Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָתְיָא ״בִּיאָה״ ״בִּיאָה״.Cela se déduit, par guezéra chava (analogie textuelle), de « venue » et « venue » : il est dit pour un interdit : « Le mamzer (enfant né d'une union interdite) ne viendra pas dans l'assemblée de Hachem » (Deutéronome 23, 3), et pour un interdit issu d'un commandement positif : « Les enfants qui leur naîtront, à la troisième génération, viendront dans l'assemblée de Hachem » (Deutéronome 23, 9). Ces deux catégories d'interdits sont donc assimilées.
- יְבָמָה לַשּׁוּק, מְנָלַן? אִי לְמַאן דְּאָמַר לָאו — לָאו, אִי לְמַאן דְּאָמַר עֲשֵׂה — עֲשֵׂה.La Guemara demande : que le stade initial de l'union (haaraa) compte comme une relation, pour l'interdit fait à la yevama (veuve sans enfant, liée au frère de son mari) avec le public, c'est-à-dire avec un étranger, d'où le savons-nous ? Il n'est pas besoin de source particulière : si c'est selon celui qui a dit qu'il s'agit d'un interdit (lav), c'est un interdit comme les autres ; et si c'est selon celui qui a dit qu'il s'agit d'un commandement positif (assé), c'est un commandement positif comme les autres.
- אֶלָּא: יְבָמָה לְיָבָם מְנָלַן? אָתְיָא ״בִּיאָה״ ״בִּיאָה״.Mais voici plutôt la question : que la yevama soit acquise au yavam (le frère du défunt) par le stade initial de l'union, d'où le savons-nous ? Cela se déduit de « venue » et « venue » : le même verbe figure pour les interdits, comme on l'a vu, et pour le lévirat : « Son yavam viendra sur elle » (Deutéronome 25, 5).
- אִשָּׁה לְבַעְלָהּ מְנָלַן? אָתְיָא ״קִיחָה״ ״קִיחָה״.Que la femme soit acquise à son mari par le stade initial de l'union, d'où le savons-nous ? Cela se déduit de « prise » et « prise » : pour les fiançailles, il est dit : « Lorsqu'un homme prendra une femme et s'unira à elle » (Deutéronome 24, 1), et pour les unions interdites : « Et un homme qui prendra sa sœur » (Lévitique 20, 17).
- אָמַר רָבָא: לְמָה לִי דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״שִׁכְבַת זֶרַע״ בְּשִׁפְחָה חֲרוּפָה, ״שִׁכְבַת זֶרַע״ בְּאֵשֶׁת אִישׁ, ״שִׁכְבַת זֶרַע״ בְּסוֹטָה?Rava a dit : puisque le stade initial de l'union compte comme une relation, pourquoi ai-je besoin que le Miséricordieux ait écrit « couche de semence » pour la servante promise (Lévitique 19, 20), « couche de semence » pour la femme mariée (Lévitique 18, 20) et « couche de semence » pour la sota (femme soupçonnée d'adultère, Nombres 5, 13) ?
- דְּשִׁפְחָה חֲרוּפָה — כְּדַאֲמַרַן. דְּאֵשֶׁת אִישׁ פְּרָט לִמְשַׁמֵּשׁ מֵת.Celui de la servante promise est nécessaire comme nous l'avons dit (55a) : on n'est passible, pour elle, que d'une relation complète. Celui de la femme mariée vient exclure celui qui a une relation « mort », c'est-à-dire avec un membre sans érection, qui ne peut féconder.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר מְשַׁמֵּשׁ מֵת בַּעֲרָיוֹת פָּטוּר, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר חַיָּיב, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אֶלָּא: פְּרָט לִמְשַׁמֵּשׁ מֵתָה. דְּסָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא [הוֹאִיל] לְאַחַר מִיתָה נָמֵי אִיקְּרַי ״שְׁאֵרוֹ״, אֵימָא לִיחַיַּיב עֲלַהּ בְּאֵשֶׁת אִישׁ, קָא מַשְׁמַע לַן.Cela convient selon celui qui a dit que celui qui a une relation « mort » dans les unions interdites est exempt ; mais selon celui qui a dit qu'il est passible, que peut-on dire ? Mais il faut dire que le verset vient exclure celui qui a une relation avec une morte. Car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisque, après la mort aussi, elle est appelée « sa proche » (son épouse), dis qu'on devrait être passible pour elle comme pour une femme mariée. Il nous enseigne donc que non.
- דְּסוֹטָה לְמָה לִי? לְכִדְתַנְיָא: ״שִׁכְבַת זָרַע״, פְּרָט לְדָבָר אַחֵר. מַאי ״דָּבָר אַחֵר״? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: פְּרָט לְשֶׁקִּינֵּא לָהּ שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: ״מִשְׁכְּבֵי אִשָּׁה״ כְּתִיב!Celui de la sota, pourquoi en ai-je besoin ? Pour ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « couche de semence » exclut autre chose. Qu'est-ce que cette « autre chose » ? Rav Chéchèt a dit : cela exclut le cas où le mari a exprimé sa jalousie envers elle, lui interdisant de s'isoler avec un homme pour une relation hors de sa voie naturelle. Rava lui a dit : il est écrit « les couches d'une femme » (Lévitique 18, 22), au pluriel : les deux voies sont assimilées !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: פְּרָט לְשֶׁקִּינֵּא לָהּ דֶּרֶךְ אֵבָרִים. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: פְּרִיצוּתָא אֲסַר רַחֲמָנָא?Mais Rava a dit : cela exclut le cas où le mari a exprimé sa jalousie envers elle au sujet d'un contact par les membres, sans relation proprement dite. Abayé lui a dit : le Miséricordieux a-t-il interdit une femme à son mari pour une simple licence ? Il est évident qu'un tel avertissement ne compte pas !
