Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַנּוּ — רַב יְהוּדָה. וְהָא אָמַר רַב יְהוּדָה: מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל — אוֹתוֹ וָלָד אֵין לוֹ תַּקָּנָה!Qui est-il ? C'est Rav Yehouda, ainsi qu'on l'a cité plus haut. Mais Rav Yehouda n'a-t-il pas dit : au sujet de celui qui est à moitié esclave et à moitié homme libre, qui a eu des relations avec une fille d'Israël, cet enfant issu de leur union n'a pas de remède pour se marier ? Il apparaît donc que même celui qui admet l'enfant d'un esclave dans l'assemblée d'Israël n'y admet pas l'enfant d'un demi-esclave, contrairement à ce qu'affirme Rava.
- כִּי אִיתְּמַר דְּרַב יְהוּדָה, כְּגוֹן דְּקַדֵּישׁ בַּת יִשְׂרָאֵל, דְּנִמְצָא צַד עַבְדוּת שֶׁבּוֹ מִשְׁתַּמֵּשׁ בְּאֵשֶׁת אִישׁ.La Guemara (discussion des Amoraïm) résout la difficulté : Lorsque la parole de Rav Yehouda a été dite, il s'agissait d'un cas où le demi-esclave a consacré par des kidouchin (acte de consécration matrimoniale) une fille d'Israël. Comme les kidouchin d'un esclave n'ont aucun effet, elle n'est mariée qu'à sa moitié libre, de sorte qu'il se trouve que, lorsqu'il a des relations avec elle, le côté esclave qui est en lui a des rapports avec une femme mariée à laquelle ce côté n'est pas uni ; l'enfant est donc mamzer (enfant né d'une union interdite).
- וְהָאָמְרִי נְהַרְדָּעֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יַעֲקֹב: לְדִבְרֵי הַפּוֹסֵל — פּוֹסֵל אֲפִילּוּ בִּפְנוּיָה, לְדִבְרֵי הַמַּכְשִׁיר — מַכְשִׁיר אֲפִילּוּ בְּאֵשֶׁת אִישׁ.La Guemara objecte : Mais les gens de Nehardéa n'ont-ils pas dit au nom de Rabbi Yaakov : Selon les paroles de celui qui déclare inapte l'enfant d'un non-Juif ou d'un esclave et d'une fille d'Israël, il le déclare inapte même si la mère est une femme non mariée ; et selon les paroles de celui qui le déclare apte, il le déclare apte même si la mère est une femme mariée.
- וּשְׁנֵיהֶם לֹא לְמָדוּהָ אֶלָּא מֵאֵשֶׁת אָב. מַאן דְּפָסֵיל סָבַר: מָה אֵשֶׁת אָב דְּלָא תָּפְסִי בַּהּ קִדּוּשִׁין [הַוָּלָד מַמְזֵר], אַף כֹּל דְּלָא תָּפְסִי בַּהּ קִדּוּשִׁין — הַוָּלָד מַמְזֵר.Et tous deux ne l'ont déduit que de la loi de la femme du père. Celui qui déclare inapte estime : de même que la femme du père, à l'égard de laquelle les kidouchin n'ont pas de prise de la part du fils, [l'enfant de cette union est mamzer], de même, toute femme à l'égard de laquelle les kidouchin n'ont pas de prise de la part de cet homme, ce qui inclut le non-Juif et l'esclave, l'enfant est mamzer.
- וּמַאן דְּמַכְשַׁר סָבַר: מָה אֵשֶׁת אָב, דִּלְדִידֵיהּ לָא תָּפְסִי בַּהּ קִדּוּשִׁין, לְאַחֲרִינֵי תָּפְסִי בַּהּ קִדּוּשִׁין, לְאַפּוֹקֵי גּוֹי וְעֶבֶד דְּלָא תָּפְסִי בְּהוּ קִדּוּשִׁין כְּלָל.Et celui qui déclare apte estime : on ne déduit le statut de mamzer que pour un cas comme la femme du père : pour lui-même les kidouchin n'ont pas de prise sur elle, mais pour d'autres les kidouchin ont prise sur elle. Cela exclut le non-Juif et l'esclave, dont les kidouchin n'ont aucune prise du tout sur aucune fille d'Israël ; leur enfant n'est donc pas mamzer. Il apparaît de cet enseignement que, selon l'avis indulgent, l'enfant d'un esclave n'est jamais mamzer, quel que soit le statut de la femme, ce qui ruine la résolution proposée.
