Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּיוֹמֵי תַּלְיָא מִילְּתָא. אֵשֶׁת אָח — בְּבָנִים תְּלָא רַחֲמָנָא.la chose dépend des jours, et non du sang (même si le sang a cessé, elle reste interdite sept jours). Pour la femme du frère, le Miséricordieux a fait dépendre son statut des enfants.
- אֶלָּא פָּרֵיךְ הָכִי: מָה לְנִדָּה וְאֵשֶׁת אָח שֶׁכֵּן אֵין אוֹסְרָן מַתִּירָן. תֹּאמַר בְּאֵשֶׁת אִישׁ שֶׁאוֹסְרָהּ מַתִּירָהּ!On réfute plutôt ainsi : Que dire de la nidda (femme menstruée) et de la femme du frère, chez qui ce qui les interdit n'est pas ce qui les permet ; diras-tu la même chose d'une femme mariée, chez qui celui qui l'interdit est celui qui la permet (par le divorce) !
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי יוֹנָה, וְאִיתֵּימָא רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ, אָמַר קְרָא: ״כִּי כׇּל אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה מִכֹּל הַתּוֹעֵבֹת הָאֵלֶּה וְנִכְרְתוּ הַנְּפָשׁוֹת הָעֹשֹׂת״ — הוּקְּשׁוּ כׇּל הָעֲרָיוֹת כּוּלָּן לְנִדָּה: מָה נִדָּה בְּהַעֲרָאָה, אַף כֹּל בְּהַעֲרָאָה.Plutôt, Rabbi Yona a dit, et certains disent que c'est Rav Houna, fils de Rav Yehochoua : Le verset dit : « Car quiconque commettra l'une de toutes ces abominations, les âmes qui les commettent seront retranchées » (Lévitique 18, 29). Toutes les arayot (unions interdites) sont rapprochées par ce hékech de la nidda : de même que pour la nidda, on est passible dès le début de la relation (haaraa), de même pour toutes, on est passible dès le début de la relation.
- וְאֶלָּא ״נִדָּה״ דִּכְתִיבָא גַּבֵּי אֵשֶׁת אָח לְמָה לִי? לְכִדְרַב הוּנָא. דְּאָמַר רַב הוּנָא: רֶמֶז לִיבָמָה מִן הַתּוֹרָה מִנַּיִן, מִנַּיִן?! הָא כְּתִיב: ״יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ״! אֶלָּא: רֶמֶז לִיבָמָה שֶׁאֲסוּרָה בְּחַיֵּי בַּעְלָהּ מִנַּיִן?Mais alors le mot nidda, écrit à propos de la femme du frère, pourquoi m'est-il nécessaire ? Pour ce qu'a dit Rav Houna, car Rav Houna a dit : D'où vient l'allusion à la yevama (veuve soumise au lévirat) dans la Torah ? On s'étonne : « D'où » ?! Il est écrit : « Son yavam viendra à elle » (Deutéronome 25, 5) ! Plutôt : D'où vient l'allusion que la yevama est interdite à son beau-frère du vivant de son mari (s'il divorce) ?
- הַאי סְבָרָא הִיא: מִדְּאָמַר רַחֲמָנָא לְאַחַר מִיתַת בַּעְלָהּ שָׁרְיָא, מִכְּלָל דִּבְחַיֵּי בַּעְלָהּ אֲסוּרָה!On objecte : C'est un raisonnement : puisque le Miséricordieux a dit qu'elle est permise après la mort de son mari, il s'ensuit que du vivant de son mari elle est interdite !
- וְדִלְמָא: לְאַחַר מִיתַת בַּעְלָהּ מִצְוָה, בְּחַיֵּי בַּעְלָהּ רְשׁוּת? אִי נָמֵי: לְאַחַר מִיתַת בַּעְלָהּ אִין, בְּחַיֵּי בַּעְלָהּ לָא, וְלָאו הַבָּא מִכְּלַל עֲשֵׂה — עֲשֵׂה,On répond : Mais peut-être qu'après la mort de son mari, c'est une mitsva, et du vivant de son mari, c'est facultatif ? Ou encore : après la mort de son mari, oui, du vivant de son mari, non, mais un interdit qui découle d'un commandement positif a le statut d'un commandement positif, sans peine de karèt (retranchement).
