלֹא יָלְדָה — יוֹצִיא וְיִתֵּן כְּתוּבָה, שֶׁמָּא לֹא זָכָה לְהִבָּנוֹת מִמֶּנָּה.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Si un homme a épousé une femme, est resté avec elle dix ans et qu'elle n'a pas enfanté, qu'il la renvoie et donne la ketouba (somme du contrat de mariage), car peut-être n'a-t-il pas mérité d'être édifié par elle, c'est-à-dire d'avoir d'elle des enfants.
- אַף עַל פִּי שֶׁאֵין רְאָיָה לַדָּבָר, זֵכֶר לַדָּבָר: ״מִקֵּץ עֶשֶׂר שָׁנִים לְשֶׁבֶת אַבְרָם בְּאֶרֶץ כְּנָעַן״ — לְלַמֶּדְךָ שֶׁאֵין יְשִׁיבַת חוּץ לָאָרֶץ עוֹלֶה לוֹ מִן הַמִּנְיָן. לְפִיכָךְ, חָלָה הוּא אוֹ שֶׁחָלְתָה הִיא, אוֹ שְׁנֵיהֶם חֲבוּשִׁים בְּבֵית הָאֲסוּרִים — אֵין עוֹלִין לוֹ מִן הַמִּנְיָן.Bien qu'il n'y ait pas de preuve à la chose, il y a une allusion à la chose : « Au bout de dix ans du séjour d'Avram au pays de Canaan » (Genèse 16, 3), Saraï lui donna Hagar. Ce verset vient aussi t'enseigner que le séjour hors de la terre d'Israël ne compte pas pour lui dans le décompte. C'est pourquoi, s'il a été malade ou si elle a été malade, ou s'ils ont été tous deux enfermés en prison, ces années ne comptent pas pour lui dans le décompte.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: וְלֵילַף מִיִּצְחָק, דִּכְתִיב: ״וַיְהִי יִצְחָק בֶּן אַרְבָּעִים שָׁנָה בְּקַחְתּוֹ אֶת רִבְקָה וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״וְיִצְחָק בֶּן שִׁשִּׁים שָׁנָה בְּלֶדֶת אוֹתָם״! אֲמַר לֵיהּ: יִצְחָק עָקוּר הָיָה.Rava dit à Rav Na'hman : Apprenons donc de Yits'hak, qu'on peut attendre vingt ans, comme il est écrit : « Et Yits'hak avait quarante ans lorsqu'il prit Rivka, etc. » (Genèse 25, 20), et il est écrit : « Et Yits'hak avait soixante ans lorsqu'elle les enfanta » (Genèse 25, 26) ! Rav Na'hman lui dit : Yits'hak était stérile, et il savait que cela venait de lui ; épouser une autre femme ne lui aurait servi à rien.
- אִי הָכִי, אַבְרָהָם נָמֵי עָקוּר הָיָה! הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא. דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לָמָּה נִמְנוּ שְׁנוֹתָיו שֶׁל יִשְׁמָעֵאל — כְּדֵי לְיַיחֵס בָּהֶן שְׁנוֹתָיו שֶׁל יַעֲקֹב.S'il en est ainsi, Avraham aussi était stérile ! Comment apprendre de lui les dix ans ? La Guemara répond : Celui-là, le verset sur l'âge de Yits'hak, est nécessaire pour ce qu'a enseigné Rabbi 'Hiya bar Aba. Car Rabbi 'Hiya bar Aba a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : Pourquoi les années d'Ichmaël ont-elles été comptées ? Pour établir par elles les années de Ya'akov (Méguila 17a). Ce verset n'est donc pas superflu, alors que celui d'Avraham, qui ne sert à rien d'autre, nous enseigne la règle des dix ans.
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק: יִצְחָק אָבִינוּ עָקוּר הָיָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֶּעְתַּר יִצְחָק לַה׳ לְנֹכַח אִשְׁתּוֹ״. ״עַל אִשְׁתּוֹ״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״לְנוֹכַח״, מְלַמֵּד שֶׁשְּׁנֵיהֶם עֲקוּרִים הָיוּ. אִי הָכִי: ״וַיֵּעָתֶר לוֹ״ — ״וַיֵּעָתֵר לָהֶם״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! לְפִי שֶׁאֵינוֹ דּוֹמֶה תְּפִלַּת צַדִּיק בֶּן צַדִּיק לִתְפִלַּת צַדִּיק בֶּן רָשָׁע.Rabbi Yits'hak a dit : Yits'hak notre père était stérile, comme il est dit : « Et Yits'hak implora Hachem face à sa femme » (Genèse 25, 21). Il n'est pas dit « pour sa femme », mais « face à » ; cela enseigne qu'ils étaient tous deux stériles. La Guemara demande : S'il en est ainsi, « et Il se laissa implorer par lui » : il aurait fallu dire « et Il se laissa implorer par eux » ! La Guemara répond : Parce que la prière d'un juste fils de juste n'est pas comparable à la prière d'un juste fils d'impie, et Rivka était la fille de Betouel l'impie.
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מִפְּנֵי מָה הָיוּ אֲבוֹתֵינוּ עֲקוּרִים — מִפְּנֵי שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מִתְאַוֶּה לִתְפִלָּתָן שֶׁל צַדִּיקִים. אָמַר רַבִּי יִצְחָק: לָמָּה נִמְשְׁלָה תְּפִלָּתָן שֶׁל צַדִּיקִים כְּעֶתֶר — מָה עֶתֶר זֶה מְהַפֵּךְ הַתְּבוּאָה מִמָּקוֹם לְמָקוֹם, כָּךְ תְּפִלָּתָן שֶׁל צַדִּיקִים מְהַפֶּכֶת מִדּוֹתָיו שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מִמִּדַּת רַגְזָנוּת לְמִדַּת רַחֲמָנוּת. אָמַר רַבִּי אַמֵּי: אַבְרָהָם וְשָׂרָה טוּמְטְמִין הָיוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַבִּיטוּ אֶל צוּרRabbi Yits'hak a dit : Pour quelle raison nos pères étaient-ils stériles ? Parce que le Saint, béni soit-Il, désire ardemment la prière des justes. Rabbi Yits'hak a dit : Pourquoi la prière des justes est-elle comparée à une fourche ('éter) ? De même que cette fourche retourne le grain d'un endroit à l'autre, ainsi la prière des justes retourne les attributs du Saint, béni soit-Il, de l'attribut de colère à l'attribut de miséricorde. Rabbi Ami a dit : Avraham et Sarah étaient toumtoumim (personnes dont les organes sexuels sont cachés et non fonctionnels), comme il est dit : « Regardez vers le rocher
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.