Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יָשֵׁן לֹא קָנָה בִּיבִמְתּוֹ. אֶלָּא בְּנִתְקָע — וְהָא אָמַר רַבָּה: נָפַל מִן הַגָּג וְנִתְקַע — חַיָּיב בְּאַרְבָּעָה דְּבָרִים, וּבִיבִמְתּוֹ לֹא קָנָה.Un homme endormi n'a pas acquis sa yevama (veuve de son frère mort sans enfant), car il n'a aucune intention. Il s'agit plutôt de celui qui a été enfoncé en elle accidentellement. Mais Rabba n'a-t-il pas dit : S'il est tombé du toit et a été enfoncé dans une femme, il est redevable de quatre des cinq indemnités ; et si c'est sa yevama, il ne l'a pas acquise.
- אֶלָּא כְּגוֹן שֶׁנִּתְכַּוֵּון לְאִשְׁתּוֹ, וּתְקָפַתּוּ יְבִמְתּוֹ, וּבָא עָלֶיהָ. שְׁנֵיהֶם אֲנוּסִים דְּבֵי רַבִּי חִיָּיא הֵיכִי דָּמֵי? כְּגוֹן שֶׁנִּתְכַּוֵּון לְאִשְׁתּוֹ, וּתְקָפוּהוּ גּוֹיִם וְדִבְּקוּם זֶה בָּזֶה, וּבָא עָלֶיהָ.Il s'agit plutôt du cas où il avait l'intention d'une relation avec sa femme, et était en érection, et sa yevama s'est saisie de lui, et il a eu une relation avec elle. Le cas de « tous deux sous la contrainte » de l'école de Rabbi 'Hiya, comment se présente-t-il ? Il s'agit du cas où il avait l'intention d'une relation avec sa femme, et des non-Juifs se sont saisis de lui et les ont collés l'un à l'autre, et il a eu une relation avec elle.
- מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ״, מִצְוָה. דָּבָר אַחֵר: ״יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ״ — בֵּין בְּשׁוֹגֵג בֵּין בְּמֵזִיד, בֵּין בְּאוֹנֶס בֵּין בְּרָצוֹן.D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « Son yavam (beau-frère) viendra à elle » (Deutéronome 25, 5) : c'est une mitsva, préférable à la 'halitsa (déchaussement qui libère la veuve du lévirat). Autre explication : « Son yavam viendra à elle » : que ce soit par erreur ou délibérément, sous la contrainte ou de plein gré.
- וְהָא אַפֵּיקְתֵּיהּ לְמִצְוָה? לְמִצְוָה מִ״וְּאִם לֹא יַחְפּוֹץ הָאִישׁ״ נָפְקָא, הָא חָפֵץ — יִבֵּם, וְכִי אֲתָא קְרָא: בֵּין בְּשׁוֹגֵג בֵּין בְּמֵזִיד, בֵּין בְּאוֹנֶס בֵּין בְּרָצוֹן.Mais n'as-tu pas déjà employé ce verset pour la mitsva ? La mitsva se déduit de « Et si l'homme ne désire pas » (Deutéronome 25, 7) : s'il désire, il accomplit le lévirat. Et quand le verset est venu, c'est pour enseigner : que ce soit par erreur ou délibérément, sous la contrainte ou de plein gré.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ״, כְּדַרְכָּהּ. ״וּלְקָחָהּ״ — שֶׁלֹּא ״כְּדַרְכָּהּ״. ״וְיִבֵּם״ — בִּיאָה גּוֹמֶרֶת בָּהּ, וְאֵין כֶּסֶף וּשְׁטָר גּוֹמְרִין בָּהּ. ״וְיִבְּמָהּ״ — בְּעַל כׇּרְחָהּ. דָּבָר אַחֵר: ״יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ״, בֵּין בְּשׁוֹגֵג כּוּ׳.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Son yavam viendra à elle » : de manière naturelle. « Et il la prendra » : même de manière non naturelle. « Et il accomplira le lévirat » : la relation achève l'acquisition d'elle, mais ni l'argent ni l'acte écrit ne l'achèvent. « Et il accomplira le lévirat avec elle » : contre son gré. Autre explication : « Son yavam viendra à elle » : que ce soit par erreur, etc.
- וְהָא אַפֵּיקְתֵּיהּ לִכְדַרְכָּהּ! הָהוּא — מִ״לְּהָקִים לְאָחִיו שֵׁם״ נָפְקָא, בְּמָקוֹם שֶׁמֵּקִים שֵׁם. וְכִי אֲתָא קְרָא, בֵּין בְּשׁוֹגֵג בֵּין בְּמֵזִיד, בֵּין בְּאוֹנֶס בֵּין בְּרָצוֹן.Mais n'as-tu pas déjà employé ce verset pour la manière naturelle ? Cela se déduit de « pour établir un nom à son frère » (Deutéronome 25, 7) : à l'endroit où il établit un nom, c'est-à-dire où un enfant peut être engendré. Et quand le verset est venu, c'est pour enseigner : que ce soit par erreur ou délibérément, sous la contrainte ou de plein gré.
