Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חָלַץ וְעָשָׂה מַאֲמָר וְנָתַן וְכוּ׳. בִּשְׁלָמָא חָלַץ וְעָשָׂה מַאֲמָר, אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: נִגְזוֹר מַאֲמָר דְּבָתַר חֲלִיצָה אַטּוּ מַאֲמָר דְּקַמֵּי חֲלִיצָה, קָא מַשְׁמַע לַן דְּלָא גָּזְרִינַן. אֶלָּא חָלַץ וְנָתַן גֵּט לְמָה לִי?S'il a accompli la 'halitsa (déchaussement qui libère la veuve du lévirat) et ensuite a fait un maamar (« parole » : fiançailles propres au lévirat, instituées par les Sages), et s'il a donné un get (acte de divorce), etc., rien n'a d'effet après la 'halitsa. La Guemara demande : Certes, le cas où il a accompli la 'halitsa et a fait un maamar était nécessaire, car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : Décrétons au sujet du maamar fait après la 'halitsa qu'il a effet, à cause du maamar fait avant la 'halitsa ; la Michna nous enseigne donc que nous ne décrétons pas ainsi. Mais le cas où il a accompli la 'halitsa et donné un get, pourquoi m'est-il nécessaire ? Quelle nouveauté enseigne-t-il ?
- וּלְטַעְמָיךְ, אֵימָא סֵיפָא: בָּעַל וְעָשָׂה מַאֲמָר, בָּעַל וְנָתַן גֵּט — בִּשְׁלָמָא בָּעַל וְנָתַן גֵּט אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: נִגְזוֹר גֵּט דְּבָתַר בְּעִילָה אַטּוּ גֵּט דְּקַמֵּי בְּעִילָה, קָא מַשְׁמַע לַן דְּלָא גָּזְרִינַן, אֲבָל בָּעַל וְעָשָׂה מַאֲמָר לְמָה לִי?La Guemara répond : Et selon ton raisonnement, pose la même question sur la fin : dis la dernière partie de la Michna : s'il a eu une relation et fait un maamar, ou s'il a eu une relation et donné un get. Certes, le cas où il a eu une relation et donné un get était nécessaire, car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : Décrétons au sujet du get donné après la relation (qu'il ne suffit pas et qu'une 'halitsa est requise), à cause du get donné avant la relation ; la Michna nous enseigne donc que nous ne décrétons pas ainsi. Mais le cas où il a eu une relation et fait un maamar, pourquoi m'est-il nécessaire ? Elle est déjà pleinement son épouse.
- אֶלָּא: אַיְּידֵי דִּתְנָא חָלַץ וְעָשָׂה מַאֲמָר, תְּנָא נָמֵי בָּעַל וְעָשָׂה מַאֲמָר. וְאַיְּידֵי דְבָעֵי לְמִיתְנֵי בָּעַל וְנָתַן גֵּט, תְּנָא נָמֵי חָלַץ וְנָתַן גֵּט.Il faut plutôt dire : Puisque le Tanna a enseigné le cas où il a accompli la 'halitsa et fait un maamar, il a aussi enseigné le cas où il a eu une relation et fait un maamar. Et puisqu'il voulait enseigner le cas où il a eu une relation et donné un get, il a aussi enseigné le cas où il a accompli la 'halitsa et donné un get. Ces cas ne sont cités que par symétrie.
- בִּזְמַן שֶׁהִיא וְכוּ׳. מַתְנִיתִין דְּלָא כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא: אַבָּא יוֹסֵי בֶּן יוֹחָנָן אִישׁ יְרוּשָׁלַיִם אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: אַחַת בְּעִילָה וְאַחַת חֲלִיצָה, בַּתְּחִלָּה — אֵין אַחֲרֶיהָ כְּלוּם, בָּאֶמְצַע וּבַסּוֹף — יֵשׁ אַחֲרֶיהָ כְּלוּם.La Michna a enseigné, au sujet de la relation : Lorsqu'elle a lieu au début, rien n'a d'effet après elle, etc. La Guemara remarque : Notre Michna n'est pas conforme à ce Tanna-ci, car il a été enseigné dans une baraïta : Abba Yossé ben Yo'hanan, homme de Jérusalem, dit au nom de Rabbi Méïr : Qu'il s'agisse de la relation ou de la 'halitsa, si l'une d'elles a lieu au début, rien n'a d'effet après elle ; si elle a lieu au milieu ou à la fin, c'est-à-dire après un autre acte, quelque chose a effet après elle.
