Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְיֵשׁ לוֹ בָּנִים — לֹא יִשָּׂא אַיְלוֹנִית, שֶׁהִיא זוֹנָה הָאֲמוּרָה בַּתּוֹרָה. דְּאַזּוֹנָה כֹּהֲנִים הוּא דְּמִפַּקְדִי וְיִשְׂרָאֵל לָא מִפַּקְּדִי, מִשּׁוּם הָכִי קָתָנֵי כֹּהֵן.et qu'il a des enfants, il n'épousera pas une aylonit (femme stérile de naissance, aux caractères féminins non développés), car elle est la zona (femme interdite au Cohen, prêtre) mentionnée dans la Torah. Car c'est à propos de la zona que les Cohanim ont reçu l'ordre, et les Israélites n'ont pas reçu l'ordre ; c'est pourquoi la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a enseigné ce cas à propos d'un Cohen, bien que la halakha (règle pratique) vaille aussi pour les Israélites.
- אָמַר רַב הוּנָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה, דִּכְתִיב: ״אָכְלוּ וְלֹא יִשְׂבָּעוּ הִזְנוּ וְלֹא יִפְרֹצוּ״, כׇּל בִּיאָה שֶׁאֵין בָּהּ פִּירְצָה — אֵינָהּ אֶלָּא בְּעִילַת זְנוּת.Rav Houna a dit : Quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? Car il est écrit : « Ils mangeront et ne seront pas rassasiés, ils se livreront à la débauche et ne se multiplieront pas » (Osée 4, 10). Le verset s'interprète ainsi : toute union qui n'a pas de multiplication possible, parce que la femme ne peut pas enfanter, n'est rien d'autre qu'une union de débauche.
- תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: כֹּהֵן לֹא יִשָּׂא אֶת הַקְּטַנָּה. אֲמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא לְרַבָּה: פּוֹק עַיֵּין בָּהּ, דִּלְאוּרְתָּא בָּעֵי לַהּ רַב הוּנָא מִינָּךְ. נְפַק עַיֵּין בָּהּ: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר לַהּ כְּרַבִּי מֵאִיר, וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Eliézer dit : Un Cohen n'épousera pas la mineure. Rav 'Hisda a dit à Rabba : Sors, examine cette règle, car ce soir Rav Houna te la demandera. Rabba sortit et l'examina et conclut : Rabbi Eliézer pense comme Rabbi Méïr, et il pense comme Rabbi Yehouda.
- סָבַר לַהּ כְּרַבִּי מֵאִיר, דְּחָיֵישׁ לְמִיעוּטָא. וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: אַיְלוֹנִית זוֹנָה הָוְיָא.Rabba explique : Il pense comme Rabbi Méïr, qui se soucie de la minorité des cas : on craint donc que cette mineure se révèle une aylonit, même si la plupart des femmes ne le sont pas. Et il pense comme Rabbi Yehouda, qui a dit : L'aylonit est une zona, interdite au Cohen.
- וּכְרַבִּי מֵאִיר מִי סָבַר לַהּ? וְהָתַנְיָא: קָטָן וּקְטַנָּה לֹא חוֹלְצִין וְלֹא מְיַבְּמִין, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי מֵאִיר: יָפֶה אָמַרְתָּ שֶׁאֵין חוֹלְצִין. ״אִישׁ״ כְּתִיב בַּפָּרָשָׁה, וּמַקְּשִׁינַן אִשָּׁה לְאִישׁ. אֶלָּא מַאי טַעְמָא אֵין מְיַבְּמִין?La Guemara objecte : Mais pense-t-il vraiment comme Rabbi Méïr ? Or, il a été enseigné dans une baraïta : Un garçon mineur et une fille mineure n'accomplissent ni la 'halitsa (cérémonie déliant la veuve sans enfant de son beau-frère) ni le yiboum (mariage de cette veuve avec son beau-frère) ; ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Ils dirent à Rabbi Méïr : Tu as bien dit qu'ils n'accomplissent pas la 'halitsa : « homme » est écrit dans le passage de la 'halitsa (Deutéronome 25, 7), ce qui exclut le mineur, et nous comparons la femme à l'homme, ce qui exclut la mineure. Mais quelle est la raison pour laquelle ils n'accomplissent pas le yiboum ?
