Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְכִי רַבִּי לֹא שְׁנָאָהּ, רַבִּי חִיָּיא מִנַּיִן לוֹ?Si Rabbi Yehouda HaNassi ne l'a pas enseignée dans la Michna, Rabbi 'Hiyya, son disciple, d'où la tiendrait-il ? Le texte anonyme de la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) ne fait donc que refléter la Michna, sans établir la halakha (règle pratique).
- אֲמַר לֵיהּ, וְהָא תְּנַן: מַסְרֵק שֶׁל פִּשְׁתָּן שֶׁנִּיטְּלוּ שִׁינָּיו, וְנִשְׁתַּיְּירוּ בּוֹ שְׁתַּיִם — טְמֵאוֹת, וְאַחַת — טְהוֹרָה. וְכוּלָּן שֶׁנִּיטְּלוּ אַחַת אַחַת בִּפְנֵי עַצְמָן — טְמֵאוֹת.Rabbi Na'houm lui dit : Est-il vrai que la halakha suive toujours le texte anonyme ? Or nous avons appris dans une Michna (Kélim 13, 8) : Un peigne à lin dont les dents ont été ôtées : s'il en reste deux, elles sont susceptibles d'impureté (teméot), car il sert encore ; s'il en reste une, elle est tehora (pure), car elle ne sert à rien. Et toutes celles qui ont été ôtées une à une, à part, sont susceptibles d'impureté, car elles sont utilisables.
- שֶׁל צֶמֶר שֶׁנִּיטְּלוּ שִׁינָּיו אַחַת מִבֵּינְתַיִם — טָהוֹר. נִשְׁתַּיְּירוּ בּוֹ שְׁלֹשׁ בְּמָקוֹם אֶחָד — טָמֵא. הָיְתָה הַחִיצוֹנָה אַחַת מֵהֶן — טָהוֹר. נִיטְּלוּ שְׁנַיִם וַעֲשָׂאָן לְמַלְקֵט — טְמֵאוֹת. אַחַת וְהִתְקִינָהּ לְנֵר אוֹ לְמִיתּוּחַ — טְמֵאָה.Pour un peigne à laine dont les dents ont été ôtées, une sur deux : il est tahor. S'il en reste trois en un même endroit, il est tamé (susceptible d'impureté). Si l'extérieure était l'une d'elles, il est tahor. Si l'on en a ôté deux et qu'on en a fait une pince à épiler, elles sont susceptibles d'impureté. Une, qu'on a préparée pour la lampe ou pour tendre : elle est susceptible d'impureté.
- וְקַיְימָא לַן דְּאֵין הֲלָכָה כְּאוֹתָהּ מִשְׁנָה! אֲמַר לֵיהּ: בַּר מִינַּהּ דְּהַהִיא, דְּרַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: זוֹ אֵינָהּ מִשְׁנָה.Or nous tenons que la halakha n'est pas conforme à cette Michna ! Rabbi Abbahou lui dit : Excepte celle-ci, car Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich ont dit tous deux : Celle-ci n'est pas une Michna faisant autorité.
- מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב הוּנָא בַּר מָנוֹחַ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אִידִי בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: מִשּׁוּם דְּקַשְׁיָא רֵישָׁא לְסֵיפָא. דְּקָתָנֵי: שֶׁל צֶמֶר שֶׁנִּיטְּלוּ שִׁינָּיו אַחַת מִבֵּינְתַיִם — טָהוֹר. הָא נִשְׁתַּיְּירוּ בּוֹ שְׁתַּיִם בְּמָקוֹם אֶחָד — טָמֵא, וַהֲדַר תָּנֵי נִשְׁתַּיְּירוּ בּוֹ שְׁלֹשׁ — טָמֵא. שָׁלֹשׁ — אִין, שְׁתַּיִם — לָא!La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : Quelle en est la raison ? Rav Houna bar Manoa'h a dit au nom de Rav Idi, fils de Rav Ika : Parce que le début contredit la fin, car il est enseigné : Pour un peigne à laine dont les dents ont été ôtées, une sur deux : il est tahor. Il s'ensuit que s'il en reste deux en un même endroit, il est tamé ; puis il est enseigné : S'il en reste trois, il est tamé. Trois, oui ; deux, non !
- וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא הָא בְּגַוּוֹיָיתָא, הָא בְּבָרָיְיתָא.La Guemara rejette : Mais quelle est la difficulté ? Peut-être ceci, où deux dents suffisent, concerne-t-il les dents intérieures, et cela, où il en faut trois, les dents extérieures.