- אֶלָּא: כִּי אִיתְּמַר דְּרַב יְהוּדָה, כְּגוֹן שֶׁבָּא עַל אֵשֶׁת אִישׁ, וְנִמְצָא צַד חֵירוּת שֶׁבּוֹ מִשְׁתַּמֵּשׁ בְּאֵשֶׁת אִישׁ.Plutôt, propose la Guemara, lorsque la parole de Rav Yehouda a été dite, il s'agissait d'un cas où le demi-esclave a eu des relations avec une femme mariée à un autre, et il se trouve que, si l'union avec son côté esclave ne rendrait pas l'enfant mamzer, le côté libre qui est en lui a des rapports avec une femme mariée, et c'est à cause de ce côté que l'enfant est mamzer.
- אָמַר רָבִינָא, אָמַר לִי רַב גַּזָּא: אִיקְּלַע רַבִּי יוֹסֵי בַּר אָבִין לְאַתְרִין וַהֲוָה עוֹבָדָא בִּפְנוּיָה, וְאַכְשַׁר. בְּאֵשֶׁת אִישׁ, וּפְסַיל. אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לְדִידִי אָמַר לִי רַב גַּזָּא: לָא רַבִּי יוֹסֵי בַּר אָבִין הֲוָה אֶלָּא רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי זְבִידָא הֲוָה, וְאַכְשַׁר בֵּין בִּפְנוּיָה בֵּין בְּאֵשֶׁת אִישׁ. אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַבָּה לְרָבִינָא: אִיקְּלַע אַמֵּימָר לְאַתְרִין וְאַכְשַׁר בֵּין בִּפְנוּיָה בֵּין בְּאֵשֶׁת אִישׁ.Ravina a dit : Rav Guaza m'a dit : Rabbi Yossé bar Avin est arrivé un jour dans notre localité, et il y a eu un cas concernant une femme non mariée qui avait eu des relations avec un esclave, et il a déclaré l'enfant apte ; et un autre cas concernant une femme mariée, et il l'a déclaré inapte. Rav Chéchèt a dit : À moi, Rav Guaza m'a dit : Ce n'était pas Rabbi Yossé bar Avin, mais c'était Rabbi Yossé, fils de Rabbi Zevida, et il a déclaré apte tant dans le cas d'une femme non mariée que dans celui d'une femme mariée. Rav A'ha, fils de Rabba, a dit à Ravina : Amémar est arrivé un jour dans notre localité et il a déclaré apte tant dans le cas d'une femme non mariée que dans celui d'une femme mariée.
- וְהִלְכְתָא: גּוֹי וְעֶבֶד הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל — הַוָּלָד כָּשֵׁר, בֵּין בִּפְנוּיָה בֵּין בְּאֵשֶׁת אִישׁ.La Guemara conclut : Et la halakha (loi, règle pratique) est que, pour un non-Juif ou un esclave qui a eu des relations avec une fille d'Israël, l'enfant est apte, qu'il s'agisse d'une femme non mariée ou d'une femme mariée.
