Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָיְתָה אַחַת כְּשֵׁרָה וְאַחַת פְּסוּלָה, אִם הָיָה חוֹלֵץ — חוֹלֵץ לַפְּסוּלָה, וְאִם הָיָה מְיַיבֵּם — מְיַיבֵּם לַכְּשֵׁרָה.Si l'une était apte à épouser un Cohen (prêtre) et l'autre inapte : s'il fait la 'halitsa (cérémonie du déchaussement, qui dispense du lévirat), il la fait à celle qui est inapte, pour ne pas disqualifier inutilement l'autre, et s'il accomplit le yibboum (lévirat), il l'accomplit avec celle qui est apte.
- גְּמָ׳ אַרְבָּעָה אַחִין סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אֶלָּא אֵימָא: אַרְבָּעָה מֵאַחִין.GUEMARA : La simple lecture laisse entendre que les quatre sont morts. « Quatre frères », cela te vient-il à l'esprit ? Qui resterait pour accomplir le yibboum ? Mais dis : quatre d'entre les frères sont morts.
- הָרְשׁוּת בְּיָדוֹ. וְשָׁבְקִי לֵיהּ? וְהָתַנְיָא: ״וְקָרְאוּ לוֹ זִקְנֵי עִירוֹ״ — הֵן וְלֹא שְׁלוּחָן. ״וְדִבְּרוּ אֵלָיו״ — מְלַמֵּד שֶׁמַּשִּׂיאִין לוֹ עֵצָה הוֹגֶנֶת לוֹ.La Michna enseigne : « Il en a le droit. » Mais le laisse-t-on faire ? Or il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et les anciens de sa ville l'appelleront » (Deutéronome 25, 8) : eux, et non leur envoyé. « Et ils lui parleront » (ibid.) : cela enseigne qu'on lui donne un conseil qui lui convient.
- שֶׁאִם הָיָה הוּא יֶלֶד וְהִיא זְקֵנָה, הוּא זָקֵן וְהִיא יַלְדָּה, אוֹמְרִין לוֹ: מָה לְךָ אֵצֶל יַלְדָּה, מָה לְךָ אֵצֶל זְקֵנָה? כְּלָךְ אֵצֶל שֶׁכְּמוֹתְךָ, וְאַל תָּשִׂים קְטָטָה בְּבֵיתֶךָ.À savoir que s'il était jeune et elle âgée, ou lui âgé et elle jeune, on lui dit : Qu'as-tu à faire d'une jeune femme ? Qu'as-tu à faire d'une femme âgée ? Va vers celle qui est comme toi, et ne mets pas la discorde dans ta maison. De même, épouser quatre femmes risque de mener à la discorde, faute de pouvoir les entretenir.
- לָא צְרִיכָא, דְּאֶפְשָׁר לֵיהּ. אִי הָכִי, אֲפִילּוּ טוּבָא נָמֵי! עֵצָה טוֹבָה קָא מַשְׁמַע לַן: אַרְבַּע — אִין, טְפֵי — לָא, כִּי הֵיכִי דְּנִמְטְיֵיהּ עוֹנָה בְּחֹדֶשׁ.Ce n'est nécessaire que dans le cas où il en a les moyens. On demande : S'il en est ainsi, même davantage aussi serait permis ! On répond : Elle nous enseigne un bon conseil : quatre, oui ; plus, non, afin qu'à chacune parvienne son devoir conjugal (ona) une fois par mois.
- מִי שֶׁהָיָה נָשׂוּי וְכוּ׳. וּנְיַיבֵּם לְתַרְוַיְיהוּ! אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָמַר קְרָא: ״אֲשֶׁר לֹא יִבְנֶה אֶת בֵּית אָחִיו״, בַּיִת אֶחָד הוּא בּוֹנֶה, וְאֵין בּוֹנֵה שְׁנֵי בָתִּים.La Michna enseigne : « Celui qui était marié, etc. » Mais qu'il accomplisse le yibboum avec les deux ! Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Le verset dit : « qui ne bâtit pas la maison de son frère » (Deutéronome 25, 9) : il bâtit une seule maison, et ne bâtit pas deux maisons.
- וְנַחְלוֹץ לְתַרְוַיְיהוּ?! אָמַר מָר זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּה, אָמַר קְרָא: ״בֵּית חֲלוּץ הַנַּעַל״, בַּיִת אֶחָד הוּא חוֹלֵץ, וְאֵין חוֹלֵץ שְׁנֵי בָתִּים.Mais qu'il fasse la 'halitsa aux deux ! Mar Zoutra bar Toviya a dit : Le verset dit : « la maison du déchaussé » (Deutéronome 25, 10) : il fait la 'halitsa à une seule maison, et ne fait pas la 'halitsa à deux maisons.