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: פְּרָט לְשֶׁקִּינֵּא לָהּ בִּנְשִׁיקָה. הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר הַעֲרָאָה זוֹ הַכְנָסַת עֲטָרָה. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר זוֹ נְשִׁיקָה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Mais Abayé a dit : cela exclut le cas où le mari a exprimé sa jalousie envers elle au sujet d'un baiser, c'est-à-dire un contact externe du membre. Cela convient selon celui qui a dit que la haaraa est l'insertion de la couronne (le gland) ; mais selon celui qui a dit qu'elle est le baiser, que peut-on dire ?
- אֶלָּא, לְעוֹלָם לְשֶׁקִּינֵּא לָהּ דֶּרֶךְ אֵבָרִים, וְאִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: בִּקְפֵידָא דְבַעַל תְּלָה רַחֲמָנָא, וְהָא קָא קָפֵיד, קָא מַשְׁמַע לַן.Mais en réalité, il s'agit du cas où le mari a exprimé sa jalousie envers elle au sujet d'un contact par les membres, et c'était nécessaire de l'enseigner, car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : le Miséricordieux a fait dépendre la loi de l'exigence du mari, et voici qu'il exige cela. Il nous enseigne donc que cet avertissement ne compte pas.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: הַעֲרָאָה זוֹ נְשִׁיקָה. מָשָׁל לְאָדָם שֶׁמַּנִּיחַ אֶצְבָּעוֹ עַל פִּיו, אִי אֶפְשָׁר שֶׁלֹּא יִדְחוֹק הַבָּשָׂר.Chmouel a dit : la haaraa, c'est le baiser. C'est comparable à un homme qui pose son doigt sur sa bouche : il est impossible qu'il ne presse pas la chair ; de même, tout contact entraîne une légère pénétration.
- כִּי אֲתָא רַבָּה בַּר בַּר חָנָה, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: גְּמַר בִּיאָה בְּשִׁפְחָה חֲרוּפָה זוֹ הַכְנָסַת עֲטָרָה. מֵתִיב רַב שֵׁשֶׁת: ״שִׁכְבַת זֶרַע״, אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל בִּיאַת הַמֵּירוּק. מַאי לָאו — מֵירוּק גִּיד?! לָא, מֵירוּק עֲטָרָה.Quand Rabba bar bar 'Hana est venu d'Erets Israël, il a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : l'achèvement de la relation, requis pour la servante promise, c'est l'insertion de la couronne. Rav Chéchèt a objecté : il a été enseigné : « couche de semence » : on n'est passible que pour une relation complète (mérouk). N'est-ce pas l'insertion complète du membre ? Non, il s'agit de l'insertion complète de la couronne.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הַעֲרָאָה זוֹ הַכְנָסַת עֲטָרָה. אֲמַרוּ לֵיהּ: וְהָא רַבָּה בַּר בַּר חָנָה לָא אָמַר הָכִי! אֲמַר לְהוּ: אוֹ אִיהוּ שַׁקְרַאי אוֹ אֲנָא שַׁקְרַי.Quand Rav Dimi est venu d'Erets Israël, il a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : la haaraa, c'est l'insertion de la couronne. Ils lui ont dit : mais Rabba bar bar 'Hana n'a pas dit ainsi ! Selon lui, c'est déjà l'achèvement de la relation. Il leur a dit : ou bien il a menti, ou bien je mens : l'un de nous a mal rapporté les propos de Rabbi Yo'hanan.
- כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַעֲרָאָה זוֹ הַכְנָסַת עֲטָרָה. אַדְּרַבָּה בַּר בַּר חָנָה וַדַּאי פְּלִיג. אַדִּשְׁמוּאֵל מִי לֵימָא פְּלִיג?Quand Ravin est venu d'Erets Israël, il a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : la haaraa, c'est l'insertion de la couronne. La Guemara commente : avec Rabba bar bar 'Hana, il est certainement en désaccord. Avec Chmouel, pour qui la haaraa est le baiser, dira-t-on qu'il est en désaccord ?
- לֹא, מִנְּשִׁיקָה וְעַד הַכְנָסַת עֲטָרָה — הַעֲרָאָה קָרֵי לַהּ.Non : du baiser jusqu'à l'insertion de la couronne, il appelle tout cela haaraa ; il n'y a donc pas de désaccord.
- כִּי אֲתָא רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַעֲרָאָה זוֹ הַכְנָסַת עֲטָרָה, גְּמַר בִּיאָה — גְּמַר בִּיאָה מַמָּשׁ.Quand Rav Chmouel bar Yehouda est venu d'Erets Israël, il a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : la haaraa, c'est l'insertion de la couronne ; l'achèvement de la relation, c'est l'achèvement de la relation à proprement parler, au-delà de la couronne.
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