Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְאַחַר שְׁלֹשָׁה — אֵין צְרִיכָה לְהַמְתִּין שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים.Si les frères ont fait la 'halitsa (cérémonie du déchaussement, qui libère la veuve du mariage lévirique) après trois mois, elle n'a pas besoin d'attendre trois mois et peut se marier aussitôt.
- הֱוֵי (הַ)שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים שֶׁאָמְרוּ, מִשְּׁעַת מִיתַת הַבַּעַל, וְלֹא מִשְּׁעַת חֲלִיצַת הַיָּבָם.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) en déduit : Apprends-en que les trois mois dont ils ont parlé se comptent à partir du moment de la mort du mari, et non à partir du moment de la 'halitsa du yavam (beau-frère lévir).
- מַאי שְׁנָא מִגֵּט, דְּרַב אָמַר: מִשְּׁעַת נְתִינָה, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: מִשְּׁעַת כְּתִיבָה!La Guemara demande : En quoi est-ce différent du get (acte de divorce), où Rav a dit : les trois mois se comptent à partir du moment de la remise, et Chmouel a dit : à partir du moment de la rédaction ? Pour Rav, on compte depuis l'acte final, même s'il n'y a plus eu d'intimité depuis la rédaction ; on devrait donc compter ici depuis la 'halitsa !
- אָמַר רָבָא, קַל וָחוֹמֶר: אִיסּוּר כָּרֵת הִתַּרְתָּ, אִיסּוּר לָאו — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן.Rava a dit : On le déduit par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : l'interdit de karèt (retranchement), celui de la femme du frère, tu l'as permis trois mois après la mort, puisque le yavam peut alors l'épouser ; l'interdit d'un simple commandement négatif, celui d'épouser un étranger durant les trois mois, à plus forte raison !
- וְכֵן שְׁאָר כׇּל הַנָּשִׁים. בִּשְׁלָמָא יְבָמָה, כְּדַאֲמַרַן. אֶלָּא שְׁאָר כׇּל הַנָּשִׁים אַמַּאי?La Michna a dit : « Et de même toutes les autres femmes. » La Guemara demande : On comprend pour la yevama (veuve soumise au yiboum), d'après ce que nous avons dit : si elle était enceinte d'un enfant viable, le yavam transgresserait l'interdit de la femme du frère. Mais toutes les autres femmes, pourquoi doivent-elles attendre ?
- אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל, מִשּׁוּם דְּאָמַר קְרָא: ״לִהְיוֹת לְךָ לֵאלֹהִים וּלְזַרְעֲךָ אַחֲרֶיךָ״, לְהַבְחִין בֵּין זַרְעוֹ שֶׁל רִאשׁוֹן לְזַרְעוֹ שֶׁל שֵׁנִי.Rav Na'hman a dit au nom de Chmouel : Parce que le verset dit : « pour être pour toi D.ieu, et pour ta descendance après toi » (Genèse 17, 7) : la Présence divine ne repose que sur ceux dont la descendance est établie avec certitude. La femme doit donc attendre afin de distinguer entre la descendance du premier mari et la descendance du second.
- מֵתִיב רָבָא: לְפִיכָךְ גֵּר וְגִיּוֹרֶת צְרִיכִין לְהַמְתִּין שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים, הָכָא מַאי לְהַבְחִין אִיכָּא?Rava a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : C'est pourquoi un converti et une convertie, mariés avant leur conversion, doivent attendre trois mois avant de se remarier ensemble. Ici, qu'y a-t-il à distinguer ? Il n'y a ni premier ni second mari.
- הָכָא נָמֵי, אִיכָּא לְהַבְחִין בֵּין זֶרַע שֶׁנִּזְרַע בִּקְדוּשָּׁה לְזֶרַע שֶׁלֹּא נִזְרַע בִּקְדוּשָּׁה.La Guemara répond : Ici aussi, il y a à distinguer entre une descendance semée dans la sainteté, conçue après la conversion, et une descendance qui n'a pas été semée dans la sainteté, conçue avant.
- רָבָא אָמַר: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִשָּׂא אֶת אֲחוֹתוֹ מֵאָבִיו, וִייַבֵּם אֵשֶׁת אָחִיו מֵאִמּוֹ.Rava a dit une autre raison : C'est un décret, de peur que l'enfant, cru à tort fils du second mari, n'épouse sa sœur de père, la fille du premier mari, ou ne fasse le yiboum de la femme de son frère de mère, le croyant son frère de père, alors que le frère de mère est interdit sans exception.
- וְיוֹצִיא אֶת אִמּוֹ לַשּׁוּק. וְיִפְטוֹר אֶת יְבִמְתּוֹ לַשּׁוּק.Ou qu'il ne fasse sortir sa mère vers le marché, c'est-à-dire qu'à la mort du second mari, cru son père, sa mère ne soit permise à tout homme sans 'halitsa, alors qu'elle y est soumise. Ou qu'il ne libère sa yevama vers le marché, c'est-à-dire que, croyant n'avoir aucun lien avec son vrai frère de père, mort sans enfant, il ne laisse la veuve de celui-ci se marier sans 'halitsa.