- וְשָׁלֹשׁ מַחְלוֹקוֹת בַּדָּבָר, תַּנָּא קַמָּא סָבַר: בִּיאָה, דְּאִיכָּא לְמִיגְזַר — גָּזְרִינַן. חֲלִיצָה, דְּלֵיכָּא לְמִיגְזַר — לָא גָּזְרִינַן.Il y a donc trois divergences sur ce sujet. Le premier Tanna pense : pour la relation, précédée d'un acte qui l'invalide, où il y a lieu de décréter, de crainte qu'on en vienne à une relation interdite, nous décrétons qu'elle n'a pas la force d'une relation valide ; pour la 'halitsa, où il n'y a pas lieu de décréter, nous ne décrétons pas.
- וְרַבִּי נְחֶמְיָה סָבַר: בִּיאָה נָמֵי לֵיכָּא לְמִיגְזַר, וּדְקָאָמְרַתְּ לִיגְזוֹר בִּיאָה אַחַר הַגֵּט מִשּׁוּם בִּיאָה אַחַר חֲלִיצָה — כֵּיוָן דַּחֲלִיצָה דְּאוֹרָיְיתָא, מִידָּע יָדְעִי. וּדְקָאָמְרַתְּ לִיגְזוֹר בִּיאָה אַחַר מַאֲמָר מִשּׁוּם בִּיאָה אַחַר בִּיאָה — כֵּיוָן דְּבִיאָה דְּאוֹרָיְיתָא, הָא מִידָּע יְדִיעִי. וְאַבָּא יוֹסֵי בֶּן חָנָן סָבַר לַהּ כְּרַבָּנַן דְּגָזְרִי בְּבִיאָה, וְגָזַר חֲלִיצָה מִשּׁוּם בִּיאָה.Et Rabbi Ne'hémia pense : pour la relation non plus, il n'y a pas lieu de décréter. Et quant à ce que tu as dit : Décrétons au sujet de la relation qui a lieu après le get à cause de la relation qui a lieu après la 'halitsa — ce n'est pas à craindre : puisque la 'halitsa relève de la Torah, les gens le savent bien, et ils ne la confondront pas avec un get. Et quant à ce que tu as dit : Décrétons au sujet de la relation qui a lieu après le maamar à cause de la relation qui a lieu après une relation — puisque la relation relève de la Torah, cela est bien connu. Et Abba Yossé ben 'Hanan pense comme les Sages, qui décrètent au sujet de la relation, et il décrète aussi au sujet de la 'halitsa à cause de la relation.
הֲדַרַן עֲלָךְ רַבָּן גַּמְלִיאֵל
Nous reviendrons à toi, chapitre « Rabban Gamliel ».- הַבָּא עַל יְבִמְתּוֹ, בֵּין בְּשׁוֹגֵג בֵּין בְּמֵזִיד, בֵּין בְּאוֹנֶס בֵּין בְּרָצוֹן, אֲפִילּוּ הוּא שׁוֹגֵג וְהִיא מְזִידָה, הוּא מֵזִיד וְהִיא שׁוֹגֶגֶת, הוּא אָנוּס וְהִיא לֹא אֲנוּסָה, הִיא אֲנוּסָה וְהוּא לֹא אָנוּס. אֶחָד הַמְעָרֶה וְאֶחָד הַגּוֹמֵר — קָנָה. וְלֹא חִילֵּק בֵּין בִּיאָה לְבִיאָה.MICHNA. Celui qui a une relation avec sa yevama (veuve de son frère mort sans enfant), que ce soit par erreur ou délibérément, c'est-à-dire sans intention d'accomplir la mitsva, sous la contrainte ou de plein gré ; même si lui agit par erreur et elle délibérément, lui délibérément et elle par erreur, lui sous la contrainte et elle sans contrainte, elle sous la contrainte et lui sans contrainte ; qu'il s'agisse de celui qui entame seulement la relation ou de celui qui l'achève — il l'a acquise comme épouse. Et la Torah n'a pas distingué entre une relation et une autre relation.
