Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁאֵין מְשַׁלֵּם קְנָס בִּמְפוּתָּה.qu'il ne paie pas l'amende due pour la femme séduite : le séducteur ne paie l'amende que s'il n'épouse pas la femme ; or il l'a épousée, même s'il doit ensuite la renvoyer.
- אֲזַל רַב גְּבִיהָה מִבֵּי כָתִיל, אַמְרַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב אָשֵׁי. אֲמַר לֵיהּ: וְהָא רַב וְרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: בּוֹגֶרֶת וּמוּכַּת עֵץ — לֹא יִשָּׂא, וְאִם נָשָׂא — נָשׂוּי.Rav Guevi'ha de Bé Katil s'en alla et rapporta cet enseignement devant Rav Achi. Il lui dit : mais voici que Rav et Rabbi Yo'hanan disent tous deux : un Cohen Gadol (grand prêtre) n'épousera ni une bogérèt (femme pleinement adulte) ni une moukat ets (femme dont la virginité a été atteinte par un objet) ; et s'il l'a épousée, il est marié, et il peut la garder.
- אַלְמָא: סוֹפָהּ לִהְיוֹת בּוֹגֶרֶת תַּחְתָּיו, סוֹפָהּ לִהְיוֹת מוּכַּת עֵץ תַּחְתָּיו. הָכָא נָמֵי: סוֹפָהּ לִהְיוֹת בְּעוּלָה תַּחְתָּיו. קַשְׁיָא.On voit donc que la raison est : elle finira par être bogérèt sous son toit, elle finira par être moukat ets sous son toit, c'est-à-dire qu'elle ne restera pas vierge. Ici aussi, pour celle qu'il a lui-même violée ou séduite, elle aurait fini par être non vierge sous son toit ; il devrait donc pouvoir la garder. C'est une kouchya (difficulté) contre Rav Houna.
- אֲנוּסַת חֲבֵירוֹ וּמְפוּתַּת חֲבֵירוֹ — לֹא יִשָּׂא. וְאִם נָשָׂא — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: הַוָּלָד חָלָל, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: הַוָּלָד כָּשֵׁר. אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב. וְכֵן אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב.La baraïta a enseigné : celle qui a été violée par un autre ou séduite par un autre, le Cohen Gadol ne l'épousera pas ; et s'il l'a épousée, Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : l'enfant est 'halal (descendant de Cohen déchu de la prêtrise), et les Sages disent : l'enfant est apte. Rav Houna a dit au nom de Rav : la halakha est conforme à Rabbi Eliézer ben Yaakov. Et de même, Rav Guidel a dit au nom de Rav : la halakha est conforme à Rabbi Eliézer ben Yaakov.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב — סָבַר לַהּ כְּרַבִּי אֶלְעָזָר.Certains disent une autre version : Rav Houna a dit au nom de Rav : quelle est la raison de Rabbi Eliézer ben Yaakov ? Il pense comme Rabbi Elazar, pour qui une relation hors mariage rend la femme zona (femme interdite au Cohen du fait d'une union illicite).
- וּמִי סָבַר לַהּ כְּוָתֵיהּ? וְהָא קַיְימָא לַן: מִשְׁנַת רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב קַב וְנָקִי. וְאִילּוּ בְּהָא אָמַר רַב עַמְרָם אָמַר רַב: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי אֶלְעָזָר. קַשְׁיָא.La Guemara demande : mais pense-t-il comme lui ? Voici que nous tenons pour établi : l'enseignement de Rabbi Eliézer ben Yaakov ne mesure qu'un kav (petite mesure), mais il est pur : ses enseignements sont peu nombreux, mais la halakha les suit toujours. Or, sur ce point, Rav Amram a dit au nom de Rav : la halakha n'est pas conforme à Rabbi Elazar. C'est une kouchya.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: בְּיֵשׁ חָלָל מֵחַיָּיבֵי עֲשֵׂה קָמִיפַּלְגִי. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב סָבַר: יֵשׁ חָלָל מֵחַיָּיבֵי עֲשֵׂה, וְרַבָּנַן סָבְרִי: אֵין חָלָל מֵחַיָּיבֵי עֲשֵׂה.Rav Achi a dit : ils divergent sur la question de savoir s'il y a 'halal issu d'une union interdite par un commandement positif. Rabbi Eliézer ben Yaakov pense : il y a 'halal issu d'une union interdite par un commandement positif (ici, « il prendra une vierge »), et les Sages pensent : il n'y a pas de 'halal issu d'une union interdite par un commandement positif.
- מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב — דִּכְתִיב: ״אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה וַחֲלָלָה זוֹנָה אֶת אֵלֶּה לֹא יִקָּח כִּי אִם בְּתוּלָה וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״וְלֹא יְחַלֵּל זַרְעוֹ בְּעַמָּיו״, אַכּוּלְּהוּ.Quelle est la raison de Rabbi Eliézer ben Yaakov ? Comme il est écrit : « Une veuve, une divorcée, une 'halala, une zona, celles-là il ne les prendra pas, mais une vierge, etc. » (Lévitique 21, 14), et il est écrit : « et il ne profanera pas sa descendance parmi son peuple » (Lévitique 21, 15) : cela porte sur toutes, y compris la femme non vierge.
- וְרַבָּנַן: ״אֵלֶּה״ הִפְסִיק הָעִנְיָן. וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אָמַר: ״אֵלֶּה״ לְמַעוֹטֵי נִדָּה.Et les Sages ? Le mot « celles-là » a interrompu le sujet : seuls les cas énumérés avant lui rendent l'enfant 'halal. Et Rabbi Eliézer ben Yaakov, que fait-il de ce mot ? Il dit : « celles-là » vient exclure la femme nida (en état de menstruation) : l'enfant né d'un Cohen et d'une nida n'est pas 'halal.
- כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּתַנְיָא: מֵ״אֵלֶּה״ אַתָּה עוֹשֶׂה חָלָל, וְאִי אַתָּה עוֹשֶׂה חָלָל מִנִּדָּה. כְּמַאן — כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב. וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב, נִכְתְּבֵיהּ לְ״אֵלֶּה״ לְבַסּוֹף? קַשְׁיָא.Selon qui va ce qui a été enseigné dans une baraïta : de « celles-là » tu fais un 'halal, et tu ne fais pas de 'halal d'une nida ? Selon qui ? Selon Rabbi Eliézer ben Yaakov. La Guemara demande : mais pour Rabbi Eliézer ben Yaakov, que le verset écrive « celles-là » à la fin, après « mais une vierge » ! C'est une kouchya.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֲחוֹתוֹ אֲרוּסָה, רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יְהוּדָה אוֹמְרִים: מִטַּמֵּא לָהּ. רַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמְרִים: אֵין מִטַּמֵּא לָהּ. אֲנוּסָה וּמְפוּתָּה — דִּבְרֵי הַכֹּל אֵין מִטַּמֵּא לָהּ. וּמוּכַּת עֵץ — אֵין מִטַּמֵּא לָהּ, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן. שֶׁהָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: רְאוּיָה לְכֹהֵן גָּדוֹל — מִטַּמֵּא לָהּ, שֶׁאֵין רְאוּיָה לְכֹהֵן גָּדוֹל — אֵין מִטַּמֵּא לָהּ.Nos Maîtres ont enseigné : la sœur fiancée d'un Cohen : Rabbi Méïr et Rabbi Yehouda disent : il se rend tamé (impur rituellement) pour elle à sa mort. Rabbi Yossé et Rabbi Chimon disent : il ne se rend pas tamé pour elle. Celle qui a été violée ou séduite, de l'avis de tous, il ne se rend pas tamé pour elle. Et la moukat ets, il ne se rend pas tamé pour elle, ce sont les paroles de Rabbi Chimon. Car Rabbi Chimon disait : celle qui est apte au Cohen Gadol, il se rend tamé pour elle ; celle qui n'est pas apte au Cohen Gadol, il ne se rend pas tamé pour elle.