- אָמַר קְרָא: ״וְאִישׁ אֲשֶׁר יִקַּח אֶת אֵשֶׁת אָחִיו נִדָּה הִיא״, וְכִי אֵשֶׁת אָחִיו נִדָּה הִיא? אֶלָּא כְּנִדָּה: מָה נִדָּה, אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ לָהּ הֶיתֵּר לְאַחַר מִכָּאן — בִּשְׁעַת אִיסּוּרָהּ בְּכָרֵת, אַף אֵשֶׁת אָח [נָמֵי], אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ לָהּ הֶיתֵּר לְאַחַר מִכָּאן — בְּחַיֵּי בַּעְלָהּ בְּכָרֵת.C'est pourquoi le verset dit : « Et l'homme qui prendra la femme de son frère, c'est une nidda » (Lévitique 20, 21). La femme de son frère est-elle donc nidda ? C'est plutôt qu'elle est comme une nidda : de même que la nidda, bien qu'elle devienne permise ensuite, est, au moment de son interdit, passible de karèt, de même la femme du frère, bien qu'elle devienne permise ensuite, est, du vivant de son mari, passible de karèt.
- אֶלָּא: הַעֲרָאָה דִּכְתִיבָא גַּבֵּי אָחוֹת אָב וַאֲחוֹת אֵם, לְמָה לִּי?Mais alors le mot heéra (« il a mis à nu », source du début de la relation) écrit à propos de la sœur du père et de la sœur de la mère, pourquoi m'est-il nécessaire ?
- לִכְדִבְעָא מִינֵּיהּ רָבִינָא מֵרָבָא: הַמְעָרֶה בִּזְכוּר מַהוּ? בִּזְכוּר — ״מִשְׁכְּבֵי אִשָּׁה״ כְּתִיבָא!Pour ce que Ravina a demandé à Rava : Celui qui entame une relation avec un homme, qu'en est-il ? On s'étonne : Pour un homme, il est écrit : « comme on couche avec une femme » (Lévitique 18, 22) !
- אֶלָּא: הַמְעָרֶה בִּבְהֵמָה, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְהַעֲרָאָה, דִּכְתִיבָא גַּבֵּי אֲחוֹת אָב וַאֲחוֹת אֵם, דְּאָתְיָא בְּהֶקֵּישָׁא מִדְּרַבִּי יוֹנָה, תְּנֵהוּ עִנְיָן לְהַעֲרָאָה דִבְהֵמָה.Plutôt il a demandé : Celui qui entame une relation avec une bête, qu'en est-il ? Il lui dit : Si le mot ne sert pas au sujet du début de la relation écrit à propos de la sœur du père et de la sœur de la mère, car cela vient du hékech de Rabbi Yona, applique-le au sujet du début de la relation avec une bête.
- מִכְּדֵי בְּהֵמָה חַיָּיבֵי מִיתוֹת בֵּית דִּין הִיא, מַאי טַעְמָא כְּתִיב לְהַעֲרָאָה דִּידַהּ גַּבֵּי חַיָּיבֵי כָּרֵיתוֹת? לִכְתּוֹב גַּבֵּי מִיתַת בֵּית דִּין, וְנֵילַף מִיתַת בֵּית דִּין מִמִּיתַת בֵּית דִּין!Mais puisque la bête est un interdit passible de la peine de mort du tribunal, pourquoi le début de la relation avec elle est-il écrit à propos d'un interdit passible de karèt ? Qu'il soit écrit à propos d'une peine de mort du tribunal, et déduisons la peine de mort du tribunal de la peine de mort du tribunal !
- אַיְּידֵי דְּכוּלֵּיהּ קְרָא לִדְרָשָׁא אָתֵי, כְּתִיב בֵּיהּ נָמֵי הָא מִילְּתָא לִדְרָשָׁא.Puisque tout le verset vient pour une drasha (interprétation), cette chose aussi y a été écrite pour une drasha.
