Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גּוֹי גּוּפָא לָא קָנֵי לֵיהּ, מַאי דְּקָנֵי לֵיהּ הוּא דְּמַקְנֵי לֵיהּ לְיִשְׂרָאֵל, וְכֵיוָן דִּקְדַם וּטְבַל לְשֵׁם בֶּן חוֹרִין — אַפְקְעֵיהּ לְשִׁעְבּוּדֵיהּ.Son ancien maître non-juif n'avait pas acquis son corps, mais seulement son travail ; et c'est ce qu'il possédait en lui qu'il a transmis à l'Israélite. Avant l'immersion, le Juif n'a donc que le droit au travail de l'esclave, et puisqu'il l'a devancé et a immergé pour devenir homme libre, il a annulé son asservissement.
- כִּדְרָבָא, דְּאָמַר רָבָא: הֶקְדֵּשׁ, חָמֵץ וְשִׁחְרוּר — מַפְקִיעִין מִידֵי שִׁעְבּוּד.Cela est conforme à l'avis de Rava, car Rava a dit : La consécration au Temple, le 'hamets (levain interdit à Pessa'h) et l'affranchissement annulent tout gage qui pèse sur le bien.
- מֵתִיב רַב חִסְדָּא: מַעֲשֶׂה בִּבְלוֹרְיָא הַגִּיּוֹרֶת שֶׁקָּדְמוּ עֲבָדֶיהָ וְטָבְלוּ לְפָנֶיהָ, וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי חֲכָמִים, וְאָמְרוּ: קָנוּ עַצְמָן בְּנֵי חוֹרִין. לְפָנֶיהָ — אִין, לְאַחֲרֶיהָ — לָא!Rav 'Hisda a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Il y eut un cas concernant Beloria la convertie, dont les esclaves l'ont devancée et ont immergé avant elle ; le cas est venu devant les Sages, et ils ont dit : Ils se sont acquis eux-mêmes comme hommes libres. On en déduit : avant elle, oui ; après elle, non ! Sans doute parce qu'une fois convertie, elle aurait acquis leur corps, ce qui contredit l'explication précédente, selon laquelle le Juif qui acquiert d'un non-Juif n'a droit qu'au travail de l'esclave.
- אָמַר רָבָא: לְפָנֶיהָ, בֵּין בִּסְתָם בֵּין בִּמְפוֹרֵשׁ. לְאַחֲרֶיהָ, בִּמְפוֹרֵשׁ — אִין, בִּסְתָם — לָא.Rava a dit : S'ils ont immergé avant elle, ils sont libres, que ce soit sans précision ou de façon explicite. S'ils ont immergé après elle : de façon explicite, au titre de la conversion et de la liberté, oui ; sans précision, non, car l'immersion est alors présumée faite au titre de l'esclavage.
- אָמַר רַב אַוְיָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּלוֹקֵחַ מִן הַגּוֹי, אֲבָל גּוֹי גּוּפֵיהּ — קָנֵי.Rav Avya a dit : On n'a enseigné cela que pour celui qui achète un esclave à un non-Juif ; mais si le non-Juif se vend lui-même à un Juif, celui-ci acquiert son corps.
- דִּכְתִיב: ״וְגַם מִבְּנֵי הַתּוֹשָׁבִים הַגָּרִים עִמָּכֶם מֵהֶם תִּקְנוּ״, אַתֶּם קוֹנִים מֵהֶם, וְלֹא הֵם קוֹנִים מִכֶּם, וְלֹא הֵם קוֹנִים זֶה מִזֶּה.Comme il est écrit : « Et aussi parmi les enfants des résidents qui séjournent avec vous, c'est d'eux que vous acquerrez » (Lévitique 25, 45) : vous acquérez d'eux, mais eux n'acquièrent pas de vous, et eux n'acquièrent pas l'un de l'autre.
- וְלֹא הֵם קוֹנִים מִכֶּם. לְמַאי? אִילֵימָא לְמַעֲשֶׂה יָדָיו — אַטּוּ גּוֹי לָא קָנֵי לֵיהּ לְיִשְׂרָאֵל לְמַעֲשֵׂה יָדָיו? וְהָכְתִיב: ״אוֹ לְעֵקֶר מִשְׁפַּחַת גֵּר״, וְאָמַר מָר: ״מִשְׁפַּחַת גֵּר״ — זֶה הַגּוֹי! אֶלָּא לָאו, לְגוּפֵיהּ. וְקָאָמַר רַחֲמָנָא: אַתֶּם קוֹנִין מֵהֶם — אֲפִילּוּ גּוּפֵיהּ.« Et eux n'acquièrent pas de vous » : pour quoi ? Si l'on dit : pour son travail, est-ce à dire qu'un non-Juif n'acquiert pas un Israélite pour son travail ? Or il est écrit : « ou à la souche de la famille d'un résident » (Lévitique 25, 47), et le Maître a dit : « la famille d'un résident », c'est le non-Juif ! Le verset dit donc explicitement qu'un Juif peut se vendre à un non-Juif. N'est-ce donc pas plutôt qu'il s'agit de son corps ? Et le Miséricordieux dit : Vous acquérez d'eux, même son corps.
