Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מֵחַיָּיבֵי לָאוִין דְּתָפְסִי בְּהוּ קִדּוּשִׁין, אֲבָל הָכָא, גּוֹי וְעֶבֶד, כֵּיוָן דְּלָא תָּפְסִי בְּהוּ קִדּוּשִׁין — כְּחַיָּיבֵי כָּרֵיתוֹת דְּמֵי.pour les interdits simples où les kiddouchin (consécration matrimoniale) ont effet ; mais ici, pour le non-Juif et l'esclave, puisque les kiddouchin n'ont pas d'effet avec eux, c'est comparable aux unions passibles de karet (retranchement), et l'enfant est donc mamzer (né d'une union interdite).
- מֵיתִיבִי: גּוֹי וְעֶבֶד הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל — הַוָּלָד מַמְזֵר. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵין מַמְזֵר אֶלָּא מִמִּי שֶׁאִיסּוּרוֹ אִיסּוּר עֶרְוָה וְעָנוּשׁ כָּרֵת.On a objecté d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un non-Juif ou un esclave qui a une relation avec une fille d'Israël : l'enfant est mamzer. Rabbi Chimon ben Yehouda dit : Il n'y a de mamzer que de celui dont l'interdit est un interdit d'union illicite, puni de karet. Il en ressort que celui qui pense comme Chimon HaTimni ne déclare pas mamzer l'enfant du non-Juif ou de l'esclave.
- אֶלָּא אָמַר רַב יוֹסֵף: מַאן ״הַכֹּל מוֹדִים״ — רַבִּי, אַף עַל גַּב דְּרַבִּי אוֹמֵר: אֵין הַדְּבָרִים הַלָּלוּ אֲמוּרִים אֶלָּא לְדִבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא, שֶׁהָיָה עוֹשֶׂה חֲלוּצָה כְּעֶרְוָה, וְלֵיהּ לָא סְבִירָא לֵיהּ, בְּגוֹי וְעֶבֶד מוֹדֶה. דְּכִי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אֲבוּדִימִי מִשּׁוּם רַבֵּינוּ: גּוֹי וְעֶבֶד הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל — הַוָּלָד מַמְזֵר.Mais Rav Yossef a dit : Qui est ce « tous admettent » ? Rabbi (Yehouda HaNassi) : bien que Rabbi dise : Ces paroles n'ont été dites que selon Rabbi Akiva, qui faisait de la 'haloutsa (femme à qui l'on a fait la 'halitsa) comme une femme interdite, et bien que lui-même ne pense pas ainsi, pour le non-Juif et l'esclave il admet que l'enfant est mamzer. Car lorsque Rav Dimi est arrivé de la terre d'Israël, il a dit que Rav Its'hak bar Avoudimi a dit au nom de notre Maître : Un non-Juif ou un esclave qui a une relation avec une fille d'Israël : l'enfant est mamzer.
- רַבִּי אַחָא שַׂר הַבִּירָה וְרַבִּי תַּנְחוּם בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא אִישׁ כְּפַר עַכּוֹ פְּרוּק הָנְהוּ שְׁבוּיָיתָא דַּאֲתוֹ מֵאַרְמוֹן לִטְבֶרְיָא. הֲוָה חֲדָא דְּאִעַבַּרָא מִגּוֹי, וַאֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי, אֲמַר לְהוּ: רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי חֲנִינָא דְּאָמְרִי: גּוֹי וְעֶבֶד הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל — הַוָּלָד מַמְזֵר.Rabbi A'ha, gouverneur de la citadelle, et Rabbi Tan'houm, fils de Rabbi 'Hiya, homme de Kefar Akko, ont racheté des captives venues d'Armon à Tibériade. L'une d'elles avait conçu d'un non-Juif, et ils vinrent devant Rabbi Ami, qui leur dit : Rabbi Yo'hanan, Rabbi Elazar et Rabbi 'Hanina disent : Un non-Juif ou un esclave qui a une relation avec une fille d'Israël : l'enfant est mamzer.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: רְבוּתָא לְמִחְשַׁב גַּבְרֵי?! הָא רַב וּשְׁמוּאֵל בְּבָבֶל, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי וּבַר קַפָּרָא בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, וְאָמְרִי לַהּ חַלּוֹפֵי בַּר קַפָּרָא וְעַיֹּילֵי זִקְנֵי דָרוֹם, דְּאָמְרִי: גּוֹי וְעֶבֶד הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל הַוָּלָד כָּשֵׁר!Rav Yossef a dit : Est-ce un exploit que de compter des hommes ? Voici Rav et Chmouel en Babylonie, Rabbi Yehochoua ben Lévi et Bar Kappara en terre d'Israël, et certains disent : retire Bar Kappara et introduis les Anciens du Sud, qui disent : Un non-Juif ou un esclave qui a une relation avec une fille d'Israël : l'enfant est apte !