- גּוּפָא, אָמַר רַב יְהוּדָה: יָשֵׁן — לֹא קָנָה בִּיבִמְתּוֹ, דְּאָמַר קְרָא: ״יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ״, עַד דִּמְכַוֵּין לַהּ לְשֵׁם בִּיאָה. וְהָתַנְיָא: בֵּין עֵר [בֵּין יָשֵׁן! אֵימָא: בֵּין עֵרָה בֵּין יְשֵׁנָה.Revenons au sujet lui-même. Rav Yehouda a dit : Un homme endormi n'a pas acquis sa yevama, car le verset dit : « Son yavam viendra à elle » : il ne l'acquiert pas tant qu'il n'a pas l'intention d'une relation. Mais il a été enseigné dans une baraïta : Qu'il soit éveillé [ou endormi ! Dis plutôt : Qu'elle soit éveillée ou endormie.
- וְהָתַנְיָא: בֵּין עֵר] הוּא בֵּין יָשֵׁן הוּא, בֵּין עֵרָה הִיא בֵּין יְשֵׁנָה הִיא! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — בְּמִתְנַמְנֵם. הֵיכִי דָּמֵי מִתְנַמְנֵם? אָמַר רַב אָשֵׁי: נִים וְלָא נִים תִּיר וְלָא תִּיר, כְּגוֹן דְּקָרוּ לֵיהּ וְעָנֵי, וְלָא יָדַע לְאַהְדּוֹרֵי סְבָרָא, וְכִי מַדְכְּרוּ לֵיהּ מִדְּכַר.Mais il a été enseigné dans une autre baraïta : Qu'il soit éveillé] ou qu'il soit endormi, qu'elle soit éveillée ou qu'elle soit endormie ! De quoi s'agit-il ici ? D'un homme somnolent. Comment se présente l'état de somnolence ? Rav Achi a dit : Endormi sans l'être, éveillé sans l'être : par exemple, on l'appelle et il répond, mais il ne sait pas tenir un raisonnement ; et quand on lui rappelle ce qui s'est passé, il s'en souvient.
- גּוּפָא, אָמַר רַבָּה: נָפַל מִן הַגָּג וְנִתְקַע — חַיָּיב בְּאַרְבָּעָה דְּבָרִים, וּבִיבִמְתּוֹ לֹא קָנָה. בְּנֵזֶק, בְּצַעַר, בְּשֶׁבֶת, בְּרִפּוּי. אֲבָל בּוֹשֶׁת לָא מִיחַיַּיב, דְּאָמַר מָר: אֵין חַיָּיב עַל הַבּוֹשֶׁת עַד שֶׁיִּתְכַּוֵּון.Revenons au sujet lui-même. Rabba a dit : S'il est tombé du toit et a été enfoncé dans une femme, il est redevable de quatre indemnités, et si c'est sa yevama, il ne l'a pas acquise. Il paie pour le dommage, pour la douleur, pour l'arrêt de travail, pour les soins. Mais il n'est pas redevable pour la honte, car le Maître a dit : On n'est redevable pour la honte que si l'on en a eu l'intention.
- אָמַר רָבָא: נִתְכַּוֵּון לְהָטִיחַ בַּכּוֹתֶל וְהֵטִיחַ בִּיבִמְתּוֹ — לֹא קָנָה. לְהָטִיחַ בִּבְהֵמָה וְהֵטִיחַ בִּיבָמָה — קָנָה, דְּהָא קָמְכַוֵּין לְשֵׁם בִּיאָה בְּעוֹלָם.Rava a dit : S'il a eu l'intention de presser son membre contre un mur et l'a pressé contre sa yevama, il ne l'a pas acquise, n'ayant pas visé une relation. S'il avait l'intention de le presser contre une bête et l'a pressé contre sa yevama, il l'a acquise, car il a bien l'intention d'une relation en général.
- אֶחָד הַמְעָרֶה. אָמַר עוּלָּא: מִנַּיִן לְהַעֲרָאָה מִן הַתּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאִישׁ אֲשֶׁר יִשְׁכַּב אֶת אִשָּׁה דָּוָה וְגִלָּה אֶת עֶרְוָתָהּ אֶת מְקֹרָהּ הֶעֱרָה״, מִכָּאן לְהַעֲרָאָה מִן הַתּוֹרָה.« De celui qui entame » la relation. Oulla a dit : D'où savons-nous que le début de la relation (haaraa) compte selon la Torah ? Car il est dit : « Et l'homme qui couchera avec une femme indisposée et découvrira sa nudité, il a mis à nu (heéra) sa source » (Lévitique 20, 18). De là nous apprenons que le début de la relation compte selon la Torah.
- אַשְׁכְּחַן נִדָּה, שְׁאָר עֲרָיוֹת מִנַּיִן? וְכִי תֵּימָא: נֵילַף מִנִּדָּה — מָה לְנִדָּה שֶׁכֵּן מְטַמְּאָה אֶת בּוֹעֲלָהּ!Nous avons trouvé cela pour la nidda (femme menstruée) ; pour le reste des femmes interdites (arayot), d'où le savons-nous ? Et si tu dis : Déduisons-le de la nidda — on rétorque : que dire de la nidda, qui rend impur celui qui a une relation avec elle !