- [אָמַר לָהֶם:] קָטָן — שֶׁמָּא יִמָּצֵא סָרִיס, קְטַנָּה — שֶׁמָּא תִּמָּצֵא אַיְלוֹנִית, וְנִמְצְאוּ פּוֹגְעִין בְּעֶרְוָה. וְתַנְיָא: קְטַנָּה מִתְיַיבֶּמֶת וְאֵינָהּ חוֹלֶצֶת, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר.[Il leur dit :] Le garçon mineur n'accomplit pas le yiboum de peur qu'il ne se révèle eunuque, la fille mineure, de peur qu'elle ne se révèle aylonit ; dans ces cas, la mitsva (commandement) du yiboum ne s'applique pas, et il se trouverait qu'ils ont rencontré une union interdite. Or, il a été enseigné : La fille mineure se marie par yiboum mais n'accomplit pas la 'halitsa ; ce sont les paroles de Rabbi Eliézer. Rabbi Eliézer ne craint donc pas qu'elle se révèle aylonit, contrairement à Rabbi Méïr.
- וּכְרַבִּי יְהוּדָה מִי סָבַר לַהּ? וְהָתַנְיָא: ״זוֹנָה״ — זוֹנָה כִּשְׁמָהּ, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״זוֹנָה״ זוֹ מוּפְקֶרֶת. רַבִּי מַתְיָא בֶּן חָרָשׁ אוֹמֵר: אֲפִילּוּ הָלַךְ בַּעְלָהּ לְהַשְׁקוֹתָהּ, וּבָא עָלֶיהָ בַּדֶּרֶךְ — עֲשָׂאָהּ זוֹנָה.La Guemara poursuit : Et pense-t-il vraiment comme Rabbi Yehouda ? Or, il a été enseigné : « Zona » : la zona est conforme à son nom, c'est-à-dire une femme mariée qui s'est égarée avec d'autres hommes ; ce sont les paroles de Rabbi Eliézer. Rabbi Akiva dit : La « zona », c'est la femme dévergondée, qui s'offre à tous, même non mariée. Rabbi Matya ben 'Harach dit : Même si son mari est allé la faire boire les eaux amères de la sota (femme soupçonnée d'adultère) et a eu une relation avec elle en chemin, il a fait d'elle une zona, car elle lui était alors interdite.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: זוֹנָה — זוֹ אַיְלוֹנִית. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין זוֹנָה אֶלָּא גִּיּוֹרֶת וּמְשׁוּחְרֶרֶת וְשֶׁנִּבְעֲלָה בְּעִילַת זְנוּת. רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: פָּנוּי הַבָּא עַל הַפְּנוּיָה שֶׁלֹּא לְשֵׁם אִישׁוּת — עֲשָׂאָהּ זוֹנָה.Rabbi Yehouda dit : La zona, c'est l'aylonit. Et les Sages disent : La zona n'est autre que la convertie, l'affranchie et celle qui a eu une union de débauche. Rabbi Elazar dit : Un homme non marié qui a une relation avec une femme non mariée, sans intention de mariage, a fait d'elle une zona. On voit donc que Rabbi Eliézer ne pense pas comme Rabbi Yehouda.
- אֶלָּא אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: הָכָא בְּכֹהֵן גָּדוֹל עָסְקִינַן. לְאֵימַת קָנֵי לַה, לְכִי גָדְלָה [לְכִי גָדְלָה] — בְּעוּלָה הִיא.Mais alors, Rav Adda bar Ahava a dit : Ici, nous traitons d'un Grand Prêtre. Quand l'acquiert-il pour épouse ? Lorsqu'elle aura grandi. [Or, lorsqu'elle aura grandi,] elle a déjà eu des relations, puisqu'ils auront vécu ensemble quand elle était mineure, alors que le Grand Prêtre doit épouser une vierge.