- פָּרֵיךְ רַב אַחָא: אֵימָא בְּכַסְפָּא וּבִטְבִילָה! קַשְׁיָא.Rav A'ha réfute cela : Dis plutôt que le verset parle d'une acquisition par l'argent et par l'immersion au titre de l'esclavage ; avant l'immersion, l'acquisition n'est pas complète, et l'esclave qui immerge pour être libre le devient. La Guemara (discussion des Amoraïm) concède : C'est une difficulté.
- אָמַר שְׁמוּאֵל, וְצָרִיךְ לְתׇקְפּוֹ בַּמַּיִם.Chmouel a dit : Et il faut le maintenir fermement dans l'eau, afin de manifester la domination du maître et de définir ainsi l'immersion comme une immersion d'esclavage.
- כִּי הַאי דְּמִנְיָמִין עַבְדֵּיהּ דְּרַב אָשֵׁי בְּעָא (לאטבולי) [לְאַטְבּוֹלֵיהּ]. מַסְרֵיהּ נִיהֲלַיְיהוּ לְרָבִינָא וּלְרַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא. אָמַר לְהוּ: חֲזוֹ דְּמִינַּיְיכוּ קָבָעֵינָא לֵיהּ, רְמוֹ לֵיהּ אַרְוִיסָא בְּצַוְּארֵיהּ, אַרְפּוֹ לֵיהּ וְצַמְצִמוּ לֵיהּ.Comme dans ce cas de Minyamin, l'esclave de Rav Achi, que celui-ci voulait faire immerger. Il le confia à Ravina et à Rav A'ha, fils de Rava, et il leur dit : Sachez que c'est à vous que je le réclamerai s'il échappe à l'esclavage. Ils lui passèrent un licol [arvissa] au cou, ils le relâchèrent et le resserrèrent.
- אַרְפּוֹ לֵיהּ — כִּי הֵיכִי דְּלָא לֶהֱוֵי חֲצִיצָה. צַמְצִמוּ לֵיהּ — כִּי הֵיכִי דְּלָא לַקְדֵּים וְלֵימָא לְהוּ: לְשֵׁם בֶּן חוֹרִין אֲנִי טוֹבֵל. בַּהֲדֵי דְּדַלִּי רֵישֵׁיהּ מִמַּיָּא, אַנְּחוּ לֵיהּ זוּלְטָא דְטִינָא אַרֵישֵׁיהּ וַאֲמַרוּ לֵיהּ: זִיל אַמְטִי לְבֵי מָרָךְ.Ils le relâchèrent, afin qu'il n'y ait pas d'interposition entre l'esclave et l'eau. Ils le resserrèrent, afin qu'il ne les devance pas et ne leur dise pas : C'est pour devenir homme libre que j'immerge. Au moment où il leva la tête hors de l'eau, ils lui posèrent sur la tête un seau d'argile et lui dirent : Va, porte-le à la maison de ton maître.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְרָבָא: חֲזִי מָר הָנֵי דְּבֵי פָּפָּא בַּר אַבָּא, דְּיָהֲבִי זוּזִי לְאִינָשֵׁי לִכְרָגַיְיהוּ וּמְשַׁעְבְּדִי בְּהוּ. כִּי נָפְקִי, צְרִיכִי גִּיטָּא דְחֵירוּתָא, אוֹ לָא?Rav Pappa a dit à Rava : Le Maître a-t-il vu ces gens de la maison de Pappa bar Abba, qui donnent de l'argent pour des gens, pour leur impôt de capitation [karga], et les asservissent ? Lorsqu'ils sortent libres, ont-ils besoin d'un acte d'affranchissement, ou non ?
- אֲמַר לֵיהּ: אִיכּוֹ שְׁכֵיבִי לָא אֲמַרִי לְכוּ הָא מִילְּתָא. הָכִי אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מוּהְרְקַיְיהוּ דְּהָנֵי, בְּטֻפְסָא דְמַלְכָּא מַנַּח, וּמַלְכָּא אָמַר: מַאן דְּלָא יָהֵיב כְּרָגָא, מִשְׁתַּעְבֵּד לְמַאן דְּיָהֵיב כְּרָגָא.Il lui répondit : Si j'étais mort, je ne vous aurais pas dit cette chose. Voici ce qu'a dit Rav Chéchèt : Le sceau de servitude [mouharkayhou] de ceux-là repose dans le coffre [toufsa] du roi, et le roi a dit : Celui qui ne paie pas l'impôt sera asservi à celui qui paie l'impôt. L'asservissement est donc effectif, et ils ont besoin d'un acte d'affranchissement.
- רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אִיקְּלַע לְגַבְלָא. חֲזָא בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל דִּמְעַבְּרָן מִגֵּרִים שֶׁמָּלוּ וְלֹא טָבְלוּ, וַחֲזָא חַמְרָא דְיִשְׂרָאֵל דְּמָזְגִי גּוֹיִם וְשָׁתוּ יִשְׂרָאֵל, וַחֲזָא תּוֹרְמוֹסִין דְּשָׁלְקִי גּוֹיִם וְאָכְלִי יִשְׂרָאֵל, וְלָא אֲמַר לְהוּ וְלָא מִידֵּי.Rabbi 'Hiya bar Abba est arrivé à Gavla. Il a vu des filles d'Israël enceintes de convertis qui avaient été circoncis mais n'avaient pas immergé ; il a vu du vin d'Israélites que des non-Juifs mélangeaient et que des Israélites buvaient ; et il a vu des lupins que des non-Juifs cuisaient et que des Israélites mangeaient ; et il ne leur a rien dit du tout.
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן. אֲמַר לֵיהּ: צֵא וְהַכְרֵז עַל בְּנֵיהֶם שֶׁהֵם מַמְזֵרִים, וְעַל יֵינָם מִשּׁוּם יֵין נֶסֶךְ, וְעַל תּוֹרְמוֹסָן מִשּׁוּם בִּישּׁוּלֵי גוֹיִם, לְפִי שֶׁאֵינָן בְּנֵי תוֹרָה.Il vint devant Rabbi Yo'hanan, qui lui dit : Va et proclame au sujet de leurs enfants qu'ils sont mamzerim (enfants nés d'une union interdite), au sujet de leur vin qu'il est interdit à cause du vin de libation idolâtre, et au sujet de leurs lupins qu'ils sont interdits à cause de la cuisson des non-Juifs, parce qu'ils ne sont pas versés dans la Torah.
- עַל בְּנֵיהֶן שֶׁהֵם מַמְזֵרִים — רַבִּי יוֹחָנָן לְטַעְמֵיהּ. דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְעוֹלָם אֵין גֵּר עַד שֶׁיָּמוּל וְיִטְבּוֹל. וְכֵיוָן דְּלָא טָבֵיל, גּוֹי הוּא. וְאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: גּוֹי וְעֶבֶד הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל — הַוָּלָד מַמְזֵר.« Au sujet de leurs enfants qu'ils sont mamzerim » : Rabbi Yo'hanan suit son raisonnement, car Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : On n'est jamais converti tant qu'on n'est pas circoncis et qu'on n'a pas immergé. Et puisqu'il n'a pas immergé, c'est un non-Juif. Et Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Un non-Juif ou un esclave qui a eu des relations avec une fille d'Israël, l'enfant est mamzer.
- וְעַל יֵינָם מִשּׁוּם יֵין נֶסֶךְ — מִשּׁוּם: ״לָךְ לָךְ, אָמְרִין נְזִירָא, סְחוֹר סְחוֹר, לְכַרְמָא לָא תִּקְרַב״.« Et au sujet de leur vin, à cause du vin de libation » : à cause de la maxime : « Va, va, dit-on au nazir ; fais le tour, fais le tour, ne t'approche pas de la vigne. » De même que le nazir est tenu à distance de la vigne, les Sages ont interdit ce qui risque de mener à la transgression.
- וְעַל תּוֹרְמוֹסָן מִשּׁוּם בִּשּׁוּלֵי גוֹיִם — לְפִי שֶׁאֵינָן בְּנֵי תוֹרָה. הָא בְּנֵי תוֹרָה שְׁרֵי? וְהָאָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: כָּל הַנֶּאֱכָל כְּמוֹת שֶׁהוּא חַי — אֵין בּוֹ מִשּׁוּם בִּשּׁוּלֵי גוֹיִם. וְהָא תּוֹרְמוֹס אֵינוֹ נֶאֱכָל כְּמוֹת שֶׁהוּא חַי, וְיֵשׁ בּוֹ מִשּׁוּם בִּשּׁוּלֵי גוֹיִם!« Et au sujet de leurs lupins, à cause de la cuisson des non-Juifs, parce qu'ils ne sont pas versés dans la Torah. » Mais alors, pour ceux qui sont versés dans la Torah, c'est permis ? Rav Chmouel bar Rav Its'hak n'a-t-il pas dit au nom de Rav : Tout ce qui se mange tel quel, cru, n'est pas soumis à l'interdit de la cuisson des non-Juifs ? Or le lupin ne se mange pas tel quel, cru, et il est donc soumis à l'interdit de la cuisson des non-Juifs !