- אֶלָּא אָמַר רַב יוֹסֵף: רַבִּי הִיא. דְּכִי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר אֲבוּדִימִי: מִשּׁוּם רַבֵּינוּ אָמְרוּ: גּוֹי וְעֶבֶד הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל — הַוָּלָד מַמְזֵר.Mais Rav Yossef a dit : C'est l'avis de Rabbi qui décide, car lorsque Rav Dimi est arrivé, il a dit que Rabbi Its'hak bar Avoudimi a dit : Au nom de notre Maître ils ont dit : Un non-Juif ou un esclave qui a une relation avec une fille d'Israël : l'enfant est mamzer.
- רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אוֹמֵר: הַוָּלָד מְקוּלְקָל. לְמַאן? אִילֵימָא לַקָּהָל — הָא אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: הַוָּלָד כָּשֵׁר! אֶלָּא לִכְהוּנָּה, דְּכוּלְּהוּ אָמוֹרָאֵי דְּמַכְשְׁרִי — מוֹדוּ שֶׁהַוָּלָד פָּגוּם לִכְהוּנָּה.Rabbi Yehochoua ben Lévi dit : L'enfant est altéré. Pour quoi ? Si l'on dit pour l'assemblée d'Israël, or Rabbi Yehochoua a dit : l'enfant est apte ! Mais pour la prêtrise : car tous les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) qui le déclarent apte admettent que l'enfant est entaché pour la prêtrise.
- מִקַּל וְחוֹמֶר מֵאַלְמָנָה: מָה אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, שֶׁאֵין אִיסּוּרָהּ שָׁוֶה בַּכֹּל — בְּנָהּ פָּגוּם, זוֹ שֶׁאִיסּוּרָהּ שָׁוֶה בַּכֹּל — אֵינוֹ דִּין שֶׁבְּנָהּ פָּגוּם.Par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) tiré de la veuve : si pour une veuve mariée à un Grand Prêtre, dont l'interdit n'est pas le même pour tous, son fils est entaché, celle-ci, dont l'interdit est le même pour tous, n'est-il pas logique que son fils soit entaché ?
- מָה לְאַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל שֶׁכֵּן הִיא עַצְמָהּ מִתְחַלֶּלֶת! הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן שֶׁנִּבְעֲלָה — פְּסָלָהּ.Et si l'on objecte : qu'en est-il de la veuve mariée à un Grand Prêtre, qui elle-même est profanée ? Ici aussi, dès lors qu'elle a eu cette relation, il l'a disqualifiée pour la prêtrise.
- דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן: מִנַּיִן לְגוֹי וְעֶבֶד הַבָּא עַל הַכֹּהֶנֶת וְעַל הַלְּוִיָּה וְעַל הַיִּשְׂרְאֵלִית שֶׁפְּסָלוּהָ — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבַת כֹּהֵן כִּי תִהְיֶה אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה״, מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ אַלְמְנוּת וְגֵירוּשִׁין בָּהּ, יָצְאוּ גּוֹי וְעֶבֶד שֶׁאֵין לָהֶם אַלְמְנוּת וְגֵירוּשִׁין בָּהּ.Car Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon : D'où sait-on, pour un non-Juif ou un esclave qui a une relation avec une fille de Cohen, de Lévi ou d'Israël, qu'ils la disqualifient ? Car il est dit : « Et la fille d'un Cohen, si elle est veuve ou divorcée » (Lévitique 22, 13) : celui pour qui il y a veuvage et divorce avec elle ; sont exclus le non-Juif et l'esclave, pour qui il n'y a ni veuvage ni divorce avec elle.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מַאי חָזֵית דְּסָמְכַתְּ אַדְּרַב דִּימִי — סְמוֹךְ אַדְּרָבִין! דְּכִי אֲתָא רָבִין, אָמַר: רַבִּי נָתָן וְרַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא מוֹרוּ בַּהּ לְהֶיתֵּירָא. וּמַאן רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא — רַבִּי.Abayé lui a dit : Qu'as-tu vu pour t'appuyer sur Rav Dimi ? Appuie-toi sur Ravin ! Car lorsque Ravin est arrivé, il a dit : Rabbi Nathan et Rabbi Yehouda HaNassi ont enseigné pour ce cas la permission. Et qui est Rabbi Yehouda HaNassi ? Rabbi, dont l'avis fait autorité.
