Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאַנְהֲרִינְהוּ לְעַיְינִין מִמַּתְנִיתִין: אֵשֶׁת יִשְׂרָאֵל שֶׁנֶּאֶנְסָה, אַף עַל פִּי שֶׁמּוּתֶּרֶת לְבַעְלָהּ — פְּסוּלָה לִכְהוּנָּה. וְתַנָּא תּוּנָא: וְכֵן הַבָּא עַל אַחַת מִכׇּל הָעֲרָיוֹת הָאֲמוּרוֹת בְּתוֹרָה, אוֹ פְּסוּלוֹת.et il a illuminé nos yeux à partir de la Michna : la femme d'un Israélite qui a été violée, bien qu'elle soit permise à son mari, est disqualifiée pour la prêtrise : s'il meurt, elle ne pourra pas épouser un Cohen. Et notre Tanna a enseigné : et de même celui qui a une relation avec l'une quelconque des unions interdites dites dans la Torah, ou avec les femmes disqualifiées pour lui.
- מַאי ״וְכֵן״? מַאי לָאו: לָא שְׁנָא בְּשׁוֹגֵג, וְלָא שְׁנָא בְּמֵזִיד, וְלָא שְׁנָא בְּאוֹנֶס, וְלָא שְׁנָא בְּרָצוֹן, וְקָתָנֵי: פְּסָלָהּ.Que signifie « et de même » ? N'est-ce pas : qu'il n'y a pas de différence entre involontairement et intentionnellement, ni entre par contrainte et de plein gré ? Et il enseigne : il l'a disqualifiée.
- לָא. מַאי ״וְכֵן״ — אַהַעֲרָאָה. הַעֲרָאָה דְּמַאן, אִילֵימָא דַּעֲרָיוֹת — לְמֵימְרָא דַּעֲרָיוֹת יָלְפִינַן מִיְּבָמָה? אַדְּרַבָּה: יְבָמָה יָלְפִינַן מֵעֲרָיוֹת, דְּעִיקַּר הַעֲרָאָה בַּעֲרָיוֹת כְּתִיב!Non. Que signifie « et de même » ? Cela se rapporte à la haaraa (stade initial de l'union). La haaraa de qui ? Si l'on dit celle des unions interdites, est-ce à dire que nous apprenons les unions interdites de la yevama ? Au contraire : nous apprenons la yevama des unions interdites, car le principal de la haaraa est écrit pour les unions interdites !
- אֶלָּא, מַאי ״וְכֵן״? אַשֶּׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ דַּעֲרָיוֹת. אַדְּרַבָּה: עִיקַּר ״מִשְׁכְּבֵי אִשָּׁה״ בַּעֲרָיוֹת כְּתִיב!Mais que signifie « et de même » ? Cela se rapporte à la relation hors de sa voie, dans les unions interdites. Au contraire : le principal de « les couches d'une femme » est écrit pour les unions interdites !
- אֶלָּא, מַאי ״וְכֵן״? אַשֶּׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ דְּחַיָּיבֵי לָאוִין.Mais que signifie « et de même » ? Cela se rapporte à la relation hors de sa voie, pour ceux qui sont passibles d'un interdit simple, où ne figure pas « les couches d'une femme ». La preuve de la Michna n'est donc pas concluante.
- אָמַר רָבָא: אֵשֶׁת כֹּהֵן שֶׁנֶּאֶנְסָה, בַּעְלָהּ — לוֹקֶה עָלֶיהָ מִשּׁוּם זוֹנָה. מִשּׁוּם זוֹנָה אִין, מִשּׁוּם טוּמְאָה לָא? אֵימָא אַף מִשּׁוּם זוֹנָה.Rava a dit : la femme d'un Cohen qui a été violée, son mari est flagellé pour elle s'il a ensuite une relation avec elle, à cause de zona (femme déchue par une union interdite). La Guemara s'étonne : à cause de zona, oui ; à cause de l'impureté, non ? Dis : aussi à cause de zona.
- מֵתִיב רַבִּי זֵירָא: ״וְהִיא לֹא נִתְפָּשָׂה״ — אֲסוּרָה, הָא נִתְפָּשָׂה — מוּתֶּרֶת. וְיֵשׁ לְךָ אַחֶרֶת שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁנִּתְפָּשָׂה — אֲסוּרָה, וְאֵי זוֹ — זוֹ אֵשֶׁת כֹּהֵן.Rabbi Zeira a objecté : « Et elle n'a pas été prise » (Nombres 5, 13) : elle est interdite ; mais si elle a été prise de force, elle est permise. Et tu en as une autre qui, bien qu'elle ait été prise, est interdite. Et laquelle ? C'est la femme d'un Cohen.
- וְלָאו הַבָּא מִכְּלַל עֲשֵׂה, עֲשֵׂה!Or un interdit issu d'un commandement positif a statut de commandement positif ! Il n'y a donc pas lieu de flagellation.
- אָמַר רַבָּה: הַכֹּל הָיוּ בִּכְלַל זוֹנָה, כְּשֶׁפָּרַט לְךָ הַכָּתוּב גַּבֵּי אֵשֶׁת יִשְׂרָאֵל ״וְהִיא לֹא נִתְפָּשָׂה״ אֲסוּרָה, הָא נִתְפָּשָׂה מוּתֶּרֶת — מִכְּלָל דְּאֵשֶׁת כֹּהֵן כִּדְקָיְימָא קָיְימָא.Rabba a dit : toutes étaient incluses dans la catégorie de zona. Quand le verset a précisé pour toi, au sujet de la femme d'un Israélite : « Et elle n'a pas été prise » : elle est interdite, mais si elle a été prise, elle est permise, on en déduit que la femme d'un Cohen reste comme elle était.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַבָּה: אֵשֶׁת כֹּהֵן שֶׁנֶּאֶנְסָה — בַּעְלָהּ לוֹקֶה עָלֶיהָ מִשּׁוּם טוּמְאָה. מִשּׁוּם טוּמְאָה — אִין, מִשּׁוּם זוֹנָה — לָא, אַלְמָא בְּאוֹנֶס לָא קָרֵינָא בַּיהּ זוֹנָה.Et certains disent : Rabba a dit : la femme d'un Cohen qui a été violée, son mari est flagellé pour elle à cause de l'impureté. À cause de l'impureté, oui ; à cause de zona, non. On en déduit que dans le cas d'une contrainte, nous ne l'appelons pas zona.