- אֶלָּא מֵהָכָא, דְּקָתָנֵי: וְכוּלָּן שֶׁנִּיטְּלוּ אַחַת אַחַת בִּפְנֵי עַצְמָן — טְמֵאוֹת, וְאַף עַל גַּב דְּלֹא הִתְקִינָהּ. אֵימָא סֵיפָא: אַחַת וְהִתְקִינָהּ לְנֵר אוֹ לְמִיתּוּחַ — טְמֵאָה. הִתְקִינָהּ — אִין, לֹא הִתְקִינָהּ — לָא!Plutôt, la difficulté vient d'ici, car il est enseigné : Et toutes celles qui ont été ôtées une à une, à part, sont susceptibles d'impureté, même si on ne l'a pas préparée. Dis alors la fin : Une, qu'on a préparée pour la lampe ou pour tendre : elle est susceptible d'impureté. Préparée, oui ; non préparée, non !
- אָמַר אַבָּיֵי: וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא הָא בְּקַתַּיְיהוּ, הָא בְּלָא קַתַּיְיהוּ.Abayé a dit : Mais quelle est la difficulté ? Peut-être ceci concerne-t-il des dents ôtées avec leur manche, et cela sans leur manche, qui exigent une préparation.
- אָמַר רַב פָּפָּא: וּמַאי קוּשְׁיָא? וְדִלְמָא הָא בְּקַטִּינָתָא, הָא בְּאַלִּימָתָא.Rav Pappa a dit : Mais quelle est la difficulté ? Peut-être ceci concerne-t-il des dents fines, et cela des dents épaisses.
- אֶלָּא מִשּׁוּם דִּמְסַיְּימִי בָּהּ דַּוְוקָנֵי: זוֹ רַבִּי שִׁמְעוֹן.Plutôt, la raison est que les transmetteurs précis y ajoutent à la fin : Ceci est l'avis de Rabbi Chimon ; ce n'est donc pas un texte anonyme.
- שָׁלַח רַבִּי חִיָּיא בַּר אָבִין: מְאָרְסִין תּוֹךְ שְׁלֹשָׁה, וְכֵן עוֹשִׂים מַעֲשֶׂה.Rabbi 'Hiyya bar Avin a envoyé ce message : On peut se fiancer au cours des trois mois, et c'est ainsi qu'on agit en pratique.
- וְכֵן הָיָה רַבִּי אֶלְעָזָר מְלַמְּדֵנוּ מִשּׁוּם רַבִּי חֲנִינָא הַגָּדוֹל: רוּבּוֹ שֶׁל רִאשׁוֹן, וְרוּבּוֹ שֶׁל שְׁלִישִׁי, וְאֶמְצָעִי שָׁלֵם.Et c'est ainsi que Rabbi Elazar nous enseignait au nom de Rabbi 'Hanina le Grand : les trois mois se comptent ainsi : la majeure partie du premier mois, la majeure partie du troisième, et celui du milieu entier.
- אַמֵּימָר שְׁרָא לֵיאָרֵס בְּיוֹם תִּשְׁעִים. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר: וְהָא רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: צְרִיכָה לְהַמְתִּין שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים, חוּץ מִיּוֹם שֶׁמֵּת בּוֹ וְחוּץ מִיּוֹם שֶׁנִּתְאָרְסָה בּוֹ! הַהוּא — לְעִנְיַן מֵינֶקֶת אִיתְּמַר, דְּרַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: צְרִיכָה לְהַמְתִּין עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה חֹדֶשׁ, חוּץ מִיּוֹם שֶׁנּוֹלַד בּוֹ, וְחוּץ מִיּוֹם שֶׁנִּתְאָרְסָה בּוֹ.Ameimar a permis de se fiancer le quatre-vingt-dixième jour. Rav Achi a dit à Ameimar : Rav et Chmouel n'ont-ils pas dit tous deux : Elle doit attendre trois mois, sans compter le jour où il est mort, ni le jour où elle s'est fiancée ? Ameimar répondit : Cela a été dit à propos de la femme qui allaite, car Rav et Chmouel ont dit tous deux : Elle doit attendre vingt-quatre mois, sans compter le jour où l'enfant est né, ni le jour où elle s'est fiancée.
- וְהָא הָהוּא דַּעֲבַד סְעוּדַת אֵירוּסִין בְּיוֹם תִּשְׁעִים, וְאַפְסְדֵיהּ רָבָא לִסְעוֹדְתֵּיהּ! הָהִיא, סְעוּדַת נִשּׂוּאִין הֲוַאי.La Guemara demande : Mais il y a eu cet homme qui a fait un repas de fiançailles le quatre-vingt-dixième jour, et Rava lui a fait perdre son repas en l'interdisant ! La Guemara répond : Celui-là était un repas de mariage.