- וְאַף רַב מוֹרֵה בַּהּ [לְ]הֶיתֵּירָא. דְּהָהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב, אֲמַר לֵיהּ: גּוֹי וְעֶבֶד הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל, מַהוּ?Et Rav aussi a enseigné pour ce cas la permission. Car un homme vint devant Rav et lui dit : Un non-Juif ou un esclave qui a une relation avec une fille d'Israël, qu'en est-il de l'enfant ?
- אָמַר לֵיהּ: הַוָּלָד כָּשֵׁר. אֲמַר לֵיהּ: הַב לִי בְּרַתָּךְ. לָא יָהֵיבְנָא לָךְ.Il lui dit : L'enfant est apte. L'homme, lui-même né d'une telle union, lui dit : Donne-moi ta fille. Il lui répondit : Je ne te la donnerai pas.
- אָמַר שִׁימִי בַּר חִיָּיא לְרַב, אָמְרִי אִינָשֵׁי: גַּמְלָא בְּמָדַי אַקַּבָּא רָקְדָא. הָא קַבָּא, וְהָא גַּמְלָא, וְהָא מָדַי — וְלָא רָקְדָא!Chimi bar 'Hiya a dit à Rav : Les gens disent : Un chameau, en Médie, danse sur un kav (petite mesure). Voici le kav, voici le chameau, voici la Médie, et il ne danse pas ! Autrement dit : mets ton enseignement à l'épreuve.
- אֲמַר לֵיהּ: אִי נִיהְוֵי כִּיהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן — לָא יָהֵיבְנָא לֵיהּ בְּרַתִּי. אָמַר לֵיהּ: אִי הֲוָה כִּיהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן, אִי מָר לָא יָהֵיב לֵיהּ — אַחֲרִינֵי יָהֲבִי לֵיהּ, הַאי אִי מָר לָא יָהֵיב לֵיהּ — אַחֲרִינֵי לָא יָהֲבִי לֵיהּ.Il lui dit : Serait-il comme Yehochoua bin Noun, je ne lui donnerais pas ma fille. Chimi lui répondit : S'il était comme Yehochoua bin Noun, si le Maître ne lui donnait pas sa fille, d'autres lui donneraient la leur ; mais celui-ci, si le Maître ne lui donne pas sa fille, d'autres ne lui donneront pas la leur.
- לָא הֲוָה קָאָזֵיל מִקַּמֵּיהּ. יְהֵיב בֵּיהּ עֵינֵיהּ וּשְׁכֵיב.L'homme ne s'en allait pas de devant lui. Il posa son regard sur lui, et il mourut.
- וְאַף רַב מַתְנָה מוֹרֵה בַּהּ לְהֶיתֵּירָא, וְאַף רַב יְהוּדָה מוֹרֵה בַּהּ לְהֶיתֵּירָא. דְּכִי אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה, אֲמַר לֵיהּ: זִיל אִיטַּמַּר, אוֹ נְסֵיב בַּת מִינָּךְ. וְכִי אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לֵיהּ: אוֹ גְּלִי, אוֹ נְסֵיב בַּת מִינָּךְ.Et Rav Mattana aussi a enseigné pour ce cas la permission, et Rav Yehouda aussi a enseigné la permission. Car lorsqu'un tel homme vint devant Rav Yehouda, il lui dit : Va te cacher, ou épouse une femme de ton espèce. Et lorsqu'il vint devant Rava, il lui dit : Ou bien pars en exil, ou bien épouse une femme de ton espèce.
- שְׁלַחוּ לֵיהּ בְּנֵי בֵּי מִיכְסֵי לְרַבָּה: מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל, מַהוּ? אֲמַר לְהוּ: הַשְׁתָּא עֶבֶד כּוּלּוֹ, אָמְרִינַן כָּשֵׁר — חֶצְיוֹ מִיבַּעְיָא?Les gens de Bé Mikhsé ont envoyé demander à Rabba : Celui qui est à moitié esclave et à moitié libre, qui a une relation avec une fille d'Israël, qu'en est-il de l'enfant ? Il leur dit : Maintenant que pour un esclave entier nous disons qu'il est apte, faut-il le demander pour la moitié ?
- אָמַר רַב יוֹסֵף: מָרָא דִשְׁמַעְתָּאRav Yossef a dit : Le maître de cet enseignement
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