- וּנְיַיבֵּם לַחֲדָא וְנַחְלוֹץ לַחֲדָא! אָמַר קְרָא: ״אִם לֹא יַחְפּוֹץ״, הָא חָפֵץ — יְיַבֵּם. כׇּל הָעוֹלֶה לְיִבּוּם — עוֹלֶה לַחֲלִיצָה, כֹּל שֶׁאֵין עוֹלֶה לְיִיבּוּם — אֵין עוֹלֶה לַחֲלִיצָה.Mais qu'il accomplisse le yibboum avec l'une et fasse la 'halitsa à l'autre ! Le verset dit : « s'il ne désire pas » (Deutéronome 25, 7), d'où il ressort que s'il le désire, il accomplit le yibboum : toute femme admissible au yibboum est admissible à la 'halitsa, et toute femme qui n'est pas admissible au yibboum n'est pas admissible à la 'halitsa.
- וְעוֹד, שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ: בַּיִת מִקְצָתוֹ בָּנוּי וּמִקְצָתוֹ חָלוּץ. וְיֹאמְרוּ! אִי דִּמְיַיבֵּם וַהֲדַר חָלֵיץ — הָכִי נָמֵי. אֶלָּא, [דִּלְמָא] חָלֵיץ וַהֲדַר מְיַיבֵּם, וְקָם לֵיהּ בְּ״לֹא יִבְנֶה״.Et de plus, afin qu'on ne dise pas : une maison en partie bâtie et en partie déchaussée. La Guemara demande : Et qu'on le dise ! Quel mal y a-t-il ? S'il accomplit le yibboum puis fait la 'halitsa, c'est bien le cas : il n'y a rien à craindre. Mais [peut-être] fera-t-il la 'halitsa puis le yibboum, et il transgressera alors « il ne bâtit pas ».
- וְאֵימָא: כִּי אִיכָּא חֲדָא — תִּתְקַיֵּים מִצְוַת יִבּוּם, כִּי אִיכָּא תַּרְתֵּי — לֹא תִּתְקַיֵּים מִצְוַת יִבּוּם!La Guemara demande : Mais dis : quand il y en a une seule, la mitsva du yibboum s'accomplit ; quand il y en a deux, la mitsva du yibboum ne s'accomplit pas !
- אִם כֵּן, צָרַת עֶרְוָה דְּאָסַר רַחֲמָנָא לְמָה לִי? הַשְׁתָּא תַּרְתֵּי בְּעָלְמָא אָמְרַתְּ לָאו בְּנֵי חֲלִיצָה וְיִבּוּם נִינְהוּ — צָרַת עֶרְוָה מִיבַּעְיָא?S'il en était ainsi, pourquoi ai-je besoin de la coépouse d'une femme interdite (tsarat erva), que le Miséricordieux a interdite ? Puisque tu dis que deux veuves en général ne sont admissibles ni à la 'halitsa ni au yibboum, faut-il parler de la coépouse d'une femme interdite ?
- אַלְּמָה לָא? אִצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: עֶרְוָה אַבָּרַאי קָיְימָא, וְתִתְיַיבֵּם צָרָתַהּ, קָא מַשְׁמַע לַן דַּאֲסִירָא.Pourquoi ne le faudrait-il pas ? C'est nécessaire : il te viendrait à l'esprit de dire que la femme interdite se tient en dehors du calcul, et que sa coépouse pourrait accomplir le yibboum comme si elle était seule ; elle nous enseigne donc qu'elle est interdite.
- אֶלָּא: ״יְבִמְתּוֹ״ ״יְבִמְתּוֹ״ — רִיבָּה.Mais c'est « sa yevama », répété, « sa yevama » (Deutéronome 25, 5 et 7), qui a inclus le cas de plusieurs femmes.
- הָיְתָה אַחַת כְּשֵׁרָה. אָמַר רַב יוֹסֵף, כָּאן שָׁנָה רַבִּי: לֹא יִשְׁפּוֹךְ אָדָם מֵי בוֹרוֹ, וַאֲחֵרִים צְרִיכִים לָהֶם.La Michna enseigne : « Si l'une était apte. » Rav Yossef a dit : Ici, Rabbi (Yehouda HaNassi) a enseigné : Qu'un homme ne déverse pas l'eau de sa citerne alors que d'autres en ont besoin.
- מַתְנִי׳ הַמַּחְזִיר גְּרוּשָׁתוֹ, וְהַנּוֹשֵׂא חֲלוּצָתוֹ, וְהַנּוֹשֵׂא קְרוֹבַת חֲלוּצָתוֹ — יוֹצִיא, וְהַוָּלָד מַמְזֵר, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.MICHNA : Celui qui reprend sa divorcée après qu'elle a été mariée à un autre, celui qui épouse sa 'haloutsa (la femme à qui il a fait la 'halitsa) et celui qui épouse une parente de sa 'haloutsa : il doit la renvoyer, et l'enfant est mamzer (né d'une union interdite). Telles sont les paroles de Rabbi Akiva.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין הַוָּלָד מַמְזֵר. וּמוֹדִים בְּנוֹשֵׂא קְרוֹבַת גְּרוּשָׁתוֹ — שֶׁהַוָּלָד מַמְזֵר.Et les Sages disent : L'enfant n'est pas mamzer. Mais ils admettent, pour celui qui épouse une parente de sa divorcée, que l'enfant est mamzer, car cette union est passible de karet (retranchement).
