Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַלְמָא אֲחוֹת אִשְׁתּוֹ, בֵּין מִן הָאָב בֵּין מִן הָאֵם — אֲסוּרוֹת. מְנָלַן? יָלֵיף מֵאֲחוֹתוֹ. מָה אֲחוֹתוֹ — בֵּין מִן הָאָב בֵּין מִן הָאֵם, אַף כָּאן — בֵּין מִן הָאָב בֵּין מִן הָאֵם.Il ressort donc que la sœur de sa femme, que ce soit par le père ou par la mère, est interdite. D'où le savons-nous ? On le déduit de sa sœur : de même que sa sœur est interdite par le père ou par la mère, de même ici, par le père ou par la mère.
- וְלֵילַף מִדּוֹדָתוֹ: מָה דּוֹדָתוֹ מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם, אַף כָּאן מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם! מִסְתַּבְּרָא מֵאֲחוֹתוֹ הֲוָה לֵיהּ לְמֵילַף, שֶׁכֵּן קְרוֹבֵי עַצְמוֹ מִקְּרוֹבֵי עַצְמוֹ.Mais déduisons-le plutôt de sa tante (femme de l'oncle paternel) : de même que sa tante n'est interdite que par le père et non par la mère, de même ici, par le père et non par la mère ! Il est logique qu'il le déduise de sa sœur, car c'est déduire ses propres parentes de ses propres parentes.
- אַדְּרַבָּה מִדּוֹדָתוֹ הֲוָה לֵיהּ לְמֵילַף, שֶׁכֵּן דָּבָר עַל יְדֵי קִדּוּשִׁין מִדָּבָר שֶׁעַל יְדֵי קִדּוּשִׁין. אֶלָּא מֵאֵשֶׁת אָח יָלְפִינַן, דְּשֶׁכֵּן דָּבָר עַל יְדֵי קִדּוּשִׁין, וּקְרוֹבֵי עַצְמוֹ.Au contraire, il aurait dû le déduire de sa tante, car c'est déduire une chose qui vient par les fiançailles d'une chose qui vient par les fiançailles ! Nous le déduisons plutôt de la femme du frère, car c'est une chose qui vient par les fiançailles et c'est sa propre parente.
- וְאֵשֶׁת אָח גּוּפַהּ מְנָא לַן? דְּתַנְיָא: ״עֶרְוַת אֵשֶׁת אָחִיךָ לֹא תְגַלֵּה״, בֵּין מִן הָאָב בֵּין מִן הָאֵם.Et la femme du frère elle-même, d'où le savons-nous ? Car il a été enseigné dans une baraïta : « Tu ne découvriras pas la nudité de la femme de ton frère » (Lévitique 18, 16) : par le père ou par la mère.
- אַתָּה אוֹמֵר בֵּין מִן הָאָב בֵּין מִן הָאֵם, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם? וְדִין הוּא: חַיָּיב כָּאן, וְחַיָּיב בַּאֲחוֹתוֹ. מָה אֲחוֹתוֹ — בֵּין מִן הָאָב בֵּין מִן הָאֵם, אַף כָּאן — בֵּין מִן הָאָב בֵּין מִן הָאֵם.Tu dis : par le père ou par la mère ; ou bien n'est-ce que par le père et non par la mère ? C'est un raisonnement : Il est passible ici et il est passible pour sa sœur ; de même que sa sœur, par le père ou par la mère, de même ici, par le père ou par la mère.
- אוֹ כְּלָךְ לְדֶרֶךְ זוֹ: חַיָּיב כָּאן וְחַיָּיב בְּדוֹדָתוֹ, מָה דּוֹדָתוֹ — מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם, אַף כָּאן — מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם?!Ou bien va dans cette direction : Il est passible ici et il est passible pour sa tante ; de même que sa tante, par le père et non par la mère, de même ici, par le père et non par la mère ?!
- נִרְאֶה לְמִי דּוֹמֶה: דָּנִין קְרוֹבֵי עַצְמוֹ מִקְּרוֹבֵי עַצְמוֹ, וְאַל תּוֹכִיחַ דּוֹדָתוֹ שֶׁקְּרוֹבֵי הָאָב. אוֹ כְּלָךְ לְדֶרֶךְ זוֹ: דָּנִין דָּבָר שֶׁעַל יְדֵי קִדּוּשִׁין, מִדָּבָר שֶׁעַל יְדֵי קִדּוּשִׁין, וְאַל תּוֹכִיחַ אֲחוֹתוֹ, שֶׁאִיסּוּר הַבָּא מֵאֵלָיו.Voyons à qui cela ressemble : On déduit ses propres parentes de ses propres parentes, et que sa tante ne le réfute pas, car elle est parente du père. Ou bien va dans cette direction : On déduit une chose qui vient par les fiançailles d'une chose qui vient par les fiançailles, et que sa sœur ne le réfute pas, car c'est un interdit qui vient de lui-même.
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עֶרְוַת אָחִיךָ הִיא״, בֵּין מִן הָאָב בֵּין מִן הָאֵם.C'est pourquoi le verset dit : « C'est la nudité de ton frère » (Lévitique 18, 16) : par le père ou par la mère.