- וּבוֹגֶרֶת — מִטַּמֵּא לָהּ, דִּבְרֵי כׇּל אָדָם.Et la bogérèt, il se rend tamé pour elle, de l'avis de tout homme.
- מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יְהוּדָה — דְּדָרְשִׁי הָכִי: ״וְלַאֲחוֹתוֹ הַבְּתוּלָה״ — פְּרָט לַאֲנוּסָה וּמְפוּתָּה.Quelle est la raison de Rabbi Méïr et Rabbi Yehouda ? Ils exposent ainsi : « et pour sa sœur vierge » (Lévitique 21, 3) : à l'exclusion de celle qui a été violée ou séduite.
- יָכוֹל שֶׁאֲנִי מוֹצִיא אַף מוּכַּת עֵץ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר לֹא הָיְתָה לְאִישׁ״. מִי שֶׁהֲוָיָיתָהּ עַל יְדֵי אִישׁ, יָצְאָה זוֹ שֶׁאֵין הֲוָיָיתָהּ עַל יְדֵי אִישׁ. ״הַקְּרוֹבָה״ — לְרַבּוֹת הָאֲרוּסָה. ״אֵלָיו״ — לְרַבּוֹת הַבּוֹגֶרֶת.On pourrait croire que j'exclus aussi la moukat ets ; c'est pourquoi le verset enseigne : « qui n'a pas été à un homme » : est exclue seulement celle dont l'état de non-vierge vient d'un homme ; celle-ci est sortie de l'exclusion, elle dont l'état ne vient pas d'un homme. « Proche » : pour inclure la fiancée. « De lui » : pour inclure la bogérèt.
- הָא לְמָה לִי קְרָא? וְהָאָמַר רַבִּי מֵאִיר: ״בְּתוּלָה״ — אֲפִילּוּ מִקְצָת בְּתוּלָה מַשְׁמַע! אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא נֵילַף ״בְּתוּלָה״ ״בְּתוּלָה״ מֵהָתָם: מָה לְהַלָּן נַעֲרָה, אַף כָּאן נָמֵי נַעֲרָה, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara demande : pourquoi me faut-il un verset pour la bogérèt ? Voici que Rabbi Méïr a dit : « vierge » s'entend même d'une virginité partielle ! La Guemara répond : c'est nécessaire, car tu aurais pu penser dire : apprenons « vierge », « vierge » de là-bas par guezéra chava (analogie textuelle) : de même que là-bas il s'agit d'une naara (jeune fille), de même ici aussi une naara ; il nous enseigne donc que non.
- וְרַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, מַאי טַעְמַיְיהוּ — דָּרְשִׁי הָכִי: ״וְלַאֲחוֹתוֹ הַבְּתוּלָה״ — פְּרָט לַאֲנוּסָה וּמְפוּתָּה וּמוּכַּת עֵץ, ״אֲשֶׁר לֹא הָיְתָה״ — פְּרָט לַאֲרוּסָה, ״הַקְּרוֹבָה״ — לְרַבּוֹת אֲרוּסָה שֶׁנִּתְגָּרְשָׁה, ״אֵלָיו״ — לְרַבּוֹת אֶת הַבּוֹגֶרֶת. ״הַקְּרוֹבָה״ — לְרַבּוֹת אֲרוּסָה שֶׁנִּתְגָּרְשָׁה,Et Rabbi Yossé et Rabbi Chimon, quelle est leur raison ? Ils exposent ainsi : « et pour sa sœur vierge » : à l'exclusion de celle qui a été violée ou séduite et de la moukat ets. « Qui n'a pas été » : à l'exclusion de la fiancée. « Proche » : pour inclure la fiancée qui a été divorcée. « De lui » : pour inclure la bogérèt. La Guemara s'étonne : « proche » pour inclure la fiancée qui a été divorcée ?
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