- רָבָא אַכְשְׁרֵיהּ לְרַב מָרִי בַּר רָחֵל וּמַנְּיֵיהּ בְּפוּרְסֵי דְּבָבֶל, וְאַף עַל גַּב דְּאָמַר מָר: ״שׂוֹם תָּשִׂים עָלֶיךָ מֶלֶךְ״ — כׇּל מְשִׂימוֹת שֶׁאַתָּה מֵשִׂים אַל יְהוּ אֶלָּא מִקֶּרֶב אַחֶיךָ, הַאי, כֵּיוָן דְּאִמּוֹ מִיִּשְׂרָאֵל — ״מִקֶּרֶב אַחֶיךָ״ קָרֵינַן בֵּיהּ.Rava a déclaré apte Rav Mari bar Ra'hel, fils d'un père non-juif et d'une mère juive, et il l'a nommé parmi les officiers [pourseï] de Babylone. Et bien que le Maître ait dit à partir du verset « Tu placeras sur toi un roi » (Deutéronome 17, 15) que toutes les nominations que tu fais ne doivent être que du sein de tes frères, pour celui-ci, puisque sa mère est d'Israël, nous l'appelons « du sein de tes frères ».
- עַבְדֵּיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַמֵּי אַטְבְּלַהּ לְהָהִיא גּוֹיָה לְשֵׁם אִנְתְּתָא. אָמַר רַב יוֹסֵף: יָכֵילְנָא לְאַכְשׁוֹרֵי בַּהּ וּבִבְרַתַּהּ.Un esclave non-juif acheté par un Juif doit être circoncis puis immergé au titre de l'esclavage ; s'il est immergé au titre de la conversion, il devient pleinement juif. La Guemara examine l'effet de l'intention lors de l'immersion : L'esclave de Rabbi 'Hiya bar Ami a fait immerger une certaine non-Juive pour en faire sa femme, c'est-à-dire pour la purifier de son impureté menstruelle. Rav Yossef a dit : Je peux la déclarer apte, elle et sa fille à entrer dans l'assemblée d'Israël.
- בַּהּ, כִּדְרַב אַסִּי. דְּאָמַר רַב אַסִּי, מִי לָא טְבַלָה לְנִדּוּתַהּ?Elle, je peux la déclarer apte selon l'avis de Rav Assi. Car Rav Assi a dit au sujet d'une femme dont la conversion était douteuse mais qui vivait comme toute femme juive : N'a-t-elle pas immergé pour sa menstruation ? Cette immersion suffit à compter comme immersion de conversion, puisqu'elle a immergé par fidélité à la loi juive.
- בִּבְרַתַּהּ, גּוֹי וְעֶבֶד הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל — הַוָּלָד כָּשֵׁר.Sa fille, je peux la déclarer apte car c'est l'enfant d'un non-Juif ou d'un esclave qui a eu des relations avec une fille d'Israël, et l'enfant est apte.
- הַהוּא דַּהֲווֹ קָרוּ לֵיהּ ״בַּר אַרְמָיְיתָא״, אֲמַר רַב אַסִּי: מִי לָא טְבַלָה לְנִדּוּתַהּ? הָהוּא דַּהֲווֹ קָרוּ לֵיהּ ״בַּר אַרְמָאָה״. אֲמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מִי לָא טְבַל לְקִרְיוֹ?La Guemara rapporte le cas de Rav Assi : Il y avait un homme qu'on appelait « fils de l'Araméenne », car on mettait en doute la conversion de sa mère. Rav Assi a dit : N'a-t-elle pas immergé pour sa menstruation ? De même, il y avait un homme qu'on appelait « fils de l'Araméen ». Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : N'a-t-il pas immergé pour son émission séminale ? Cette intention suffit à en faire une immersion de conversion.
- אָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא אָמַר רַב: הַלּוֹקֵחַ עֶבֶד מִן הַגּוֹי, וְקָדַם וְטָבַל לְשֵׁם בֶּן חוֹרִין, קָנָה עַצְמוֹ בֶּן חוֹרִין. מַאי טַעְמָא —Rav 'Hama bar Gourya a dit au nom de Rav : Celui qui achète un esclave à un non-Juif, et que l'esclave, avant que son maître ne le fasse immerger au titre de l'esclavage, l'a devancé et a immergé pour devenir homme libre, il s'est acquis lui-même et est homme libre. Sa conversion est complète et il n'est plus esclave. Quelle en est la raison ?
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