- מַאי דְּרָשָׁא? דְּתַנְיָא: ״עֶרְוַת אֲחוֹת אָבִיךָ לֹא תְגַלֵּה״, בֵּין מִן הָאָב, בֵּין מִן הָאֵם. אַתָּה אוֹמֵר בֵּין מִן הָאָב בֵּין מִן הָאֵם, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם —Quelle est cette drasha ? Car il a été enseigné dans une baraïta : « Tu ne découvriras pas la nudité de la sœur de ton père » (Lévitique 18, 12) : qu'elle soit sa sœur par le père ou par la mère. Tu dis : par le père ou par la mère ; ou bien ne s'agit-il que de la sœur par le père et non par la mère ?
- וְדִין הוּא: חַיָּיב כָּאן וְחַיָּיב בַּאֲחוֹתוֹ, מָה אֲחוֹתוֹ — בֵּין מִן הָאָב בֵּין מִן הָאֵם, אַף כָּאן — בֵּין מִן הָאָב בֵּין מִן הָאֵם.C'est un raisonnement : Il est passible ici et il est passible pour sa sœur ; de même que sa sœur est interdite, que ce soit par le père ou par la mère, de même ici, que ce soit par le père ou par la mère.
- אוֹ כְּלָךְ לְדֶרֶךְ זוֹ: חַיָּיב כָּאן וְחַיָּיב בְּדוֹדָתוֹ, מָה דּוֹדָתוֹ — מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם, אַף כָּאן — מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם,Ou bien va dans cette direction : Il est passible ici et il est passible pour sa tante (la femme de son oncle paternel) ; de même que sa tante n'est interdite que si l'oncle est frère du père par le père et non par la mère, de même ici, par le père et non par la mère.
- נִרְאֶה לְמִי דּוֹמֶה? דָּנִין אִיסּוּר הַבָּא מֵאֵלָיו מֵאִיסּוּר הַבָּא מֵאֵלָיו, וְאַל תּוֹכִיחַ דּוֹדָתוֹ, שֶׁאֵין אִיסּוּר הַבָּא מֵאֵלָיו.Voyons à qui cela ressemble : On déduit un interdit qui vient de lui-même d'un interdit qui vient de lui-même, et que sa tante ne le réfute pas, car ce n'est pas un interdit qui vient de lui-même.
- אוֹ כְּלָךְ לְדֶרֶךְ זֶה: דָּנִין קְרוֹבֵי הָאָב מִקְּרוֹבֵי הָאָב, וְאַל תּוֹכִיחַ אֲחוֹתוֹ שֶׁקְּרוֹבֵי עַצְמוֹ —Ou bien va dans cette direction : On déduit les parentes du père des parentes du père, et que sa sœur ne le réfute pas, car elle est sa propre parente.
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עֶרְוַת אֲחוֹת אָבִיךָ לֹא תְגַלֵּה״ — בֵּין מִן הָאָב בֵּין מִן הָאֵם. ״עֶרְוַת אֲחוֹת אִמְּךָ לֹא תְגַלֵּה״ — בֵּין מִן הָאָב בֵּין מִן הָאֵם.C'est pourquoi le verset dit : « Tu ne découvriras pas la nudité de la sœur de ton père » : par le père ou par la mère. « Tu ne découvriras pas la nudité de la sœur de ta mère » : par le père ou par la mère.
- לְמָה לִי לְמִכְתַּב בַּאֲחוֹת אָב, לְמָה לִי לְמִכְתַּב בַּאֲחוֹת אֵם? אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: צְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא בַּאֲחוֹת אָב, שֶׁכֵּן יֵשׁ לָהּ חַיִיס, אֲבָל אֲחוֹת אֵם — אֵימָא לָא.Pourquoi fallait-il l'écrire pour la sœur du père, et pourquoi fallait-il l'écrire pour la sœur de la mère ? Rabbi Abahou a dit : Les deux sont nécessaires. Car si le Miséricordieux l'avait écrit pour la sœur du père, c'est parce qu'elle a un lien de lignée avec lui ; mais la sœur de la mère, j'aurais dit que non.