- אֶלָּא אָתְיָא מֵאֵשֶׁת אָח, דִּכְתִיב: ״וְאִישׁ אֲשֶׁר יִקַּח אֶת אֵשֶׁת אָחִיו נִדָּה הִיא״ — וְכִי אֵשֶׁת אָחִיו [לְעוֹלָם] נִדָּה הִיא? אֶלָּא כְּנִדָּה: מָה נִדָּה בְּהַעֲרָאָה — אַף אֵשֶׁת אָח בְּהַעֲרָאָה.Cela vient plutôt de la femme du frère, comme il est écrit : « Et l'homme qui prendra la femme de son frère, c'est une nidda » (Lévitique 20, 21). La femme de son frère est-elle donc [toujours] nidda ? C'est plutôt qu'elle est comme une nidda : de même que pour la nidda, on est passible dès le début de la relation, de même pour la femme du frère, on est passible dès le début de la relation.
- מָה לְאֵשֶׁת אָח — שֶׁכֵּן בְּיָדוֹ לְרַבּוֹת, דְּאִי בָּעֵי מְקַדֵּשׁ וְאָזֵיל כִּי אַלְפָּא.On rétorque : que dire de la femme du frère, puisqu'il est en son pouvoir d'en augmenter le nombre : s'il le veut, il peut aller épouser jusqu'à mille femmes, toutes interdites à son frère.
- אֶלָּא אָתְיָא מֵאֲחוֹת אָב וַאֲחוֹת אֵם, דִּכְתִיב: ״וְעֶרְוַת אֲחוֹת אִמְּךָ וַאֲחוֹת אָבִיךָ לֹא תְגַלֵּה כִּי אֶת שְׁאֵרוֹ הֶעֱרָה״. אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לַאֲחוֹת אָב וַאֲחוֹת אֵם — שֶׁכֵּן אִיסּוּר הַבָּא מֵאֵלָיו.Cela vient plutôt de la sœur du père et de la sœur de la mère, comme il est écrit : « Et tu ne découvriras pas la nudité de la sœur de ta mère ni de la sœur de ton père, car il a mis à nu (heéra) sa proche parente » (Lévitique 20, 19). On peut réfuter : que dire de la sœur du père et de la sœur de la mère, dont l'interdit vient de lui-même (par la naissance, sans mariage) ?
- מֵחֲדָא לָא אָתְיָא, תֵּיתֵי [חֲדָא] מִתַּרְתֵּי. מֵהֵי תֵּיתֵי? תֵּיתֵי מֵאֵשֶׁת אָח וַאֲחוֹת אָב וַאֲחוֹת אֵם — מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן אֲסוּרִין מִשּׁוּם שְׁאֵר.Si cela ne vient pas d'un seul cas, que cela vienne de deux. De quels cas cela viendra-t-il ? Si cela vient de la femme du frère et de la sœur du père et de la sœur de la mère — que dire de celles-ci, qui sont interdites en raison de la parenté !
- אֶלָּא תֵּיתֵי מִנִּדָּה וַאֲחוֹת אָב וַאֲחוֹת אֵם. מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן אִיסּוּר הַבָּא מֵאֵלָיו. אֶלָּא תֵּיתֵי מִנִּדָּה וְאֵשֶׁת אָח, דְּמַאי פָּרְכַתְּ.Que cela vienne plutôt de la nidda et de la sœur du père et de la sœur de la mère. Que dire de celles-ci, dont l'interdit vient de lui-même ! Que cela vienne plutôt de la nidda et de la femme du frère, car comment réfuteras-tu ?
- מַתְקֵיף לַהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: מָה לְנִדָּה וְאֵשֶׁת אָח, שֶׁכֵּן אֵין לָהֶם הֶיתֵּר בְּחַיֵּי אוֹסְרָן, תֹּאמַר בְּאֵשֶׁת אִישׁ, שֶׁכֵּן יֵשׁ לָהּ הֶיתֵּר בְּחַיֵּי אוֹסְרָהּ!Rav A'ha, fils de Rav Ika, objecta : Que dire de la nidda et de la femme du frère, qui ne peuvent devenir permises tant que vit (ou subsiste) ce qui les interdit ; diras-tu la même chose d'une femme mariée, qui peut devenir permise du vivant de celui qui l'interdit (par le divorce) ?
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּפְתִּי לְרָבִינָא: אַטּוּ נִדָּה וְאֵשֶׁת אָח בְּחַיֵּי אוֹסְרָן הוּא דְּאֵין לָהֶם הֶיתֵּר, אֲבָל לְאַחַר מִכָּאן יֵשׁ לָהֶם הֶיתֵּר? נִדָּה —Rav A'ha de Difti dit à Ravina : Est-ce à dire que la nidda et la femme du frère n'ont pas de permission seulement tant que vit ce qui les interdit, mais qu'ensuite elles en ont une ? Pour la nidda,
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