- וְאֵימָא אִידֵּי וְאִידֵּי בְּאֵשֶׁת אָח מִן הָאָב, חֲדָא דְּיֵשׁ לָהּ בָּנִים בְּחַיֵּי בַּעְלָהּ, וַחֲדָא דְּאֵין לָהּ בָּנִים בְּחַיֵּי בַּעְלָהּ! אֵין לָהּ בָּנִים בְּחַיֵּי בַּעְלָהּ מִדְּרַב הוּנָא נָפְקָא.Mais dis que l'un et l'autre traitent de la femme du frère par le père : l'un de celle qui a des enfants, du vivant de son mari, et l'autre de celle qui n'a pas d'enfants, du vivant de son mari ! Celle qui n'a pas d'enfants, du vivant de son mari, cela se déduit de Rav Houna (54b).
- וְאֵימָא אִידֵּי וְאִידֵּי בְּאֵשֶׁת אָח מִן הָאָב, חֲדָא דְּיֵשׁ לָהּ בָּנִים בְּחַיֵּי בַּעְלָהּ, וַחֲדָא דְּיֵשׁ לָהּ בָּנִים לְאַחַר מִיתַת בַּעְלָהּ!Mais dis que l'un et l'autre traitent de la femme du frère par le père : l'un de celle qui a des enfants, du vivant de son mari, et l'autre de celle qui a des enfants, après la mort de son mari !
- יֵשׁ לָהּ בָּנִים לְאַחַר מִיתַת בַּעְלָהּ לָא צְרִיכָא קְרָא, מִדְּאָמַר רַחֲמָנָא שֶׁאֵין לָהּ בָּנִים מוּתֶּרֶת, הָא יֵשׁ לָהּ בָּנִים אֲסוּרָה.Celle qui a des enfants, après la mort de son mari, n'a pas besoin d'un verset : puisque le Miséricordieux a dit que celle qui n'a pas d'enfants est permise, celle qui a des enfants est donc interdite.
- וְדִלְמָא: אֵין לָהּ בָּנִים אֲסוּרָה לְעָלְמָא וְשַׁרְיָא לְיָבָם, יֵשׁ לָהּ בָּנִים שַׁרְיָא לְעָלְמָא וְשַׁרְיָא לְיָבָם! אִי נָמֵי: אֵין לָהּ בָּנִים מִצְוָה, יֵשׁ לָהּ בָּנִים רְשׁוּת!Mais peut-être : celle qui n'a pas d'enfants est interdite à tout le monde et permise au yavam (beau-frère), et celle qui a des enfants est permise à tout le monde et permise au yavam ! Ou encore : celle qui n'a pas d'enfants, c'est une mitsva ; celle qui a des enfants, c'est facultatif !
- אִי נָמֵי: אֵין לָהּ בָּנִים — אִין, יֵשׁ לָהּ בָּנִים — לָא, וְלָאו הַבָּא מִכְּלַל עֲשֵׂה — עֲשֵׂה!Ou encore : celle qui n'a pas d'enfants, oui ; celle qui a des enfants, non, mais un interdit qui découle d'un commandement positif a le statut d'un commandement positif, sans karèt (retranchement) !
- כְּתַב קְרָא אַחֲרִינָא: ״עֶרְוַת אָחִיו גִּלָּה״.Le verset a écrit un autre passage : « Il a découvert la nudité de son frère » (Lévitique 20, 21).
- וְאֵימָא אֵשֶׁת אָח מִן הָאֵם — כְּאֵשֶׁת אָח מִן הָאָב: מָה אֵשֶׁת אָח מִן הָאָב — לְאַחַר מִיתַת בַּעְלָהּ שַׁרְיָא, אַף אֵשֶׁת אָח מִן הָאֵם — לְאַחַר מִיתַת בַּעְלָהּ שַׁרְיָא! אָמַר קְרָא ״הִיא״, בַּהֲוָיָיתָהּ תְּהֵא.Mais dis que la femme du frère par la mère est comme la femme du frère par le père : de même que la femme du frère par le père est permise après la mort de son mari, de même la femme du frère par la mère est permise après la mort de son mari ! Le verset dit « C'est » : qu'elle reste dans son état (interdite même après la mort).
- אֲחוֹתוֹ דִּכְתַב בָּהּ כָּרֵת לְמָה לִי?Sa sœur, à propos de laquelle est écrit le karèt, pourquoi m'est-il nécessaire ?
- לְכִדְרַבִּי יוֹחָנָן: דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן שֶׁאִם עֲשָׂאָן כּוּלָּם בְּהֶעְלֵם אַחַת — חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.Pour ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan, car Rabbi Yo'hanan a dit : S'il les a toutes commises en un seul oubli, il est passible pour chacune d'elles.
- וּלְרַבִּי יִצְחָק דְּאָמַר: כׇּל חַיָּיבֵי כָּרֵיתוֹת בַּכְּלָל הָיוּ, וְלָמָּה יָצְתָה כָּרֵת בַּאֲחוֹתוֹ — לְדוּנוֹ בְּכָרֵת וְלֹא בְּמַלְקוֹת. לְחַלֵּק, מְנָלַן?Et selon Rabbi Yits'hak, qui a dit : Tous ceux qui sont passibles de karèt étaient inclus dans le verset général ; et pourquoi le karèt est-il sorti pour sa sœur ? Pour le condamner au karèt et non à la flagellation. Pour les distinguer, d'où le savons-nous ?
