Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמוּתָּר בָּהּ מִיָּד.et elle lui est permise aussitôt, sans le processus décrit dans la Torah. Si les Rabbanim ne proposent pas ce moyen, c'est qu'à leur avis, même immergée au titre d'affranchissement, elle ne deviendrait juive qu'en acceptant le joug des mitsvot (commandements) ; il en irait donc de même, selon Rav Chéchèt, pour tout esclave affranchi.
- אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר — דִּכְתִיב: ״כׇּל עֶבֶד אִישׁ מִקְנַת כָּסֶף״. ״עֶבֶד אִישׁ״, וְלֹא עֶבֶד אִשָּׁה? אֶלָּא ״עֶבֶד אִישׁ״ — אַתָּה מָל בְּעַל כׇּרְחוֹ, וְאִי אַתָּה מָל בֶּן אִישׁ בְּעַל כׇּרְחוֹ.Rava a dit : Quelle est la raison de Rabbi Chimon ben Elazar ? Comme il est écrit : « Tout esclave d'un homme, acquis à prix d'argent, tu le circonciras, alors il en mangera » (Exode 12, 44). « L'esclave d'un homme », et non l'esclave d'une femme ? Est-ce concevable ? Mais plutôt : cela se lit « un esclave homme », c'est-à-dire adulte : tu le circoncis contre son gré, mais tu ne circoncis pas un fils homme, c'est-à-dire un adulte qui n'est pas esclave, contre son gré.
- וְרַבָּנַן? אָמַר עוּלָּא: כְּשֵׁם שֶׁאִי אַתָּה מָל בֶּן אִישׁ בְּעַל כׇּרְחוֹ, כָּךְ אִי אַתָּה מָל עֶבֶד אִישׁ בְּעַל כׇּרְחוֹ. וְאֶלָּא הָכְתִיב ״כׇּל עֶבֶד אִישׁ״? הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לִכְדִשְׁמוּאֵל.Et les Rabbanim ? Comment répondent-ils ? Oula a dit : De même que tu ne circoncis pas un fils homme contre son gré, ainsi tu ne circoncis pas un esclave homme contre son gré. Mais alors, n'est-il pas écrit : « Tout esclave d'un homme » ? Celui-là, ils en ont besoin pour l'enseignement de Chmouel.
- דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הַמַּפְקִיר עַבְדּוֹ יָצָא לְחֵירוּת וְאֵין צָרִיךְ גֵּט שִׁחְרוּר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כׇּל עֶבֶד אִישׁ מִקְנַת כָּסֶף״. ״עֶבֶד אִישׁ״, וְלֹא עֶבֶד אִשָּׁה? אֶלָּא: עֶבֶד שֶׁיֵּשׁ לוֹ רְשׁוּת לְרַבּוֹ עָלָיו — קָרוּי עֶבֶד, וְשֶׁאֵין רְשׁוּת לְרַבּוֹ עָלָיו — אֵין קָרוּי עֶבֶד.Car Chmouel a dit : Celui qui déclare son esclave sans maître (hefkèr), celui-ci sort libre et n'a pas besoin d'acte d'affranchissement, comme il est dit : « Tout esclave d'un homme, acquis à prix d'argent. » « L'esclave d'un homme », et non l'esclave d'une femme ? Mais plutôt : l'esclave sur lequel son maître a autorité est appelé esclave, et celui sur lequel son maître n'a pas autorité n'est pas appelé esclave ; il est donc libre sans acte.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב פָּפָּא: אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לְהוּ לְרַבָּנַן בִּיפַת תּוֹאַר, דְּלָא שָׁיְיכָא בְּמִצְוֹת. אֲבָל עֶבֶד, דְּשָׁיֵיךְ בְּמִצְוֹת, הָכִי נָמֵי דַּאֲפִילּוּ רַבָּנַן מוֹדוּ.Rav Pappa a objecté à cela, contre l'explication de Rav Chéchèt : Dis que tu as entendu cet avis des Rabbanim au sujet de la belle captive, qui n'était pas concernée par les mitsvot ; mais pour un esclave, qui est concerné par les mitsvot, de même, même les Rabbanim concèdent qu'il n'a pas besoin d'accepter le joug des mitsvot à son affranchissement.