- גְּמָ׳ וְסָבַר רַבִּי עֲקִיבָא הַנּוֹשֵׂא קְרוֹבַת חֲלוּצָתוֹ הַוָּלָד מַמְזֵר? וְהָאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, כָּאן שָׁנָה רַבִּי: אֲחוֹת גְּרוּשָׁה מִדִּבְרֵי תוֹרָה, אֲחוֹת חֲלוּצָה מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים! תְּנִי: קְרוֹבַת גְּרוּשָׁתוֹ.GUEMARA : Mais Rabbi Akiva pense-t-il que pour celui qui épouse une parente de sa 'haloutsa, l'enfant est mamzer ? Or Rech Lakich a dit : Ici, Rabbi a enseigné : La sœur de la divorcée est interdite par la Torah, la sœur de la 'haloutsa par les Scribes ! On répond : Enseigne : une parente de sa divorcée.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: וּמוֹדִים בְּנוֹשֵׂא קְרוֹבַת גְּרוּשָׁתוֹ שֶׁהַוָּלָד מַמְזֵר. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא אַיְירִי בָּהּ — הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״וּמוֹדִים״. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לָא אַיְירִי בַּהּ, מַאי ״וּמוֹדִים״?C'est aussi ce qui est logique, car la fin enseigne : « Mais ils admettent, pour celui qui épouse une parente de sa divorcée, que l'enfant est mamzer. » Certes, si tu dis qu'il en a parlé, c'est pourquoi elle enseigne « ils admettent ». Mais si tu dis qu'il n'en a pas parlé, que signifie « ils admettent » ?
- וְדִלְמָא הָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּיֵשׁ מַמְזֵר מֵחַיָּיבֵי כָּרֵיתוֹת. הָא קָתָנֵי לַהּ לְקַמַּן: אֵיזֶהוּ מַמְזֵר — כׇּל שְׁאֵר בָּשָׂר שֶׁהוּא בְּ״לֹא יָבֹא״ — דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן הַתִּימְנִי אוֹמֵר: כֹּל שֶׁחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת בִּידֵי שָׁמַיִם. וַהֲלָכָה כִּדְבָרָיו.Mais peut-être nous apprend-elle cela : qu'il y a un mamzer issu des unions passibles de karet ? On répond : Elle l'enseigne plus loin (49a) : Qui est mamzer ? L'enfant de toute proche parente qui relève de « il ne viendra pas » : paroles de Rabbi Akiva. Rabbi Chimon HaTimni dit : L'enfant de toute union pour laquelle on est passible de karet par le Ciel. Et la halakha est conforme à ses paroles.
- וְדִלְמָא קָסָתֵים לַן תַּנָּא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן הַתִּימְנִי. אִם כֵּן, לִיתְנֵי שְׁאָר חַיָּיבֵי כָּרֵיתוֹת, קְרוֹבַת גְּרוּשָׁתוֹ לְמָה לִי? אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ אַיְירִי בַּהּ.Mais peut-être le Tanna a-t-il voulu nous donner ici un enseignement anonyme conforme à Rabbi Chimon HaTimni ! On répond : S'il en était ainsi, qu'il enseigne les autres unions passibles de karet ; pourquoi ai-je besoin de la parente de sa divorcée ? Déduis-en donc qu'il en a parlé.
- [וְדִלְמָא] לְעוֹלָם לָא אַיְירִי בַּהּ, וְאַיְּידֵי דִּתְנָא מַחֲזִיר גְּרוּשָׁתוֹ וְנוֹשֵׂא חֲלוּצָתוֹ וּקְרוֹבַת חֲלוּצָתוֹ — תָּנֵי נָמֵי קְרוֹבַת גְּרוּשָׁתוֹ.[Mais peut-être] en réalité n'en a-t-il pas parlé ; et comme il a enseigné les cas de celui qui reprend sa divorcée, de celui qui épouse sa 'haloutsa et une parente de sa 'haloutsa, il enseigne aussi la parente de sa divorcée.
- אֶלָּא: קְרוֹבַת חֲלוּצָתוֹ לְרַבִּי עֲקִיבָא הָוֵי מַמְזֵר. אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי עֲקִיבָא, דְּאָמַר קְרָא: ״בֵּית חֲלוּץ הַנַּעַל״, הַכָּתוּב קְרָאוֹ ״בֵּיתוֹ״.Mais il faut conclure qu'une parente de sa 'haloutsa est interdite par la Torah selon Rabbi Akiva, et l'enfant est mamzer. Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Telle est la raison de Rabbi Akiva : car le verset dit : « la maison du déchaussé » (Deutéronome 25, 10) : le verset l'a appelée « sa maison », comme si elle était sa femme.
- אָמַר רַב יוֹסֵף אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר רַבִּי: הַכֹּל מוֹדִים בְּמַחֲזִיר גְּרוּשָׁתוֹ,Rav Yossef a dit au nom de Rabbi Chimon, fils de Rabbi : Tous admettent, pour celui qui reprend sa divorcée,
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