- מֵתִיב רַבִּי זֵירָא: ״וְהִיא לֹא נִתְפָּשָׂה״ — אֲסוּרָה, הָא נִתְפָּשָׂה — מוּתֶּרֶת. וְיֵשׁ לְךָ אַחֶרֶת, שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁנִּתְפָּשָׂה — אֲסוּרָה, וְאֵיזוֹ — זוֹ אֵשֶׁת כֹּהֵן, וְלָאו הַבָּא מִכְּלַל עֲשֵׂה, עֲשֵׂה!Rabbi Zeira a objecté : « Et elle n'a pas été prise » : elle est interdite ; mais si elle a été prise, elle est permise. Et tu en as une autre qui, bien qu'elle ait été prise, est interdite. Et laquelle ? C'est la femme d'un Cohen. Or un interdit issu d'un commandement positif a statut de commandement positif !
- אָמַר רָבָא: הַכֹּל הָיוּ בִּכְלַל ״אַחֲרֵי אֲשֶׁר הֻטַּמָּאָה״, כְּשֶׁפָּרַט לְךָ הַכָּתוּב גַּבֵּי אֵשֶׁת יִשְׂרָאֵל ״וְהִיא לֹא נִתְפָּשָׂה״ — אֲסוּרָה, הָא נִתְפָּשָׂה — מוּתֶּרֶת, מִכְּלַל דְּאֵשֶׁת כֹּהֵן כִּדְקָיְימָא — קָיְימָא.Rava a dit : toutes étaient incluses dans « après qu'elle a été rendue impure » (Deutéronome 24, 4). Quand le verset a précisé pour toi, au sujet de la femme d'un Israélite : « Et elle n'a pas été prise » : elle est interdite, mais si elle a été prise, elle est permise, on en déduit que la femme d'un Cohen reste comme elle était.
- מַתְנִי׳ אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט, מִן הָאֵירוּסִין — לֹא יֹאכְלוּ בִּתְרוּמָה. רַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַכְשִׁירִין.MICHNA : Une veuve à un Cohen Gadol, une divorcée ou une 'haloutsa (femme libérée du lévirat par la 'halitsa) à un Cohen ordinaire, depuis les fiançailles, ne mangeront pas de terouma (prélèvement donné au Cohen). Rabbi Elazar et Rabbi Chimon les déclarent aptes, tant qu'il n'y a pas eu de relation.
- נִתְאַרְמְלוּ אוֹ נִתְגָּרְשׁוּ, מִן הַנִּשּׂוּאִין — פְּסוּלוֹת, מִן הָאֵירוּסִין — כְּשֵׁרוֹת.Si elles sont devenues veuves ou ont divorcé, depuis le mariage, elles sont disqualifiées ; depuis les fiançailles, elles sont aptes.
- גְּמָ׳ תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי מֵאִיר: קַל וָחוֹמֶר, וּמָה קִדּוּשֵׁי רְשׁוּת — אֵין מַאֲכִילִין, קִדּוּשֵׁי עֲבֵירָה — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!GUEMARA : Il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Méïr a dit : c'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si des fiançailles permises ne donnent pas droit de manger, des fiançailles de transgression, à plus forte raison !
- אָמְרוּ לוֹ: לֹא. אִם אָמַרְתָּ בְּקִידּוּשֵׁי רְשׁוּת שֶׁכֵּן אֵין לוֹ לְהַאֲכִיל בְּמָקוֹם אַחֵר, תֹּאמַר בְּקִדּוּשֵׁי עֲבֵירָה, שֶׁכֵּן יֵשׁ לוֹ לְהַאֲכִיל בְּמָקוֹם אַחֵר.Ils lui ont dit : non. Si tu le dis pour des fiançailles permises, car il n'a pas de quoi donner droit de manger ailleurs, le diras-tu pour des fiançailles de transgression, alors qu'il a de quoi donner droit de manger ailleurs ?
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: פְּצוּעַ דַּכָּא כֹּהֵן שֶׁקִּדֵּשׁ בַּת יִשְׂרָאֵל, בָּאנוּ לְמַחְלוֹקֶת רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן.Rabbi Elazar a dit que Rabbi Ochaya a dit : un Cohen aux testicules écrasés (petsoua daka) qui s'est fiancé à une fille d'Israélite, nous en arrivons à la discussion de Rabbi Méïr d'une part, et de Rabbi Elazar et Rabbi Chimon d'autre part.
- לְרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר מִשְׁתַּמֶּרֶת לְבִיאָה פְּסוּלָה דְּאוֹרָיְיתָא לָא אָכְלָה — הָא נָמֵי לָא אָכְלָה. לְרַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאָמְרִי מִשְׁתַּמֶּרֶת לְבִיאָה פְּסוּלָה דְּאוֹרָיְיתָא אָכְלָה —Selon Rabbi Méïr, qui a dit que celle qui est réservée à une relation invalide selon la Torah ne mange pas, celle-ci non plus ne mange pas. Selon Rabbi Elazar et Rabbi Chimon, qui disent que celle qui est réservée à une relation invalide selon la Torah mange,
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