- רַבִּי יוֹחָנָן כְּאִידַּךְ לִישָּׁנָא סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: כֹּל שֶׁאֵין עוֹלֶה עַל שׁוּלְחַן מְלָכִים לֶאֱכוֹל בּוֹ אֶת הַפַּת — אֵין בּוֹ מִשּׁוּם בִּשּׁוּלֵי גוֹיִם, וְטַעְמָא דְּאֵינָן בְּנֵי תוֹרָה, הָא בְּנֵי תוֹרָה שְׁרֵי.Rabbi Yo'hanan est de l'avis de l'autre version, selon laquelle Rav Chmouel bar Rav Its'hak a dit au nom de Rav : Tout ce qui ne monte pas sur la table des rois pour accompagner le pain n'est pas soumis à l'interdit de la cuisson des non-Juifs. Le lupin est donc permis, et la raison de la proclamation est qu'ils ne sont pas versés dans la Torah ; mais pour ceux qui sont versés dans la Torah, c'est permis.
- תָּנוּ רַבָּנַן: גֵּר שֶׁמָּל וְלֹא טָבַל, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הֲרֵי זֶה גֵּר, שֶׁכֵּן מָצִינוּ בַּאֲבוֹתֵינוּ שֶׁמָּלוּ וְלֹא טָבְלוּ. טָבַל וְלֹא מָל, רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: הֲרֵי זֶה גֵּר, שֶׁכֵּן מָצִינוּ בָּאִמָּהוֹת שֶׁטָּבְלוּ וְלֹא מָלוּ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: טָבַל וְלֹא מָל, מָל וְלֹא טָבַל — אֵין גֵּר עַד שֶׁיָּמוּל וְיִטְבּוֹל.Durant leur séjour en Égypte, les Bnei Israël avaient le statut de non-Juifs ; la révélation au Sinaï fut pour eux une conversion collective, modèle de la conversion pour toutes les générations. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Un converti qui a été circoncis mais n'a pas immergé, Rabbi Eliézer dit : Celui-ci est un converti, car nous avons trouvé cela chez nos pères, qui ont été circoncis et n'ont pas immergé. S'il a immergé et n'a pas été circoncis, Rabbi Yehochoua dit : Celui-ci est un converti, car nous avons trouvé cela chez les mères, qui ont immergé et n'ont pas été circoncises. Et les Sages disent : S'il a immergé sans être circoncis, ou s'il a été circoncis sans immerger, il n'est pas converti tant qu'il n'est pas circoncis et n'a pas immergé.
- וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ נָמֵי נֵילַף מֵאָבוֹת, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר נָמֵי נֵילַף מֵאִמָּהוֹת! וְכִי תֵימָא, אֵין דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר.Que Rabbi Yehochoua déduise lui aussi des pères, et que Rabbi Eliézer déduise lui aussi des mères ! Et si tu dis : on ne déduit pas le possible de l'impossible — pour les femmes, la circoncision est physiquement impossible —,
- וְהָתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: מִנַּיִן לְפֶסַח דּוֹרוֹת שֶׁאֵין בָּא אֶלָּא מִן הַחוּלִּין — נֶאֱמַר פֶּסַח בְּמִצְרַיִם, וְנֶאֱמַר פֶּסַח בְּדוֹרוֹת. מָה פֶּסַח הָאָמוּר בְּמִצְרַיִם — אֵין בָּא אֶלָּא מִן הַחוּלִּין, אַף פֶּסַח הָאָמוּר לְדוֹרוֹת — אֵין בָּא אֶלָּא מִן הַחוּלִּין.n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : Rabbi Eliézer dit : D'où savons-nous que le sacrifice de Pessa'h des générations ne provient que de biens profanes ? Il est dit « Pessa'h » pour l'Égypte, et il est dit « Pessa'h » pour les générations. De même que le Pessa'h mentionné pour l'Égypte ne provenait que de biens profanes, de même le Pessa'h mentionné pour les générations ne provient que de biens profanes.
- אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: וְכִי דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר? אָמַר לוֹ: אַף עַל פִּי שֶׁאִי אֶפְשָׁר — רְאָיָה גְּדוֹלָה הִיא, וְנִלְמַד הֵימֶנָּה.Rabbi Akiva lui a dit : Déduit-on donc le possible de l'impossible ? Il lui a répondu : Bien que ce fût impossible, c'est une grande preuve, et nous en apprendrons. Rabbi Eliézer admet donc la déduction du possible à partir de l'impossible, et la question demeure.
- אֶלָּאPlutôt, il faut comprendre la baraïta ainsi :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.