- וְכֵן הַבָּא עַל אַחַת מִכׇּל הָעֲרָיוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה, אוֹ פְּסוּלוֹת, כְּגוֹן אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט, מַמְזֶרֶת וּנְתִינָה לְיִשְׂרָאֵל, בַּת יִשְׂרָאֵל לְמַמְזֵר וּלְנָתִין פְּסָלָהּ — וְלֹא חִילֵּק בֵּין בִּיאָה לְבִיאָה.De même, celui qui a une relation avec l'une de toutes les femmes interdites par la Torah (les arayot, unions incestueuses ou adultères), ou avec des femmes inaptes pour lui, comme une veuve avec un Cohen Gadol (grand prêtre), une divorcée ou une 'haloutsa (femme ayant accompli la 'halitsa) avec un Cohen ordinaire, une mamzérèt (née d'une union interdite) ou une netina (descendante des Guivonim) avec un Israélite, une fille d'Israël avec un mamzer ou un natin — il l'a rendue inapte à la prêtrise, quelle que soit la manière dont l'acte a eu lieu. Et la Torah n'a pas distingué entre une relation et une autre relation.
- גְּמָ׳ מַאי ״אֲפִילּוּ״?GUEMARA. Que signifie « même » ? La Michna a déjà dit qu'il n'y a pas de différence entre l'erreur et l'intention : qu'ajoute donc ce mot ?
- לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר. לָא מִיבַּעְיָא הוּא שׁוֹגֵג וְהִיא קָמִכַּוְּונָה לְמִצְוָה, אִי נָמֵי הוּא מֵזִיד וְהִיא קָמִכַּוְּונָה לְמִצְוָה, אֶלָּא אֲפִילּוּ הוּא שׁוֹגֵג וְהִיא מְזִידָה, דְּתַרְוַיְיהוּ לָא קָמִכַּוְּונִי לְשֵׁם מִצְוָה — אֲפִילּוּ הָכִי קָנָה. תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: אֲפִילּוּ שְׁנֵיהֶם שׁוֹגְגִים, שְׁנֵיהֶם מְזִידִים, שְׁנֵיהֶם אֲנוּסִים.Elle parle sur le mode de « il n'est pas besoin de dire ». Il n'est pas besoin de dire que si lui agit par erreur et elle a l'intention d'accomplir la mitsva, ou encore, s'il agit délibérément et qu'elle a l'intention d'accomplir la mitsva, il l'acquiert ; mais même si lui agit par erreur et elle délibérément, où aucun des deux n'a l'intention d'agir pour la mitsva, même ainsi il l'a acquise. Rabbi 'Hiya a enseigné : Même si tous deux agissent par erreur, tous deux délibérément, tous deux sous la contrainte, il l'acquiert.
- אָנוּס דְּמַתְנִיתִין הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא כְּשֶׁאֲנָסוּהוּ גּוֹיִם וּבָא עָלֶיהָ, וְהָאָמַר רָבָא: אֵין אוֹנֶס לְעֶרְוָה! לְפִי שֶׁאֵין קִישּׁוּי אֶלָּא לְדַעַת.Le cas de contrainte de la Michna, comment se présente-t-il ? Si nous disons qu'il s'agit du cas où des non-Juifs l'ont contraint et il a eu une relation avec elle, Rava n'a-t-il pas dit : Il n'y a pas de contrainte pour une union interdite, car il n'y a d'érection que consciente ? L'acte serait donc considéré comme voulu.
- אֶלָּא בְּיָשֵׁן. וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה:Il s'agit plutôt d'un homme endormi. Mais Rav Yehouda n'a-t-il pas dit :
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