- אָמַר רָבָא: מְכַלֵּי לֵב, אִי דְּקַדְּשַׁהּ אֲבוּהּ — מֵהַהִיא שַׁעְתָּא הוּא דְּקָנֵי לַהּ. וְאִי דְּקַדִּשָׁה נַפְשַׁהּ — הָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא וְלָא רַבָּנַן?Rava a dit : C'est sans cœur, c'est-à-dire sans raison valable : si son père l'a consacrée à son mari, c'est dès ce moment qu'il l'a acquise. Et si elle s'est consacrée elle-même, est-ce là l'opinion de Rabbi Eliézer et non celle des Sages ? Même les Sages s'accordent à interdire ce cas.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: לְעוֹלָם בְּכֹהֵן הֶדְיוֹט — וְחָיְישִׁינַן שֶׁמָּא תִּתְפַּתֶּה עָלָיו. אִי הָכִי יִשְׂרָאֵל נָמֵי! פִּתּוּיי קְטַנָּה אוֹנֶס הוּא, וְאוֹנֶס בְּיִשְׂרָאֵל מִישְׁרָא שְׁרֵי.Mais alors, Rava a dit : En réalité, il s'agit d'un Cohen ordinaire, et nous craignons qu'elle ne se laisse séduire en étant mariée à lui, car elle est jeune et naïve. S'il en est ainsi, un Israélite aussi devrait être concerné ! La séduction d'une mineure est un viol, et le viol, chez un Israélite, est permis : la femme reste permise à son mari, alors que l'épouse d'un Cohen lui devient interdite.
- רַב פָּפָּא אָמַר: בְּכֹהֵן גָּדוֹל, וְהַאי תַּנָּא הוּא דְּתַנְיָא: ״בְּתוּלָה״, יָכוֹל קְטַנָּה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִשָּׁה״. אִי אִשָּׁה, יָכוֹל בּוֹגֶרֶת — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בְּתוּלָה״. הָא כֵּיצַד? יָצְתָה מִכְּלַל קַטְנוּת, וְלִכְלַל בַּגְרוּת לֹא בָּאתָה.Rav Pappa a dit : Il s'agit d'un Grand Prêtre, et c'est l'opinion de ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna), comme il a été enseigné : « Une vierge » (Lévitique 21, 14) : on pourrait penser que cela inclut une mineure ; c'est pourquoi le verset enseigne : « femme », c'est-à-dire adulte. Si c'est « femme », on pourrait penser que cela inclut une bogérèt (jeune femme pleinement adulte) ; c'est pourquoi le verset enseigne : « vierge ». Comment donc ? Il épouse celle qui est sortie de la catégorie de la minorité et n'est pas entrée dans la catégorie de la majorité complète, c'est-à-dire une naara (jeune fille).
- רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: הַאי תַּנָּא הוּא דְּתַנְיָא: ״בְּתוּלָה״, אֵין בְּתוּלָה אֶלָּא נַעֲרָה. וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וְהַנַּעֲרָה טוֹבַת מַרְאֶה מְאֹד בְּתוּלָה״.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : C'est l'opinion de ce Tanna, comme il a été enseigné : « Une vierge » : le terme de vierge ne désigne qu'une naara. Et ainsi, il dit dans un autre verset : « Et la naara était très belle d'aspect, vierge » (Genèse 24, 16).
- רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: פָּנוּי הַבָּא עַל הַפְּנוּיָה שֶׁלֹּא לְשֵׁם אִישׁוּת — עֲשָׂאָהּ זוֹנָה. אָמַר רַב עַמְרָם: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי אֶלְעָזָר.Rabbi Elazar dit dans la baraïta citée plus haut : Un homme non marié qui a une relation avec une femme non mariée, sans intention de mariage, a fait d'elle une zona. Rav Amram a dit : La halakha n'est pas conforme à Rabbi Elazar.