- נָפְקָא לֵיהּ מִ״וְּאֶל אִשָּׁה בְּנִדַּת טוּמְאָתָהּ״, לְחַיֵּיב עַל כׇּל אִשָּׁה וְאִשָּׁה.Il le déduit de « Et d'une femme dans l'impureté de son indisposition » (Lévitique 18, 19) : pour le rendre passible pour chaque femme.
- דּוֹדָתוֹ דִּכְתַב בַּהּ רַחֲמָנָא ״עֲרִירִים יִהְיוּ״, לְמָה לִי? לְכִדְרַבָּה. דְּרַבָּה רָמֵי, כְּתִיב: ״עֲרִירִים יִהְיוּ״, וּכְתִיב: ״עֲרִירִים יָמֻתוּ״, הָא כֵּיצַד? יֵשׁ לוֹ בָּנִים — קוֹבְרָן, אֵין לוֹ בָּנִים — הוֹלֵךְ עֲרִירִי.Sa tante, à propos de laquelle le Miséricordieux a écrit « ils seront sans enfants », pourquoi m'est-il nécessaire ? Pour ce qu'a dit Rabba, car Rabba a relevé une contradiction : il est écrit « ils seront sans enfants » (Lévitique 20, 21), et il est écrit « ils mourront sans enfants » (Lévitique 20, 20). Comment est-ce possible ? S'il a des enfants, il les enterre ; s'il n'a pas d'enfants, il s'en va sans enfants.
- וְאִיצְטְרִיךְ לְמִכְתַּב ״עֲרִירִים יִהְיוּ״, וְאִיצְטְרִיךְ לְמִכְתַּב ״עֲרִירִים יָמֻתוּ״, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״עֲרִירִים יִהְיוּ״, הֲוָה אָמֵינָא: עַד חִטְאֵיהּ, אֲבָל מֵחִטְאֵיהּ וְאֵילָךְ — לָא. כְּתַב רַחֲמָנָא ״עֲרִירִים יָמֻתוּ״, וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״עֲרִירִים יָמֻתוּ״, הֲוָה אָמֵינָא: מֵחִטְאֵיהּ וְאֵילָךְ, אֲבָל מֵעִיקָּרָא — לָא, צְרִיכָא.Et il fallait écrire « ils seront sans enfants », et il fallait écrire « ils mourront sans enfants ». Car si le Miséricordieux avait écrit « ils seront sans enfants », j'aurais dit : ceux qu'il a jusqu'à sa faute, mais à partir de sa faute et au-delà, non. Le Miséricordieux a donc écrit « ils mourront sans enfants ». Et s'il avait écrit « ils mourront sans enfants », j'aurais dit : à partir de sa faute et au-delà, mais ceux d'avant, non. Les deux sont donc nécessaires.
- הַעֲרָאָה דְּחַיָּיבֵי לָאוִין, מְנָלַן?Le début de la relation (haaraa) pour ceux qui sont passibles d'un interdit simple, d'où le savons-nous ?
- מִדְּגַלִּי רַחֲמָנָא ״שִׁכְבַת זֶרַע״ גַּבֵּי שִׁפְחָה חֲרוּפָה. מִכְּלָל דְּחַיָּיבֵי לָאוִין — בְּהַעֲרָאָה.Puisque le Miséricordieux a révélé « un épanchement de semence » pour la servante promise (Lévitique 19, 20), il s'ensuit que ceux qui sont passibles d'un interdit simple le sont dès le début de la relation.
- אַדְּרַבָּה: מִדְּגַלִּי רַחֲמָנָא הַעֲרָאָה בְּחַיָּיבֵי כָּרֵיתוֹת, מִכְּלָל דְּחַיָּיבֵי לָאוִין בִּגְמַר בִּיאָה! אָמַר רַב אָשֵׁי: אִם כֵּן — לִשְׁתּוֹק קְרָא מִשִּׁפְחָה חֲרוּפָה.Au contraire : puisque le Miséricordieux a révélé le début de la relation pour ceux qui sont passibles de karèt, il s'ensuit que ceux qui sont passibles d'un interdit simple ne le sont qu'à l'achèvement de la relation ! Rav Achi a dit : S'il en était ainsi, que le verset se taise sur la servante promise !
- הַעֲרָאָה דְּחַיָּיבֵי לָאוִין דִּכְהוּנָּה מְנָלַן? אָתְיָא ״קִיחָה״ ״קִיחָה״.Le début de la relation pour ceux qui sont passibles des interdits de la prêtrise, d'où le savons-nous ? Cela vient de « prendre » et « prendre » (analogie textuelle : Lévitique 20, 17 et 21, 7).
- דְּחַיָּיבֵי עֲשֵׂה מְנָלַן?Pour ceux qui sont passibles d'un commandement positif, d'où le savons-nous ?
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