- דְּתַנְיָא: אֶחָד גֵּר וְאֶחָד לוֹקֵחַ עֶבֶד מִן הַגּוֹי — צָרִיךְ לְקַבֵּל. הָא לוֹקֵחַ מִיִּשְׂרָאֵל — אֵין צָרִיךְ לְקַבֵּל.Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Aussi bien le converti que celui qui achète un esclave à un non-Juif : il faut que celui-ci accepte le joug des mitsvot. On en déduit : Mais s'il l'achète à un Israélite, il n'a pas besoin d'accepter.
- מַנִּי? אִי רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר, הָאָמַר: לוֹקֵחַ מִן הַגּוֹי נָמֵי אֵין צָרִיךְ לְקַבֵּל! אֶלָּא לָאו רַבָּנַן, וּשְׁמַע מִינַּהּ: דְּלוֹקֵחַ מִן הַגּוֹי — צָרִיךְ לְקַבֵּל, אֲבָל לוֹקֵחַ מִיִּשְׂרָאֵל — אֵין צָרִיךְ לְקַבֵּל.Selon qui est cet enseignement ? Si c'est selon Rabbi Chimon ben Elazar, n'a-t-il pas dit que même celui qui achète à un non-Juif n'a pas non plus besoin de faire accepter ? N'est-ce donc pas plutôt selon les Rabbanim ? Et déduis-en que si on achète à un non-Juif, il faut accepter, mais que si on achète à un Israélite, il n'est pas besoin d'accepter.
- וְאֶלָּא קַשְׁיָא אֶחָד גֵּר וְאֶחָד עֶבֶד מְשׁוּחְרָר! כִּי תַּנְיָא הָהִיא — לְעִנְיַן טְבִילָה תַּנְיָא.Mais alors, c'est difficile : la baraïta dit « aussi bien le converti que l'esclave affranchi » ! Il semble qu'elle vise l'acceptation des mitsvot. Quand cette phrase a été enseignée, elle l'a été au sujet de l'immersion, mentionnée juste avant, et non de l'acceptation.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְגִלְּחָה אֶת רֹאשָׁהּ וְעָשְׂתָה אֶת צִפׇּרְנֶיהָ״, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: תָּקוֹץ, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: תְּגַדֵּיל.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta au sujet de la belle captive : « Et elle se rasera la tête et fera ses ongles » (Deutéronome 21, 12). Rabbi Eliézer dit : Elle les coupe. Rabbi Akiva dit : Elle les laisse pousser.
- אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: נֶאֶמְרָה עֲשִׂיָּה בָּרֹאשׁ, וְנֶאֶמְרָה עֲשִׂיָּה בַּצִּפׇּרְנַיִם. מָה לְהַלָּן הַעֲבָרָה — אַף כָּאן הַעֲבָרָה. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: נֶאֶמְרָ[ה] עֲשִׂיָּה בָּרֹאשׁ, וְנֶאֶמְרָ[ה] עֲשִׂיָּה בַּצִּפׇּרְנַיִם. מָה לְהַלָּן נִיוּוּל — אַף כָּאן נִיוּוּל.Rabbi Eliézer a dit : Un « faire » a été dit pour la tête, et un « faire » a été dit pour les ongles ; de même que là-bas, pour la tête, il s'agit d'enlever, de même ici, pour les ongles, il s'agit d'enlever. Rabbi Akiva dit : Un « faire » a été dit pour la tête, et un « faire » a été dit pour les ongles ; de même que là-bas, il s'agit de l'enlaidir, de même ici, il s'agit de l'enlaidir, en laissant pousser ses ongles.
- וּרְאָיָה לְדִבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: ״וּמְפִבֹשֶׁת בֶּן שָׁאוּל יָרַד לִקְרַאת הַמֶּלֶךְ לֹא עָשָׂה רַגְלָיו וְלֹא עָשָׂה שְׂפָמוֹ״, מַאי עֲשִׂיָּה — הַעֲבָרָה.Et une preuve pour les paroles de Rabbi Eliézer : « Et Mefiboché, fils de Chaoul, descendit à la rencontre du roi ; il n'avait pas fait ses pieds et n'avait pas fait sa moustache » (II Samuel 19, 25). Que signifie « faire » ? Enlever.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״וּבָכְתָה אֶת אָבִיהָ וְאֶת אִמָּהּ״,Nos Maîtres ont enseigné : « Et elle pleurera son père et sa mère » (Deutéronome 21, 13) :
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