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא בַּאֲחוֹת אֵם — שֶׁכֵּן וַדָּאִית, אֲבָל אֲחוֹת אָב — אֵימָא לָא, צְרִיכָא.Et s'il l'avait écrit pour la sœur de la mère, c'est parce que la parenté est certaine ; mais la sœur du père, j'aurais dit que non. Les deux sont donc nécessaires.
- וְדוֹדָתוֹ, דִּפְשִׁיטָא לֵיהּ לְתַנָּא דְּמִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם, מְנָא לֵיהּ?Et sa tante, dont il est évident pour le Tanna qu'elle n'est interdite que par le père et non par la mère, d'où le sait-il ?
- אָמַר רָבָא: אָתְיָא ״דּוֹדוֹ״ ״דּוֹדוֹ״. כְּתִיב הָכָא: ״עֶרְוַת דֹּדוֹ גִּלָּה״, וּכְתִיב הָתָם: ״אוֹ דֹדוֹ אוֹ בֶן דֹּדוֹ יִגְאָלֶנּוּ״, מָה לְהַלָּן — מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם, אַף כָּאן — מִן הָאָב וְלֹא מִן הָאֵם.Rava a dit : Cela vient de « son oncle » et « son oncle ». Il est écrit ici : « Il a découvert la nudité de son oncle » (Lévitique 20, 20), et il est écrit là-bas : « Ou son oncle ou le fils de son oncle le rachètera » (Lévitique 25, 49) ; de même que là-bas, c'est par le père et non par la mère, de même ici, par le père et non par la mère.
- וְהָתָם מְנָלַן? אָמַר קְרָא: ״מִמִּשְׁפַּחְתּוֹ יִגְאָלֶנּוּ״, מִשְׁפַּחַת אָב קְרוּיָה מִשְׁפָּחָה, מִשְׁפַּחַת אֵם אֵינָהּ קְרוּיָה מִשְׁפָּחָה.Et là-bas, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « Un membre de sa famille le rachètera » (Lévitique 25, 49) : la famille du père est appelée famille, la famille de la mère n'est pas appelée famille.
- וְהָדִתְנַן: אָמְרוּ לוֹ מֵתָה אִשְׁתְּךָ וְנָשָׂא אֲחוֹתָהּ מֵאָבִיהָ, מֵתָה וְנָשָׂא אֲחוֹתָהּ מֵאִמָּהּ, מֵתָה וְנָשָׂא אֲחוֹתָהּ מֵאָבִיהָ, מֵתָה וְנָשָׂא אֲחוֹתָהּ מֵאִמָּהּ —Et ce que nous avons appris dans la Michna : Si on lui a dit : Ta femme est morte, et qu'il a épousé sa sœur par son père ; qu'elle est morte, et qu'il a épousé sa sœur par sa mère ; qu'elle est morte, et qu'il a épousé sa sœur par son père ; qu'elle est morte, et qu'il a épousé sa sœur par sa mère — et qu'elles se révèlent toutes vivantes —
- מוּתָּר בָּרִאשׁוֹנָה וּבַשְּׁלִישִׁית וּבַחֲמִישִׁית, וּפוֹטְרוֹת צָרוֹתֵיהֶן. וְאָסוּר בַּשְּׁנִיָּה וּבָרְבִיעִית, וְאֵין בִּיאַת אַחַת מֵהֶן פּוֹטֶרֶת צָרָתָהּ.il est permis à la première, à la troisième et à la cinquième, et elles exemptent leurs coépouses du lévirat. Il est interdit à la deuxième et à la quatrième, et la relation de l'une d'elles n'exempte pas sa coépouse.
- וְאִם בָּא עַל הַשְּׁנִיָּה לְאַחַר מִיתַת הָרִאשׁוֹנָה, מוּתָּר בַּשְּׁנִיָּה וּבָרְבִיעִית, וּפוֹטְרוֹת צָרוֹתֵיהֶן, וְאָסוּר בַּשְּׁלִישִׁית וּבַחֲמִישִׁית.Et s'il a eu une relation avec la deuxième après la mort de la première, il est permis à la deuxième et à la quatrième, et elles exemptent leurs coépouses ; et il est interdit à la troisième et à la cinquième.
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