- מַתְנִי׳ לֹא יִבָּטֵל אָדָם מִפְּרִיָּה וּרְבִיָּה אֶלָּא אִם כֵּן יֵשׁ לוֹ בָּנִים. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: שְׁנֵי זְכָרִים, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: זָכָר וּנְקֵבָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״זָכָר וּנְקֵבָה בְּרָאָם״.Michna : Un homme ne délaissera pas la mitsva de croître et se multiplier, à moins qu'il n'ait des enfants. Beit Chammaï disent : Il s'en acquitte avec deux garçons. Et Beit Hillel disent : Un garçon et une fille, comme il est dit : « Mâle et femelle Il les créa » (Genèse 5, 2).
- גְּמָ׳ הָא יֵשׁ לוֹ בָּנִים — מִפְּרִיָּה וּרְבִיָּה בָּטֵיל, מֵאִשָּׁה לָא בָּטֵיל. מְסַיְּיעָא לֵיהּ לְרַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל. דְּאָמַר: אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ לוֹ לְאָדָם כַּמָּה בָּנִים, אָסוּר לַעֲמוֹד בְּלֹא אִשָּׁה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא טוֹב הֱיוֹת הָאָדָם לְבַדּוֹ״.Guemara : La Guemara déduit : Mais s'il a des enfants, il délaisse la mitsva de croître et se multiplier, mais il ne délaisse pas celle d'avoir une femme. Cela soutient ce que Rav Na'hman a dit au nom de Chmouel, qui a dit : Même si un homme a plusieurs enfants, il lui est interdit de rester sans femme, comme il est dit : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul » (Genèse 2, 18).
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: הָא יֵשׁ לוֹ בָּנִים — בָּטֵיל מִפְּרִיָּה וּרְבִיָּה, וּבָטֵיל נָמֵי מֵאִשָּׁה. נֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל! לָא: אֵין לוֹ בָּנִים — נוֹשֵׂא אִשָּׁה בַּת בָּנִים, יֵשׁ לוֹ בָּנִים — נוֹשֵׂא אִשָּׁה דְּלָאו בַּת בָּנִים. נָפְקָא מִינַּהּ לִמְכּוֹר סֵפֶר תּוֹרָה בִּשְׁבִיל בָּנִים.Et certains disent une autre déduction : Mais s'il a des enfants, il délaisse la mitsva de croître et se multiplier, et il délaisse aussi celle d'avoir une femme. Dirons-nous que c'est une réfutation de ce que Rav Na'hman a dit au nom de Chmouel ? Non : s'il n'a pas d'enfants, il épouse une femme capable d'enfanter ; s'il a des enfants, il épouse une femme qui n'est pas capable d'enfanter. La différence pratique concerne le fait de vendre un Séfer Torah pour épouser une femme pouvant lui donner des enfants : cela n'est permis qu'à celui qui n'en a pas encore.
- בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: שְׁנֵי זְכָרִים. מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּבֵית שַׁמַּאי? יָלְפִינַן מִמֹּשֶׁה, דִּכְתִיב: ״בְּנֵי מֹשֶׁה גֵּרְשׁוֹם וֶאֱלִיעֶזֶר״. וּבֵית הִלֵּל: יָלְפִינַן מִבְּרִיָּיתוֹ שֶׁל עוֹלָם. וּבֵית שַׁמַּאי, לֵילְפֵי מִבְּרִיָּיתוֹ שֶׁל עוֹלָם? אֵין דָּנִין אֶפְשָׁרBeit Chammaï disent : Deux garçons. Quelle est la raison de Beit Chammaï ? Nous l'apprenons de Moché, comme il est écrit : « Les fils de Moché : Guerchom et Eliézer » (I Chroniques 23, 15). Et Beit Hillel disent : Nous l'apprenons de la création du monde, où l'humanité fut créée homme et femme. Et Beit Chammaï, qu'ils l'apprennent eux aussi de la création du monde ! Ils te diront : On ne déduit pas ce qui est possible
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