- וְהִלְכְתָא: צְרִיכָה לְהַמְתִּין עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה חוֹדֶשׁ — חוּץ מִיּוֹם שֶׁנּוֹלַד בּוֹ, וְחוּץ מִיּוֹם שֶׁנִּתְאָרְסָה בּוֹ. וּצְרִיכָה לְהַמְתִּין שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים — חוּץ מִיּוֹם שֶׁמֵּת בּוֹ, וְחוּץ מִיּוֹם שֶׁנִּתְאָרְסָה בּוֹ.Et la halakha est : elle doit attendre vingt-quatre mois, sans compter le jour où l'enfant est né, ni le jour où elle s'est fiancée ; et elle doit attendre trois mois, sans compter le jour où le mari est mort, ni le jour où elle s'est fiancée.
- חוּץ מִן הָאַלְמָנָה וְכוּ׳. אָמַר רַב חִסְדָּא קַל וָחוֹמֶר: וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁאָסוּר לְכַבֵּס, מוּתָּר לֵיאָרֵס. מְקוֹם שֶׁמּוּתָּר לְכַבֵּס — אֵינוֹ דִּין שֶׁמּוּתָּר לֵיאָרֵס?!La Michna a dit : Toutes les femmes peuvent se fiancer, sauf la veuve, etc., à cause du deuil. Rav 'Hisda a dit, s'étonnant, un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : Si dans une période de deuil où il est interdit de laver les vêtements, il est permis de se fiancer, là où il est permis de laver, soit durant les trente jours de deuil, n'est-il pas logique qu'il soit permis de se fiancer ?
- מַאי הִיא, דִּתְנַן: שַׁבָּת שֶׁחָל תִּשְׁעָה בְּאָב בְּתוֹכָהּ — אָסוּר לְסַפֵּר וּלְכַבֵּס, וּבַחֲמִישִׁי — מוּתָּר, מִפְּנֵי כְּבוֹד הַשַּׁבָּת. וְתַנְיָא: קוֹדֶם הַזְּמַן הַזֶּה — הָעָם מְמַעֲטִין בְּעִסְקֵיהֶם, מִלִּישָּׂא וּמִלִּיתֵּן, מִלִּבְנוֹת וְלִנְטוֹעַ. וּמְאָרְסִין אֲבָל לֹא כּוֹנְסִין, וְאֵין עוֹשִׂין סְעוּדַת אֵירוּסִין.Quelle est cette période ? Comme nous avons appris dans la Michna (Taanit 26b) : La semaine où tombe le neuf Av, il est interdit de se couper les cheveux et de laver les vêtements, et le jeudi c'est permis, en l'honneur du Chabbat. Et il a été enseigné : Avant ce temps, le peuple réduit ses activités, en matière de commerce, de construction et de plantation ; et on se fiance, mais on ne se marie pas, et on ne fait pas de repas de fiançailles.
- כִּי תַּנְיָא הָהִיא, קוֹדֶם דְּקוֹדֶם (תַּנְיָא).La Guemara répond : Lorsque cela a été enseigné, c'était pour la période précédant celle qui précède, c'est-à-dire avant la semaine du neuf Av ; durant la semaine même, il est interdit de se fiancer, et le kal va'homer tombe.
- אָמַר רָבָא: וְקוֹדֶם דְּקוֹדֶם נָמֵי קַל וָחוֹמֶר: וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁאָסוּר לִישָּׂא וְלִיתֵּן — מוּתָּר לֵיאָרֵס, מְקוֹם שֶׁמּוּתָּר לִישָּׂא וְלִיתֵּן — אֵינוֹ דִּין שֶׁמּוּתָּר לֵיאָרֵס?!Rava a dit : Et de la période précédant celle qui précède aussi, on tire un kal va'homer : Si là où il est interdit de faire du commerce, il est permis de se fiancer, là où il est permis de faire du commerce, soit durant les trente jours de deuil, n'est-il pas logique qu'il soit permis de se fiancer ?
- לָא תֵּימָא: דְּרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר כׇּל הַנָּשִׁים יִתְאָרְסוּ, אֶלָּא אֵימָא: כָּל הַנָּשִׁים יִנָּשְׂאוּ.La Guemara conclut : Ne dis pas que Rabbi Yossé dit : « Toutes les femmes peuvent se fiancer », mais dis : « Toutes les femmes peuvent se marier », sauf la veuve.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.