- מֵתִיב רַב חֲנַנְיָה: בְּכוּלָּן אֲנִי קוֹרֵא בָּהֶן מִשּׁוּם תַּקָּנַת עֶרְוָה, וְכָאן מִשּׁוּם תַּקָּנַת וָלָד. וְאִם אִיתָא, כּוּלְּהוּ מִשּׁוּם תַּקָּנַת עֶרְוָה!Rav 'Hanania a objecté à partir d'une baraïta : Dans tous ces cas, je lis que l'interdit est dû à une disposition contre les unions interdites, mais ici, pour l'attente de trois mois, à une disposition en faveur de l'enfant. Or s'il en était ainsi, comme le dit Rava, tous seraient dus à une disposition contre les unions interdites !
- הַאי מִשּׁוּם תַּקָּנַת וָלָד, דְּלָא לִפְגַע בְּהוּ עֶרְוָה.La Guemara répond : Ce qui est dit « à cause d'une disposition en faveur de l'enfant » signifie : afin qu'il ne se heurte pas à une union interdite.
- בִּשְׁלָמָא תַּמְתִּין שְׁנֵי חֳדָשִׁים וְתִנָּשֵׂא — לָא, דְּהַיְינוּ סְפֵיקָא: אִי בַּר תִּשְׁעָה לְקַמָּא, אִי בַּר שִׁבְעָה לְבָתְרָא.La Guemara analyse la durée de l'attente : On comprend qu'elle n'attende pas seulement deux mois pour se marier : non, car c'est bien là le doute : un enfant né sept mois après le remariage serait soit un enfant de neuf mois, du premier mari, soit un enfant de sept mois, du second.
- אֶלָּא תַּמְתִּין חֹדֶשׁ אֶחָד וְתִנָּשֵׂא, וְאִי לְשִׁבְעָה יָלְדָה — הַאי בַּר שִׁבְעָה לְבָתְרָא הוּא. וְאִי לִתְמָנְיָא יָלְדָה — הַאי בַּר תִּשְׁעָה לְקַמָּא הוּא!Mais qu'elle attende un mois et se marie ! Puisqu'un enfant né au huitième mois n'est pas viable, si elle accouche à sept mois du remariage, celui-ci est un enfant de sept mois, du second mari ; et si elle accouche à huit mois, celui-ci est un enfant de neuf mois, du premier !
- אִי נָמֵי לִתְמָנְיָא יָלְדָה, אִיכָּא לְמֵימַר דְּבָתְרָא הוּא. דִּלְמָא אִישְׁתַּהוֹיֵי אִישְׁתַּהַי חֹדֶשׁ אֶחָד וְאִיעַבַּר.La Guemara répond : Même si elle accouche à huit mois, on peut dire qu'il est du second mari : peut-être a-t-elle tardé un mois après le remariage et n'a-t-elle conçu qu'alors, de sorte qu'il serait un enfant de sept mois.
- וְתַמְתִּין שְׁנֵי חֳדָשִׁים וּמֶחֱצָה וְתִנָּשֵׂא, דְּאִי לְשִׁבְעָה יָלְדָה — הַאי בַּר שִׁבְעָה לְבָתְרָא הוּא, וְאִי לְשִׁיתָּא וּפַלְגָא יָלְדָה — הַאי בַּר תִּשְׁעָה לְקַמָּא הוּא. דְּאִי בַּר בָּתְרָא הוּא — בַּר שִׁיתָּא וּפַלְגָא לָא חָיֵי!La Guemara demande encore : Mais qu'elle attende deux mois et demi et se marie ! Car si elle accouche à sept mois du remariage, celui-ci est un enfant de sept mois, du second mari ; et si elle accouche à six mois et demi, celui-ci est un enfant de neuf mois, du premier. Car s'il était du second, un enfant de six mois et demi ne vivrait pas !
- אִי נָמֵי לְשִׁיתָּא וּפַלְגָא יָלְדָה, אִיכָּא לְמֵימַר דְּבָתְרָא הוּא, דְּאָמַר מָר זוּטְרָא: אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר יוֹלֶדֶת לְתִשְׁעָה אֵינָהּ יוֹלֶדֶת לִמְקוּטָּעִין, יָלְדָה לְשִׁבְעָה — יוֹלֶדֶת לִמְקוּטָּעִין.La Guemara répond : Même si elle accouche à six mois et demi, on peut dire qu'il est du second mari, car Mar Zoutra a dit : Même selon celui qui dit qu'une femme qui accouche à neuf mois n'accouche pas à des mois incomplets, celle qui accouche à sept mois accouche à des mois incomplets.
- שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי לִתְקֻפוֹת הַיָּמִים״, מִעוּט ״תְּקוּפוֹת״ — שְׁתַּיִם, מִעוּט ״יָמִים״ — שְׁנַיִם.Comme il est dit à propos de la naissance du prophète Chmouel : « Et ce fut, au terme des périodes des jours » ('Hanna conçut et enfanta un fils ; I Samuel 1, 20). Le minimum de « périodes » est deux, soit six mois, chaque période ou saison comptant trois mois, et le minimum de « jours » est deux : Chmouel naquit donc après six mois et deux jours.
- וְתַמְתִּין מַשֶּׁהוּ וְתִנָּשֵׂא, וְכִי מָלוּ שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים — לִבְדְּקַהּ!Mais qu'elle attende un minimum de temps et se marie, et quand seront achevés les trois mois depuis la mort du mari, qu'on l'examine ! Si la grossesse est alors visible, elle vient forcément du premier mari.
- אָמַר רַב סָפְרָא: אֵין בּוֹדְקִין אֶת הַנְּשׂוּאוֹת, שֶׁלֹּא יִתְגַּנּוּ עַל בַּעֲלֵיהֶן. וְנִבְדְּקַהּ בְּהִלּוּכַהּ!Rav Safra a dit : On n'examine pas les femmes mariées, afin qu'elles ne soient pas dépréciées aux yeux de leurs maris. La Guemara demande : Qu'on l'examine par sa démarche !
- אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: אִשָּׁה מְחַפָּה עַצְמָהּ, כְּדֵי שֶׁיִּירַשׁ בְּנָהּ בְּנִכְסֵי בַעֲלָהּ.Rami bar 'Hama a dit : Une femme se dissimule en marchant de façon à cacher sa grossesse, afin que son fils hérite des biens de son mari actuel ; cet examen n'est donc pas fiable.
- הֵיכָא דְּקִים לַן דִּמְעוּבֶּרֶת הִיא, תִּנָּשֵׂא! אַלְּמָה תַּנְיָא: לֹא יִשָּׂא אָדָם מְעוּבֶּרֶת חֲבֵרוֹ וּמֵינֶקֶת חֲבֵרוֹ. וְאִם נָשָׂא — יוֹצִיא וְלֹא יַחְזִיר עוֹלָמִית!La Guemara demande : Là où il est établi pour nous qu'elle est enceinte, qu'elle se marie aussitôt, puisque l'enfant vient certainement du premier mari ! Pourquoi donc a-t-il été enseigné dans une baraïta : Un homme n'épousera pas une femme enceinte d'un autre, ni une femme allaitant l'enfant d'un autre ; et s'il l'a épousée, il doit la renvoyer et ne jamais la reprendre ?
- גְּזֵרָה שֶׁמָּא תַּעֲשֶׂה עוּבָּרָהּ סַנְדָּל. אִי הָכִי, דִּידֵיהּ נָמֵי!La Guemara répond : C'est un décret, de peur que elle ne conçoive à nouveau et que le nouvel embryon n'écrase son fœtus et n'en fasse un sandal (fœtus aplati, sans forme). La Guemara demande : S'il en est ainsi, pour le sien aussi, lorsque sa propre femme est enceinte !
- אִי לְמַאן דְּאָמַר בְּמוֹךְ — בְּמוֹךְ, וְאִי לְמַאן דְּאָמַר מִן הַשָּׁמַיִם יְרַחֲמוּ — מִן הַשָּׁמַיִם יְרַחֲמוּ.La Guemara répond : Pour le sien, selon celui qui dit qu'une femme pour qui la grossesse est dangereuse s'unit avec un mokh (tampon absorbant), elle s'unira avec un mokh ; et selon celui qui dit qu'elle s'unit normalement et que du Ciel on aura pitié d'elle, du Ciel on aura pitié.
- הָכָא נָמֵי: אִי לְמַאן דְּאָמַר בְּמוֹךְ — בְּמוֹךְ, אִי לְמַאן דְּאָמַר מִן הַשָּׁמַיִם יְרַחֲמוּ — מִן הַשָּׁמַיִם יְרַחֲמוּ!La Guemara objecte : Ici aussi : selon celui qui dit « avec un mokh », avec un mokh ; selon celui qui dit « du Ciel on aura pitié », du Ciel on aura pitié !
- אֶלָּא, מִשּׁוּם דַּחְסָה. אִי הָכִי, דִּידֵיהּ נָמֵי! דִּידֵיהּ — חָיֵיס עִילָּוֵיהּ. הָכָא נָמֵי: חָיֵיס עִילָּוֵיהּ!Plutôt, c'est à cause de la pression exercée sur le fœtus lors de l'union. La Guemara demande : S'il en est ainsi, pour le sien aussi ! Elle répond : Le sien, il l'épargne. Elle objecte : Ici aussi, il l'épargne, car nul n'a l'intention de tuer une vie !
- אֶלָּא: סְתָם מְעוּבֶּרֶת לְמֵנִיקָה קַיְימָא,Plutôt, voici la raison : une femme enceinte est d'ordinaire destinée à allaiter son enfant une fois né ;
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