Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ אֵיזֶהוּ מַמְזֵר — כׇּל שְׁאֵר בָּשָׂר שֶׁהוּא בְּ״לֹא יָבֹא״, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. שִׁמְעוֹן הַתִּימְנִי אוֹמֵר: כֹּל שֶׁחַיָּיבִים עָלָיו כָּרֵת בִּידֵי שָׁמַיִם, וַהֲלָכָה כִּדְבָרָיו. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: כֹּל שֶׁחַיָּיבִין עָלָיו מִיתַת בֵּית דִּין.MICHNA : Qui est mamzer (enfant né d'une union interdite) ? Tout enfant né d'une union avec une proche parente visée par l'interdit « il ne viendra pas », telles sont les paroles de Rabbi Akiva. Chimon HaTimni dit : Tout enfant né d'une union pour laquelle on est passible de karèt (retranchement) par la main du Ciel ; et la halakha (loi) est conforme à ses paroles. Et Rabbi Yehochoua dit : Tout enfant né d'une union pour laquelle on est passible de mise à mort par le tribunal.
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן עַזַּאי: מָצָאתִי מְגִלַּת יוּחֲסִין בִּירוּשָׁלַיִם, וְכָתוּב בָּהּ: אִישׁ פְּלוֹנִי מַמְזֵר מֵאֵשֶׁת אִישׁ, לְקַיֵּים דִּבְרֵי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ.Rabbi Chimon ben Azzaï a dit : J'ai trouvé un rouleau de généalogies à Jérusalem, et il y était écrit : Un tel est mamzer, né d'une femme mariée, faute passible de mise à mort par le tribunal ; cela vient confirmer les paroles de Rabbi Yehochoua.
- אִשְׁתּוֹ שֶׁמֵּתָה — מוּתָּר בַּאֲחוֹתָהּ. גֵּרְשָׁהּ וּמֵתָה — מוּתָּר בַּאֲחוֹתָהּ. נִשֵּׂאת לְאַחֵר וּמֵתָה — מוּתָּר בַּאֲחוֹתָהּ. יְבִמְתּוֹ שֶׁמֵּתָה — מוּתָּר בַּאֲחוֹתָהּ. חָלַץ לָהּ וּמֵתָה — מוּתָּר בַּאֲחוֹתָהּ. נִשֵּׂאת לְאַחֵר וּמֵתָה — מוּתָּר בַּאֲחוֹתָהּ.La Michna précise quand la sœur de l'épouse ou de la yevama (veuve soumise au lévirat) est permise. Si son épouse est morte, il est permis à sa sœur. S'il l'a divorcée et qu'elle est morte, il est permis à sa sœur. Si elle a épousé un autre et qu'elle est morte, il est permis à sa sœur. Si sa yevama est morte, il est permis à sa sœur. S'il a accompli pour elle la 'halitsa (rite libérant du lévirat) et qu'elle est morte, il est permis à sa sœur. Si elle a épousé un autre et qu'elle est morte, il est permis à sa sœur.
- גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי עֲקִיבָא? דִּכְתִיב: ״לֹא יִקַּח אִישׁ אֶת אֵשֶׁת אָבִיו וְלֹא יְגַלֶּה כְּנַף אָבִיו״. כָּנָף שֶׁרָאָה אָבִיו — לֹא יְגַלֶּה.GUEMARA : Quelle est la raison de Rabbi Akiva ? Comme il est écrit : « Un homme ne prendra pas la femme de son père et ne découvrira pas le pan de son père » (Deutéronome 23, 1) : un pan que son père a vu, il ne le découvrira pas, c'est-à-dire une femme avec laquelle son père a eu des relations.
- וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: בַּאֲנוּסַת אָבִיו הַכָּתוּב מְדַבֵּר, דְּהָוְיָא לַהּ חַיָּיבֵי לָאוִין,Et il partage l'avis de Rabbi Yehouda, qui a dit : Le verset parle de la femme violée par son père, laquelle fait partie de celles pour lesquelles on est passible d'un simple interdit, car on ne peut viser ici la femme du père, dont la relation est passible de karèt.
- וּסְמִיךְ לֵיהּ: ״לֹא יָבֹא מַמְזֵר בִּקְהַל ה׳״, אַלְמָא מֵהָנֵי הָוֵי מַמְזֵר.Et ce verset est juxtaposé à celui-ci : « Un mamzer n'entrera pas dans l'assemblée d'Hachem » (Deutéronome 23, 3). On voit donc que de celles-ci naît un mamzer.
- וּלְרַבִּי סִימַאי, דִּמְרַבֵּה שְׁאָר חַיָּיבֵי לָאוִין דְּלָאו דִּ״שְׁאֵר״, וּלְרַבִּי יְשֵׁבָב, דִּמְרַבֵּה אֲפִילּוּ חַיָּיבֵי עֲשֵׂה —Et selon Rabbi Simaï, qui inclut dans l'opinion de Rabbi Akiva les autres unions passibles d'un interdit, qui ne relèvent pas de l'interdit de parenté, et selon Rabbi Yechevav, qui inclut même les unions passibles de la transgression d'un commandement positif, quelle est la source ?
- נָפְקָא לְהוּ מִ״וְּלֹא״.Ils le déduisent de « et ne » découvrira pas, dont le « et » est superflu et vient inclure d'autres cas.
- וְשִׁמְעוֹן הַתִּימְנִי סָבַר לַהּ כְּרַבָּנַן, דְּאָמְרִי: בְּשׁוֹמֶרֶת יָבָם שֶׁל אָבִיו הַכָּתוּב מְדַבֵּר, דְּהָוְיָא לַהּ חַיָּיבֵי כָּרֵיתוֹת, וּסְמִיךְ לֵיהּ ״לֹא יָבֹא מַמְזֵר״. אַלְמָא: מֵחַיָּיבֵי כָּרֵיתוֹת הָוֵי מַמְזֵר.Et Chimon HaTimni partage l'avis des Rabbanim, qui disent : Le verset parle de la veuve en attente de lévirat de son père, laquelle fait partie de celles passibles de karèt ; et il lui est juxtaposé : « Un mamzer n'entrera pas ». On voit donc que des unions passibles de karèt naît un mamzer.
- וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ — לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״לֹא יְגַלֶּה״. ״לֹא יִקַּח״ (״וְלֹא יְגַלֶּה״) לְמָה לִי? אֶלָּא לָאו, הָכִי קָאָמַר: מִ״לֹּא יִקַּח״ עַד ״לֹא יְגַלֶּה״ — הָוֵי מַמְזֵר, טְפֵי — לָא הָוֵי מַמְזֵר.Et Rabbi Yehochoua : Si l'on suivait ces explications, que le Miséricordieux écrive seulement « ne découvrira pas » ! Pourquoi ai-je besoin de « ne prendra pas » (« et ne découvrira pas ») ? N'est-ce donc pas que voici ce qu'il dit : De « ne prendra pas » jusqu'à « ne découvrira pas », c'est-à-dire de la femme du père qui est écrite entre les deux, naît un mamzer ; au-delà, il n'y a pas de mamzer.
- אָמַר אַבָּיֵי: הַכֹּל מוֹדִים בְּבָא עַל הַנִּדָּהAbayé a dit : Tous concèdent, au sujet de celui qui a eu des relations avec une nidda (femme en état d'impureté menstruelle),
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